Category Archives: Aliments et phytochimiques – Les aliments-couleur

Comment agissent ces composés

Comment agissent ces composés1 300x176 - Comment agissent ces composés

L’efficacité de l’ail et l’oignon est reconnue scientifiquement dans le traitement des maladies cardio-
vasculaires. Ces légumes réduisent en effet le taux des lipides dans le sang, ont une action anticoagulante et préviennent les problèmes vasculaires liés à l’âge. L’ail et l’oignon sont aussi de puissants agents anti-inflammatoires, antibactériens et antiviraux.

Effets sur le cholestérol

En analysant les résultats de nombreuses études, des médecins du Médical Collège de Valhalla, dans l’Etat de New York, ont noté une importante réduction du cholestérol total (9 %) chez des patients à qui l’on avait administré 600 à 900 mg par jour de poudre d’ail en pilule, soit l’équivalent d’une à deux gousses, sur une période allant de huit à vingt-quatre semaines.

Effets sur l’hypertension

Des médecins australiens ont analysé les données de huit études, réalisées durant douze semaines sur 415 patients souffrant d’hypertension ou d’hyperlipidémie qui ont absorbé de la poudre d’ail (600 à 900 mg par jour). Les sujets ont vu leur tension systolique baisser de 7,7 points (millimètres de mercure) et leur tension diastolique diminuer de 5 points. D’autre part, aucun effet secondaire n’a été noté au cours de ces traitements.

Effets sur les lipides sanguins

Les huiles de poisson sont des zixxrhimiques qui jouent un rôle important dans le traitement de cer-
taines maladies. Des chercheurs canadiens les ont utilisés en combinaison avec de l’ail, pour des tests réalisés sur 50 hommes au taux de cholestérol modérément élevé. Pendant douze semaines, un tiers de ces patients a absorbé des suppléments d’ail et d’huiles de poisson, le deuxième tiers n’a reçu que de l’ail, et le troisième uniquement de l’huile de poisson. La thérapie combinée
a obtenu les meilleurs résultats, abaissant à la fois le taux de triglycérides et de cholestérol total. Le traitement à l’ail seul a fait diminuer le LDL ainsi que le cholestérol, mais n’a eu aucun impact sur les triglycérides. Quant aux huiles de poisson, elles ont aidé à abaisser le taux de triglycérides, mais ont fait augmenter le taux de LDL, vecteur du « mauvais » cholestérol. L’ail reste toutefois un excellent agent préventif pour les personnes ayant un taux de cholestérol normal. Des chercheurs britanniques ont administré à 68 volontaires soit 600 mg de poudre d’ail (à 1,3 % d’allicine) soit un placebo, cela sur une période de dix semaines. Les suppléments d’ail ont maintenu le cholestérol au niveau normal et ont légèrement diminué les triglycérides.

Effets anticoagulants

L’ajoène, un composé qui se forme dans une gousse d’ail écrasée, a une action antiadhérente sur les plaquettes, que l’on utilise dans le traitement des thronv boses, affections pouvant mener à l’infarctus ou à l’attaque cérébrale. Le Dr Indrajit Das et ses confrères du Charing Cross and Westminster Médical School, à Londres, ont découvert que, en plus de cette activité antiagrégante, l’ail avait une action directe sur la souplesse des parois artérielles.

Effets antimicrobiens

Plusieurs études ont montré l’efficacité de l’ajoène, administré en intraveineuse, pour soigner les infections fongiques, dont la méningite mortelle à Cryptococcus.

Effets anticancéreux

Des médecins de la Loma Linda University ont découvert que l’ail bloquait la croissance des tumeurs
cancéreuses en désactivant les produits chimiques cancérigènes ainsi que des toxines virales et microbiennes.
Des chercheurs chinois ont également constaté que les régions où Ton mangeait de l’ail présentaient beaucoup moins de cas de cancer de l’estomac que les régions où l’on n’en consommait pas. Une autre raison prouvant que l’ail protège du cancer de l’estomac est son action destructrice sur YHelicobactcr pylori, un agent cancérigène de premier ordre.

