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Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments couleur 300x225 - Quels sont vos aliments-couleur ?

Les aliments fauves sont complémentaires pour tous les types de couleur, et constituent une part importante de votre plan de régime quotidien. Ils contiennent de multiples phytochimiques protecteurs. Ils sont d’ailleurs si essentiels qu’ils forment la base de la pyramide alimentaire.

Types Pitta

Les aliments fauves sont très bons pour vous. Les seuls à éviter seront l’amarante, le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet, le quinoa et le seigle.

Types Kapha

Les légumineuses sont aussi très bonnes pour vous, excepté les graines de soja, les haricots rouges et les lentilles brunes. Vous apprécierez les dérivés du soja, en évitant la graine complète. Le tempeh ne vous est pas indiqué non plus. Les graines, les céréales et le pain sont bons pour vous, à l’exception du blé entier et de l’avoine, qui sont trop lourds, ainsi que les variétés de riz doux. Il est préférable d’alterner le riz blanc et le riz brun, un peu indigeste pour vous.

Types Vata

Le choix d’aliments fauves sera plus restreint pour vous. Vous pouvez manger toutes les graines, sauf le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet et le seigle. Il vous faudra aussi éviter les céréales très sèches et croquantes, ainsi que les toasts secs et les croûtons grillés. Quant aux légumineuses, la plupart d’entre elles vous procureront des flatulences ; vous devrez donc les éviter. Les seules qui ne vous créeront pratiquement pas d’ennuis sont le haricot mungo, le tofu et le haricot dhal.

Manger selon son goût en veillant à la qualité des aliments

Manger selon son goût en veillant à la qualité des aliments 300x232 - Manger selon son goût en veillant à la qualité des aliments

Selon le modèle ayurvédique, les enzymes digestives, en transformant la nourriture absorbée, modifient certaines de ses propriétés. Par exemple, des aliments salés deviendront sucrés, alors que les aliments astringents et amers deviendront piquants. Comme ces changements de goût semblent avoir un impact direct sur l’organisme, nous en avons tenu compte avant d’établir une sélection de nourriture pour chaque type. La saveur que nous percevons en mâchant un aliment est un critère essentiel. Plus tard dans ce chapitre, vous apprendrez quelle importance a ce goût dans la sécrétion des sucs digestifs.
La qualité de l’aliment n’est pas non plus à négliger. Dans l’esprit des médecins ayurvédiques, la qualité commence avec la graine. Seules des graines de haute qualité peuvent produire des phytochimiques efficaces. Moins un aliment est traité, meilleur il sera pour notre organisme. Les OGM constituent donc un véritable problème pour nombre de scientifiques et de consommateurs soucieux de leur santé.
La qualité d’un aliment dépend aussi à sa préparation culinaire. Les cuisiniets ayurvédiques savent à merveille combiner les aliments pour accroître leur valeur nutritionnelle. L’utilisation abondante d’herbes et d’épices améliore la digestion et facilite l’absorption par les tissus organiques. La composition nutritionnelle d’un aliment, les minéraux, hydrates de carbone, graisses ou pro-
téines qu’il contient – est toujours prise en compte, si bien que les programmes de régime ayurvédiques sont toujours parfaitement équilibrés.

