Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Kapha

Les légumes crucifères, l’asperge, l’ail et l’oignon constituent vos aliments principaux. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Types Pitta

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous car leur saveur est trop piquante. Vous pouvez tolérer ces légumes cuits, si vous en faites une consommation modérée. Evitez les suppléments de poudre d’ail. Vous pourrez, en revanche, utiliser des capsules d’huile d’ail.

Types Vata

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous non plus. Cependant, vous les tolérerez très bien s’ils sont cuits, à condition de ne pas en abuser. Vous pouvez aussi prendre des suppléments d’ail en poudre ou consommer les variétés recommandées aux types Pitta.
En plus des aliments évoqués plus haut, un bon nombre de légumes verts à feuilles, dont le chou frisé
et le pissenlit, contiennent des composés sulfureux qui constituent d’excellents agents préventifs de certaines maladies. L’asperge renferme aussi ces éléments, responsables de la forte odeur qui se dégage des urines lorsque l’on mange ce légume. A présent que nous avons examiné en détail ce que
la science nous apprend sur les trois principales couleurs d’aliments – le jaune, le rouge et le vert – passons maintenant aux couleurs complémentaires.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments2 300x169 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les légumes crucifères ont une forte teneur en vitamine C, qui diminue durant le transport et le stockage de ces produits. Lorsque vous les acheté:, ne les garde: pas au réfrigérateur plus de trois ou quatre jours. Mieux encore, blanchissez-les à ta vapeur le jour même. Le légume devrait garder alors sa couleur vive et paraître craquant si on le perce avec une fourchette. Le chou chinois est plus délicat et doit être frit plutôt que cuit à la vapeur. Avec d’autres variétés, on peut préparer des salades de chou cru, rouler leurs feuilles que l’on farcira de viande, en faire des soupes, les servir seuls ou avec d’autres légumes. Le chou accompagne parfaitement les légumes riches en caroténoïdes tels que les carottes. Le chou-rave cru est très bon une fois pelé, tranché et mangé tel quel ou ajouté à une salade. Coupez les feuilles et la queue, et mangez-en juste la base. Il a une
saveur fraîche et agréable, et non acre comme certaines autres variétés. Choisissez-le plutôt petit, car il sera jeune et donc plus tendre. Le brocoli et le chou-fleur sont très appréciés crus
ou légèrement blanchis, accompagnés d’une sauce à base de fromage blanc. Les enfants adorent les croquer crus, et c’est un excellent moyen de leur faire consommer régulièrement ces aliments très bons pour la santé.
Les germes constituent aussi une excellente façon de manger des légumes cruciteres. Dans l’ayurvéda, les germes de légumes et de céréales sont considérés comme des aliments supérieurs car Us contiennent des nutriments hautement concentrés, ainsi qu’une grande quantité d’enzymes, qui aident à la digestion et a l’assimilation.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts 300x225 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Incidences sur la thyroïde

Les goitrigènes sont des composés naturellement présents dans les aliments, qui inhibent la synthèse des hormones thyroïdiennes. Les glucosinolates font partie de ce groupe. Toutefois, les goitrigènes alimentaires, que nous absorbons en mangeant des légumes crucifères, atteignent rarement dans le sang un niveau susceptible de nous causer des ennuis. Néanmoins, les individus qui présentent des problèmes de thyroïde ou qui souffrent d’une déficience en iode devraient se renseigner auprès de leur médecin afin de savoir quel genre de nourriture éviter. Les autres aliments contenant des goitrigènes sont le manioc, le sorgho, le maïs et le millet. C’est le manioc qui renferme le taux le plus élevé de goitrigènes, et les populations qui en consomment en grandes quantités ont appris à le tremper, le sécher et le réduire en poudre pour en éliminer les éléments nocifs pour la thyroïde.
Grossesse et allaitement
Je n oublierai jamais ma surprise lorsque, en changeant mon fils de trois mois, que j’allaitais, je trouvai sa couche souillée fortement empreinte d’une odeur tout à fait semblable à celle du chou trop cuit. J’étais une jeune maman, à l’époque, et, avec mon diplôme de biochimie, je croyais tout savoir. De surcroît, mon bébé se montrant grincheux ce matin-là, je finis par penser que tout cela était sans doute dû à mon repas de la veille : du chou. Je me vis ainsi forcée de reconnaître que les conseils « de bonne femme » des mères plus expérimentées que moi étaient loin d’être injustifiés.
Lors de recherches pratiquées sur les animaux, les scientifiques ont découvert que les glucosinolates issus des crucifères imprégnaient la barrière placentaire et les glandes mammaires, phénomène qui protégeait ainsi les petits de l’attaque de plusieurs cancers. Des recherches à l’université du Minnesota l’ont confirmé : les mères qui allaitent et qui mangent des légumes crucifères peuvent provoquer des coliques a leur bébé.
Cela veut-il dire que l’on ne doit pas absorber ce genre de légumes durant la grossesse ou l’allaitement ?
Non, bien entendu. Cela signifie simplement qu’une jeune mère devra suivre de plus près sa charte de couleurs, en apportant à son enfant les glucosinolates que son type corporel transforme le mieux. En ce qui me concerne, je n’aurais jamais dû manger de chou car je suis un type Vata Qaune) et que le chou vert n’est décidément pas ma couleur.