Les graisses « trans »

Les graisses « trans » 300x225 - Les graisses « trans »

Les huiles bénéfiques peuvent se retrouver saturées à la suite d’un phénomène qu’on appelle hydrogéna-
tion. Cette hydrogénation les rend extrêmement nocives. Les hautes températures et la pression auxquelles elles sont soumises produisent des molécules de graisse totalement étrangères au corps. Tous les scientifiques savent que les graisses dites « trans » présentent encore plus de risques d’induire des maladies chroniques que les graisses saturées. Or nous mangeons bien davantage de graisses saturées et « trans » que d’huiles saines, ce qui pousse les nutritionnistes à recommander de réduire de 30 % notre consommation totale de graisses, et de ne pas absorber plus de 10 % de notre
ration calorique journalière (une cuiller à dessert) sous forme de graisses saturées. Pour cela, il nous faut éviter les viandes grasses, le beurre, la margarine, les pâtisseries, les fritures et les glaces. Il est de plus en plus évident que les acides gras « trans » présents dans la margarine, les fritures, les pommes chips et autres snacks, contribuent de près à la survenue de maladies cardio-vasculaires. En les supprimant de nos menus, nous avons de grandes chances de diminuer ces risques. Et, dans un même temps, augmenter notre consommation de poisson, et remplacer le beurre et la margarine par de l’huile de lin, de colza ou d’olive, peut nous aider à éviter bien des maladies chroniques.

Les céréales complètes et la prévention des maladies

Les céréales complètes et la prévention des maladies 300x203 - Les céréales complètes et la prévention des maladies

Maladies cardio-vasculaires

Deux grandes études sont en cours sur le rôle des régimes dans l’incidence des maladies. Les chercheurs, qui analysent l’action protectrice des graines complètes sur les maladies cardio-vasculaires et les attaques, ont ainsi découvert que les hommes qui mangeaient le moins d’aliments complets risquaient davantage l’infarctus. De plus, les crises cardiaques qui se sont révé-
lées fatales ont toutes été liées à une alimentation pauvre en fibres. Les femmes qui consommaient un ou deux aliments complets par jour présentaient moins de risques cardio-vasculaires que celles qui en mangeaient peu ou pas du tout.

Diabète

Manger des céréales complètes aide aussi à réduire les risques de diabète de type 2. Au cours d’une érude de six ans, réalisée sur 35 988 femmes âgées, celles qui avaient absorbé le plus de céréales complètes montraient moins de risque d’avoir ce type de diabète. Ceci permettant de conclure que ces aliments riches en fibres protègent efficacement les femmes âgées contre cette maladie.

Cancer du côlon

Il n’est pas encore clairement démontré que la consommation de graines complètes réduit les risques
de cancer du côlon. Les chercheurs sont persuadés que les fibres constituent des agents aptes à le prévenir. En augmentant la masse fécale, les fibres incitent les musdes du côlon à travailler afin de les expulser efficacement, ce qui empêche les produits secondaires toxiques de s’infiltrer dans notre organisme. Le meilleur conseil que Ton pourra ainsi donner aux personnes soucieuses de leur santé sera de consommer plusieurs fois par jour des céréales complètes ainsi que des fruits et des légumes. D’autres études basées sur ce genre de régimes ont prouvé les effets protecteurs de ces aliments contre le cancer du côlon.

