Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les polyphénols simples les acides phénoliques 300x246 - Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les acides phénoliques se trouvent dans la plupart des fruits, légumes et herbes. Plusieurs de ces acides ont de très bonnes propriétés conservatrices dont l’essence de romarin, le thymol, l’acide cinnamique, l’eugénol, l’acide f>-coumarique et l’acide caféique. Le romarin est un remède traditionnel contre la colique et les dysménorrhées, et l’on a récemment découvert son utilité dans le traitement de l’asthme, des troubles spasmodiques, des ulcères peptiques, des inflammations et de l’athérosclérose. Il est aussi bien absorbé par la peau que par le tube digestif. Voici les plus importants acides
phénoliques que l’on trouve dans les baies, les agrumes, l’aubergine, la carotte, le brocoli, le chou, le persil, le concombre, la courge, l’igname, les graines complètes, les pépins et les herbes.

Les acides phénoliques sont d’excellents antioxydants. Certains préviennent l’oxydation due au choiestérol LDL, ainsi que l’athérosclérose. Il est aussi intéressant de noter la puissance de ces acides quand ils sont contenus dans les herbes et les épices. Achetez un pain au romarin : vous serez étonné de constater sa durée de fraîcheur ! Les acides férulique et isoférulique se trouvent aussi dans les céréales et les graines (voir chapitre 8), et les acides gallique, ellagique et vanillique jouent un rôle capital. Les phénols peuvent aider à prévenir le cancer en bloquant la formation de nitrosamine et en modifiant l’activité des enzymes. Les nitrosamines sont issues de nitrates et de nitrites alimentaires, et sont soupçonnées de favoriser le cancer. Les acides phénoliques aident aussi à prévenir le cancer en éliminant des minéraux oxydants comme le cuivre et le fer, et en détruisant les cellules cancéreuses. Cette activité est renforcée par la présence de la vitamine C. Les acides phénoliques présents dans les fruits et légumes, les pépins, les herbes et les céréales jouent donc un rôle crucial dans la protection du corps. Les fruits forment une source très riche d’acide ellagique, malique, caféique, chlorogénique et coumarique. Ceux qui contiennent ces produits sont souvent rouges, bleus ou violets – les couleurs recommandées aux types Pitta. Les céréales, les légumes, les herbes et les épices sont aussi de très bonnes sources d’acides phénoliques.
Voyons maintenant pourquoi les composés phénoliques des fruits rouges sont si bons pour les types Pitta.

Pourquoi les caroténoïdes devraient se trouver chaque jour sur votre table

Pourquoi les caroténoïdes devraient se trouver chaque jour sur votre table 300x201 - Pourquoi les caroténoïdes devraient se trouver chaque jour sur votre table

Les caroténoïdes sont essentiels à la santé et préviennent les affections chroniques. Dans le plan quotidien de votre Régime Arc-en-cieJ, vous devez donc choisir au moins un aliment riche en caroténoïdes dans chaque catégorie correspondant à votre couleur : jaune/orange, jaune/rouge et jaune/vert.
Même si ces aliments contiennent tous des caroténoïdes, il peut paraître étrange que certains d’entre eux soient mieux adaptés à votre type. Ces sélections reposent sur les distinctions faites autrefois par les guérisseurs. Dans la première partie de ce livre, nous avons vu comment la médecine ayurvédique et les autres méthodes traditionnelles classaient les aliments selon leurs principes énergétiques. Ceux qui sont riches en carotène, par exemple, contiennent des caroténoïdes différents de ceux que Ton trouve dans le corps humain.
D’un point de vue chimique, ce sont ces dissemblances qui déterminent 1 énergie moléculaire de l’aliment et son impact sur la santé. Les anciens, en observant soigneusement l’individu et ses réactions aux diverses sortes d’aliments, avaient déterminé quelle nourriture pouvait avoir un effet thérapeutique.

Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments couleur 300x225 - Quels sont vos aliments-couleur ?

Les aliments fauves sont complémentaires pour tous les types de couleur, et constituent une part importante de votre plan de régime quotidien. Ils contiennent de multiples phytochimiques protecteurs. Ils sont d’ailleurs si essentiels qu’ils forment la base de la pyramide alimentaire.

