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Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les huiles ont tendance à rancir rapidement, surtout les plus insaturées comme l’huile de lin, de chanvre, de graine de potiron et de germe de blé. Il est préférable de les stocker au froid et à l’abri de la lumière. Vous pouvez conserver les huiles monoinsaturées comme l’huile de colza et d’olive en petites quantités dans un placard frais, pour un usage rapide, et garder le reste dans le réfrigérateur. L’huile d’olive est riche en caroténoïdes, et les meilleurs marques la commercialisent
dans une bouteille de verre sombre. Viandes, poissons et volailles devraient être achetés le jour de leur découpe. Assurez-vous de l’origine du poisson et de la volaille que vous choisissez, car ils s’abîment plus vite que la viande rouge. Les poissons ne doivent pas sentir fort ; les volailles doivent avoir une peau blanche et claire – excepté les poulets nourris au carotène, qui auront alors un aspect jaune – et leur graisse doit être d’une couleur pâle et crémeuse. Réfrigérez ces aliments dès que possible et mangez-les au cours des deux jours qui suivent leur achat. Si vous avez des restes, emballez-les soigneusement et gardez-les au froid. Prévoyez de consommer la viande surgelée
dans le mois qui suit sa date de congélation, sauf si vous achetez des produits déjà surgelés. Conservez alors ceux-ci à une température constante tournant autour de – 18°. Les laitages et les oeufs comportent une date sur l’emballage. Consultez-la lorsque vous en achetez. Encore une fois, placez ces produits au réfrigérateur le plus tôt possible après l’achat.

Les fruits rouges

Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

La digestion et l’assimilation de caroténoïdes non cuits sont en partie bloquées par d’autres compo-
sants contenus dans les aliments. Pour améliorer leur absorption, il est donc conseillé de les cuire, de les réduire en purée ou en jus. Les scientifiques ont noté que l’absorption des caroténoïdes alimentaires peut être très lente. Pour les tomates crues, par exemple, elle ne se fera qu’à 2 %. En revanche, si on les cuit, elle passera à 50 %. Couper les légumes ou les réduire en purée améliore aussi l’absorption des carotènes par l’organisme. Une équipe de recherche a même remarqué que le taux plasmatique du lycopène augmentait lorsque les personnes testées buvaient celui-ci sous forme chaude.
Notons qu’il est possible d’élever la * température » de digestion des caroténoïdes et d’autres aliments en y ajoutant des épices telles que le poivre noir ou le piment de Cayenne. Nous en reparlerons largement dans les programmes de régime de la troisième partie de ce livre.
La présence d’huiles et d’acides biliaires dans les intestins pendant l’ingestion des caroténoïdes peut aussi aider à leur absorption, car ce sont ces substances qui véhiculent les carotènes au travers des membranes intestinales. C’est pour cette raison que l’on trouve des suppléments alimentaires de caroténoïdes sous forme de capsules d’huile.

La nature et la médecine

La nature et la médecine

Le plus ancien système thérapeutique connu de l’homme est l’ayurvéda, terme hindou qui signifie « connaissance de la vie », et il a grandement pesé sur le développement de toutes les autres médecines à travers le monde. L’ayurvéda a pris naissance en Inde et a évolué en s’affinant durant plus de cinq mille ans. Selon la pensée védique, il existe trois forces fondamentales dans l’univers : créatrices, préservatrices et transformatrices. Ces forces se manifestent aussi dans le corps humain. Basé sur cette idée, le système ayurvédique regroupe les gens selon leurs caractéristiques physiques et psychologiques.
Par conséquent, les individus partageant le même type de constitution possèdent les mêmes forces, les mêmes faiblesses et sont susceptibles de réagir de la même manière à l’environnement ou à des traitements.
Durant des milliers d’années, la science des guérisseurs indiens fut transmise oralement, de génération en génération. Il y a plusieurs siècles, des médecins entreprirent de coucher scrupuleusement par écrit leurs observations. Ainsi naquit un important recueil d’informations médicales, appelé Materia medica, qui inventorie les différentes sortes d’affections et les traitements appropriés. Les écrits les plus anciens furent ainsi conservés et modifiés entre le VIIIe et le IIIe siècle av. J.-C.
Nous allons à présent étudier quelques-uns des principes de l’ayurvéda moderne, et expliquer en quoi ils déterminent votre type corporel.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments-couleur

Types Kapha

Les légumes crucifères, l’asperge, l’ail et l’oignon constituent vos aliments principaux. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Types Pitta

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous car leur saveur est trop piquante. Vous pouvez tolérer ces légumes cuits, si vous en faites une consommation modérée. Evitez les suppléments de poudre d’ail. Vous pourrez, en revanche, utiliser des capsules d’huile d’ail.

