Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Activité des caroténoïdes

Activité des caroténoïdes 300x164 - Activité des caroténoïdes

Les caroténïdes piègent les radicaux libres et les empêchent d’attaquer les acides gras contenus dans les membranes cellulaires et dans les fluides du corps. Après avoir mis au jour les activités antioxydantes des caroténoïdes, les chercheurs ont estimé que, puisque le bêta-carotène était la provitamine la plus active, elle devait aussi constituer l’antioxydant le plus actif. Dans de nombreux tissus, toutefois, la puissance du bêta-carotène en tant qu’agent antioxydant se voit
dépassée par d’autres caroténoïdes comme le lycopène et l’astaxanthine, qui sont plus aptes à piéger les radicaux libres contenant de l’oxygène ; ces derniers pouvant interagir avec les acides gras insaturés des membranes cellulaires et des composés intercellulaires. Ils peuvent également attaquer n’importe quel acide gras circulant dans le sang, la lymphe et les fluides des tissus. En volant des électrons aux acides gras, les radicaux libres en font des molécules instables et génèrent une
chaîne d’oxydation capable de détruire un grand nombre de cellules. Les lésions occasionnées par l’oxy-
dation sont considérées comme la principale cause de vieillissement accéléré, de cancer et de nombreuses autres maladies chroniques.

Les catéchines et le thé vert

Les catéchines et le thé vert 300x184 - Les catéchines et le thé vert

Les catéchines, composés phénoliques contenus en grande quantité dans le thé vert, sont de puissants agents antioxydants, aptes à prévenir les maladies. En Chine, la consommation du thé remonte à 2700 av. J.-C. Les premiers écrits sur les effets purifiants de cette plante datent de 200 av. J.-C. Les Japonais ont adopté le thé après la visite en Chine de moines bouddhistes, au XIIIe siècle. Les recherches modernes sur les bienfaits du thé ont commencé dans les années soixante-dix, lorsque l’on a découvert que cette plante semblait protéger du cancer, des infarctus, des attaques, des infec-
tions, de la diarrhée et des caries. Aujourd’hui, plus de vingt-cinq ans après, les recherches ont montré que la consommation du thé pouvait :

• stimuler la perte de poids
• stimuler les fonctions immunitaires en réduisant les radicaux libres
• empêcher la naissance et la croissance des tumeurs
• réguler le taux de cholestérol
• diminuer les risques d’attaque cardiaque ou cérébrale
• maintenir une tension normale et un taux de glucose correct dans le sang
• inhiber les infections bactériennes, virales et fongiques
• protéger la peau des rayons UV
• maintenir les minéraux dans les os et freiner l’ostéoporose
• atténuer les réactions allergiques
• neutraliser les méfaits dus à une viande trop grillée.

Devant la liste de tous ces bienfaits, les chercheurs ont voulu savoir comment agissait le thé, quels étaient ses composés les plus actifs et quelle quantité il fallait en absorber pour profiter de ses effets. En effet, sa composition chimique dépend du climat, des variétés de la plante, des conditions de pousse et de traitement.
En général, environ 35 % du thé vert apparaît sous forme solide, dont la moitié est constituée de catéchines. Cette plante contient aussi des acides phénoliques, des caroténoïdes, de la chlorophylle, des minéraux, de la caféine, de la théophylline, de la théobromine et un seul acide aminé, la théanine. Le thé noir contient entre 5 et 10 % de catéchines.