Les prémices

Les prémices 300x225 - Les prémices

Probablement inspirés par la médecine hindoue, Hippocrate (460-377 av. J.-C.) et ses disciples considéraient le corps humain comme un tout et traitaient la maladie sans la détacher de la globalité de l’organisme. Il leur était inconcevable de soigner un membre malade sans traiter le corps entier du patient ni prendre en considération ses habitudes alimentaires et l’environnement dans lequel il vivait.
« Laissez la nourriture être votre médecine, et la médecine, la base de votre nourriture. • Lorsque Hippocrate prononça ces paroles, choisir ses aliments selon leurs propriétés curatives spécifiques se pratiquait déjà depuis près de deux mille ans. Lui-même et ses prédécesseurs s’étonnaient de notre penchant à isoler certains corps chimiques alimentaires aptes à combattre les affections, pour les ajouter à des aliments sans aucun rapport, laissant ainsi entrer dans notre mode de vie les aliments fonctionnels ! Selon eux, tous les aliments étaient fonctionnels, car ils contenaient naturellement
les éléments capables d’infléchir le cours du mal.
Choisir la nourriture la mieux adaptée à l’individu constituait déjà, à l’époque, la toute première application de la médecine diététique. Voyons à présent comment les anciens adaptaient à chaque individu des aliments-couleur appropriés à sa physiologie, selon son « type corporel ».

L’importance des programmes de régime

Limportance des programmes de régime 300x169 - L'importance des programmes de régime

Les programmes de régime ayurvédiques sont basés sur une variété de fruits et légumes frais, riches en minéraux et en phytochimiques, et servent de modèle à cet ouvrage. Les aliments complexes qui contiennent des hydrates de carbone, des protéines et des vitamines sont d’une aussi grande importance, ainsi que les huiles, surtout utilisées dans la préparation de la nourriture. Les produits animaux tels que les laitages, les œufs, la viande et le poisson, jouent un rôle mineur dans
l’ensemble des programmes de régime. Une alimentation végétarienne sera fortement recommandée, sur-
tout pour les types Pitta et Kapha. Le système ayurvédique bannit totalement les aliments traités ainsi que tous ceux qui n’apportent aucun élément nutritif bénéfique. La nutrition ayurvédique est enracinée dans une culture vieille de centaines de siècles. Toutefois, je me permettrai de vous en épargner les détails, ceci afin de vous en faire une présentation « occidentalisée » pour votre Régime Arc-en-ciel. Mes commentaires toucheront donc au goût et à la qualité des aliments appropriés à votre type corporel. Si vous êtes atteint d’une maladie, consultez un bon guérisseur ayurvédique qui vous prescrira un régime spécifique à votre état corpporel. Le plus souvent, nous ne pensons pas à ce que nous mangeons. Cependant, ceux qui aiment cuisiner savent apprécier la saveur d’un aliment et utiliser ce don pour accommoder ce qu’ils préparent. Partout dans le monde, les cuisiniers cherchent à optimiser les sensations du goût – ce sens qui nous sert à choisir les aliments que nous préférons. L’ayurvéda va plus loin en utilisant le goût pour déterminer quels sont vos aliment-couleur.
Voyons maintenant les six sortes de saveurs que nous trouvons dans la nature, et comment elles sont perçues par nos papilles.

Âge et activité physique

ge et activité physique 300x201 - Âge et activité physique

Avec l’âge, le niveau d’activité physique ralentit naturellement, et nous avons donc besoin de moins de calories. Certains nutritionnistes calculent cette diminution du besoin journalier de calories par tranches d’une dizaine d’années. Cependant, si nous maintenons notre niveau d’activité, nous n’avons pas besoin de tenir compte du vieillissement. Vous trouverez sur mon site comment déterminer le nombre idéal de calories à absorber quotidiennement suivant votre niveau d’activité. Pour comptabiliser les calories dans votre programme de régime, sachez que tous les légumes féculents ont la même composition nutritionnelle que les grains et sont répertoriés dans le même groupe. Si vous décidez de
déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour. Maintenant que nous avons établi combien de portions d’aliments vous seront nécessaires, voyons comment planifier vos menus quotidiens.

