Category Archives: Les aliments rouges

es couleurs rouges, bleues et violettes des fruits et des légumes viennent des pigments phénoliques, un groupe d’antioxydants phytochimiques aux puissantes propriétés protectrices. Ces substances hydrosolubles complètent efficacement l’action des caroténoïdes liposolubles. Les phénols sont les antioxydants les plus abondamment répandus dans la nature : les scientifiques en ont répertorié plus de 8 000. Ils sont présents dans toutes les espèces de plantes vivant sur terre, dans leur tige, leur écorce, leur système vasculaire et leurs feuilles. Les composés phénoliques ont toujours fait partie intégrante de l’alimentation humaine. Nos ancêtres chasseurs appréciaient déjà les baies de toutes sortes pour leurs valeurs tant gustatives que médicinales. Les pigments phénoliques ont une palette de couleur s’étalant du rouge au violet foncé, que l’on retrouve dans les pommes, les baies, la canneberge, les prunes, les grenades, les aubergines et d’autres fruits et légumes. Pour les types Pitta, ils constituent l’une des deux principales sources d’aliments. Les propriétés antioxydantes des polyphénols en font d’excellents chasseurs de radicaux libres. Les chercheurs ont aussi découvert que la vitamine C accompagnait communément les phénols des fruits et des légumes, ce qui laisserait à penser que les composés vitaminiques et phénoliques travaillent en équipe dans la lutte contre les radicaux libres. On a pu vérifier aussi que l’action anticancéreuse de ces substances augmentait lorsque les deux étaient présents. Les composés phénoliques sont plus ou moins astringents, selon une échelle qui varie du doux, pour les baies, au fort, pour le tannin du thé. L’astringence sert à préserver la structure et les fonctions de tous les tissus vasculaires. Les polyphénols, mis à part les tannins, sont hydrosolubles et constituent les principaux antioxydants des fluides corporels comme le sang, la lymphe, les fluides tissulaires, le cerveau et la moelle épinière. Les composés phénoliques et la vitamine C sont également importants pour tes types Kapha, car ils maintiennent l’intégrité structurelle du corps. En effet, la vitamine C est indispensable à la production de collagène, et les polyphénols renforcent les liens entre les fibres du collagène. A eux deux, ils protègent les vaisseaux sanguins et lymph a tiques, ainsi que les autres tissus endothéliaux que sont la peau, les tubes des systèmes digestif et respiratoire.
Les composés phénoliques ont aussi la capacité de capter les minéraux toxiques afin de les éliminer de l’organisme. Par ce processus, appelé chélation, le minéral est enveloppé par de grandes molécules qui l’isolent et arrêtent ses réactions nocives avant qu’il ne provoque des lésions sur les tissus. L’étude des composés phénoliques, plus connus sous le nom de tannins, date de 1796, lorsque l’on a découvert que ces substances pouvaient être utilisées dans le
tannage du cuir. Extraits d’écorce de chêne, ces tannins pouvaient en effet transformer les peaux animales en cuir imperméable et imputrescible. Les tannins stabilisent les fibres de collagène dans le cuir, et réduisent de façon sérieuse les dommages causés par les microbes et l’environnement. Ce processus a révélé l’importante
propriété biologique des polyphénols. Les acides tanniques se trouvent dans beaucoup d’aliments et peuvent leur donner un goût amer souvent désagréable. Mais de petits composés phénoliques sont utilisés pour ajouter du goût à certains aliments.
Depuis des siècles, on a découvert que les herbes et les épices riches en phénol constituaient d’excellents conservateurs de nourriture. Le romarin, le thym, la cannelle, le clou de girofle et le curcuma comptaient
parmi les plantes les plus utilisées. Ces herbes constituaient un des moyens les plus sérieux de conservation
des aliments avant la réfrigération. A présent, nous allons dresser la liste des groupes de polyphénols et de leur action.