Peut-on boire de grandes quantités de thé sans danger ? Les Food Research Laboratories, à Mitsui Norin, au Japon, ont mené une étude de trois mois pour estimer l’impact d’une prise quotidienne d’extrait de thé vert contenant 500 mgde catéchines. Quarante-cinq hommes et femmes y ont pris part, se soumettant à des analyses de sang, d’urine et des enzymes du foie. Non seulement on n’a décelé aucun trouble che: eux, mais on a découvert que leur tension, leur taux de cholestérol et la qualité de leurs urines s’étaient améliorés. Le thé vert, avec sa caféine et ses polyphénols, pourrait bien devenir l’un des moyens les plus efficaces pour perdre du poids. Il améliore le métabolisme et aide à
brûler les graisses. Au cours d’une expérience, dix hommes non fumeurs et non sportifs ont absorbé, à
chacun de leurs repas, des capsules contenant du thé vert. En mesurant leur taux d’énergie, on a constaté une augmentation thermogénique générale de 4 %. Le thé vert a également enrayé plusieurs sortes de cancers, lors d’études réalisées sur l’homme ou l’animal. Des chercheurs de la Case Western Reserve University ont découvert que les catéchines pouvaient agir contre le cancer de la peau. La consommation de thé peut d’autre part protéger du lymphome et du cancer de la prostate. Boire dix tasses de thé vert (que l’on aura laissé infuser 2 à 3 minutes) par jour peut suffire à enrayer ces genres de cancer. Quant au thé noir, le préféré de 80 % des buveurs de thé du monde entier, des chercheurs britanniques ont découvert que les flavonoïdes qu’il contient avaient le pouvoir de prévenir l’ostéoporose. Dans une vaste étude, au cours de laquelle on a analysé la densité osseuse de 1134 buveuses de thé, et de 122 autres qui n’en consommaient pas, on a découvert que les premières avaient les os des cuisses et de la colonne vertébrale nettement plus denses que les secondes. 1 Vautre part, des chercheurs néerlandais ont effectué une enquête sur 3 454 individus, en comparant les risques d’athérosclérose sur les sujets buveurs ou non buveurs de thé noir. Ceux qui en buvaient deux tasses par jour diminuent de 46% les risques de développer cette maladie, et ceux qui en avalent quatre tasses par jour diminuent ces risques de 69 %.
Penchons-nous à présent sur un autre groupe de polyphénols, les flavonoïdes.