Types Vata

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous non plus. Cependant, vous les tolérerez très bien s’ils sont cuits, à condition de ne pas en abuser. Vous pouvez aussi prendre des suppléments d’ail en poudre ou consommer les variétés recommandées aux types Pitta.
En plus des aliments évoqués plus haut, un bon nombre de légumes verts à feuilles, dont le chou frisé
et le pissenlit, contiennent des composés sulfureux qui constituent d’excellents agents préventifs de certaines maladies. L’asperge renferme aussi ces éléments, responsables de la forte odeur qui se dégage des urines lorsque l’on mange ce légume. A présent que nous avons examiné en détail ce que
la science nous apprend sur les trois principales couleurs d’aliments – le jaune, le rouge et le vert – passons maintenant aux couleurs complémentaires.

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé

Êtes-vous sceptique à propos des bienfaits que peuvent apporter ces nouveaux aliments ? Offrent-ils de réels avantages pour la santé, comme le soutiennent la presse et la littérature scientifique ? Malheureusement, le fait d’ajouter un phytochimique à un aliment donné ne le rendra pas meilleur pour autant, surtout si cet ingrédient n’y est pas naturellement présent. Par exemple, des aliments malsains tels que les pommes chips, les crackers, les biscuits ou les friandises bénéficient d’un ajout de phytochimiques, car ils connaissent un succès énorme auprès des consommateurs. Une supplémentation ne couvrira pas pour autant leur déficit nutritionnel. En revanche, des aliments naturellement riches en phytochimiques seront bénéfiques à la santé car ils contiennent des groupes de nutriments qui se complètent mutuellement. C’est ce que la nature a voulu et c’est ce que les chercheurs ont pu découvrir
au cours de leurs études.
Les recherches qui tendent à mettre en évidence les attributs anticancéreux des caroténoïdes représentent un exemple frappant de ce que peut nous enseigner la nature. Le bêta-carotène, ce pigment orange que Ton trouve dans les fruits et les légumes, s’est révélé diminuer les risques de cancer du poumon. Cette faculté a été admise après plusieurs études, qui ont déterminé une corrélation inverse entre la consommation de fruits et de légumes orange et le cancer du poumon.
Lors des essais d’efficacité des caroténoïdes et du rétinol (étude CARET), on a administré un mélange
de bêta-carotène et de vitamine A à quarante mille individus. Bien qu’une quantité assez importante de bêta-carotène soit normalement convertie en vitamine A, les chercheurs pensaient que les effets protecteurs contre le cancer proviennent du carotène et non des vitamines qu’il produit. En ajoutant de la vitamine A, ils espéraient maintenir un haut niveau de bêta-carotène et contrecarrer ainsi sa conversion en vitamines.
Ces études furent arrêtées à la fin de 1995, après que l’on eut découvert que les suppléments vitaminiques semblaient n’apporter aucun bienfait, et risquaient même de s’avérer dangereux pour les participants. Finalement, les doses ingérées quotidiennement – 50 000 UI (unités internationales) de bêta-carotène, plus 25 000 unités de vitamine A – empêchaient d’autres caroténoïdes utiles de pénétrer dans les tissus des patients. D’autre part, de précédentes études avaient établi que les aliments riches en caroténoïdes contenaient un mélange de ces substances. En conséquence, les études du CARET avaient des chances d’être faussées dès le début puisque la prévention du cancer sem-
blait provenir finalement de plusieurs classes de produits naturels, et non d’une substance isolée. Le bêta-carotène ne constitue en effet qu’un seul élément de la classe des six cents caroténoïdes connus – aucun autre n’ayant été pris en compte par le CARET. De ces expériences, nous avons retenu que les aliments naturellement riches en une variété de phytochimiques paraissent bien plus efficaces que ceux auxquels on n’aura ajouté que l’une ou deux de ces substances. Vous pouvez consommer des aliments enrichis en phytochimiques tant que vous ne les substituez pas à un régime sain – de préférence celui qui convient à votre type.
Acheter des produits supplémentés de phytochimiques complique donc inutilement la vie et vous rend
dépendant des caprices du marché alimentaire. Connaissez-vous seulement les nutriments les mieux
adaptés à votre physiologie .’ Plus important encore : si vous vous fiez uniquement aux aliments fonctionnels pour prévenir les maladies, vous passerez à côté de la plupart des autres phytochimiques dont votre corps a réellement besoin.