Types Pitta

Les aliments fauves sont très bons pour vous. Les seuls à éviter seront l’amarante, le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet, le quinoa et le seigle.

Types Kapha

Les légumineuses sont aussi très bonnes pour vous, excepté les graines de soja, les haricots rouges et les lentilles brunes. Vous apprécierez les dérivés du soja, en évitant la graine complète. Le tempeh ne vous est pas indiqué non plus. Les graines, les céréales et le pain sont bons pour vous, à l’exception du blé entier et de l’avoine, qui sont trop lourds, ainsi que les variétés de riz doux. Il est préférable d’alterner le riz blanc et le riz brun, un peu indigeste pour vous.

Types Vata

Le choix d’aliments fauves sera plus restreint pour vous. Vous pouvez manger toutes les graines, sauf le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet et le seigle. Il vous faudra aussi éviter les céréales très sèches et croquantes, ainsi que les toasts secs et les croûtons grillés. Quant aux légumineuses, la plupart d’entre elles vous procureront des flatulences ; vous devrez donc les éviter. Les seules qui ne vous créeront pratiquement pas d’ennuis sont le haricot mungo, le tofu et le haricot dhal.

Les caroténoïdes agissent en équipe

Les caroténoïdes agissent en équipe 300x200 - Les caroténoïdes agissent en équipe

Alors que les différentes formes chimiques des caroténoïdes ont des activités biologiques distinctes,
ceux-ci semblent agir en équipe. C’est ainsi que les chercheurs du National Cancer Institute ont découvert que les supplémentations de bêta-carotène ne prévenaient pas le cancer du poumon chez les fumeurs. Lors des études qui avaient démontré les effets préventifs de cette substance sur le cancer, on avait utilisé des aliments riches en caroténoïdes au lieu de suppléments. Voilà donc pourquoi vous devez « manger vos couleurs » ! Vous pouvez, bien sûr, ajouter avec moderation à vos aliments des compléments minéraux et vitaminiques, mais ceux-ci ne remplaceront pas un bon régime. De façon naturelle, tous les fruits et les légumes riches en caroténoïdes contiennent plusieurs de ces phytochimiques colorés, qui sont indispensables à votre existence. Pour mieux comprendre leur action, les chercheurs se sont penchés en premier lieu sur leurs propriétés antioxydantes.

Effets secondaires éventuels de ces aliments

Effets secondaires éventuels de ces aliments 300x212 - Effets secondaires éventuels de ces aliments

Herbes et épices

Certaines personnes peuvent être sensibles à des épices bien précises. Voici une liste des familles d’épices connues pour provoquer des réactions allergiques :
Apiacées : angélique, anis, carvi, carotte, céleri, céleri-rave, cerfeuil, coriandre, cumin, aneth, fenouil, persil, panais.
Pipéracées : poivre noir, blanc, rouge et vert, poivre long.
Solanacées : poivre de Cayenne, piment vert et rouge, paprika.
Composées : camomille, chicorée, pissenlit, tournesol, estragon.
Quelques cas de dermatite ont été remarqués chez des personnes ayant cueilli du romarin a mains nues, à cause des ses huiles extrêmement volatiles. Cependant, une utilisation culinaire et cosmétique de cette herbe ne devrait poser aucun problème.

Condiments

Évitez ceux qui ne sont pas votre couleur et, surtout, rappelez-vous que les épices et les herbes sont beaucoup plus indiquées pour donner de la saveur à vos aliments. Si vous avez l’habitude d’ajouter de la mayonnaise à vos légumes, essayez un jus de citron frais, à la place. C’est de cette manière que j’ai réussi à faire manger des légumes à mes enfants !

Boissons

Nous avons parlé plus haut des différents problèmes que pouvait causer le café. Les boissons gazeuses en posent d’autres, même si elles ne contiennent pas de caféine. Beaucoup d’entre elles renferment des phosphates qui interfèrent avec l’absorption du calcium et son utilisation par l’organisme. D’autre part, elles sont souvent trop sucrées.

Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Effets secondaires éventuels des aliments blancs 300x131 - Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Les huiles

Les huiles d’amande, de noix et d’arachide peuvent causer des réactions allergiques. On ne peut pas cuisiner avec de l’huile de lin car elle se décompose à la chaleur. D’autre part, les huiles, à poids égal, sont deux fois plus caloriques que les hydrates de carbone et les protéines.

Les poissons

Certaines personnes sont allergiques au poisson, particulièrement aux fruits de mer, et doivent donc les éviter. Il faut aussi se méfier de l’origine de certains poissons car les eaux d’où ils proviennent peuvent être polluées. Les femmes enceintes ou qui allaitent doivent faire tout spécialement attention car ces produits toxiques peuvent pénétrer le placenta et le lait maternel.

Les laitages et les œufs

Les produits laitiers que l’on trouve dans le commerce peuvent contenir une hormone bovine de croissance, la BGH, qui se trouve naturellement chez la vache en période de lactation. Néanmoins, beaucoup de fermiers ajoutent cette hormone à la nourriture de leurs vaches afin d’augmenter leur production de lait. Tous les laits biologiques sont sans BGH ajoutée. Comme je l’ai expliqué, les laitages fermentes sont beaucoup plus sains. Les œufs, outre leur lutéine, sont aussi une très bonne source de DHA et de vitamine E, s’ils proviennent de poules convenablement nourries.

Les volailles

De nombreux magasins proposent aujourd’hui des poulets élevés en liberté, qui sont un peu moins gras. Si vous surveillez votre poids, ôtez la peau.

Les viandes

Le bœuf a un taux élevé de graisses saturées et, bien qu’il apporte de l’acide linoléique conjugué, il est préférable de limiter sa consommation à deux ou trois fois par mois. La consommation du porc aussi ne devrait être qu’occasionnelle, car c’est la viande la moins profitable pour la santé. D’autre part, elle peut causer des allergies chez les personnes sensibles. L’agneau n’est pas à bannir totalement, mais il contient aussi beaucoup de graisses. Le gibier, le bison et l’autruche sont de bonnes viandes que vous pouvez manger plusieurs fois par mois, si le plan de régime de votre couleur vous le permet. La couche noire qui apparaît sur les viandes très grillées contient des aminés hétérocycliqucs (AHC) susceptibles d’augmenter les risques de cancer du côlon. Il existe plusieurs façons de réduire la formation de ces substances ou de diminuer leur toxicité. En retournant la viande toutes les minutes, elle cuit plus vite et les AHC n’ont pas le temps de se former.
Lorsque la viande est marinée dans des composés phénoliques comme le vin rouge, les cerises ou des
herbes comme le romarin, le thym et le poivre, on échappe aux AHC. Le curcuma est aussi connu pour
protéger contre le cancer du côlon. Ainsi, vous pouvez manger des viandes grillées et éviter la formation dangereuse d’AHC en prenant des précautions simples.

L’alimentation occidentale traditionnelle et moderne

Lalimentation occidentale traditionnelle et moderne 300x169 - L'alimentation occidentale traditionnelle et moderne

À l’origine, l’aumentation HUMAINE était plus riche en oméga-3 et plus faible en oméga-6, car elle
comprenait beaucoup de poisson, de gibier et différentes variétés de plantes. Avec le développement de la culture des graines et des légumineuses, la consommation d’oméga-6 a augmenté, au point que le rapport entre les deux familles s’est inversé. Cependant, les laitages, les volailles et leurs œufs représentaient encore une bonne source d’oméga-3. Mais, depuis un siècle, les animaux étant nourris presque exclusivement au grain, ils ne nous fournissent plus cet acide gras. Selon le Dr Artemis Simopoulos, nutritionniste et président du Center for Genetics, à Washington, ce changement a été encore plus manifeste au cours des quarante ou cinquante dernières années. Aujourd’hui, nous consom-
mons trop d’oméga-6, contre une trop petite quantité d’oméga-3, et c’est notre santé qui en paie les conséquences. Les nutritionnistes nous incitent donc à manger plus d’aliments riches en oméga-3, afin de restaurer l’équilibre entre ces deux familles d’acides gras essentiels. Les huiles les plus riches en oméga-} sont : le lin (57 %), les graines de potiron (15 %), le colza (10 %), le soja (8%) et la noix (5%).
Les oméga-3 que l’on trouve – tout faits – dans la nature (les acides gras polyinsaturés à chaîne longue, ou LCP) proviennent des poissons qui les ont déjà synthétisés à partir d’autres sources alimentaires. C’est pourquoi les spécialistes nous conseillent de manger au moins 400 à 500 g de poisson, par semaine. Si vous n’aimez pas le poisson, vous pouvez obtenir les mêmes bienfaits en utilisant des suppléments d’huile de poisson, qui renferment un taux élevé de cet oméga’3
tellement essentiel à la santé. Les algues constituent également une importante source de LCP, ainsi que les légumes à longues feuilles foncées. Parmi les huiles, choisissez plutôt celles qui ont un
pourcentage élevé de graisses monoinsaturées, en favorisant celles qui contiennent de Poméga-3, comme
l’huile de lin ou de colza.