Cancer du sein

À Besançon, des chercheurs qui ont étudié l’impact de certains régimes sur le cancer du sein ont noté une sérieuse diminution de la fréquence de cette maladie chez les femmes qui prenaient des céréales complètes, de l’ail et de l’oignon. Après la ménopause, le fait de suivre un régime pauvre en graisses saturées et d’augmenter leur consommation de graisses insaturées constituait un avantage supplémentaire. Les nutritionnistes continuent d’insister sur l’importance d’accroître votre consommation de céréales complètes, de fruits et de légumes pour retarder ou même empêcher plusieurs maladies chroniques. Si vous prenez soin de choisir des aliments qui sont vos couleurs, vous pouvez même augmenter les effets bénéfiques des fibres. Remplacez sans hésiter le pain blanc par du pain complet, le sucre raffiné par du sucre roux, et, bien sûr, nourrissez-vous de céréales complètes.
Quoi qu’il en soit, la communauté scientifique continue ses recherches pour déterminer et expliquer quels phytochimiques protègent de telle ou telle maladie.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments1 300x127 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Il est conseillé d’acheter les fruits frais de saison même si on peut trouver des pommes, des poires et des agrumes tout au long de Tannée. La saison des baies est plus courte, mais il est alors possible de les acheter congelées ou sous forme de jus. Lorsque vous choisissez des fruits frais, prenez ceux
qui sont mûrs mais pas mous. La plupart des fruits sont acheminés non mûrs pour éviter de les taler, et vous aurez peut-être à les entreposer dans un récipient avec des bananes et des pommes pour les faire mûrir. Ces dernières produisent en effet un gaz qui fait mûrir poires, kiwis et fruits tropicaux. N’y ajoutez pas d’agrumes car ils moisiront. Mettez plutôt ceux-ci dans une pièce fraîche, et mangez-les peu de temps après les avoir achetés. Evitez de les placer dans le réfrigérateur qui, en absorbant l’humidité des fruits, en gâtera le goût. Certaines personnes achètent en hiver des caisses entières d’oranges et les conservent parfaitement pendant plusieurs semaines dans une cave fraîche.

Effets secondaires éventuels de ces aliments

Effets secondaires éventuels de ces aliments 300x212 - Effets secondaires éventuels de ces aliments

Herbes et épices

Certaines personnes peuvent être sensibles à des épices bien précises. Voici une liste des familles d’épices connues pour provoquer des réactions allergiques :
Apiacées : angélique, anis, carvi, carotte, céleri, céleri-rave, cerfeuil, coriandre, cumin, aneth, fenouil, persil, panais.
Pipéracées : poivre noir, blanc, rouge et vert, poivre long.
Solanacées : poivre de Cayenne, piment vert et rouge, paprika.
Composées : camomille, chicorée, pissenlit, tournesol, estragon.
Quelques cas de dermatite ont été remarqués chez des personnes ayant cueilli du romarin a mains nues, à cause des ses huiles extrêmement volatiles. Cependant, une utilisation culinaire et cosmétique de cette herbe ne devrait poser aucun problème.

Condiments

Évitez ceux qui ne sont pas votre couleur et, surtout, rappelez-vous que les épices et les herbes sont beaucoup plus indiquées pour donner de la saveur à vos aliments. Si vous avez l’habitude d’ajouter de la mayonnaise à vos légumes, essayez un jus de citron frais, à la place. C’est de cette manière que j’ai réussi à faire manger des légumes à mes enfants !

Boissons

Nous avons parlé plus haut des différents problèmes que pouvait causer le café. Les boissons gazeuses en posent d’autres, même si elles ne contiennent pas de caféine. Beaucoup d’entre elles renferment des phosphates qui interfèrent avec l’absorption du calcium et son utilisation par l’organisme. D’autre part, elles sont souvent trop sucrées.

Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur 300x225 - Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Les caroténoïdes orange (alpha, bêta, gamma et zêta-carotène)