Les autres huiles bénéfiques

Les autres huiles bénéfiques

L’huile de son de riz n’a pas attiré l’attention des scientifiques autant que les huiles de poisson. Cependant, des clïercheurs asiatiques et indiens ont prouvé que l’huile de son de riz avait le pouvoir d’abaisser le taux de cholestérol de manière bien plus efficace que les autres huiles végétales. Cette huile constitue également une source unique de gamma-oryzanols, de tocophérols (vitamine E) et de tocotriénols, des phytochimiques très bénéfiques. Les tocophérols diminuent les troubles liés a l’oxydation, tandis que les tocotriénols semblent agir directement sur le foie, en réduisant la synthèse du cholestérol. L’huile de riz est l’une des cinq huiles végétales à contenir de l’acide alpha-linolénique (2,2 %), le fameux oméga-3, les quatre autres étant les huiles de lin, de noix, de colza et de graine de potiron. Les résultats de deux études réalisées aux États-Unis
ont confirmé ceux des expériences asiatiques. Les auteurs de cette recherche ont émis l’idée que d’autres phytochimiques présents dans l’huile de ri: pouvaient être la cause des bienfaits observés.

Les tocophérols et les tocotriénols

Les huiles de son de riz, d’orge, de palme, de maïs, d’olive et de graine de soja contiennent le complexe naturel de vitamine E, qui inclut quatre tocophérols et quatre tocotriénols. En 2000, deux nouveaux tocotriénols importants ont été découverts par le Dr Asaf Qurcshi et ses confrères de l’Advance Médical Research, a Madison.
Les huiles de maïs, de graine de soja et d’olive contiennent principalement des tocophérols, alors que les huiles de riz, de palme et d’orge constituent les sources les plus riches de tocotriénols. Les composés de vitamine E sont les principaux antioxydants des membranes cellulaires. (Nous avons parlé, au chapitre 5, de leur rôle et de leur interaction avec les caroténoïdes). La protection cardio-vasculaire est l’un des bienfaits majeurs de ces phytochimiques. Le Dr Lester Packer et ses confrères de l’université de Californie, à Berkeley, ont montré que les tocotriénols aidaient à prévenir l’oxydation due au LDL, le « mauvais • cholestérol. Plusieurs autres facteurs responsables de l’évolution des maladies cardio-vasculaires ont aussi été réduits grâce aux tocotriénols.
Les tocotriénols font partie d’une famille d’antioxydants protecteurs aux propriétés anticarcinogènes. Ils se positionnent à l’intérieur des membranes et aident à combattre les effets mutagènes ainsi que la prolifération des cellules tumorales. Les tocotriénols, les tocophérols et les caroténoïdes améliorent les communications intercellulaires, ce qui constitue un élément essentiel dans la lutte contre le cancer. Ces phytochimiques préviennent en effet l’oxydation de l’ADN, qui
aurait pour effet de casser les chromosomes – un premier pas vers le vieillissement cellulaire et un éventuel début de cancer. L’huile d’olive semble avoir un effet protecteur sur les membranes du côlon. Alors que la consommation de viande a pour effet d’inhiber une enzyme censée aider les cellules de la muqueuse du côlon à proliférer – cela laissant tout loisir aux tumeurs de se développer – l’huile d’olive, elle, augmente l’activité de cette enzyme.
Les cellules de la muqueuse du côlon, comme celles du système digestif, se détruisent et doivent être remplacées chaque jour. En préservant le mécanisme de croissance des cellules du côlon, l’huile d’olive aide à maintenir l’intégrité de la muqueuse et à empêcher le développement des tumeurs. Cette huile contient plusieurs caroténoïdes et des xanthophylles. L’avocat fournit également une huile monoinsaturée dont les bienfaits sont largement reconnus. Plusieurs études ont montré que l’huile d’avocat diminuait le cholestérol LDL et les triglycérides. Ces résultats sont corroborés par deux autres tests, l’un basé sur le fruit de l’avocat, et l’autre utilisant de l’huile d’avocat accompagnée d’un régime végétarien.
L’acide linoléique conjugué Manger du bœuf est déconseillé car cette viande est principalement constituée de graisses saturées. Nous verrons dans les chapitres suivants que les plans de régime limitent sa consommation a une fois par mois. Cependant, le bœuf et le lait de vache contiennent un
autre type de graisse, qui a des effets anticancéreux et peut aider a perdre du poids. Appelé acide linoléique conjugué (ALC), il regroupe des acides gras isomères (même structure chimique mais propriétés différentes).
La présence des ALC chez les bovins est connue depuis qu’on en a trouvé par hasard, en 1987, dans un
hamburger cru. Par la suite, on a découvert que cet ALC était mieux utilisé par le corps lorsque la viande était cuite. L’acide linoléique conjugué a de remarquables propriétés préventives contre le cancer, le diabète, les inflammations, le cholestérol et les triglycérides. Il peut agir de façon efficace sur la perte de poids, en transformant les graisses en masse musculaire.
Les compléments constituent le meilleur moyen d’absorber cet acide gras car les aliments qui le contiennent ne sont pas sains.