Interactions médicamenteuses

Les aliments fermentes, dont la choucroute, peuvent engendrer quelques problèmes chez les personnes souffrant d’allergies. La fermentation des crucifères produit en effet un taux élevé de tyramine, un neuropeptide qui augmente la tension et provoque des suées, des palpitations et des maux de tête chez les individus sensibles. La tyramine accentue aussi l’effet des inhibiteurs de monoamine-oxydase (MAO), comme la phénelzine, que l’on utilise dans le traitement de la dépression. L’îsoniazide renferme aussi quelques inhibiteurs de MAO (IMAO), et les patients qui prennent ces médicaments devraient éviter les aliments contenant de la tyramine.

Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments couleur2 300x196 - Quels sont vos aliments-couleur ?

Épices et herbes

Types Vata

Vous pouvez manger toutes les herbes et les épices, excepté l’ail.

Types Pitta

Évitez le basilic, le laurier, la marjolaine, l’origan, le romarin, la sauge et le thym, ainsi que les épices trop relevées telles que le poivre de Cayenne, le paprika et la moutarde.

Types Kapha

Évitez les mélanges d’épices qui contiennent du sel ou du sucre.

Condiments et sucres

Types Vata

Vous pouvez manger tous les condiments que vous voulez, mais évitez ceux qui sont artificiels.

Types Pitta

Évitez les condiments qui contiennent du sel, du vinaigre et du piment. Tous les sucres sont bons pour vous sauf ceux qui sont artificiels.

Types Kapha

Vous pouvez manger de tous les condiments, excepté ceux qui sont acides, salés ou fermentes comme la sauce de soja. Évitez les sucres autant que possible.

Boissons

Types Vata et Kapha

Les meilleures infusions pour vous seront le gingembre, la cannelle, le clou de girofle, la cardamome, le zeste d’orange, la menthe, la camomille, le ginseng et l’hibiscus.

Types Pitta

Les infusions qui vous sont le plus bénéfiques seront la luzerne, la mûre, la bourrache, le chrysanthème, le pissenlit, le thé vert, la réglisse, la guimauve, l’ortie, la framboise, le trèfle rouge, la rose, le safran, la salsepareille et la fraise.

Types Kapha

Les meilleures infusions, en plus de celles mentionnées pour les Vata et les Kapha, seront la bardane, l’eucalyptus, le fenugrec et la graine de genièvre. Le café peut être consommé de façon modérée.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur1 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Pitta

Tous les fruits rouges, noirs et violets sont votre couleur. Toutefois, la plupart des légumes rouges comme les piments sont trop piquants, et l’aubergine est trop acre.

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, prunes, grenades, raisin, et leur jus.
Les orange : abricots, oranges, et leur jus.
Les jaunes : poires, citron.
Les verts : thé vert, tisanes, citron vert. Autres couleurs : tous les légumes sont essentiels
pour les Rouges.

Vos couleurs antagonistes

Les rouges : rhubarbe, vin rouge, tomates et leurs produits dérivés.
Les orange : pêches.
Les jaunes : pamplemousse.

Types Vata

Vos couleurs principales
Tous les fruits et les légumes rouges, orange, jaunes et verts.

Vos couleurs antagonistes
Aubergine, vin rouge.

Types Kapha

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, cerises, vin rouge occasionnellement pendant les repas.
Les orange : abricots, pêches, oranges.
Les jaunes : poires, coings, citrons.
Les verts : raisin.