Ce sont les plus répandus dans la nature et ceux qui ont les activités les plus diverses dans le corps humain. Outre le fait qu’ils fournissent de la vitamine A (excepté le zêta-carotène), les caroténoïdes orange préviennent la dégradation des membranes biologiques en protégeant toutes les cellules et leurs composés intercellulaires. L’une des plus importantes structures cellulaires à bénéficier de leur action est l’ADN. Ces caroténoïdes empêchent en effet les radicaux libres de
pénétrer dans les cellules, et ils protègent la molécule d’ADN. L’ADN porte nos empreintes génétiques et fournit aux autres molécules de l’organisme les instructions spécifiques pour la construction du système biologique. De ce fait, la moindre altération de la structure de l’ADN produit des « molécules folles » qui ne fonctionnent plus correctement et qui finissent par causer des dommages graves.
Les carotènes augmentent aussi la production cellulaire de protéines qui restaurent les molécules d’ADN oxydées. Les caroténoïdes rouges font souvent équipe avec les caroténoïdes orange pour accroître les effets antioxydants, et la plupart des fruits et des légumes rouges contiennent un nombre élevé de caroténoïdes orange. Les compléments alimentaires composés d’un mélange de caroténoïdes rouges et orange protégeront plus efficacement les molécules d’ADN, tout en aidant
à réparer celles qui auront été endommagées. Ces effets semblent être encore accrus lorsque l’on ajoute à ces suppléments du zinc et de la nicotinamide (vitamine B3). Les caroténoïdes orange préviennent le cancer. Ils agissent de plusieurs manières, l’une d’elles étant d’améliorer le procédé de communication d’une cellule à l’autre. Ce sont les protéines de la membrane qui régulent ces échanges intercellulaires, et elles sont encodées par des gènes. Des gènes défectueux ou altérés engendrent la prolifération de cellules cancéreuses. Ainsi, en préservant l’intégrité des communica-
tions intercellulaires, les caroténoïdes apportent une contribution majeure à la prévention du cancer.
Les cellules qui ont perdu leur capacité à communiquer se détruiront d’elles-mêmes. Ce procédé d’autodestruction – l’apoptose – est l’un des moyens les plus efficaces pour le corps de se débarrasser des cellules vieilles ou inefficaces. Une substance, la canthaxanthine, déclenche le phénomène d’apoptose dans les cultures de cellules cancéreuses humaines, et elle pourrait avoir des effets similaires in vivo. Naturellement présente dans les caroténoïdes orange, la canthaxanthine représente donc un avantage de plus à l’absorption de ces aliments. En revanche, les suppléments de canthaxanthine seule ne sont pas à recommander car ils peuvent causer des dommages chez les individus
dont le foie est fragile.
L’alpha-carotène peut constituer un meilleur agent préventif du cancer que le bêta-carotène. Des chercheurs japonais ont comparé l’impact de ces deux caroténoïdes orange sur trois types de cancer – foie, poumon et peau -, et l’alpha-carotène s’avérait plus efficace. Plus tard, des chercheurs italiens ont confirmé ces découvertes à propos du cancer cutané. De telles études soulignent à nouveau l’importance d’absorber des aliments contenant naturellement une grande variété de
caroténoïdes.
Les caroténoïdes orange protègent l’organisme contre les maladies cardio-vasculaires de plusieurs
façons. A Atlanta, les chercheurs du Centre national pour la prévention des maladies chroniques ont testé, sur 11 327 hommes et femmes, l’efficacité des vitamines et des caroténoïdes dans le traitement de l’angine pulmonaire. Ils ont ainsi découvert que les caroténoïdes orange entraînaient une diminution des risques d’angine.
Les caroténoïdes rouges et orange minimisent les méfaits du soleil sur la peau. Toutefois, l’usage du bêta-carotène (ou de tout autre caroténoïde) seul ne protège pas autant qu’un mélange de caroténoïdes rouges et orange. L’ajout de vitamine E réduirait les dommages causés par les UV. Tant que cela n’a pas été prouvé avec certitude, il est préférable d’absorber ces phytochimiques sous forme de fruits et de légumes plutôt que de s’en remettre à des compléments alimentaires.

Les caroténoïdes jaunes/verts (lutéine, zéaxanthine, cryptoxanthine alpha et bêta)

