Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments6 300x130 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

La plus grosse erreur que nous faisons tous avec les herbes et les épices est de vouloir les conserver long-temps. Les épices entières garderont leur parfum plus longtemps que celles qui sont coupées ou pulvérisées. Donc, essayez de les moudre vous-même, si cela est possible. Si vous achetez des herbes fraîches, traitez-les comme un bouquet de fleurs : coupez-leur le bout de la tige et placez-les au frais. Les plantes à feuilles comme le persil devront être soigneusement nettoyées. Coupez-en la tige et séchez les feuilles avant de les ranger dans un sac de plastique alimentaire, dans le bas du
réfrigérateur. Les herbes sèches en flacon ne se gardant pas plus de six mois, achetez-les par petites quantités si vous ne les utilisez pas souvent.
Vous pouvez garder les infusions – tisanes et thés – dans une boîte en verre ou en métal, dont le couvercle sera bien étanche. Ne les conservez pas plus de six mois. Et, si vous aimez le café, achetez-le en grains et moulez-le juste avant de l’utiliser.

Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Le rôle des caroténoïdes en résumé 300x225 - Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Les caroténoïdes sont des agents antioxydants et anticancéreux. En protégeant la cellule, ils veillent sur sa croissance et sa reproduction, et empêchent l’installation des tumeurs. Ils aident les cellules à commune quer entre elles. Ils stimulent la surveillance immunitaire, c’est-à-dire le système qui a pour rôle de détruire tout élément étranger et nocif, tel que les bactéries, les virus et les tumeurs. Les caroténoïdes nous aident ainsi à lutter contre le rhume, la grippe, les infections diverses. Ils nous protègent aussi de certains cancers en stimulant les gènes réparateurs d’ADN, en inhibant ceux qui sont cause du grossissement des tumeurs (les oncogènes), et en activant ceux qui empêchent la progression du cancer (les antimétastases). Les caroténoïdes ont aussi la faculté de diminuer les risques de maladie cardio-vasculaire, en ralentissant la formation des lésions vasculaires et en prévenant l’oxydation due au mauvais cholestérol LDL. Tout au long de l’année, la nature nous fournit des aliments riches en carotène, et il est étonnant de constater que les caroténoïdes nécessaires à notre type apparaissent pendant la saison au cours de laquelle notre santé est le plus durement mise à l’épreuve.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x198 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Voici les groupes de fruits et de légumes riches en caroténoïdes correspondant à votre type corporel.

Type Vata

Les caroténoïdes sont votre famille. À quelques exceptions près, vous pouvez tous les manger. Vos couleurs principales Fruits et légumes orange/jaunes : abricot, banane, melon, carotte, pamplemousse, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, papaye, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo, potiron, patate douce, mandarine et courge. Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : pamplemousse rose, poivron rouge, tomate (cuite), saumon, crevettes.
Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, avocat, haricots verts, brocoli, chou frisé (cuit), maïs, salade verte, laitue iceberg, melon d’Espagne, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Tomate crue, poivron vert, choux de Bruxelles, chouvert, chou-fleur, petits pois.

Type Pitta

Tous les caroténoïdes sont excellents pour vous. Vous en éviterez toutefois quelques-uns, peu nombreux au demeurant.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, melon, carotte, citron, citron vert, mangue, melon d’eau, orange, fruit de la Passion, poivron jaune et orange, potiron, patate douce, poire et mandarine. Fruits et légumes rouges : pamplemousse rose, prune, grenade, trévise, poivron rouge et pastèque. Fruits et légumes jaunes/verts : avocat, asperge, brocoli, choux de Bruxelles, chou vert, chou frisé, maïs, haricots verts, salade verte, melon d’Espagne, kiwi, gombo, petits pois, épinards et navet.

Vos couleurs antagonistes

Banane, papaye, pêche, tomate cuite et crue, piment.

Types Kapha

La plupart des aliments riches en caroténoïdes sont très bons pour vous, excepté les fruits et légumes qui contiennent beaucoup d’eau ou de sucre.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, carotte, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo et mandarine.
Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : poivron rouge, piment rouge, tomate (crue), saumon et fruits de mer. Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, haricots verts, brocoli, chou frisé, maïs, kiwi, salade verte, laitue, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Avocat, banane, pamplemousse, melon, papaye, prune, potiron, patate douce, tomate (cuite) et courge.
Les aliments riches en caroténoïdes sont des antioxydants indispensables au bon fonctionnement de
l’organisme, qui protègent les acides gras du corps. A présent, nous allons évoquer un autre groupe
d’antioxydants essentiels : ceux qui protègent les fluides corporels tels que le sang, la lymphe et les fluides des tissus. Les antioxydants contenus dans ces aliments agissent en tandem avec les caroténoïdes pour éliminer les radicaux libres de notre corps.