Les anthocyanidines

Les anthocyanidines 300x212 - Les anthocyanidines

Les anthocyanidines forment un groupe à part de polyphénols qui se trouvent principalement dans les
fruits rouges. Les baies ont une haute teneur en anthocyanidines, sources des bienfaits antioxydants de ces fruits, dont voici la liste :

• améliotation de la vision
• contrôle du diabète
• amélioration de la circulation sanguine
• prévention du cancer
• retard des effets du vieillissement

Les anthocyanines sont des pigments végétaux de couleur bleue, efficaces contre les attaques des radicaux libres. Dans la nature, les plus forts taux d’anthocyanine se rencontrent sur les parties de la plante les plus exposées aux conditions difficiles de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles et l’écorce. Ces substances se trouvent aussi concentrées dans la peau de la plupart des fruits rouges. Les baies en constituent une source importante. Les anthocyanines sont différenciées selon
les liens de certaines chaînes secondaires. On distingue ainsi : les anthocyanines, les anthocyanidines et les proanthocyanidines. Le taux de pigments anthocyanidiques listé ici est une approximation en milligrammes pour 100 g de fruit. La véritable teneur de chaque fruit dépend de sa
variété, de la date de la cueillette et des conditions de culture. Les tests en laboratoire utilisent différentes méthodes, ce qui induit également des variations. On a choisi le thé vert comme moyen de comparaison pour la teneur en phénols car il constitue une source bien connue de composés phénoliques.

Les baies rouges* bleues, noires et violettes constituent une excellente source de fibres. Elles contiennent aussi de la vitamine C, généralement présente dans les aliments contenant des anthocyanines, ceci soulignant encore la synergie naturelle entre la vitamine et ses cofacteurs phénoliques. De plus, ces fruits renferment des vitamines B et des minéraux. Les puissants antioxydants que contiennent les cerises en font d’excellents ingrédients pour les marinades de viandes. Le nutritionniste J. Ian Gray et ses confrères de la Michigan State University ont isolé un
grand nombre d’antioxydants de cerises Montmorency et Balaton, aptes à stopper la formation d’amines hétérocycliques (AHC), des agents cancérigènes qui se développent sur la viande très grillée. Lorsque Ton mélangeait des cerises écrasées à la viande des hamburgers avant de la cuire, les AHC se trouvaient diminués de 90 %. On peut ajouter que les cerises noires sont utilisées depuis des années comme remède contre l’arthrite, sans doute à cause d’effets antioxydants et anti-inflammatoires similaires. Le romarin, lui aussi, contient des composés phénoliques qui préviennent la formation d’AHC et, lorsque la viande est frottée ou cuite avec cette herbe, la formation d’amines hétérocycliques se trouve diminuée de 69 %. II apparaît donc que faire mariner la viande, le poulet et les poissons dans des composés phénoliques issus des fruits, du vin rouge et d’une grande variété
d’herbes, constitue une manière efficace de prévenir la formation d’AHC. Le raisin noir et le vin rouge contiennent plusieurs groupes de composés phénoliques, les plus importants étant les pranthocyanidines, le resveratrol et l’acide ellagique. Les pro-anthocyanidines se trouvent dans la membrane qui enveloppe le pépin du raisin. Les acides ellagique et chlorogénique sont présents dans la chair du grain, et le resveratrol est concentré dans la peau. Tous ces composants sont de puissants agents anti-radicaux libres aux actions biologiques diverses. Le lien entre la consommation de vin rouge et la réduction des maladies cardio-vasculaires fascine les scientifiques depuis des années. Après avoir étudié les effets antioxydants des acides phénoliques renfermés dans le vin, on a découvert que d’autres boissons contenaient ces mêmes acides et contribuaient donc à prévenir les affections cardiaques : entre autres, la bière et le jus de raisin noir. D’autre part, les vins non alcoolisés ont les mêmes effets protecteurs. Un important sous-groupe d’anthocyanines les pro-anthocyanidines, forme les agents phénoliques actifs dans le raisin noir et le vin rouge. Voyons maintenant comment agissent ces composants.