Aux Etats-Unis, la DMLA (dégénérescence maculage liée à l’âge) représente la cause principale de
cécité. La macula est une tache d’un jaune intense, située au centre de la rétine, qui concentre la lumière reçue par l’œil. Des analyses de cette tache ont montré qu’elle était hautement pigmentée de deux caroténoïdes jaunes : la zéaxanthine et, à un moindre degré, la lutéine, dont la puissance est presque cent fois plus élevée que celle des autres caroténoïdes contenus dans les tissus du corps humain. Par ailleurs, l’autopsie d’un oeil atteint de DMLA a montré que celui-ci contenait 30 % de zéaxanthine et de lutéine en moins qu’un oeil sain. On pense donc que ces pigments jaunes absorbent et réduisent l’intensité du bleu-violet sur la rétine, offrant ainsi une protection efficace des cellules de la macula. Dans le cristallin, la lutéine et la zéaxanthine empêchent la photo-oxydation et contribuent à prévenir la formation de la cataracte. Ce sont les seuls caroténoïdes présents dans l’oeil, et on pense qu’ils jouent un rôle prépondérant dans la prévention de la cataracte, la dégénérescence maculaire et, peut-être, d’autres troubles dégénératifs de la rétine. On sait depuis un certain temps que les personnes qui mangent des légumes vert foncé tels que les épinards ou le chou frisé augmentent leur taux de lutéine et de zéaxanthine, et se protègent ainsi de la DMLA.
De récentes analyses ont fait apparaître que, si les légumes vert foncé constituent une bonne source de lutéine, ils contiennent très peu de zéaxanthine, élément qui semble pourtant jouer un rôle majeur dans la prévention de ces maladies oculaires. Une équipe de chercheurs britanniques a analysé la teneur en lutéine et en zéaxanthine du jaune d’eeuf et de trente-trois fruits et légumes différents. Ils ont découvert que les aliments jaunes, jaunes/verts et orange forment les sources les plus riches de ces deux composants, qui euxmêmes représentent entre 40 et 50 % de la totalité des caroténoïdes contenus dans ces aliments. La liste de ceux-ci étant : le jaune d’oeuf, le maïs, le kiwi, les poi-
vrons orange, le raisin, les épinards, le jus d’orange, les courgettes et toute autre espèce de courge. Puisque, dans l’oeil, la zéaxanthine est plus concentrée que la lutéine, plus on mangera de couleurs vives, mieux on sera protégé contre les affections oculaites. La cataracte, responsable pour moitié des 30 à 50 millions de cas de cécité actuellement diagnostiqués, est un problème mondial. Elle se rencontre très fréquemment chez les hommes et femmes de plus de soixante-quinze ans, et, aux États-Unis, 7 personnes sur 8 en sont affligées. Cependant, vous pouvez augmenter vos chances d’éviter cette maladie en mangeant au moins trois fois par jour l’un de ces produits riches en lutéine et en zéaxanthine. Des chercheurs de l’université de Harvard peuvent l’affirmer après avoir analysé les résultats de deux vastes études épidémtologiques auxquelles avaient participé 110000 volontaires. Une équipe de chercheurs de l’université de Boston a examiné de près les caroténoïdes, la vitamine C et la vitamine E, et leur incidence sur la cataracte. Sans surprise, on a décou-
vert que ceux qui avaient mangé ces fruits et ces légumes moins de trois fois par jour avaient dans leur organisme un taux moindre de caroténoïdes et de vitamines, et étaient davantage sujets à la cataracte. Au cours de recherches ultérieures, la même équipe à étudié les effets d’une alimentation riche en caroténoïdes, en vue de prévenir aussi bien la cataracte que la DMLA. Ils ont beaucoup insisté -ur les bienfaits que pouvait apporter la consommation de caroténoïdes, plus particulièrement les xanthophyllcs telles que la lutéine et la zéaxanthine, les meilleurs agents protecteur contre ces maladies. Beaucoup d’aliments riches en xanthophylles sont une excellente source de vitamine C, que certaines des études mentionnées plus haut ont identifiée comme étant un élément majeur dans la
prévention de la cataracte.
La lutéine s’est aussi révélée très efficace dans la prévention du cancer. Dans un article publié en février 2000 dans l’Ameriain Journal of Clmkal Nutrition, Martha Slattery et ses confrères de l’université de médecine de l’Utah ont démontré que les personnes dont le régime contenait des fruits et des légumes riches en lutéine présentaient 17 % de moins de cas de cancer du côlon. Comparée aux autres caroténoïdes, dont l’alpha-carotène, le bêta-carotène, le lycopène, la zéaxanthine et la bêta-cryptoxanthine, c’est encore la lutéine qui offrait la meilleure protection. Les sources les plus riches de lutéine identifiées par le Dr Slattery et son équipe étaient le chou frisé, les épinards, le brocoli, la laitue, les tomates, les oranges et le jus d’orange, le céleri et les haricots verts. En revanche, ces chercheurs n’ont pas associé la consommation d’aliments riches en bêta-carotène comme les abricots, les carottes, les mangues, les melons, les pêches, les nectarines et le potiron, avec la prévention du cancer.