Vos couleurs antagonistes
Les rouges : canneberge, rhubarbe, prunes.
Les jaunes : pamplemousse.
Les aliments rouges sont essentiels à tous les régimes.
Ils renferment certains composés parmi les plus puissants contre les radicaux libres, ainsi qu’un grand nombre d’agents thérapeutiques. En outre, plusieurs des phytochimiques présents dans les aliments rouges se retrouvent dans les légumes, ce qui fait de ces derniers des partenaires majeurs pour les types Pitta et Kapha.

Les phytostérols

Les phytostérols 300x200 - Les phytostérols

Les stérols des plantes (phytostérols) se trouvent dans certaines graines, dans les noix, les noisettes, les amandes, les cacahuètes, les pépins et les grains, le soja, les pois frais ou secs, les pois cassés et les cœurs de palmier. Ils constituent des phytochimiques uniques en leur genre, en ce sens qu’ils ont une structure similaire à celle du cholestérol. Grâce à cette propriété, ils entrent en compétition avec celui-ci au niveau de l’absorption par le côlon, ce qui réduit le cholestérol total du corps sans les effets secondaires des médicaments habituellement utilisés pour cela. Des phytostérols sont, par exemple, ajoutés à la margarine, faisant de ce produit un aliment diététique approuvé par la Food and Drug Administration (FDA). La prise quotidienne de phytostérols est estimée a 180 mg aux Etats-Unis, alors qu’elle tourne autour de 400 mg au Japon, grâce aux aliments a base de soja. Le lien entre les phytostérols et la diminution du cholestérol a été établi en 1984, lors dune étude réalisée à Los Angeles, sur un groupe de fidèles appartenant à une église adventiste. La plupart d’entre eux étaient végétariens (aucune consommation de viande) ou strictement végétaliens (aucune consommation de produit animal, donc aucun cholestérol), ces deux régimes contenant moins de cholestérol et plus de phytostérols que celui de l’Américain moyen. Le rapport
du phytostérol sur le cholestérol dans le sang des participants servait à indiquer leur principal facteur de risques de maladie cardio-vasculaire. Selon les chercheurs, ce n’est pas la quantité du cholestérol total consommé qui représente le plus grand danger, mais son rapport avec les phytostérols. Ainsi, plus ce rapport est élevé, mieux c’est. Sans surprise, les végétaliens ont obtenu le rapport le plus haut, 16/1, suivis par les végétariens avec 3,26/1. Les adventistes
non-végétariens ont obtenu une proportion de 0,98/1, les non-adventistes se retrouvant avec le rapport le plus faible, 0,49/1. Depuis, de nombreuses études ont confirmé la relation entre la prise de phytostérols et le métabolisme du cholestérol. Un récent compte-rendu sur seize études cliniques a
montré que les phytostérols diminuaient le cholestérol total d’environ 10 %, et le LDL d’environ 13 %. Et cela sans aucun des effets secondaires causés par la plupart des médicaments anticholestérol classiques. Vous trouverez ci-dessous un tableau présentant la liste des divers phytostérols contenus dans les céréales.

Liste des divers phytostérols contenus dans les céréales

Il apparaît que le riz contient une plus grande variété de phytostérols que les autres aliments fauves. Ceci explique que votre plan de régime doit comporter davantage de riz, particulièrement le riz complet. Cette graine élève moins le taux de glucose sanguin que la pomme de terre, et, si elle est complète, s’avère plus nourrissante que les pâtes. Il existe de nombreuses sortes de riz, qui vous offrent un choix intéressant. Le tableau suivant vous propose différentes variétés de riz, leur goût, et la façon de les consommer.

Les différentes variétés de riz

Groin rond: grains parfumés qui s’agglutinent après cuisson. A utiliser quand on aime le riz collant

Grain moyen : tendre et légèrement collant après cuisson. Idéal pour les ragoûts et la farce. Fait une excellente farine de pâtisserie.

Grain long : grains fins et légers qui restent séparés après cuisson. Parfaits pour le pilaf et les fritures.

Grain aromatique : longs grains parfumés, excellents pour les plats exotiques. Variétés californiennes similaires au basmati et au thaï. Superfines.

Riz à sushi : flaveur délicate. Humide et transparent après cuisson. Idéal pour les recettes asiatiques.

Riz arborio : grain « al dente » mais crémeux après cuisson. Idéal pour le risotto et la paella. Une variété italienne.

Riz wehani : naturellement parfumé. Grains ronds, qui se séparent bien après cuisson. Un délicieux riz rouge au goût profond.