Comment agissent ces composés

Comment agissent ces composés 300x196 - Comment agissent ces composés

La consommation de légumes crucifières n’est pas sans rapport avec une diminution des cancers liés aux hormones, et de certains cancers des organes, dont celui de la vessie. Des chercheurs du département santé de l’université d’Harvard ont mené une grande enquête impliquant 47 909 hommes pour déterminer l’incidence d’un régime alimentaire spécifique sur la survenue d’un cancer de la vessie. Pendant cette période, 252 cas de cancer sont apparus parmi les sujets testés. Des analyses statistiques ont montré une corrélation entre la consommation de légumes crucifères et les effets protecteurs sur la vessie. Parmi les crucifères, le brocoli et le chou semblent offrir la meilleure protection contre le cancer de cet organe, et l’on constate sans surprise qu’ils ont la teneur la plus forte en glucosinolates. Pourtant, l’effet préventif anticancéreux des brocolis et du chou-fleur peut varier considérablement suivant la durée de stockage et les conditions de culture de ces légumes. Les scientifiques tentent de pallier ces variations, notamment en testant la consommation de germes de crucifères. Une équipe de recherche de l’université John Hopkins a découvert que des germes de brocoli et de chou-fleur âgés de trois jours seulement contenaient un taux de glucosinolates de 10 a 100 fois plus élevé que celui des plantes matures. Les légumes crucifères contiennent également un
autre puissant phytochimique protecteur : le calcium D-glucarate qui est converti dans le corps en D-glucarolactone, agent inhibiteur du cancer du sein. Des médecins du M.D. Anderson Cancer Center, à
Houston, ont découvert que des femmes souffrant d’un cancer du sein avaient un taux de glucarate beaucoup plus bas que les femmes saines. Cette équipe médicale a ainsi suggéré d’administrer à ces patientes des suppléments de calcium D-glucarate durant leur traitement, car en dehors du fait que cette substance aidait à prévenir le cancer du sein, elle pouvait aussi augmenter l’efficacité de la chimiothérapie. Ce progrès, considérable pour la recherche, l’était aussi pour des milliers de femmes a risque ou qui luttaient contre cette maladie.
Les isothiocyanates constituent également un produit unique de bio-transformation du sulphorafane. un
glucosinolate dérivé de la glucoraphaninc. Surtout concentrés dans le chou, les graines et les feuilles de moutarde, ils semblent prévenir le cancer du poumon et de l’œsophage chez les fumeurs. Plusieurs équipes de recherche issues de différentes universités américaines ont rendu compte de résultats similaires, prouvant ainsi de façon certaine les effets préventifs des légumes crucifères et de leurs phytochimiques.
Ces composés soufrés semblent aussi inciter les cellules cancéreuses à s’autodétruire, un processus connu sous l’appellation de « mort programmée des cellules > ou a pop rose. De nombreuses autres études ont montré que les isothiocyanates sont efficaces contre les cancers de l’intestin, des voies respiratoires, de l’estomac, du rectum et du côlon. L’indole-3-carbinol (I3C) est un autre agent pré-
ventif majeur du cancer, qui se trouve concentré dans le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou et le chou frisé.
Des chercheurs de l’université de Berkeley, sous la houlette du Dr Gary Fîrestone, ont réalisé plusieurs études sur les effets de PI3C, et, plus parriculièrement, une thérapie combinée avec un remède utilisé contre le cancer du sein, le tamoxifène. Selon le Dr Firestone, cette synergie médicamenteuse devait bloquer la croissance des cellules cancéreuses. Mais, si I’I3C sous forme de remède donnait de bons résultats, l’BC sous forme alimentaire allait-il être aussi efficace ?
Une équipe de scientifiques de l’Institut pour la recherche hormonale, à New York, a alors réalisé sur soixante femmes en bonne santé une étude s’étalant sur trois mois. Après avoir séparé les femmes en trois groupes, ils ont donné au premier un régime contenant 400 mg d’13C par jour ; au second, un régime riche en fibres dosé à 20 g par jour ; et, au troisième, un régime placebo afin d’avoir un point de comparaison. Les femmes ayant bénéficié du régime 13C ont manifesté une nette augmentation du métabolite œstrogène protecteur contre le cancer, le 2-hydroxyestrone (2-OH El), alors que les régimes des deux autres groupes n’ont apporté aucune différence significative. Il est clairement démontré par ces multiples expériences que la consommation de légumes crucifères stimule la production de métabolites œstrogènes protecteurs et diminue de façon significative les risques de
cancer du sein.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts1 300x200 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Peler ou couper un oignon peut provoquer une irritation des membranes muqueuses (des yeux, notamment) car le produit chimique (appelé propanethial-S-oxyde) qui se dégage alors se change en acide sulfurique au contact de l’air et provoque une sensation de brûlure. Il est donc conseillé de peler et couper ce légume sous un filet d’eau courante. Les oignons plus doux comme le Vidalia, le Maui ou l’oignon rouge ne contiennent pas assez de cet oxyde pour causer de problèmes. Absorbés crus, l’oignon et l’ail peuvent être à l’origine d’irritations gastriques et de flatulences sur certains sujets sensibles. La cuisson élimine ces problèmes. Les éventuels effets secondaires de l’ail cru peuvent se traduire par une haleine agressive, des odeurs corporelles et des irritations de la peau. En outre, il est déconseillé de mélanger l’ail avec des substances anticoagulantes ou destinées à faire baisser la tension, car il peut en renforcer les effets. L’haleine forte est le résultat d’une réaction chimique entre plusieurs phytochimiques (des sulfites d’allyle et des composés de sélénium) dont les effets disparaissent au bout de trois ou quatre heures. Deux terpènes anticancéreux ont aussi été détectés dans l’haleine « aillée », le limonène et le mène, qui, eux, sont sans odeur.
L’oignon, l’échalote, le poireau et la ciboulette ont, quant à eux, des taux de sulfite assez bas, qui les font paraître moins agressifs ; mais ils garderont malgré tout une odeur et un goût particulier pendant un minimum de temps, s’ils sont mangés crus. Pour pallier le problème de la forte haleine et de l’arrière-goût laissés par l’oignon et l’ail, les herboristes suggèrent de mâcher du persil cru.

Interactions médicamenteuses éventuelles

Comme nous l’avons vu, l’ail a une action antiagrégante sur les plaquettes. Il peut donc accentuer l’effet inhibiteur de certains remèdes sur ces plaquettes, utilisés dans le traitement des crampes à répétition ou comme anticoagulants pour prévenir les attaques cérébrales. Ainsi est-il déconseillé aux personnes traitées avec ce genre de médicaments d’absorber des suppléments de poudre d’ail, ou d’en manger plus d’une gousse par jour.