Les caroténoïdes rouges (lycopène et astaxanthine)

Ce sont des caroténoïdes sans provitamine A, avec un fort pouvoir antioxydant. Le lycopène représente
50 % de tous les caroténoïdes contenus dans le sérum humain, et il est concentré dans les testicules, tes glandes surrénales et la prostate. Une étude comparative a fait ressortir que le lycopène se trouvait en concentration plus forte de 20 % dans les glandes surrénales et dans la prostate que dans les tissus adipeux. En outre, des équipes de recherche du monde entier ont démontré que le lycopène était bien absorbé et actif dans les tissus. La consommation quotidienne de lycopène est liée à la réduction de risques de plusieurs cancers, dont celui de la prostate. En 1982, une équipe de chercheurs de l’université de médecine de Chicago a analysé des échantillons de plasma prélevés sur des hommes en bonne santé, a l’occasion d’une vaste étude portant sur les antioxydants. Le lycopène s’est avéré être le seul antioxydant présent, avec une teneur nettement plus basse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate que chez les sujets sains. Les chercheurs en ont conclu que te fait de manger des aliments riches en lycopène – la tomate et ses produits dérivés, par exemple – concourait à diminuer fortement les risques de cancer de la prostate, du poumon et de l’estomac, ou à limiter leur progression. Le lycopène peut diminuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du
sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas.
On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde. Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses (60 mg/jour) de suppléments de lycopène. Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en ou à limiter leur progression. Le lycopène peut dimi-
nuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas. On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde.
Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par
les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses
(60 mg/jour) de suppléments de lycopène.
Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes
rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en contiennent aussi une bonne quantité. Quand les tomates sont cuites ou réduites en purée, la structure du lycopène se modifie, et il devient plus efficace. Les lycopènes issus de graines de tomates se sont aussi révélés très efficaces. Les types Rouge, à qui il est déconseillé de manger des tomates ou leurs dérivés, peuvent prendre des suppléments de lycopène. L’astaxanthine pourrait bien être le caroténoïde le plus significatif à avoir été « découvert » au XXIe siècle.
C’est un pigment rouge que l’on trouve concentré dans certaines créatures aquatiques. Présente dans le phytoplancton, le zooplancton, les animaux marins, les poissons et certains oiseaux d’eau, l’astaxanthine est le plus puissant caroténoïde antioxydant connu. Ce qui a incité des chercheurs a supposer que la haute concentration d’astaxanthine dans les plantes et les animaux aquatiques les protégerait des radiations UV, au cours de leur croissance, et quand ils nagent ou se nourrissent
près de la surface de l’eau. On décèle l’astaxanthine chez ces animaux à la couleur rouge de leur chair (le saumon, la truite, le crabe, la crevette) ou de leur plumage (les flamants roses). Les oiseaux d’eaux concentrent aussi de l’astaxanthine dans leurs yeux, pour protéger leur rétine contre les rayons UV, que la réverbération de l’eau intensifie. Puisque ta plupart des animaux et des plantes que nous absorbons sont issus de la terre, la quantité d’astaxanthine normalement pré-
sente dans notre corps est minime.
Des scientifiques ont estimé que l’astaxanthine avait dix fois plus d’impact que les autres caroténoïdes sur les radicaux libres, et se montrait même cent fois plus efficace que la vitamine E. Ce qui a conduit le Dr Wataru Miki, professeur à l’institut de recherches bio-organiques d’Osaka, au Japon, à surnommer cette substance la > super vitamine E >. Un aspect particulièrement étonnant de la puissance de l’astaxanthine réside dans le fait qu’elle s’installe dans la membrane cellulaire en – enjambant – l’espace intramembranaire pour se fixer des deux côtés de la paroi. Dans cette position,
elle est prête à piéger le moindre radical libre qui l’approche, de l’intérieur ou de l’extérieur. Une fois pris au piège, les radicaux libres sont incorporés à la structure chimique de l’astaxanthine, qui ne se détachera que lorsqu’un autre antioxydant approprié sera disponible. Le pont membranaire ainsi formé par l’astaxanthine a un autre avantage : celui d’offrir une plus grande
stabilité à la membrane tout entière.
Comme ses cousins caroténoïdes, l’astaxanthine est un agent anticancéreux grâce à ses propriétés antioxydantes et à son interaction avec les protéines et les lipides. Lors d’une étude comparative sur les effets anti-cancéreux de l’astaxanthine, de la canthaxanthine et du bêta-carotène, l’astaxanthine s’est avérée le caroténoïde le plus apte a limiter le nombre des tumeurs mam-
maires survenues chez la souris. Plus les doses étaient élevées, meilleurs étaient les résultats. Plusieurs autres études ont contribué à déterminer les effets anticancéreux de l’astaxanthine, cette substance empêchant l’oxydation des lipides des membranes cellulaires et des fluides corporels.
Le système immunitaire est un réseau régulateur très élaboré qui protège l’organisme contre les agents infectieux, les tumeurs et les réactions auto-immunes excessives. L’astaxanthine semble être un agent anti-inflammatoire plus efficace que les autres caroténoïdes. Après plusieurs années de recherche sur la façon dont l’astaxanthine activait le processus immunitaire, les scientifiques de la faculté de médecine du Minnesota ont déterminé que cette substance ne provoquait pas réellement une modulation immunitaire par le biais des caroténoïdes mais, plutôt, qu’elle augmentait la produc-
tion de cellules thymiques et d’anticorps. Des chercheurs japonais ont ajouté que l’astaxanthine stimulait sensiblement la fabrication de cytokîne par les cellulesthymiques, les cytokines étant des protéines qui activent d’autres cellules immunitaires et optimisent les réactions immunitaires.
Le Dr Curt Malmsten et ses confrères suédois ont découvert que l’astaxanthine pouvait tripler la force et l’endutancc de jeunes athlètes sains, à qui on en avait distribué au moins 4 mg par jour. L’exercice augmente le métabolisme et fabrique un grand nombre de radicaux libres – en sous-produits naturels – qui, en s’accumulant, fatiguent les muscles et, donc, diminuent les capacités physiques. En éliminant rapidement ces radicaux libres, l’astaxanthine augmente la résistance du
sportif.
Les propriétés fabuleuses de l’astaxanthine en font une arme de choix contre le vieillissement. L’astaxanthine et, a un degré moindre, les autres caroténoïdes et la vitamine E, protègent de l’oxydation les lipides (les acides gras) des membranes cellulaires. En comparant la capacité de certains caroténoïdes à anéantir les radicaux libres, des chercheurs danois ont montré que, plus un caroténoïde était stable, plus il empêchait l’oxydation des lipides. Dans cette étude, l’astaxanthine, le plus stable des caroténoïdes, était donc celui qui avait le plus de chances d’inhiber les attaques des radicaux libres. D’autre part, des scientifiques japonais sont parvenus à démontrer que l’astaxanthine protégeait les membranes mitochondriales du foie chez le rat 100 à
500 fois plus efficacement que la vitamine E. L’astaxanthine est une molécule relativement petite,
et liposoluble, comme les autres caroténoïdes. Cependant, elle diflère de ceux-ci en ce sens qu’elle a des propriétés hydrophiles qui lui permettent d’expulser les radicaux libres hors de notre organisme. Elle a aussi le pouvoir de traverser la barrière hautement sélective du cerveau, où elle agit alors comme l’antioxydant cérébral le plus efficace. Une action essentielle cat les lésions dues à l’oxydation sont en grande partie responsables de la dégénérescence des cellules cérébrales.
Par ailleurs, l’astaxanthine étant bien absorbée par les tissus des yeux, très sensibles aux rayons lumineux, elle aidera d’autant mieux à prévenir la photo-oxydation. Ce qui expliquerait pourquoi les oiseaux d’eau concentrent dans leurs yeux ce puissant caroténoïde.
L’astaxanthine joue donc un rôle crucial dans le traitement des maladies des yeux, du cerveau et du système nerveux.