Les bienfaits des œufs et des laitages

Les bienfaits des œufs et des laitages 300x152 - Les bienfaits des œufs et des laitages

Le jaune d’œuf est une excellente source du caroténoïde jaune, la lutéine, qui lui donne sa couleur. Sans surprise, c’est un aliment parfait pour les types Vata. Des études ont toutefois montré qu’une consommation quotidienne de jaune d’œuf augmentait sensiblement le taux de LDL. Des suppléments de lutéine (6 mg par jour) constitueraient une excellente façon de protéger la macula de vos yeux (voir chapitre 5).
D’autre part, l’absorption par l’organisme de vitamines liposolubles s’améliorera si on y associe des
graisses, mais il vaut mieux éviter d’ajouter celles-ci à votre alimentation si vous prenez des suppléments vitaminiques. Il suffit de les avaler avec un repas contenant un peu de matières grasses.
Le DHA, ou acide docosahexaénoïque, est l’acide gras à chaîne longue le plus important pour le cerveau, les yeux et le cœur. Dans le cerveau, le DHA est Hé aux lipides membranaires et participe étroitement à la communication entre les neurones. Dans les yeux, le DHA s’associe aux bâtonnets rétiniens et affecte certaines fonctions visuelles dont l’adaptation à l’obscurité. Dans le cœur, le DHA est situé dans les centres nerveux qui contrôlent les battements de ce muscle. Toutes ces propriétés font du DHA l’un des plus importants acides gras essentiels à la santé. Nous n’en absor-
bons pas beaucoup dans notre alimentation, mais il est possible d’en augmenter la dose en mangeant des œufs de poules nourries avec des algues riches en DHA. Un œuf contient 150 mg d’acide gras – et 20% de nos besoins journaliers en vitamine E -, ce qui équivaut à la quantité minimale de DHA que nous devrions ingérer chaque jour. On peut aussi trouver cet acide gras dans le poisson, les huiles de poisson et dans les algues marines. Les laitages fermentes comme le yaourt, le fromage blanc, le kéfii et le babeurre fournissent diverses variétés de lactobacilles et de bifidobactéries, bénéfi-
ques pour la santé. En plus de leur haute valeur nutritive, les laitages fermentes sont dotés de puissantes propriétés thérapeutiques. Aujourd’hui, nous profitons des bienfaits de ces laitages, mais il est toutefois conseillé de n’acheter que les produits contenant des cultures vivantes, ce qui doit être indiqué sur l’emballage. Selon les bactéries utilisées, les yaourts auront des saveurs différentes. Il est conseillé de choisir des laitages avec peu ou pas de matière grasse, et, de préférence, ceux qui ont des parfums et des colorants naturels. Tous les types peuvent consommer ces produits laitiers, les types Kapha devant néanmoins veiller à ne pas en abuser.
A présent, nous allons expliquer comment fonctionnent ces « bonnes » bactéries, et pourquoi il est bénéfique de manger des aliments fermentes. Les probiotiques sont des cultures de bactéries variées qui ont un impact positif sur le métabolisme cellulaire du côlon. Parmi celles-ci, on trouve plusieurs espèces de lactobacilles : Acidop/uius, Casei, Bulgaricus, Thermophilus et les sporogènes. Les cultures de lactobacilles ont le pouvoir de réduire les diarrhées dues à la « turista » des voyageurs, de parer aux intolérances au lactose, de réduire les mycoses, et d’éviter les effets
secondaires des antibiotiques.
La fonction de ces derniers étant de tuer toutes les bactéries, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, la flore intestinale est donc détruite en même temps que les bactéries pathogènes, et l’environnement du côlon s’en trouve sévèrement altéré. Les laitages fermentes sont donc un complément indispensable à tout traitement antibiotique, et permettent d’en renforcer les effets.

Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

Famille des brassicacées les crucifères et les moutardes 300x160 - Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Effets secondaires éventuels des aliments fauves

Effets secondaires éventuels des aliments fauves 300x185 - Effets secondaires éventuels des aliments fauves

Céréales, graines, pâtes et pains

Les allergies seront la raison la plus courante d’éviter ces aliments. Le maïs et le blé auront le plus de risques de provoquer une réaction, sans doute parce qu’ils sont présents dans beaucoup de nos aliments. Deux protéines du blé, le gluten et la gliadine, peuvent causer des allergies, aussi est-il préférable d’éviter les aliments qui en contiennent. Le gluten se trouve dans le blé, le seigle, l’épeautre, le triticale et l’avoine. Toutes les autres graines sont sans gluten.

Lentilles

Elles contiennent un acide aminé, la tyrosine, et un peptide, la tyramine. Aucune de ces substances ne peut être métabolisée lorsque la personne qui en absorbe est traitée à l’IMAO (inhibiteur de monoamine-oxydase), un antidépresseur. L’IMAO inhibe en effet l’enzyme requise pour métaboliser la tyrosine et la tyramine. Les autres aliments riches en tyramine qu’il faut éviter lorsque l’on est traitée à l’IMAO sont les fromages affinés, les bananes, les boissons alcoolisées, le chocolat,
les laitages fermentes, le foie, les noix, les cornichons et autres légumes conservés dans la saumure, l’ananas, les pruneaux, la sauce de soja, la vanille, la levure et le glutamate de sodium.

Légumineuses

Elles contiennent le même acide aminé que les lentilles et ne doivent pas être consommées si l’on est traité à l’IMAO. Elles sont aussi susceptibles de provoquer des réactions allergiques, particulièrement les cacahuètes, les pois et quelques variétés de haricots. J’ai mentionné le problème des flatulences qui affecte certaines personnes qui mangent des légumineuses, et nous
verrons dans le chapitre 12 comment éviter cet effet. Les légumineuses sont une excellente source de protéines et, lorsque vous les digérez, il se forme des purines, des substances dérivées des protéines. Les gens qui souffrent de goutte articulaire doivent éviter les aliments riches en purines, car celles-ci sont dégradées en acide urique, un déchet qui s’accumule dans leurs articulations.

Riz

C’est l’un des aliments qui cause le moins d’allergies. Toutefois, certaines personnes très fragiles peuvent y être sensibles si le riz a été conservé longtemps dans un endroit humide.

Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments couleur2 300x196 - Quels sont vos aliments-couleur ?

Épices et herbes

Types Vata

Vous pouvez manger toutes les herbes et les épices, excepté l’ail.

Types Pitta

Évitez le basilic, le laurier, la marjolaine, l’origan, le romarin, la sauge et le thym, ainsi que les épices trop relevées telles que le poivre de Cayenne, le paprika et la moutarde.

Types Kapha

Évitez les mélanges d’épices qui contiennent du sel ou du sucre.

Condiments et sucres

Types Vata

Vous pouvez manger tous les condiments que vous voulez, mais évitez ceux qui sont artificiels.

Types Pitta

Évitez les condiments qui contiennent du sel, du vinaigre et du piment. Tous les sucres sont bons pour vous sauf ceux qui sont artificiels.

Types Kapha

Vous pouvez manger de tous les condiments, excepté ceux qui sont acides, salés ou fermentes comme la sauce de soja. Évitez les sucres autant que possible.

Boissons

Types Vata et Kapha

Les meilleures infusions pour vous seront le gingembre, la cannelle, le clou de girofle, la cardamome, le zeste d’orange, la menthe, la camomille, le ginseng et l’hibiscus.

Types Pitta

Les infusions qui vous sont le plus bénéfiques seront la luzerne, la mûre, la bourrache, le chrysanthème, le pissenlit, le thé vert, la réglisse, la guimauve, l’ortie, la framboise, le trèfle rouge, la rose, le safran, la salsepareille et la fraise.

Types Kapha

Les meilleures infusions, en plus de celles mentionnées pour les Vata et les Kapha, seront la bardane, l’eucalyptus, le fenugrec et la graine de genièvre. Le café peut être consommé de façon modérée.