Les pro-anthocyanidines

Le – paradoxe français » explique la faible occurrence de maladies cardio-vasculaires chez les habitants de l’Hexagone, malgré une alimentation riche en graisse et l’absorption quotidienne de vin rouge. L’apparente contradiction entre ce régime particulier et la santé cardiaque des Français intrigue les scientifiques depuis des années. De nombreuses études ont été enclenchées pour déterminer tesquels, de l’alcool ou des polyphénols contenus dans le vin rouge, sont les véritables agents protecteurs. Il semble que ces bienfaits viendraient de l’alcool, qui stimulerait la production de lipoprotéines à haute densité (HDL). Mais d’autres effets protecteurs seraient dus aux phytochimiques phénoliques contenus dans le vin rouge. En fait, il apparaît que le vin rouge et le vin blanc renferment tous les deux ces composés phénoliques. Néanmoins, le vin rouge est plus riche en phénols que le vin blanc, et il est considéré comme une meilleure source d’antioxydants. Les effets de ces phytochimiques sur l’organisme sont les suivants :

• augmentation du cholestérol HDL et réduction du cholestérol total
• diminution du taux de lipoprotéines
• diminution du stress dû aux oxydants
• réduction des inflammations chroniques

Il faut toutefois remarquer que, si les médecins estiment qu’une consommation modérée d’alcool peut
apporter certains bienfaits, les risques de dégâts sur le foie et autres organes peuvent être plus importants que ses bienfaits pour beaucoup de gens. Il est possible d’absorber ces composés phénoliques sans avaler de boissons alcoolisées, car le jus de raisin noir offre les mêmes avantages.

Le resveratrol

Ce composé phénolique se retrouve dans au moins soixante-douze espèces de plantes, dont le raisin, certaines baies, et les cacahuètes. Dans la nature, le resveratrol stimule la résistance aux infections fongiques. Chez l’homme, il protège le système cardio-vasculaire en empêchant les lésions des parois artérielles et les adhérences cellulaires, un facteur majeur de développement des plaques artérielles, qui aboutit la plupart du temps à l’athérosclérose. Des recherches faites à l’université de Californie ont laissé aussi supposer que le resveratrol pouvait ralentir la progression du cancer,
et alléger les symptômes de la ménopause.
Des chercheurs de l’université de l’Illinois ont découvert que cette substance stimulait l’apparition d’enzymes de détoxication du foie, et réduisait la croissance des cellules cancéreuses. Le resveratrol est aussi un puissant phyto-œstrogène.

Les phytostérols

Les phytostérols 300x200 - Les phytostérols

Les stérols des plantes (phytostérols) se trouvent dans certaines graines, dans les noix, les noisettes, les amandes, les cacahuètes, les pépins et les grains, le soja, les pois frais ou secs, les pois cassés et les cœurs de palmier. Ils constituent des phytochimiques uniques en leur genre, en ce sens qu’ils ont une structure similaire à celle du cholestérol. Grâce à cette propriété, ils entrent en compétition avec celui-ci au niveau de l’absorption par le côlon, ce qui réduit le cholestérol total du corps sans les effets secondaires des médicaments habituellement utilisés pour cela. Des phytostérols sont, par exemple, ajoutés à la margarine, faisant de ce produit un aliment diététique approuvé par la Food and Drug Administration (FDA). La prise quotidienne de phytostérols est estimée a 180 mg aux Etats-Unis, alors qu’elle tourne autour de 400 mg au Japon, grâce aux aliments a base de soja. Le lien entre les phytostérols et la diminution du cholestérol a été établi en 1984, lors dune étude réalisée à Los Angeles, sur un groupe de fidèles appartenant à une église adventiste. La plupart d’entre eux étaient végétariens (aucune consommation de viande) ou strictement végétaliens (aucune consommation de produit animal, donc aucun cholestérol), ces deux régimes contenant moins de cholestérol et plus de phytostérols que celui de l’Américain moyen. Le rapport
du phytostérol sur le cholestérol dans le sang des participants servait à indiquer leur principal facteur de risques de maladie cardio-vasculaire. Selon les chercheurs, ce n’est pas la quantité du cholestérol total consommé qui représente le plus grand danger, mais son rapport avec les phytostérols. Ainsi, plus ce rapport est élevé, mieux c’est. Sans surprise, les végétaliens ont obtenu le rapport le plus haut, 16/1, suivis par les végétariens avec 3,26/1. Les adventistes
non-végétariens ont obtenu une proportion de 0,98/1, les non-adventistes se retrouvant avec le rapport le plus faible, 0,49/1. Depuis, de nombreuses études ont confirmé la relation entre la prise de phytostérols et le métabolisme du cholestérol. Un récent compte-rendu sur seize études cliniques a
montré que les phytostérols diminuaient le cholestérol total d’environ 10 %, et le LDL d’environ 13 %. Et cela sans aucun des effets secondaires causés par la plupart des médicaments anticholestérol classiques. Vous trouverez ci-dessous un tableau présentant la liste des divers phytostérols contenus dans les céréales.