Les autres huiles bénéfiques

Les autres huiles bénéfiques 300x149 - Les autres huiles bénéfiques

L’huile de son de riz n’a pas attiré l’attention des scientifiques autant que les huiles de poisson. Cependant, des clïercheurs asiatiques et indiens ont prouvé que l’huile de son de riz avait le pouvoir d’abaisser le taux de cholestérol de manière bien plus efficace que les autres huiles végétales. Cette huile constitue également une source unique de gamma-oryzanols, de tocophérols (vitamine E) et de tocotriénols, des phytochimiques très bénéfiques. Les tocophérols diminuent les troubles liés a l’oxydation, tandis que les tocotriénols semblent agir directement sur le foie, en réduisant la synthèse du cholestérol. L’huile de riz est l’une des cinq huiles végétales à contenir de l’acide alpha-linolénique (2,2 %), le fameux oméga-3, les quatre autres étant les huiles de lin, de noix, de colza et de graine de potiron. Les résultats de deux études réalisées aux États-Unis
ont confirmé ceux des expériences asiatiques. Les auteurs de cette recherche ont émis l’idée que d’autres phytochimiques présents dans l’huile de ri: pouvaient être la cause des bienfaits observés.

Les tocophérols et les tocotriénols

Les huiles de son de riz, d’orge, de palme, de maïs, d’olive et de graine de soja contiennent le complexe naturel de vitamine E, qui inclut quatre tocophérols et quatre tocotriénols. En 2000, deux nouveaux tocotriénols importants ont été découverts par le Dr Asaf Qurcshi et ses confrères de l’Advance Médical Research, a Madison.
Les huiles de maïs, de graine de soja et d’olive contiennent principalement des tocophérols, alors que les huiles de riz, de palme et d’orge constituent les sources les plus riches de tocotriénols. Les composés de vitamine E sont les principaux antioxydants des membranes cellulaires. (Nous avons parlé, au chapitre 5, de leur rôle et de leur interaction avec les caroténoïdes). La protection cardio-vasculaire est l’un des bienfaits majeurs de ces phytochimiques. Le Dr Lester Packer et ses confrères de l’université de Californie, à Berkeley, ont montré que les tocotriénols aidaient à prévenir l’oxydation due au LDL, le « mauvais • cholestérol. Plusieurs autres facteurs responsables de l’évolution des maladies cardio-vasculaires ont aussi été réduits grâce aux tocotriénols.
Les tocotriénols font partie d’une famille d’antioxydants protecteurs aux propriétés anticarcinogènes. Ils se positionnent à l’intérieur des membranes et aident à combattre les effets mutagènes ainsi que la prolifération des cellules tumorales. Les tocotriénols, les tocophérols et les caroténoïdes améliorent les communications intercellulaires, ce qui constitue un élément essentiel dans la lutte contre le cancer. Ces phytochimiques préviennent en effet l’oxydation de l’ADN, qui
aurait pour effet de casser les chromosomes – un premier pas vers le vieillissement cellulaire et un éventuel début de cancer. L’huile d’olive semble avoir un effet protecteur sur les membranes du côlon. Alors que la consommation de viande a pour effet d’inhiber une enzyme censée aider les cellules de la muqueuse du côlon à proliférer – cela laissant tout loisir aux tumeurs de se développer – l’huile d’olive, elle, augmente l’activité de cette enzyme.
Les cellules de la muqueuse du côlon, comme celles du système digestif, se détruisent et doivent être remplacées chaque jour. En préservant le mécanisme de croissance des cellules du côlon, l’huile d’olive aide à maintenir l’intégrité de la muqueuse et à empêcher le développement des tumeurs. Cette huile contient plusieurs caroténoïdes et des xanthophylles. L’avocat fournit également une huile monoinsaturée dont les bienfaits sont largement reconnus. Plusieurs études ont montré que l’huile d’avocat diminuait le cholestérol LDL et les triglycérides. Ces résultats sont corroborés par deux autres tests, l’un basé sur le fruit de l’avocat, et l’autre utilisant de l’huile d’avocat accompagnée d’un régime végétarien.
L’acide linoléique conjugué Manger du bœuf est déconseillé car cette viande est principalement constituée de graisses saturées. Nous verrons dans les chapitres suivants que les plans de régime limitent sa consommation a une fois par mois. Cependant, le bœuf et le lait de vache contiennent un
autre type de graisse, qui a des effets anticancéreux et peut aider a perdre du poids. Appelé acide linoléique conjugué (ALC), il regroupe des acides gras isomères (même structure chimique mais propriétés différentes).
La présence des ALC chez les bovins est connue depuis qu’on en a trouvé par hasard, en 1987, dans un
hamburger cru. Par la suite, on a découvert que cet ALC était mieux utilisé par le corps lorsque la viande était cuite. L’acide linoléique conjugué a de remarquables propriétés préventives contre le cancer, le diabète, les inflammations, le cholestérol et les triglycérides. Il peut agir de façon efficace sur la perte de poids, en transformant les graisses en masse musculaire.
Les compléments constituent le meilleur moyen d’absorber cet acide gras car les aliments qui le contiennent ne sont pas sains.