Les catéchines et le thé vert

Les catéchines et le thé vert 300x184 - Les catéchines et le thé vert

Les catéchines, composés phénoliques contenus en grande quantité dans le thé vert, sont de puissants agents antioxydants, aptes à prévenir les maladies. En Chine, la consommation du thé remonte à 2700 av. J.-C. Les premiers écrits sur les effets purifiants de cette plante datent de 200 av. J.-C. Les Japonais ont adopté le thé après la visite en Chine de moines bouddhistes, au XIIIe siècle. Les recherches modernes sur les bienfaits du thé ont commencé dans les années soixante-dix, lorsque l’on a découvert que cette plante semblait protéger du cancer, des infarctus, des attaques, des infec-
tions, de la diarrhée et des caries. Aujourd’hui, plus de vingt-cinq ans après, les recherches ont montré que la consommation du thé pouvait :

• stimuler la perte de poids
• stimuler les fonctions immunitaires en réduisant les radicaux libres
• empêcher la naissance et la croissance des tumeurs
• réguler le taux de cholestérol
• diminuer les risques d’attaque cardiaque ou cérébrale
• maintenir une tension normale et un taux de glucose correct dans le sang
• inhiber les infections bactériennes, virales et fongiques
• protéger la peau des rayons UV
• maintenir les minéraux dans les os et freiner l’ostéoporose
• atténuer les réactions allergiques
• neutraliser les méfaits dus à une viande trop grillée.

Devant la liste de tous ces bienfaits, les chercheurs ont voulu savoir comment agissait le thé, quels étaient ses composés les plus actifs et quelle quantité il fallait en absorber pour profiter de ses effets. En effet, sa composition chimique dépend du climat, des variétés de la plante, des conditions de pousse et de traitement.
En général, environ 35 % du thé vert apparaît sous forme solide, dont la moitié est constituée de catéchines. Cette plante contient aussi des acides phénoliques, des caroténoïdes, de la chlorophylle, des minéraux, de la caféine, de la théophylline, de la théobromine et un seul acide aminé, la théanine. Le thé noir contient entre 5 et 10 % de catéchines.

Peut-on boire de grandes quantités de thé sans danger ? Les Food Research Laboratories, à Mitsui Norin, au Japon, ont mené une étude de trois mois pour estimer l’impact d’une prise quotidienne d’extrait de thé vert contenant 500 mgde catéchines. Quarante-cinq hommes et femmes y ont pris part, se soumettant à des analyses de sang, d’urine et des enzymes du foie. Non seulement on n’a décelé aucun trouble che: eux, mais on a découvert que leur tension, leur taux de cholestérol et la qualité de leurs urines s’étaient améliorés. Le thé vert, avec sa caféine et ses polyphénols, pourrait bien devenir l’un des moyens les plus efficaces pour perdre du poids. Il améliore le métabolisme et aide à
brûler les graisses. Au cours d’une expérience, dix hommes non fumeurs et non sportifs ont absorbé, à
chacun de leurs repas, des capsules contenant du thé vert. En mesurant leur taux d’énergie, on a constaté une augmentation thermogénique générale de 4 %. Le thé vert a également enrayé plusieurs sortes de cancers, lors d’études réalisées sur l’homme ou l’animal. Des chercheurs de la Case Western Reserve University ont découvert que les catéchines pouvaient agir contre le cancer de la peau. La consommation de thé peut d’autre part protéger du lymphome et du cancer de la prostate. Boire dix tasses de thé vert (que l’on aura laissé infuser 2 à 3 minutes) par jour peut suffire à enrayer ces genres de cancer. Quant au thé noir, le préféré de 80 % des buveurs de thé du monde entier, des chercheurs britanniques ont découvert que les flavonoïdes qu’il contient avaient le pouvoir de prévenir l’ostéoporose. Dans une vaste étude, au cours de laquelle on a analysé la densité osseuse de 1134 buveuses de thé, et de 122 autres qui n’en consommaient pas, on a découvert que les premières avaient les os des cuisses et de la colonne vertébrale nettement plus denses que les secondes. 1 Vautre part, des chercheurs néerlandais ont effectué une enquête sur 3 454 individus, en comparant les risques d’athérosclérose sur les sujets buveurs ou non buveurs de thé noir. Ceux qui en buvaient deux tasses par jour diminuent de 46% les risques de développer cette maladie, et ceux qui en avalent quatre tasses par jour diminuent ces risques de 69 %.
Penchons-nous à présent sur un autre groupe de polyphénols, les flavonoïdes.

Les boissons

Les boissons 300x200 - Les boissons

Le lait, le thé, les jus de fruits et légumes, et les bienfaits qu’ils procurent ont été présentés dans les chapitres précédents. Le café et le thé sont les boissons les plus consommées à travers le monde. Elles ont été analysées de long en large, tant pour leurs effets bénéfiques que nocifs.