Liste des divers phytostérols contenus dans les céréales

Il apparaît que le riz contient une plus grande variété de phytostérols que les autres aliments fauves. Ceci explique que votre plan de régime doit comporter davantage de riz, particulièrement le riz complet. Cette graine élève moins le taux de glucose sanguin que la pomme de terre, et, si elle est complète, s’avère plus nourrissante que les pâtes. Il existe de nombreuses sortes de riz, qui vous offrent un choix intéressant. Le tableau suivant vous propose différentes variétés de riz, leur goût, et la façon de les consommer.

Les différentes variétés de riz

Groin rond: grains parfumés qui s’agglutinent après cuisson. A utiliser quand on aime le riz collant

Grain moyen : tendre et légèrement collant après cuisson. Idéal pour les ragoûts et la farce. Fait une excellente farine de pâtisserie.

Grain long : grains fins et légers qui restent séparés après cuisson. Parfaits pour le pilaf et les fritures.

Grain aromatique : longs grains parfumés, excellents pour les plats exotiques. Variétés californiennes similaires au basmati et au thaï. Superfines.

Riz à sushi : flaveur délicate. Humide et transparent après cuisson. Idéal pour les recettes asiatiques.

Riz arborio : grain « al dente » mais crémeux après cuisson. Idéal pour le risotto et la paella. Une variété italienne.

Riz wehani : naturellement parfumé. Grains ronds, qui se séparent bien après cuisson. Un délicieux riz rouge au goût profond.

Riz sauvage : grain exotique long et noir, qui s’allonge durant la cuisson. Goût de noisette, un must pour les gourmets.

Riz brun précuit : long grain de couleur brune. Pratique pour sa cuisson rapide (1/3 du temps normal).

Riz gluant : très doux et glutineux après cuisson. Excellent pour les recettes asiatiques, les crackers, les gâteaux de riz et les sauces.

Le riz brun demande quarante-cinq à cinquante minutes de cuisson, aussi est-il préférable de le faire
cuire à l’avance et de le garder au réfrigérateur ; il est possible de le conserver durant trois ou quatre jours.
Le riz est un plat facile à emporter avec vous pour la pause déjeuner, et vous pouvez le manger accompagné de légumes qui correspondent à votre couleur. Le riz rouge tient sa couleur d’une anthocyanine. Les anthocyanines, quelle que soit leur provenance, ont plusieurs propriétés protectrices, dont celle d’enrayer la croissance des tumeurs. Un groupe de scientifiques japonais a comparé, chez des souris à qui Ton avait injecté des cellules cancéreuses, les effets protecteurs du riz rouge et du riz blanc. Ils ont découvert que les animaux ayant mangé du riz rouge développaient des tumeurs moins nombreuses et plus petites que ceux à qui Ton avait donné du riz blanc, et que
leur durée de vie était nettement plus longue.
Il existe dans le riz plusieurs autres phytochimiques importants, dont deux hydrates de carbone, les oligosaccharides et les lignines.

