Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Les graisses saturées

Les graisses saturées

La viande, particulièrement le bŒuf, le porc et l’agneau, contiennent des graisses saturées, solides à
température ambiante, et résistantes. Ne pénétrant pas les membranes cellulaires aussi facilement que les LCP, elles ont plutôt tendance à s’accumuler, ce qui, à la longue, finit par boucher les vaisseaux sanguins et endommager les cellules.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

La plus grosse erreur que nous faisons tous avec les herbes et les épices est de vouloir les conserver long-temps. Les épices entières garderont leur parfum plus longtemps que celles qui sont coupées ou pulvérisées. Donc, essayez de les moudre vous-même, si cela est possible. Si vous achetez des herbes fraîches, traitez-les comme un bouquet de fleurs : coupez-leur le bout de la tige et placez-les au frais. Les plantes à feuilles comme le persil devront être soigneusement nettoyées. Coupez-en la tige et séchez les feuilles avant de les ranger dans un sac de plastique alimentaire, dans le bas du
réfrigérateur. Les herbes sèches en flacon ne se gardant pas plus de six mois, achetez-les par petites quantités si vous ne les utilisez pas souvent.
Vous pouvez garder les infusions – tisanes et thés – dans une boîte en verre ou en métal, dont le couvercle sera bien étanche. Ne les conservez pas plus de six mois. Et, si vous aimez le café, achetez-le en grains et moulez-le juste avant de l’utiliser.

Les bienfaits des œufs et des laitages

Les bienfaits des œufs et des laitages

Le jaune d’œuf est une excellente source du caroténoïde jaune, la lutéine, qui lui donne sa couleur. Sans surprise, c’est un aliment parfait pour les types Vata. Des études ont toutefois montré qu’une consommation quotidienne de jaune d’œuf augmentait sensiblement le taux de LDL. Des suppléments de lutéine (6 mg par jour) constitueraient une excellente façon de protéger la macula de vos yeux (voir chapitre 5).
D’autre part, l’absorption par l’organisme de vitamines liposolubles s’améliorera si on y associe des
graisses, mais il vaut mieux éviter d’ajouter celles-ci à votre alimentation si vous prenez des suppléments vitaminiques. Il suffit de les avaler avec un repas contenant un peu de matières grasses.
Le DHA, ou acide docosahexaénoïque, est l’acide gras à chaîne longue le plus important pour le cerveau, les yeux et le cœur. Dans le cerveau, le DHA est Hé aux lipides membranaires et participe étroitement à la communication entre les neurones. Dans les yeux, le DHA s’associe aux bâtonnets rétiniens et affecte certaines fonctions visuelles dont l’adaptation à l’obscurité. Dans le cœur, le DHA est situé dans les centres nerveux qui contrôlent les battements de ce muscle. Toutes ces propriétés font du DHA l’un des plus importants acides gras essentiels à la santé. Nous n’en absor-
bons pas beaucoup dans notre alimentation, mais il est possible d’en augmenter la dose en mangeant des œufs de poules nourries avec des algues riches en DHA. Un œuf contient 150 mg d’acide gras – et 20% de nos besoins journaliers en vitamine E -, ce qui équivaut à la quantité minimale de DHA que nous devrions ingérer chaque jour. On peut aussi trouver cet acide gras dans le poisson, les huiles de poisson et dans les algues marines. Les laitages fermentes comme le yaourt, le fromage blanc, le kéfii et le babeurre fournissent diverses variétés de lactobacilles et de bifidobactéries, bénéfi-
ques pour la santé. En plus de leur haute valeur nutritive, les laitages fermentes sont dotés de puissantes propriétés thérapeutiques. Aujourd’hui, nous profitons des bienfaits de ces laitages, mais il est toutefois conseillé de n’acheter que les produits contenant des cultures vivantes, ce qui doit être indiqué sur l’emballage. Selon les bactéries utilisées, les yaourts auront des saveurs différentes. Il est conseillé de choisir des laitages avec peu ou pas de matière grasse, et, de préférence, ceux qui ont des parfums et des colorants naturels. Tous les types peuvent consommer ces produits laitiers, les types Kapha devant néanmoins veiller à ne pas en abuser.
A présent, nous allons expliquer comment fonctionnent ces « bonnes » bactéries, et pourquoi il est bénéfique de manger des aliments fermentes. Les probiotiques sont des cultures de bactéries variées qui ont un impact positif sur le métabolisme cellulaire du côlon. Parmi celles-ci, on trouve plusieurs espèces de lactobacilles : Acidop/uius, Casei, Bulgaricus, Thermophilus et les sporogènes. Les cultures de lactobacilles ont le pouvoir de réduire les diarrhées dues à la « turista » des voyageurs, de parer aux intolérances au lactose, de réduire les mycoses, et d’éviter les effets
secondaires des antibiotiques.
La fonction de ces derniers étant de tuer toutes les bactéries, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, la flore intestinale est donc détruite en même temps que les bactéries pathogènes, et l’environnement du côlon s’en trouve sévèrement altéré. Les laitages fermentes sont donc un complément indispensable à tout traitement antibiotique, et permettent d’en renforcer les effets.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les huiles ont tendance à rancir rapidement, surtout les plus insaturées comme l’huile de lin, de chanvre, de graine de potiron et de germe de blé. Il est préférable de les stocker au froid et à l’abri de la lumière. Vous pouvez conserver les huiles monoinsaturées comme l’huile de colza et d’olive en petites quantités dans un placard frais, pour un usage rapide, et garder le reste dans le réfrigérateur. L’huile d’olive est riche en caroténoïdes, et les meilleurs marques la commercialisent
dans une bouteille de verre sombre. Viandes, poissons et volailles devraient être achetés le jour de leur découpe. Assurez-vous de l’origine du poisson et de la volaille que vous choisissez, car ils s’abîment plus vite que la viande rouge. Les poissons ne doivent pas sentir fort ; les volailles doivent avoir une peau blanche et claire – excepté les poulets nourris au carotène, qui auront alors un aspect jaune – et leur graisse doit être d’une couleur pâle et crémeuse. Réfrigérez ces aliments dès que possible et mangez-les au cours des deux jours qui suivent leur achat. Si vous avez des restes, emballez-les soigneusement et gardez-les au froid. Prévoyez de consommer la viande surgelée
dans le mois qui suit sa date de congélation, sauf si vous achetez des produits déjà surgelés. Conservez alors ceux-ci à une température constante tournant autour de – 18°. Les laitages et les oeufs comportent une date sur l’emballage. Consultez-la lorsque vous en achetez. Encore une fois, placez ces produits au réfrigérateur le plus tôt possible après l’achat.