Couleur et chimie des caroténoïdes

Couleur et chimie des caroténoïdes 300x100 - Couleur et chimie des caroténoïdes

Les caroténoïdes peuvent être regroupé par couleur : orange, jaune/vert, et rouge. Les caroténoïdes orange sont les plus connus, le principal étant le bêta-carotène, présent dans la plupart des fruits et des légumes orange, avec l’alpha-carotène et le gammacarotène. Ce sont les seuls caroténoïdes que le corps transforme en vitamine A. Le bêta-carotène est la principale source de vitamine, mais l’alpha et le gamma en produisent aussi une bonne quantité. Les caroténoïdes se présentent sous des formes chi-
miques variées, qui déterminent leur activité biologique. Et, bien que leur action biochimique soit de plus en plus étudiée, il reste encore beaucoup à apprendre sur leur fonctionnement. Voici maintenant certaines des particularités découvertes sur les caroténoïdes.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Kapha

Les légumes crucifères, l’asperge, l’ail et l’oignon constituent vos aliments principaux. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Types Pitta

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous car leur saveur est trop piquante. Vous pouvez tolérer ces légumes cuits, si vous en faites une consommation modérée. Evitez les suppléments de poudre d’ail. Vous pourrez, en revanche, utiliser des capsules d’huile d’ail.