Riz sauvage : grain exotique long et noir, qui s’allonge durant la cuisson. Goût de noisette, un must pour les gourmets.

Riz brun précuit : long grain de couleur brune. Pratique pour sa cuisson rapide (1/3 du temps normal).

Riz gluant : très doux et glutineux après cuisson. Excellent pour les recettes asiatiques, les crackers, les gâteaux de riz et les sauces.

Le riz brun demande quarante-cinq à cinquante minutes de cuisson, aussi est-il préférable de le faire
cuire à l’avance et de le garder au réfrigérateur ; il est possible de le conserver durant trois ou quatre jours.
Le riz est un plat facile à emporter avec vous pour la pause déjeuner, et vous pouvez le manger accompagné de légumes qui correspondent à votre couleur. Le riz rouge tient sa couleur d’une anthocyanine. Les anthocyanines, quelle que soit leur provenance, ont plusieurs propriétés protectrices, dont celle d’enrayer la croissance des tumeurs. Un groupe de scientifiques japonais a comparé, chez des souris à qui Ton avait injecté des cellules cancéreuses, les effets protecteurs du riz rouge et du riz blanc. Ils ont découvert que les animaux ayant mangé du riz rouge développaient des tumeurs moins nombreuses et plus petites que ceux à qui Ton avait donné du riz blanc, et que
leur durée de vie était nettement plus longue.
Il existe dans le riz plusieurs autres phytochimiques importants, dont deux hydrates de carbone, les oligosaccharides et les lignines.

Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Le rôle des caroténoïdes en résumé 300x225 - Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Les caroténoïdes sont des agents antioxydants et anticancéreux. En protégeant la cellule, ils veillent sur sa croissance et sa reproduction, et empêchent l’installation des tumeurs. Ils aident les cellules à commune quer entre elles. Ils stimulent la surveillance immunitaire, c’est-à-dire le système qui a pour rôle de détruire tout élément étranger et nocif, tel que les bactéries, les virus et les tumeurs. Les caroténoïdes nous aident ainsi à lutter contre le rhume, la grippe, les infections diverses. Ils nous protègent aussi de certains cancers en stimulant les gènes réparateurs d’ADN, en inhibant ceux qui sont cause du grossissement des tumeurs (les oncogènes), et en activant ceux qui empêchent la progression du cancer (les antimétastases). Les caroténoïdes ont aussi la faculté de diminuer les risques de maladie cardio-vasculaire, en ralentissant la formation des lésions vasculaires et en prévenant l’oxydation due au mauvais cholestérol LDL. Tout au long de l’année, la nature nous fournit des aliments riches en carotène, et il est étonnant de constater que les caroténoïdes nécessaires à notre type apparaissent pendant la saison au cours de laquelle notre santé est le plus durement mise à l’épreuve.

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes 300x196 - Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Les fruits rouges

Les fruits rouges 300x142 - Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

L’action antioxydante des caroténoïdes

Laction antioxydante des caroténoïdes 300x191 - L'action antioxydante des caroténoïdes

Grâce à leur nature liposoluble, les caroténoïdes protègent la membrane graisseuse qui enveloppe les cellules. Ils occupent à l’intérieur de celle-ci une niche similaire à celle de la vitamine E et la préservent d’une destruction excessive par les radicaux libres. En effet, bien que la vitamine E soit le principal nettoyeur de radicaux libres à l’intérieur de la membrane cellulaire, elle donne un de ses électrons à un radical libre, ce qui a pour conséquence de le désactiver momentanément mais de la laisser instable.
Les caroténoïdes, eux, attaquent les radicaux libres selon une méthode différente qui, tout en les empêchant de commettre des dégâts ultérieurs, laisse la vitamine E intacte. Au lieu de leur donner des électrons, les caroténoïdes s’accrochent aux radicaux libres qu’ils gardent prisonniers. Ils peuvent ainsi en absorber l’énergie et les rendre moins dangereux. Grâce à ces deux méthodes, les caroténoïdes contribuent en grande partie à limiter le vieillissement des cellules et l’apparition des maladies. Leur aptitude à anéantir les radicaux libres dépend aussi des tissus mis en cause. Par exemple, le lycopène agira davantage contre les ultraviolets sur la peau que le bêta-carotène. Mais ce dernier protégera plus efficacement la cornée contre ces mêmes UV.

Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur | Regime Colore | le pouvoir des nutraceutiques pour la santé