Le café

Les boissons à la caféine comme le café, le thé et les colas, sont appréciées principalement parce qu’elles stimulent le système nerveux, qui contrôle les actions du cerveau, des glandes et des organes. Les effets de ces boissons portent sur la tension artérielle, le rythme cardiaque, la motilité et la sécrétion gastro-intestinales, la transpiration, la température du corps et le rythme respiratoire, des phénomènes que tout buveur de ce genre de boissons a déjà expérimentés. Toutefois, l’effet le plus puissant de la caféine concerne le cerveau. Elle augmente la vigilance et rehausse l’humeur – autrement dit, elle donne du pep ! Elle procure de l’énergie et aide à la concentration – du moins, si l’on n’en abuse pas. Car, dans ce cas, la caféine peut rendre une personne nerveuse, agitée et insomniaque. Les effets de la caféine provenant du thé et du café sont sensiblement les mêmes, le thé provoquant cependant moins d’insomnies, selon une étude récemment réalisée par des
chercheurs britanniques.
La caféine resserre les vaisseaux sanguins et réduit la circulation du sang vers le cerveau, ce qui peut provoquer des maux de tête et diminuer la mémoire à court terme. Paradoxalement, le café peut aussi soulager la migraine et accroître jusqu’à 40 % l’action des remèdes antidouleur. Ces effets sont plus prononcés chez les gens âgés. Et, bien que la caféine soit une substance créant une dépendance et des changements d’humeur, elle ne laisse aucune trace dans l’organisme dès qu’on
cesse d’en absorber.
Le café peut aussi avoir des effets nuisibles sur la tension et les lipides sanguins, tous deux étant des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires. Une équipe de recherche néerlandaise a rapporté que la consommation d’un litre de café par jour chez 64 personnes saines, âgées de quarante ans, avait élevé de 10% leur taux d’homocystéine dans le sang. L’homocystéine est considérée comme un indicateur de risque de maladies cardio-vasculaires. On avait utilisé pour cette étude du café sous pression, non filtré. La façon dont le grain est moulu fait-elle une différence ? Oui, selon un groupe de chercheurs espagnols. Il semblerait que les constituants qui causent ces effets nuisibles
soient plus concentrés dans le café non filtré que dans celui qui s’écoule à travers un filtre.
D’autres scientifiques ont découvert que boire plus de deux tasses de café par jour est sans danger, mais risque de causer des troubles chez ceux dont les enzymes du foie sont affaiblies, ou dont la tension est élevée.
Pour les hommes, le fait de boire du café peut être associé au développement du cancer de la prostate. Au cours d’une enquête s’étalant sur deux ans et impliquant 3 400 hommes, des chercheurs canadiens ont estimé que le risque de contracter ce cancer augmentait de 40 % avec une prise quotidienne de café. L’arthrite rhumatoide est également liée à la consommation de café. À l’issue d’une étude réalisée sur 18 981 hommes et femmes, des scientifiques finlandais ont déclaré que quatre tasses de café (ou plus) par jour augmentaient également les risques d’arthrite rhumatoïde.
Un autre effet néfaste de la caféine est d’affaiblir le sphincter, le muscle qui ferme le canal urinairc. Deux études ont montré que, plus une femme boit de café, plus elle risque de souffrir d’incontinence. Bien que ce symptôme ait tendance à s’accroître avec l’âge, il a été remarqué chez des jeunes femmes qui buvaient au moins entre 100 et 400 mg de caféine par jour. Quant à celles qui en absorbaient davantage, le problème s’avérait bien sûr nettement plus important. Le café a aussi un grand nombre d’avantages. Le Dr Edward Giovannucci et ses confrères de la Harvard Médical School, à Boston, ont découvert que cette boisson semblait réduire la formation de calculs biliaires. Après avoir analysé des données portant sur dix ans de recherches réalisées auprès de 46 008 hommes, ils ont conclu que ceux qui buvaient deux ou trois tasses de café par jour avaient un risque de calculs biliaires diminué de 40 %, par rapport à ceux qui n’en prenaient pas régulièrement. Et, ceux qui en buvaient quatre tasses ou plus voyaient ce même risque baisser de 45 %. Un des phytochimiques présents dans le café, le cafestol, peut affecter la concentration du cholestérol biliaire et
diminuer la synthèse des sels biliaires, prévenant ainsi la formation de calculs. Le café stimule le transit intestinal, et peut contribuer à prévenir le cancer du côlon. D’autres recherches ont montré que la consommation de café (au moins 1 litre de café par jour) pouvait diminuer de façon sen-
sible l’occurrence de la maladie de Parkinson.
D’autres bienfaits sont liés au café : diminution de l’acide urique, un des facteurs responsables de la goutte ; réduction de l’absorption du fer, un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires chez certaines personnes. Toutefois, les femmes qui ont besoin de fer doivent tenir compte du fait que boire du café au milieu des repas peut diminuer l’assimilation du fer et du calcium. Toutes ces données peuvent vous paraître un peu confuses, mais sachez que je vous rapporte ici les « dernières nouvelles » sur le café. Voici quelques conseils qui vous aideront à équilibrer vos couleurs :
• Le café normal (non décaféiné) est à éviter si vous êtes du type Vata ou Pitta.
• Buve:-en de façon modérée ; une à deux tasses par jour ne feront pas de tort aux Kapha, surtout s’il est filtré.
• Le café décaféiné a moins d’impact sur le système nerveux, et peut être plus souhaitable pour les
Vata.
• Si vous avez de la tension, de l’arythmie cardiaque, du diabète ou si vous souffrez des reins,
éliminez totalement le café.
• Évitez d’y ajouter du sucre ou de la crème, si vous êtes du type Kapha.