Une sélection d’aliments verts

Une sélection daliments verts 300x152 - Une sélection d'aliments verts

Maintenant, il vous faut une liste personnalisée pour l’achat de vos aliments, boissons, épices et condiments. Ce tableau les répertorie par couleur, en ajoutant quelques commentaires de cuisson.

Les légumes

Votre choix de légume est aisé. S’ils sont verts, ils sont bons pour vous. Les aliments piquants qui comprennent tous les légumes crucifères, l’ail et l’oignon sont les meilleurs. Toutefois, l’arugula, l’asperge, l’endive et les épinards, moins acres, vous conviendront aussi très bien. Les types Kapha peuvent manger leurs légumes crus ou cuits et y ajouter à volonté toutes les herbes épicées, qui stimuleront leur métabolisme. Le gingembre, le piment, le poivre de Cayenne, le fenugrec et le curcuma feront de parfaits condiments. Vous pouvez essayer aussi de nouveaux légumes que vous ajouterez aux autres pour varier votre régime.

Les fruits

Les types Kapha sont davantage limités en fruits que les Pitta ou les Vata. Par exemple, aucun fruit sucré ne fait partie de votre liste, les seuls cités étant plus acres ou amers. Votre plan de régime propose de petites quantités de fruits à manger plutôt entre les repas, ou dans une salade composée qui constituera votre hors-d’œuvre. Les jus de fruits ne sont pas conseillés aux Kapha car ils manquent des fibres dont le rôle est de ralentir le métabolisme des sucres. Il est préférable de
boire des jus de légumes verts, de grenade, de baies ou de canneberge, plutôt que de se rabattre sur les jus d’agrumes ou de fruits tropicaux. Vous pouvez en revanche consommer n’importe lequel de ces fruits comme en-cas, ou les servir sur un lit de salade verte, accompagnés de daikon et de radis.
Les fruits secs feront aussi très bien l’affaire mais, comme ils sont très sucrés, limitez-vous à deux ou trois.

Les aliments fauves : Céréales» grains, pain et légumineuses

Les grains sucrés tels que le riz brun ne sont pas bons pour les types Kapha. Cependant, le riz blanc nature, le basmati et le thaï, blanc ou brun, ne vous feront pas de mal. Ces deux derniers sont aromatiques et légèrement piquants. Le blé est trop dense et lourd pour vous, aussi vous faudra-t-il vous limiter pour les produits à base de froment, ceux-ci incluant la plupart des pâtes. Les meilleurs grains pour vous sont l’orge, le sarrasin, le maïs, le millet et le seigle. Heureusement, on peut trouver des pâtes au maïs, ou des pâtes japonaises qui ne contiennent pas de blé. Vous pouvez manger la plupart des légumineuses mais évitez les haricots rouges, les lentilles brunes et les graines de soja. Le tofu (pâte de soja) vous est tout à fait indiqué et ajoutera des protéines à beaucoup de vos plats. C’est aussi une très bonne source de calcium. Et, puisque ce produit prend
le goût de tout ce à quoi il est mélangé, vous pouvez aisément le substituer à la viande ou aux oeufs.

Les aliments blancs : huiles, poisson, laitages, œufs, viande, et graines

Les types Kapha sont sévèrement limités dans leur choix de laitages. Les seuls qui vous conviennent sont le fromage blanc à 15 % de matières grasses, le kéfir (yaourt liquide) et le yaourt maigre. Si vous aimez le lait ou le fromage de chèvre, vous pouvez en consommer. Autrement, il faut substituer au lait de vache le lait de soja, de riz ou de grains. Les blancs d’œufs sont pour vous une bonne source de protéines et, cuits en omelette avec quelques légumes, ils constituent un bon repas rapide. Vous pouvez manger de la viande rouge à l’occasion, mais grillée de préférence. Servez-vous des idées de marinade données au chapitre 6, pour réduire la formation des AHC (aminés hétérocycliques). Les parties blanches du poulet ou de la dinde vous sont conseillées, et vous pouvez manger plusieurs
sortes de poisson. Vous disposez aussi d’un assez bon choix d’huiles mais à conditions de n’en user qu’avec modération. Les graines grillées de tournesol et de potiron font de bons en-cas, les cacahuètes également, mais évitez noix, noisettes et amandes.