Graisses et acides gras

Graisses et acides gras 300x152 - Graisses et acides gras

Ces dix dernières années, on a rendu les graisses responsables de tout un tas de problèmes chroniques, dont l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et le cancer. Cependant, si le fait de freiner notre consommation de matières grasses reste essentiel à une bonne santé, les éviter toutes en bloc peut aussi conduire à de nouveaux troubles. II faut donc faire une distinction entre les graisses bénéfiques et celles qui seront nocives à notre organisme. Lors que nous pensons « graisse », nous imaginons celle que nous découvrons sous la peau d’un poulet, autour d’un morceau de viande, ou que nous voyons étalée sur une tartine, que ce soit de la margarine ou du beurre. Nous savons peut-être aussi que beaucoup de nos aliments favoris contiennent toutes sortes de graisses, et nous essayons de les éviter en choisissant des produits « allégés ». Cependant, la dernière enquête nationale réalisée sur l’alimentation a montré que, si l’ingestion de graisses saturées a diminué, la consommation de graisses totales n’a pas changé au cours des dix dernières années.
Quant aux huiles, la même enquête a montré que la consommation d’un groupe particulier d’acides gras, les polyinsaturés à chaîne longue, était pratiquement inexistante. Bien que ce groupe contienne autant de calories que les graisses saturées, il est néanmoins nécessaire à la santé.

Activité des caroténoïdes

Activité des caroténoïdes 300x164 - Activité des caroténoïdes

Les caroténïdes piègent les radicaux libres et les empêchent d’attaquer les acides gras contenus dans les membranes cellulaires et dans les fluides du corps. Après avoir mis au jour les activités antioxydantes des caroténoïdes, les chercheurs ont estimé que, puisque le bêta-carotène était la provitamine la plus active, elle devait aussi constituer l’antioxydant le plus actif. Dans de nombreux tissus, toutefois, la puissance du bêta-carotène en tant qu’agent antioxydant se voit
dépassée par d’autres caroténoïdes comme le lycopène et l’astaxanthine, qui sont plus aptes à piéger les radicaux libres contenant de l’oxygène ; ces derniers pouvant interagir avec les acides gras insaturés des membranes cellulaires et des composés intercellulaires. Ils peuvent également attaquer n’importe quel acide gras circulant dans le sang, la lymphe et les fluides des tissus. En volant des électrons aux acides gras, les radicaux libres en font des molécules instables et génèrent une
chaîne d’oxydation capable de détruire un grand nombre de cellules. Les lésions occasionnées par l’oxy-
dation sont considérées comme la principale cause de vieillissement accéléré, de cancer et de nombreuses autres maladies chroniques.

Les graisses saturées

Les graisses saturées 300x188 - Les graisses saturées

La viande, particulièrement le bŒuf, le porc et l’agneau, contiennent des graisses saturées, solides à
température ambiante, et résistantes. Ne pénétrant pas les membranes cellulaires aussi facilement que les LCP, elles ont plutôt tendance à s’accumuler, ce qui, à la longue, finit par boucher les vaisseaux sanguins et endommager les cellules.

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