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes 300x196 - Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Les fruits rouges

Les fruits rouges 300x142 - Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones de puissants œstrogènes 300x171 - Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones forment un groupe à part, et leurs effets sur l’organisme se distinguent totalement de ceux des autres flavonoïdes. Elles se concentrent dans les légumineuses, principalement le soja, mais on les trouve aussi dans la luzerne, le trèfle rouge, le persil, la réglisse et les céréales. Le soja a retenu l’attention de la communauté scientifique pour sa capacité à prévenir les mala-
dies cardiaques et le cancer, et soulager les symptômes menstruels et ménopausiques. C’est un aliment primordial pour les types Pitta, et tout aussi excellent pour les autres types. Les effets des isoflavones sur l’organisme sont uniques. En s’accrochant aux récepteurs hormonaux des tissus mammaires et prostatiques, elles empêchent la fixation des hormones responsables du cancer. Ce phé-
nomène permet aussi aux isoflavones d’imiter l’action des œstrogènes. Chez les femmes ménopausées, les isoflavones limitent les bouffées de chaleur, aident à prévenir l’ostéoporose et peuvent aussi retarder d’autres signes de vieillissement. Chez les femmes souffrant de syndrome prémenstruel, les isoflavones ont une action apaisante et aident à maintenir un bon équilibre hormonal.
Nous allons maintenant établir un tableau des composés phénoliques et des aliments qui les contiennent, et préciser la façon dont ils agissent.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments1 300x127 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Il est conseillé d’acheter les fruits frais de saison même si on peut trouver des pommes, des poires et des agrumes tout au long de Tannée. La saison des baies est plus courte, mais il est alors possible de les acheter congelées ou sous forme de jus. Lorsque vous choisissez des fruits frais, prenez ceux
qui sont mûrs mais pas mous. La plupart des fruits sont acheminés non mûrs pour éviter de les taler, et vous aurez peut-être à les entreposer dans un récipient avec des bananes et des pommes pour les faire mûrir. Ces dernières produisent en effet un gaz qui fait mûrir poires, kiwis et fruits tropicaux. N’y ajoutez pas d’agrumes car ils moisiront. Mettez plutôt ceux-ci dans une pièce fraîche, et mangez-les peu de temps après les avoir achetés. Evitez de les placer dans le réfrigérateur qui, en absorbant l’humidité des fruits, en gâtera le goût. Certaines personnes achètent en hiver des caisses entières d’oranges et les conservent parfaitement pendant plusieurs semaines dans une cave fraîche.

Les anthocyanidines

Les anthocyanidines 300x212 - Les anthocyanidines

Les anthocyanidines forment un groupe à part de polyphénols qui se trouvent principalement dans les
fruits rouges. Les baies ont une haute teneur en anthocyanidines, sources des bienfaits antioxydants de ces fruits, dont voici la liste :

• améliotation de la vision
• contrôle du diabète
• amélioration de la circulation sanguine
• prévention du cancer
• retard des effets du vieillissement

Les anthocyanines sont des pigments végétaux de couleur bleue, efficaces contre les attaques des radicaux libres. Dans la nature, les plus forts taux d’anthocyanine se rencontrent sur les parties de la plante les plus exposées aux conditions difficiles de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles et l’écorce. Ces substances se trouvent aussi concentrées dans la peau de la plupart des fruits rouges. Les baies en constituent une source importante. Les anthocyanines sont différenciées selon
les liens de certaines chaînes secondaires. On distingue ainsi : les anthocyanines, les anthocyanidines et les proanthocyanidines. Le taux de pigments anthocyanidiques listé ici est une approximation en milligrammes pour 100 g de fruit. La véritable teneur de chaque fruit dépend de sa
variété, de la date de la cueillette et des conditions de culture. Les tests en laboratoire utilisent différentes méthodes, ce qui induit également des variations. On a choisi le thé vert comme moyen de comparaison pour la teneur en phénols car il constitue une source bien connue de composés phénoliques.