Les aliments or : boissons, condiments et épices

Les types Kapha peuvent sans problème consommer des boissons chaudes et épicées comme le café, le thé, le cidre ou le vin chaud, ainsi que les jus astringents de baies, cerise, canneberge et grenade. Puisque la plupart des laitages vous sont déconseillés, le lait de soja les remplacera parfaitement. En revanche, le lait d’amande ou de coco est contre-indiqué. Aucune forme de sucre n’est citée dans votre programme de régime mais les édulcorants naturels comme le miel, le sirop de malt et le sirop d’érable sont bons pour les types Kapha. Vous pouvez prendre toutes sortes de condiments, particulièrement ceux qui sont relevés comme le radis noir, la moutarde et le wasabi. Toutes les épices vous sont permises, ainsi que la plupart des infusions.

Famille des liliacées : l’oignon et l’ail

Famille des liliacées loignon et lail 300x157 - Famille des liliacées : l'oignon et l'ail

La famille des liliacées comprend notamment l’oignon, l’ail, la ciboulette, le poireau et l’échalote,
légumes connus pour leur goût très acre. Il suffit d’y planter la pointe d’un couteau pour déclencher une série de réactions dans le bulbe, qui dégage alors de puissants phytochimiques à l’odeur particulièrement forte.
Les composés sulfureux de l’ail et d’autres variétés de liliacées sont rapidement transformés (en six
secondes) lorsque le bulbe est coupé, écrasé ou cuit.

Les gousses, quand elles sont encore couvertes de leur membrane protectrice, ne sentent rien. Cependant, dès qu’on les pèle ou qu’on les coupe, elles dégagent, elles aussi, un gaz puissant que vos yeux et votre nez ont vite fait de détecter. Cela s’explique par le fait que les enzymes allinases de l’ail commencent à agir sur les composés sulfureux, en les transformant en une série de composés aptes à prévenir les maladies.
Tous les membres de la famille de l’oignon et de l’ail contiennent de l’alline et de l’allinase, avec des différences notables d’un légume à l’autre. Plus le bulbe est odorant, plus il contient de composés sulfureux – et plus ses propriétés médicinales seront importantes.

La famille de l’ail
Ail (Allium sativum)
Ail « Éléphant » {Allium ampeloprasum)
Ail sauvage (Allium ursinum)

La famille de l’oignon
Ciboulette (Allium schoenoprasum)
Échalote (Allium ascaionicum)
Oignon (Allium cepa)
Oignon vert (Allium ophioscorodon)
Poireau (Allium porrum)