Les huiles : des graisses utiles

Les huiles des graisses utiles 300x200 - Les huiles : des graisses utiles

Les huiles et les graisses appartiennent à la famille des lipides. Ceux-ci son classés selon leur consistance. Les huiles, généralement liquides à température ambiante, sont plus saines que les lipides dits solides. On les qualifie de graisses insaturées, monoinsaturées ou polyinsaturées à cause de leurs caractéristiques moléculaires. Les huiles monoinsaturées sont meilleures, tant pour la cuisson que pour assaisonner des plats froids. Les huiles d’olive, de colza, d’arachide et d’amande sont monoinsaturées. Les huiles de lin, de maïs, de chanvre, de fleur de safran, de sésame et de
tournesol, plus susceptibles de rancir, sont polyinsaturées. Toutes contiennent des acides gras, qui sont metabolisés dans l’organisme sous des formes variées. Les graisses saturées, en revanche, sont solides à température ambiante, et nettement moins saines. Après les avoir dégradées, notre corps les met en réserve pour un usage futur, ou les convertit en énergie. Elles auront tendance à s’accumuler dans les artères et à entraîner toutes sortes de maladies chroniques. La plupart des huiles alimentaires proviennent des graines mentionnées plus haut, mais aussi de certaines feuilles et d’algues. Ce sont toutes de « bonnes » huiles, qui nous fournissent les acides gras essentiels des
familles oméga-3, oméga-6 et oméga-9. Les deux premiers, l’alpha-linolénique (oméga-3) et le cis-linoléique (oméga-6) ne peuvent pas être fabriqués par le corps humain. En conséquence, nous devons les trouver dans notre alimentation. L’oméga-9 peut être synthétisé dans l’organisme et possède, comme nous allons le voir, de multiples propriétés bénéfiques.

La pyramide de l’alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de lalimentation traditionnelle méditerranéenne 300x201 - La pyramide de l'alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de l'alimentation

Le cancer

Une alimentation riche en viande, avec peu ou pas de poisson, peut représenter un réel risque. Des chercheurs ont découvert qu’il existait une incidence nettement plus forte de cancer du sein chez les femmes qui mangeaient au moins une fois par semaine des viandes traitées telles que de la charcuterie, des hot dogs et du bacon. Les chercheurs en ont conclu que c’était le genre de graisse qui avait un impact sur la prévention du cancer, et non la quantité. Des études réalisées dans vingt-quatre pays européens confirment que le fait de manger du poisson ou de prendre des suppléments d’huiles de poisson pouvait prévenir les cancers du sein et du côlon.