Les baies rouges* bleues, noires et violettes constituent une excellente source de fibres. Elles contiennent aussi de la vitamine C, généralement présente dans les aliments contenant des anthocyanines, ceci soulignant encore la synergie naturelle entre la vitamine et ses cofacteurs phénoliques. De plus, ces fruits renferment des vitamines B et des minéraux. Les puissants antioxydants que contiennent les cerises en font d’excellents ingrédients pour les marinades de viandes. Le nutritionniste J. Ian Gray et ses confrères de la Michigan State University ont isolé un
grand nombre d’antioxydants de cerises Montmorency et Balaton, aptes à stopper la formation d’amines hétérocycliques (AHC), des agents cancérigènes qui se développent sur la viande très grillée. Lorsque Ton mélangeait des cerises écrasées à la viande des hamburgers avant de la cuire, les AHC se trouvaient diminués de 90 %. On peut ajouter que les cerises noires sont utilisées depuis des années comme remède contre l’arthrite, sans doute à cause d’effets antioxydants et anti-inflammatoires similaires. Le romarin, lui aussi, contient des composés phénoliques qui préviennent la formation d’AHC et, lorsque la viande est frottée ou cuite avec cette herbe, la formation d’amines hétérocycliques se trouve diminuée de 69 %. II apparaît donc que faire mariner la viande, le poulet et les poissons dans des composés phénoliques issus des fruits, du vin rouge et d’une grande variété
d’herbes, constitue une manière efficace de prévenir la formation d’AHC. Le raisin noir et le vin rouge contiennent plusieurs groupes de composés phénoliques, les plus importants étant les pranthocyanidines, le resveratrol et l’acide ellagique. Les pro-anthocyanidines se trouvent dans la membrane qui enveloppe le pépin du raisin. Les acides ellagique et chlorogénique sont présents dans la chair du grain, et le resveratrol est concentré dans la peau. Tous ces composants sont de puissants agents anti-radicaux libres aux actions biologiques diverses. Le lien entre la consommation de vin rouge et la réduction des maladies cardio-vasculaires fascine les scientifiques depuis des années. Après avoir étudié les effets antioxydants des acides phénoliques renfermés dans le vin, on a découvert que d’autres boissons contenaient ces mêmes acides et contribuaient donc à prévenir les affections cardiaques : entre autres, la bière et le jus de raisin noir. D’autre part, les vins non alcoolisés ont les mêmes effets protecteurs. Un important sous-groupe d’anthocyanines les pro-anthocyanidines, forme les agents phénoliques actifs dans le raisin noir et le vin rouge. Voyons maintenant comment agissent ces composants.

Les pro-anthocyanidines

Le – paradoxe français » explique la faible occurrence de maladies cardio-vasculaires chez les habitants de l’Hexagone, malgré une alimentation riche en graisse et l’absorption quotidienne de vin rouge. L’apparente contradiction entre ce régime particulier et la santé cardiaque des Français intrigue les scientifiques depuis des années. De nombreuses études ont été enclenchées pour déterminer tesquels, de l’alcool ou des polyphénols contenus dans le vin rouge, sont les véritables agents protecteurs. Il semble que ces bienfaits viendraient de l’alcool, qui stimulerait la production de lipoprotéines à haute densité (HDL). Mais d’autres effets protecteurs seraient dus aux phytochimiques phénoliques contenus dans le vin rouge. En fait, il apparaît que le vin rouge et le vin blanc renferment tous les deux ces composés phénoliques. Néanmoins, le vin rouge est plus riche en phénols que le vin blanc, et il est considéré comme une meilleure source d’antioxydants. Les effets de ces phytochimiques sur l’organisme sont les suivants :

• augmentation du cholestérol HDL et réduction du cholestérol total
• diminution du taux de lipoprotéines
• diminution du stress dû aux oxydants
• réduction des inflammations chroniques

Il faut toutefois remarquer que, si les médecins estiment qu’une consommation modérée d’alcool peut
apporter certains bienfaits, les risques de dégâts sur le foie et autres organes peuvent être plus importants que ses bienfaits pour beaucoup de gens. Il est possible d’absorber ces composés phénoliques sans avaler de boissons alcoolisées, car le jus de raisin noir offre les mêmes avantages.

Le resveratrol

Ce composé phénolique se retrouve dans au moins soixante-douze espèces de plantes, dont le raisin, certaines baies, et les cacahuètes. Dans la nature, le resveratrol stimule la résistance aux infections fongiques. Chez l’homme, il protège le système cardio-vasculaire en empêchant les lésions des parois artérielles et les adhérences cellulaires, un facteur majeur de développement des plaques artérielles, qui aboutit la plupart du temps à l’athérosclérose. Des recherches faites à l’université de Californie ont laissé aussi supposer que le resveratrol pouvait ralentir la progression du cancer,
et alléger les symptômes de la ménopause.
Des chercheurs de l’université de l’Illinois ont découvert que cette substance stimulait l’apparition d’enzymes de détoxication du foie, et réduisait la croissance des cellules cancéreuses. Le resveratrol est aussi un puissant phyto-œstrogène.

Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les polyphénols simples les acides phénoliques 300x246 - Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les acides phénoliques se trouvent dans la plupart des fruits, légumes et herbes. Plusieurs de ces acides ont de très bonnes propriétés conservatrices dont l’essence de romarin, le thymol, l’acide cinnamique, l’eugénol, l’acide f>-coumarique et l’acide caféique. Le romarin est un remède traditionnel contre la colique et les dysménorrhées, et l’on a récemment découvert son utilité dans le traitement de l’asthme, des troubles spasmodiques, des ulcères peptiques, des inflammations et de l’athérosclérose. Il est aussi bien absorbé par la peau que par le tube digestif. Voici les plus importants acides
phénoliques que l’on trouve dans les baies, les agrumes, l’aubergine, la carotte, le brocoli, le chou, le persil, le concombre, la courge, l’igname, les graines complètes, les pépins et les herbes.