Les principaux phytochimiques bio-sulfureux de l’ail et de l’oignon sont les thiosulfonates. D’autres
composés sulfureux tout aussi importants sont les gamma-glutamylcystéines, la scordinine, et plusieurs phytochimiques non sulfureux comme les stéroïdes, les triterpénoïdes, les flavonoïdes et les fructanes. L’ail est l’un des aliments médicinaux les plus étudiés pour les bienfaits largement reconnus qu’il apporte à l’organisme. Il contient approximativement quatre fois plus de composés sulfureux que le brocoli, et, depuis cinq mille ans, constitue un des principaux éléments des
nourritures européenne, asiatique et africaine. Même s’ils n’ont pas autant de vertus que l’ail, les oignons, eux aussi, agissent considérablement sur les maladies. L’ail et l’oignon sont utilisés à la fois comme aliment et comme remède, et l’on pense qu’ils sont tous les deux originaires d’Asie. D’anciens textes médicaux du Proche-Orient, de l’Inde et de la Chine font tous mention de l’utilisation de l’ail et de l’oignon dans le traitement de la mauvaise digestion, de la toux ou des
problèmes de peau. On a trouvé des traces d’ail dans la tombe du pharaon Toutankhamon (v. 1354-1346 av. J.-C). On dit aussi que les Hébreux ont découvert l’ail lors de leur exil en Egypte, et qu’ils en auraient emporté avec eux jusqu’au Sinaï et au-delà.
Peu à peu, l’ail a étendu sa popularité jusqu’au Croissant fertile, une zone de culture extrêmement riche, qui traverse Israël, la Jordanie, le Liban, la Turquie, la Syrie et l’Irak. Les conditions de culture idéales de ces régions produisent de l’ail de qualité supérieure. Sa production s’est ensuite étendue jusqu’à la Grèce et Rome, où, boudé par la haute classe à cause de son odeur forte, il n’a trouvé de consommateurs que chez le bas peuple et les soldats, ces derniers l’emportant avec eux dans
tous les pays d’Europe qu’ils partaient conquérir. Pendant ce temps, les Celtes faisaient déjà usage de l’ail : une variété à larges feuilles, l’ail sauvage, appelé Allium ursinum (ou ail de l’ours). Cette espèce est très répandue aujourd’hui en Allemagne et dans l’ouest de l’Europe.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x198 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Voici les groupes de fruits et de légumes riches en caroténoïdes correspondant à votre type corporel.

Type Vata

Les caroténoïdes sont votre famille. À quelques exceptions près, vous pouvez tous les manger. Vos couleurs principales Fruits et légumes orange/jaunes : abricot, banane, melon, carotte, pamplemousse, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, papaye, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo, potiron, patate douce, mandarine et courge. Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : pamplemousse rose, poivron rouge, tomate (cuite), saumon, crevettes.
Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, avocat, haricots verts, brocoli, chou frisé (cuit), maïs, salade verte, laitue iceberg, melon d’Espagne, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Tomate crue, poivron vert, choux de Bruxelles, chouvert, chou-fleur, petits pois.

Type Pitta

Tous les caroténoïdes sont excellents pour vous. Vous en éviterez toutefois quelques-uns, peu nombreux au demeurant.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, melon, carotte, citron, citron vert, mangue, melon d’eau, orange, fruit de la Passion, poivron jaune et orange, potiron, patate douce, poire et mandarine. Fruits et légumes rouges : pamplemousse rose, prune, grenade, trévise, poivron rouge et pastèque. Fruits et légumes jaunes/verts : avocat, asperge, brocoli, choux de Bruxelles, chou vert, chou frisé, maïs, haricots verts, salade verte, melon d’Espagne, kiwi, gombo, petits pois, épinards et navet.

Vos couleurs antagonistes

Banane, papaye, pêche, tomate cuite et crue, piment.

Types Kapha

La plupart des aliments riches en caroténoïdes sont très bons pour vous, excepté les fruits et légumes qui contiennent beaucoup d’eau ou de sucre.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, carotte, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo et mandarine.
Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : poivron rouge, piment rouge, tomate (crue), saumon et fruits de mer. Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, haricots verts, brocoli, chou frisé, maïs, kiwi, salade verte, laitue, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Avocat, banane, pamplemousse, melon, papaye, prune, potiron, patate douce, tomate (cuite) et courge.
Les aliments riches en caroténoïdes sont des antioxydants indispensables au bon fonctionnement de
l’organisme, qui protègent les acides gras du corps. A présent, nous allons évoquer un autre groupe
d’antioxydants essentiels : ceux qui protègent les fluides corporels tels que le sang, la lymphe et les fluides des tissus. Les antioxydants contenus dans ces aliments agissent en tandem avec les caroténoïdes pour éliminer les radicaux libres de notre corps.

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