Réactions immunitaires et inflammations

Plusieurs recherches pratiquées sur les animaux ont établi que l’oméga-3 présent dans les huiles de poisson pouvait augmenter les réactions immunitaires. D’autre part, des tests cliniques sur l’homme ont prouvé les effets thérapeutiques des huiles oméga-3 dans le traitement d’une inflammation aiguë ou chronique, et dans celui de troubles auto-immunitaires comme l’arthrite rhumatoïde résultant d’une réaction immunitaire inappropriée. L’oméga-3 s’avère également très efficace pour éviter le rejet de greffes.

Arthrite rhumatoïde

Selon une récente étude comparative, l’absorption d’huiles de poisson par des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant Arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant absorbé des capsules d’huile de maïs. Les chercheurs avaient utilisé comme indicateur la raideur matinale du corps et les douleurs des articulations. Juste avant le début de ces tests, ces personnes avaient arrêté la prise d’anti-inflammatoires, que l’on avait remplacés par des
acides gras essentiels.

La sclérose en plaques

C’est une maladie chronique lente qui se manifeste par la désagrégation des couches de myéline protégeant le cerveau et les nerfs. Cette affection met en jeu le système immunitaire et, bien qu’on ne sache pas si cela est dû à un réel dysfonctionnement de ce système, le fait de tempérer les réactions immunitaires avec de l’oméga-3 a montré des résultats positifs. Lors d’une étude de six mois, on a administré à des patients atteints de sclérose en plaques des suppléments d’oméga-3 en capsules (3 g par jour). Les chercheurs ont alors découvert une diminution de l’activité proinflammatoire, accompagnée d’un effet de soulagement qui s’est prolongé tout au long du test.
Ajouter de l’huile de lin et de colza à votre alimentation, et manger du poisson deux ou trois fois par semaine tout en réduisant les graisses animales saturées, constitue un moyen simple de vous maintenir en bonne santé. En revanche, si vous absorbez des suppléments pour traiter un problème spécifique, demandez l’avis de votre médecin.

Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Effets secondaires éventuels des aliments blancs 300x131 - Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Les huiles

Les huiles d’amande, de noix et d’arachide peuvent causer des réactions allergiques. On ne peut pas cuisiner avec de l’huile de lin car elle se décompose à la chaleur. D’autre part, les huiles, à poids égal, sont deux fois plus caloriques que les hydrates de carbone et les protéines.

Les poissons

Certaines personnes sont allergiques au poisson, particulièrement aux fruits de mer, et doivent donc les éviter. Il faut aussi se méfier de l’origine de certains poissons car les eaux d’où ils proviennent peuvent être polluées. Les femmes enceintes ou qui allaitent doivent faire tout spécialement attention car ces produits toxiques peuvent pénétrer le placenta et le lait maternel.

Les laitages et les œufs

Les produits laitiers que l’on trouve dans le commerce peuvent contenir une hormone bovine de croissance, la BGH, qui se trouve naturellement chez la vache en période de lactation. Néanmoins, beaucoup de fermiers ajoutent cette hormone à la nourriture de leurs vaches afin d’augmenter leur production de lait. Tous les laits biologiques sont sans BGH ajoutée. Comme je l’ai expliqué, les laitages fermentes sont beaucoup plus sains. Les œufs, outre leur lutéine, sont aussi une très bonne source de DHA et de vitamine E, s’ils proviennent de poules convenablement nourries.

Les volailles

De nombreux magasins proposent aujourd’hui des poulets élevés en liberté, qui sont un peu moins gras. Si vous surveillez votre poids, ôtez la peau.