Les acides phénoliques sont d’excellents antioxydants. Certains préviennent l’oxydation due au choiestérol LDL, ainsi que l’athérosclérose. Il est aussi intéressant de noter la puissance de ces acides quand ils sont contenus dans les herbes et les épices. Achetez un pain au romarin : vous serez étonné de constater sa durée de fraîcheur ! Les acides férulique et isoférulique se trouvent aussi dans les céréales et les graines (voir chapitre 8), et les acides gallique, ellagique et vanillique jouent un rôle capital. Les phénols peuvent aider à prévenir le cancer en bloquant la formation de nitrosamine et en modifiant l’activité des enzymes. Les nitrosamines sont issues de nitrates et de nitrites alimentaires, et sont soupçonnées de favoriser le cancer. Les acides phénoliques aident aussi à prévenir le cancer en éliminant des minéraux oxydants comme le cuivre et le fer, et en détruisant les cellules cancéreuses. Cette activité est renforcée par la présence de la vitamine C. Les acides phénoliques présents dans les fruits et légumes, les pépins, les herbes et les céréales jouent donc un rôle crucial dans la protection du corps. Les fruits forment une source très riche d’acide ellagique, malique, caféique, chlorogénique et coumarique. Ceux qui contiennent ces produits sont souvent rouges, bleus ou violets – les couleurs recommandées aux types Pitta. Les céréales, les légumes, les herbes et les épices sont aussi de très bonnes sources d’acides phénoliques.
Voyons maintenant pourquoi les composés phénoliques des fruits rouges sont si bons pour les types Pitta.

Effets secondaires éventuels des aliments rouges

Effets secondaires éventuels des aliments rouges 300x127 - Effets secondaires éventuels des aliments rouges

Les pommes sont bien tolérées par la plupart des gens, mais la peau de ces fruits peut provoquer des flatulences. Il suffira en général de les cuire pour résoudre ce problème. Les allergies aux baies sont beaucoup plus communes. Les mûres, les myrtilles, les framboises et les fraises peuvent toutes occasionner des réactions allergiques. De plus, les poires et les prunes qui contiennent des sulfates naturels peuvent causer des soucis aux personnes particulièrement sensibles. La canneberge, les groseilles et le raisin provoquent rarement de tels problèmes.
La rhubarbe contient de l’acide oxalique qui concentre le calcium alimentaire dans les urines. Les personnes sujettes aux calculs rénaux calciques devront éviter la consommation de rhubarbe, les épinards crus, les betteraves, le cacao, les noix, le persil et le thé (vert ou noir).

Les catéchines et le thé vert

Les catéchines et le thé vert 300x184 - Les catéchines et le thé vert

Les catéchines, composés phénoliques contenus en grande quantité dans le thé vert, sont de puissants agents antioxydants, aptes à prévenir les maladies. En Chine, la consommation du thé remonte à 2700 av. J.-C. Les premiers écrits sur les effets purifiants de cette plante datent de 200 av. J.-C. Les Japonais ont adopté le thé après la visite en Chine de moines bouddhistes, au XIIIe siècle. Les recherches modernes sur les bienfaits du thé ont commencé dans les années soixante-dix, lorsque l’on a découvert que cette plante semblait protéger du cancer, des infarctus, des attaques, des infec-
tions, de la diarrhée et des caries. Aujourd’hui, plus de vingt-cinq ans après, les recherches ont montré que la consommation du thé pouvait :

• stimuler la perte de poids
• stimuler les fonctions immunitaires en réduisant les radicaux libres
• empêcher la naissance et la croissance des tumeurs
• réguler le taux de cholestérol
• diminuer les risques d’attaque cardiaque ou cérébrale
• maintenir une tension normale et un taux de glucose correct dans le sang
• inhiber les infections bactériennes, virales et fongiques
• protéger la peau des rayons UV
• maintenir les minéraux dans les os et freiner l’ostéoporose
• atténuer les réactions allergiques
• neutraliser les méfaits dus à une viande trop grillée.