Types Vata

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous non plus. Cependant, vous les tolérerez très bien s’ils sont cuits, à condition de ne pas en abuser. Vous pouvez aussi prendre des suppléments d’ail en poudre ou consommer les variétés recommandées aux types Pitta.
En plus des aliments évoqués plus haut, un bon nombre de légumes verts à feuilles, dont le chou frisé
et le pissenlit, contiennent des composés sulfureux qui constituent d’excellents agents préventifs de certaines maladies. L’asperge renferme aussi ces éléments, responsables de la forte odeur qui se dégage des urines lorsque l’on mange ce légume. A présent que nous avons examiné en détail ce que
la science nous apprend sur les trois principales couleurs d’aliments – le jaune, le rouge et le vert – passons maintenant aux couleurs complémentaires.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments6 300x130 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

La plus grosse erreur que nous faisons tous avec les herbes et les épices est de vouloir les conserver long-temps. Les épices entières garderont leur parfum plus longtemps que celles qui sont coupées ou pulvérisées. Donc, essayez de les moudre vous-même, si cela est possible. Si vous achetez des herbes fraîches, traitez-les comme un bouquet de fleurs : coupez-leur le bout de la tige et placez-les au frais. Les plantes à feuilles comme le persil devront être soigneusement nettoyées. Coupez-en la tige et séchez les feuilles avant de les ranger dans un sac de plastique alimentaire, dans le bas du
réfrigérateur. Les herbes sèches en flacon ne se gardant pas plus de six mois, achetez-les par petites quantités si vous ne les utilisez pas souvent.
Vous pouvez garder les infusions – tisanes et thés – dans une boîte en verre ou en métal, dont le couvercle sera bien étanche. Ne les conservez pas plus de six mois. Et, si vous aimez le café, achetez-le en grains et moulez-le juste avant de l’utiliser.

Les céréales complètes

Les céréales complètes 300x180 - Les céréales complètes

Ce terme se réfère aux céréales dont les graines ont subi un traitement minimal. Ces graines sont celles du riz, du blé, du maïs, de l’orge, du seigle, de l’avoine, du millet, du sorgho et du sarrasin (blé noir). Elles sont consommées à travers le monde entier, certains pays produisant d’autres variétés comme l’amarante, l’épeautre et le quinoa. Les céréales complètes sont riches en hydrates de carbone et renferment aussi des protéines, des acides gras essentiels et un grand nombre
de vitamines et de minéraux. Lorsqu’elles sont raffinées ou traitées, ces graines perdent pratiquement tous leurs phytochimiques. Une graine se compose en général de trois parties. Le son (l’enveloppe extérieure) est constitué presque entièrement de cellulose, un hydrate de carbone indi-
geste. La plupart des vitamines B et des minéraux se situent sous cette couche protectrice et, lorsqu’on l’enlève, ces nutriments sont perdus. Si le germe contient de l’amidon, il est surtout composé d’huiles et de vitamines liposolubles, comme la vitamine E et les tocotriénols. La plus grande partie de la graine, l’endosperme, est faite d’amidon, substance à l’origine de son goût sucré. L’endosperme comprend aussi des enzymes digestives (un genre de protéine) qui transforment
l’amidon en sucre. La nature veut que l’enveloppe de son protège la graine quand elle tombe au sol et cela, jusqu’à ce que les conditions soient favorables pour la germination. Une fois le germe sorti, l’endosperme se charge de nourrir la nouvelle plante en vitamines et en minéraux. Puis, quand la tige et les feuilles riches en chlorophylle sont formées, ce sont elles qui apportent à la plante les aliments nécessaires à sa croissance et à sa survie.

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