Les tisanes

Leurs bienfaits sont depuis longtemps indiscutables. Plusieurs, parmi les plus connues, sont citées dans le tableau des herbes et des épices. Les recherches réalisées sur la menthe, le carvi et la camomille ne manquent pas d’intérêt. La menthe poivrée est traditionnellement recommandée aux personnes souffrant de dyspepsie, de crampes et de maux d’intestins. L’huile de menthe, en particulier, a donné des résultats très positifs dans le cas d’irritations intestinales. Des cher-
cheurs allemands ont testé 118 patients souffrant d’infections gastriques. On a administré à la moitié d’entre eux un médicament pour les intestins, tandis que l’autre moitié était soignée avec une préparation d’huile de carvi et de menthe. Les deux groupes ont bien réagi à leur traitement, et les huiles à base d’herbes se sont avérées aussi efficaces que le médicament. L’huile de menthe poivrée a aussi la capacité de soulager les nausées postopératoires.

Les sucres et les édulcorants

Les sucres naturels comme le fructose, le sirop d’érable et la mélasse, ont un index glycémique très
élevé (voir le chapitre 9) et doivent être utilisés avec modération. Les édulcorants artificiels, dont l’aspartam, ont tous des effets secondaires et doivent donc être évités.

Sauces et condiments

Sauces et condiments 300x225 - Sauces et condiments

Ajoutées aux sauces que vous pourrez préparer vous-même, les épices du tableau ci-dessus vous aide-
ront à mieux tolérer les aliments « hors couleur » que vous risquez de rencontrer. Par exemple, les Vata ont du mal à digérer le chou vert ; le fait d’ajouter de la sauce de prune, du vinaigre ou du ketchup à du chou cuit à la vapeur vous évitera d’avoir des gaz. Les Vata peuvent aussi améliorer leur digestion de légumes et légumineuses en y ajoutant, pendant la cuisson, des graines de carvi ou de fenouil. Le chou à l’aigre-douce est nettement meilleur pour les types Vata, et les Pitta le toléreront tout aussi bien, surtout s’ils choisissent du chou rouge au lieu du vert. Les Kapha, quant à eux, peuvent en apprécier n’importe quelle sorte. Toutefois, les plats à l’aigre-douce ne leur conviendront pas car ils ne tolèrent ni le vinaigre ni le sucre. Le tableau suivant dresse une liste des sauces et condiments les plus connus, en précisant lesquels sont utilisables par chacun des types. D’un point de vue nutritionnel, les condiments offrent peu de bienfaits et sont à utiliser à l’occasion.
Il est nettement préférable d’utiliser des épices et des herbes pour donner de la saveur aux aliments plutôt que d’y ajouter des condiments. La plupart de ceux qui sont cités plus haut contiennent des additifs, des sucres et d’autres ingrédients qui les rendent inappropriés à un usage quotidien. Quant au ketchup, autant choisir des marques sans sucre et avec un minimum de sel. En achetant de la mayonnaise, évitez celles qui sont fabriquées avec de l’huile de colza. Il en existe aussi sans
œufs, et peu salées. On peut trouver tous ces condiments faits à partir d’ingrédients biologiques.

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