Devant la liste de tous ces bienfaits, les chercheurs ont voulu savoir comment agissait le thé, quels étaient ses composés les plus actifs et quelle quantité il fallait en absorber pour profiter de ses effets. En effet, sa composition chimique dépend du climat, des variétés de la plante, des conditions de pousse et de traitement.
En général, environ 35 % du thé vert apparaît sous forme solide, dont la moitié est constituée de catéchines. Cette plante contient aussi des acides phénoliques, des caroténoïdes, de la chlorophylle, des minéraux, de la caféine, de la théophylline, de la théobromine et un seul acide aminé, la théanine. Le thé noir contient entre 5 et 10 % de catéchines.

Peut-on boire de grandes quantités de thé sans danger ? Les Food Research Laboratories, à Mitsui Norin, au Japon, ont mené une étude de trois mois pour estimer l’impact d’une prise quotidienne d’extrait de thé vert contenant 500 mgde catéchines. Quarante-cinq hommes et femmes y ont pris part, se soumettant à des analyses de sang, d’urine et des enzymes du foie. Non seulement on n’a décelé aucun trouble che: eux, mais on a découvert que leur tension, leur taux de cholestérol et la qualité de leurs urines s’étaient améliorés. Le thé vert, avec sa caféine et ses polyphénols, pourrait bien devenir l’un des moyens les plus efficaces pour perdre du poids. Il améliore le métabolisme et aide à
brûler les graisses. Au cours d’une expérience, dix hommes non fumeurs et non sportifs ont absorbé, à
chacun de leurs repas, des capsules contenant du thé vert. En mesurant leur taux d’énergie, on a constaté une augmentation thermogénique générale de 4 %. Le thé vert a également enrayé plusieurs sortes de cancers, lors d’études réalisées sur l’homme ou l’animal. Des chercheurs de la Case Western Reserve University ont découvert que les catéchines pouvaient agir contre le cancer de la peau. La consommation de thé peut d’autre part protéger du lymphome et du cancer de la prostate. Boire dix tasses de thé vert (que l’on aura laissé infuser 2 à 3 minutes) par jour peut suffire à enrayer ces genres de cancer. Quant au thé noir, le préféré de 80 % des buveurs de thé du monde entier, des chercheurs britanniques ont découvert que les flavonoïdes qu’il contient avaient le pouvoir de prévenir l’ostéoporose. Dans une vaste étude, au cours de laquelle on a analysé la densité osseuse de 1134 buveuses de thé, et de 122 autres qui n’en consommaient pas, on a découvert que les premières avaient les os des cuisses et de la colonne vertébrale nettement plus denses que les secondes. 1 Vautre part, des chercheurs néerlandais ont effectué une enquête sur 3 454 individus, en comparant les risques d’athérosclérose sur les sujets buveurs ou non buveurs de thé noir. Ceux qui en buvaient deux tasses par jour diminuent de 46% les risques de développer cette maladie, et ceux qui en avalent quatre tasses par jour diminuent ces risques de 69 %.
Penchons-nous à présent sur un autre groupe de polyphénols, les flavonoïdes.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur1 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Pitta

Tous les fruits rouges, noirs et violets sont votre couleur. Toutefois, la plupart des légumes rouges comme les piments sont trop piquants, et l’aubergine est trop acre.

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, prunes, grenades, raisin, et leur jus.
Les orange : abricots, oranges, et leur jus.
Les jaunes : poires, citron.
Les verts : thé vert, tisanes, citron vert. Autres couleurs : tous les légumes sont essentiels
pour les Rouges.

Vos couleurs antagonistes

Les rouges : rhubarbe, vin rouge, tomates et leurs produits dérivés.
Les orange : pêches.
Les jaunes : pamplemousse.

Types Vata

Vos couleurs principales
Tous les fruits et les légumes rouges, orange, jaunes et verts.

Vos couleurs antagonistes
Aubergine, vin rouge.

Types Kapha

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, cerises, vin rouge occasionnellement pendant les repas.
Les orange : abricots, pêches, oranges.
Les jaunes : poires, coings, citrons.
Les verts : raisin.

Vos couleurs antagonistes
Les rouges : canneberge, rhubarbe, prunes.
Les jaunes : pamplemousse.
Les aliments rouges sont essentiels à tous les régimes.
Ils renferment certains composés parmi les plus puissants contre les radicaux libres, ainsi qu’un grand nombre d’agents thérapeutiques. En outre, plusieurs des phytochimiques présents dans les aliments rouges se retrouvent dans les légumes, ce qui fait de ces derniers des partenaires majeurs pour les types Pitta et Kapha.

Les aliments rouges | Regime Colore | le pouvoir des nutraceutiques pour la santé