Les graisses « trans »

Les graisses « trans »

Les huiles bénéfiques peuvent se retrouver saturées à la suite d’un phénomène qu’on appelle hydrogéna-
tion. Cette hydrogénation les rend extrêmement nocives. Les hautes températures et la pression auxquelles elles sont soumises produisent des molécules de graisse totalement étrangères au corps. Tous les scientifiques savent que les graisses dites « trans » présentent encore plus de risques d’induire des maladies chroniques que les graisses saturées. Or nous mangeons bien davantage de graisses saturées et « trans » que d’huiles saines, ce qui pousse les nutritionnistes à recommander de réduire de 30 % notre consommation totale de graisses, et de ne pas absorber plus de 10 % de notre
ration calorique journalière (une cuiller à dessert) sous forme de graisses saturées. Pour cela, il nous faut éviter les viandes grasses, le beurre, la margarine, les pâtisseries, les fritures et les glaces. Il est de plus en plus évident que les acides gras « trans » présents dans la margarine, les fritures, les pommes chips et autres snacks, contribuent de près à la survenue de maladies cardio-vasculaires. En les supprimant de nos menus, nous avons de grandes chances de diminuer ces risques. Et, dans un même temps, augmenter notre consommation de poisson, et remplacer le beurre et la margarine par de l’huile de lin, de colza ou d’olive, peut nous aider à éviter bien des maladies chroniques.