Les viandes

Le bœuf a un taux élevé de graisses saturées et, bien qu’il apporte de l’acide linoléique conjugué, il est préférable de limiter sa consommation à deux ou trois fois par mois. La consommation du porc aussi ne devrait être qu’occasionnelle, car c’est la viande la moins profitable pour la santé. D’autre part, elle peut causer des allergies chez les personnes sensibles. L’agneau n’est pas à bannir totalement, mais il contient aussi beaucoup de graisses. Le gibier, le bison et l’autruche sont de bonnes viandes que vous pouvez manger plusieurs fois par mois, si le plan de régime de votre couleur vous le permet. La couche noire qui apparaît sur les viandes très grillées contient des aminés hétérocycliqucs (AHC) susceptibles d’augmenter les risques de cancer du côlon. Il existe plusieurs façons de réduire la formation de ces substances ou de diminuer leur toxicité. En retournant la viande toutes les minutes, elle cuit plus vite et les AHC n’ont pas le temps de se former.
Lorsque la viande est marinée dans des composés phénoliques comme le vin rouge, les cerises ou des
herbes comme le romarin, le thym et le poivre, on échappe aux AHC. Le curcuma est aussi connu pour
protéger contre le cancer du côlon. Ainsi, vous pouvez manger des viandes grillées et éviter la formation dangereuse d’AHC en prenant des précautions simples.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments2 300x169 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les légumes crucifères ont une forte teneur en vitamine C, qui diminue durant le transport et le stockage de ces produits. Lorsque vous les acheté:, ne les garde: pas au réfrigérateur plus de trois ou quatre jours. Mieux encore, blanchissez-les à ta vapeur le jour même. Le légume devrait garder alors sa couleur vive et paraître craquant si on le perce avec une fourchette. Le chou chinois est plus délicat et doit être frit plutôt que cuit à la vapeur. Avec d’autres variétés, on peut préparer des salades de chou cru, rouler leurs feuilles que l’on farcira de viande, en faire des soupes, les servir seuls ou avec d’autres légumes. Le chou accompagne parfaitement les légumes riches en caroténoïdes tels que les carottes. Le chou-rave cru est très bon une fois pelé, tranché et mangé tel quel ou ajouté à une salade. Coupez les feuilles et la queue, et mangez-en juste la base. Il a une
saveur fraîche et agréable, et non acre comme certaines autres variétés. Choisissez-le plutôt petit, car il sera jeune et donc plus tendre. Le brocoli et le chou-fleur sont très appréciés crus
ou légèrement blanchis, accompagnés d’une sauce à base de fromage blanc. Les enfants adorent les croquer crus, et c’est un excellent moyen de leur faire consommer régulièrement ces aliments très bons pour la santé.
Les germes constituent aussi une excellente façon de manger des légumes cruciteres. Dans l’ayurvéda, les germes de légumes et de céréales sont considérés comme des aliments supérieurs car Us contiennent des nutriments hautement concentrés, ainsi qu’une grande quantité d’enzymes, qui aident à la digestion et a l’assimilation.

Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères 300x203 - Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Paul Talalay et ses confrères de l’université John Hopkins, à Baltimore, analysent depuis des années les propriétés des légumes crucifères. Le brocoli, le chou, le chou-fleur et le chou de Bruxelles sont des exemples de crucifères. Ils appartiennent à la famille des brassicacées, qui comprend aussi la moutarde et sa graine.
Malheureusement, les légumes de ce groupe ne connaissent pas un franc succès auprès des consommateurs, à cause de leur goût assez fort et de l’odeur qu’ils dégagent à la cuisson. Auprès des chercheurs, un autre groupe partage la vedette avec les brassicacées : celui des légumes sulfureux, de la famille des liliacécs, qui comprend l’asperge, l’ail et l’oignon. L’ail est un des aliments médicinaux les plus anciens et les plus vénérés. Les oignons, les poireaux, les échalotes et la ciboulette ont aussi leur part de gloire. Le point commun de tous ces légumes – et l’origine de leur odeur – est le soufre qu’ils contiennent. Chacun d’eux, qu’ils appartiennent à un groupe ou à un autre, a une teneur spécifique en composés sulfureux et a donc une action particulière sur notre santé.

Pourquoi les composés sulfureux sont importants

Ils transforment de façon efficace les toxines et les autres produits chimiques qui pénètrent dans le corps. Une fois installés dans les tissus de l’organisme, ceux-ci donnent naissance à des métabolites qui peuvent s’avérer dangereux s’ils ne sont pas éliminés, précisément par les composés sulfureux.
Les enzymes sulfureuses transforment aussi les toxines apportées par l’environnement, les médica-
ments et les produits chimiques présents dans la nourriture et les boissons. Ces substances portent le nom de xénobiotiques, ce qui signifie éléments étrangers au corps. Voyons comment chacun de ces légumes sulfureux est apte à vous protéger des maladies, et quels sont les plus appropriés à votre type corporel.

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