Les anthocyanidines

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Les anthocyanidines forment un groupe à part de polyphénols qui se trouvent principalement dans les
fruits rouges. Les baies ont une haute teneur en anthocyanidines, sources des bienfaits antioxydants de ces fruits, dont voici la liste :

• améliotation de la vision
• contrôle du diabète
• amélioration de la circulation sanguine
• prévention du cancer
• retard des effets du vieillissement

Les anthocyanines sont des pigments végétaux de couleur bleue, efficaces contre les attaques des radicaux libres. Dans la nature, les plus forts taux d’anthocyanine se rencontrent sur les parties de la plante les plus exposées aux conditions difficiles de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles et l’écorce. Ces substances se trouvent aussi concentrées dans la peau de la plupart des fruits rouges. Les baies en constituent une source importante. Les anthocyanines sont différenciées selon
les liens de certaines chaînes secondaires. On distingue ainsi : les anthocyanines, les anthocyanidines et les proanthocyanidines. Le taux de pigments anthocyanidiques listé ici est une approximation en milligrammes pour 100 g de fruit. La véritable teneur de chaque fruit dépend de sa
variété, de la date de la cueillette et des conditions de culture. Les tests en laboratoire utilisent différentes méthodes, ce qui induit également des variations. On a choisi le thé vert comme moyen de comparaison pour la teneur en phénols car il constitue une source bien connue de composés phénoliques.

Les baies rouges* bleues, noires et violettes constituent une excellente source de fibres. Elles contiennent aussi de la vitamine C, généralement présente dans les aliments contenant des anthocyanines, ceci soulignant encore la synergie naturelle entre la vitamine et ses cofacteurs phénoliques. De plus, ces fruits renferment des vitamines B et des minéraux. Les puissants antioxydants que contiennent les cerises en font d’excellents ingrédients pour les marinades de viandes. Le nutritionniste J. Ian Gray et ses confrères de la Michigan State University ont isolé un
grand nombre d’antioxydants de cerises Montmorency et Balaton, aptes à stopper la formation d’amines hétérocycliques (AHC), des agents cancérigènes qui se développent sur la viande très grillée. Lorsque Ton mélangeait des cerises écrasées à la viande des hamburgers avant de la cuire, les AHC se trouvaient diminués de 90 %. On peut ajouter que les cerises noires sont utilisées depuis des années comme remède contre l’arthrite, sans doute à cause d’effets antioxydants et anti-inflammatoires similaires. Le romarin, lui aussi, contient des composés phénoliques qui préviennent la formation d’AHC et, lorsque la viande est frottée ou cuite avec cette herbe, la formation d’amines hétérocycliques se trouve diminuée de 69 %. II apparaît donc que faire mariner la viande, le poulet et les poissons dans des composés phénoliques issus des fruits, du vin rouge et d’une grande variété
d’herbes, constitue une manière efficace de prévenir la formation d’AHC. Le raisin noir et le vin rouge contiennent plusieurs groupes de composés phénoliques, les plus importants étant les pranthocyanidines, le resveratrol et l’acide ellagique. Les pro-anthocyanidines se trouvent dans la membrane qui enveloppe le pépin du raisin. Les acides ellagique et chlorogénique sont présents dans la chair du grain, et le resveratrol est concentré dans la peau. Tous ces composants sont de puissants agents anti-radicaux libres aux actions biologiques diverses. Le lien entre la consommation de vin rouge et la réduction des maladies cardio-vasculaires fascine les scientifiques depuis des années. Après avoir étudié les effets antioxydants des acides phénoliques renfermés dans le vin, on a découvert que d’autres boissons contenaient ces mêmes acides et contribuaient donc à prévenir les affections cardiaques : entre autres, la bière et le jus de raisin noir. D’autre part, les vins non alcoolisés ont les mêmes effets protecteurs. Un important sous-groupe d’anthocyanines les pro-anthocyanidines, forme les agents phénoliques actifs dans le raisin noir et le vin rouge. Voyons maintenant comment agissent ces composants.

Les pro-anthocyanidines

Le – paradoxe français » explique la faible occurrence de maladies cardio-vasculaires chez les habitants de l’Hexagone, malgré une alimentation riche en graisse et l’absorption quotidienne de vin rouge. L’apparente contradiction entre ce régime particulier et la santé cardiaque des Français intrigue les scientifiques depuis des années. De nombreuses études ont été enclenchées pour déterminer tesquels, de l’alcool ou des polyphénols contenus dans le vin rouge, sont les véritables agents protecteurs. Il semble que ces bienfaits viendraient de l’alcool, qui stimulerait la production de lipoprotéines à haute densité (HDL). Mais d’autres effets protecteurs seraient dus aux phytochimiques phénoliques contenus dans le vin rouge. En fait, il apparaît que le vin rouge et le vin blanc renferment tous les deux ces composés phénoliques. Néanmoins, le vin rouge est plus riche en phénols que le vin blanc, et il est considéré comme une meilleure source d’antioxydants. Les effets de ces phytochimiques sur l’organisme sont les suivants :

• augmentation du cholestérol HDL et réduction du cholestérol total
• diminution du taux de lipoprotéines
• diminution du stress dû aux oxydants
• réduction des inflammations chroniques

Il faut toutefois remarquer que, si les médecins estiment qu’une consommation modérée d’alcool peut
apporter certains bienfaits, les risques de dégâts sur le foie et autres organes peuvent être plus importants que ses bienfaits pour beaucoup de gens. Il est possible d’absorber ces composés phénoliques sans avaler de boissons alcoolisées, car le jus de raisin noir offre les mêmes avantages.

Le resveratrol

Ce composé phénolique se retrouve dans au moins soixante-douze espèces de plantes, dont le raisin, certaines baies, et les cacahuètes. Dans la nature, le resveratrol stimule la résistance aux infections fongiques. Chez l’homme, il protège le système cardio-vasculaire en empêchant les lésions des parois artérielles et les adhérences cellulaires, un facteur majeur de développement des plaques artérielles, qui aboutit la plupart du temps à l’athérosclérose. Des recherches faites à l’université de Californie ont laissé aussi supposer que le resveratrol pouvait ralentir la progression du cancer,
et alléger les symptômes de la ménopause.
Des chercheurs de l’université de l’Illinois ont découvert que cette substance stimulait l’apparition d’enzymes de détoxication du foie, et réduisait la croissance des cellules cancéreuses. Le resveratrol est aussi un puissant phyto-œstrogène.

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