L’impact des fibres sur l’appétit et le choix des aliments

L'impact des fibres sur l'appétit et le choix des aliments

Au petit déjeumer, la plupart des gens prennent au moins un aliment sous forme de graines, complètes ou non. Des chercheurs suédois ont découvert qu’un petit déjeuner riche en fibres constitue un atout diététique et nutritionnel, car il empêche les « creux » d’avant le déjeuner et évite de se jeter sur celui-ci quand arrive l’heure de la pause. La libération d’hydrates de carbone et leur transformation en glucose expliquent pourquoi les céréales complètes réduisent l’appétit de façon efficace. Les céréales complètes ont un index de glycémie bas, ce dernier indiquant la vitesse à laquelle les ali-
ments riches en hydrates de carbone vont augmenter le taux de glucose dans le sang et déclencher ainsi la production d’insuline. Nous parlerons de ce sujet un peu plus loin dans ce chapitre. Des scientifiques australiens ont réalisé une étude afin de déterminer quel genre de petit déjeuner s’avérait le plus consistant pour tenir une matinée entière. Ils ont donné aux personnes testées un repas soit riche en graisses, soit riche en fibres, soit pauvre en fibres, chacun d’eux contenant le même nombre de calories. Apparemment, les sujets qui avaient absorbé le repas riche en fibres se sont plaints du manque de goût des aliments, alors que ceux à qui l’on avait proposé un repas riche en graisses en ont apprécié la texture crémeuse. Mais ils en ont payé le prix lors du déjeuner. Ayant faim, ils ont choisi des aliments plus riches en graisses que leurs homologues chez qui les fibres du petit déjeuner avaient réduit l’appétit. On a aussi testé chez ces personnes leur état de vigilance durant la matinée. Ceux qui avaient mangé le repas riche en fibres ont montré un niveau d’attention plus élevé et soutenu que les autres participants.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les aliments fauves constituent une nourriture de base. Vous pouvez les stocker en assez grande quantité afin d’en avoir tout un choix. Une exception, bien sûr : le pain frais. Les céréales méritent qu’on leur accorde un soin particulier. Il y a des années de cela, on ôtait systématiquement le son et les germes du grain, pour le conserver plus longtemps. Aujourd’hui, cette pratique ayant été abandonnée, si vous achetez de la farine ou des graines complètes, il vous faudra les utiliser sans trop attendre. La durée de conservation dépendra de l’endroit où vous vivez et où vous stockez vos réserves. Si vous disposez d’une pièce fraîche ou d’un cellier, ces aliments – tien-
dront – plus longtemps.
N’utilisez pas de céréales ou de farines qui ne vous semblent plus fraîches ou commencent à prendre une légère odeur de noisette. Le moyen le plus sûr de stocker ces aliments sera de les garder au réfrigérateur ou au congélateur. Les céréales complètes et les pâtes peuvent être bouillies, cuites à la vapeur, mijotées ou ajoutées à des soupes avant la fin du temps de cuisson. Suivez le mode
d’emploi écrit sur l’emballage et ne « surcuisez » pas ces aliments. Le couscous n’a pas besoin d’être cuit ; il suffit île l’imbiber d’eau bouillante et de le laisser reposer quelques minutes. Le boulgour, qui n’est autre que du blé complet concassé, peut être cuit à la vapeur ou mangé cru après avoir gonflé plusieurs heures dans de l’eau fraîche. Une fois essoré, il sera dégusté tiède, ou
froid en salade ; il fera, par exemple, une excellente base de taboulé. Les légumineuses sont une autre affaire. Leur temps de cuisson varie de une à trois heures. Elles sont prêtes à la consommation si elles sont tendres lorsque vous y piquez la pointe d’une fourchette. Les pois cassés et les
lentilles cuisent environ en une heure, alors qu’il en faudra trois au pois chiche. Le dhal indien peut se cuire assez rapidement, si vous achetez la variété cassée, et il doit rester ferme sous la dent lorsqu’il est cuit.

Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

Famille des brassicacées les crucifères et les moutardes

La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement ?

Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement

Une étude a prouvé que le fait de passer à une alimentation riche en phytochimiques s’avérait efficace
en moins de quatre semaines, même pour les personnes qui montraient des risques de maladies cardio-vasculaires. Des femmes qui avaient une hyperlipidémie (cholestérol et taux élevé de graisses dans le sang) ont suivi un régime composé de céréales complètes et de fruits et légumes. A la fin des quatre semaines, les sujets ont montré une franche diminution de leur cholestérol total (13 %) et de leur LDL (16 %). De plus, le taux de leurs enzymes antioxydantes s’est trouvé réduit respectivement de 69 et 35 %. Ce qui signifie que les phytochimiques ont si bien stimulé leurs capacités antioxydantes que l’organisme n’avait plus besoin de libérer autant d’enzymes protectrices. Les résultats ont aussi montré une nette amélioration du transit intestinal.

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