L’action antioxydante des caroténoïdes

L'action antioxydante des caroténoïdes

Grâce à leur nature liposoluble, les caroténoïdes protègent la membrane graisseuse qui enveloppe les cellules. Ils occupent à l’intérieur de celle-ci une niche similaire à celle de la vitamine E et la préservent d’une destruction excessive par les radicaux libres. En effet, bien que la vitamine E soit le principal nettoyeur de radicaux libres à l’intérieur de la membrane cellulaire, elle donne un de ses électrons à un radical libre, ce qui a pour conséquence de le désactiver momentanément mais de la laisser instable.
Les caroténoïdes, eux, attaquent les radicaux libres selon une méthode différente qui, tout en les empêchant de commettre des dégâts ultérieurs, laisse la vitamine E intacte. Au lieu de leur donner des électrons, les caroténoïdes s’accrochent aux radicaux libres qu’ils gardent prisonniers. Ils peuvent ainsi en absorber l’énergie et les rendre moins dangereux. Grâce à ces deux méthodes, les caroténoïdes contribuent en grande partie à limiter le vieillissement des cellules et l’apparition des maladies. Leur aptitude à anéantir les radicaux libres dépend aussi des tissus mis en cause. Par exemple, le lycopène agira davantage contre les ultraviolets sur la peau que le bêta-carotène. Mais ce dernier protégera plus efficacement la cornée contre ces mêmes UV.

Une sélection d’aliments rouges

Une sélection d'aliments rouges

Maintenant, il vous faut une liste personnalisée pour l’achat de vos aliments, boissons, épices et condiments. Ce tableau les répertorie par couleur, en ajoutant quelques commentaires de cuisson.

Les légumes

Les légumes rouges qui vous conviennent sont assez limités. Puisque les tomates sont trop acides, et le
piment, les betteraves et les aubergines trop acres et échauffants, les seuls aliments rouges qui vous conviendront sont la trévise et les poivrons rouges. Cependant, vous pouvez manger pratiquement tous les légumes jaunes, orange et verts que vous voulez, et les légumineuses apporteront les phytochimiques essentiels à votre organisme. Par ailleurs, n’oubliez pas que les fruits constituent l’autre aliment important des types Pitta.

Les fruits

Les principaux fruits pour les Pitta sont les baies rouges, bleues et noires, les cerises, les quetsches, les figues, le raisin, les grenades et le melon. Vous pouvez aussi manger tous les fruits secs, de préférence ceux qui n’ont pas été sulfurisés. Les agrumes et les fruits tropicaux jaunes ou orange sont également bons pour vous, à l’exception des pamplemousses, des bananes, des pêches et des papayes. Tous les fruits verts tels que les melons, le raisin, les reines-claudes et les kiwis vous
sont aussi conseillés.

Les aliments fauves : céréales» grains, pain et légumineuses

Les aliments fauves sont les plus importants pour les types Pitta. Un programme végétarien bien équilibré composé de plusieurs sortes de légumineuses, de graines complètes, de pain et de céréales en plus des fruits et des légumes sera le plus indiqué pour eux. Si vous êtes un grand amateur de viande, il serait bon de songer à passer à un régime lacto-ovo (laitages et œufs) végétarien. Vous pouvez commencer à faire la transition en incluant plusieurs portions de poisson et de volaille
dans votre plan de régime hebdomadaire. A mesure que vous trouverez davantage d’aliments fauves qui vous plaisent, vous pourrez diminuer graduellement les viandes et les poissons ; sans toutefois
les éliminer totalement de votre régime, mais en insistant de plus en plus sur la nourriture végétarienne.
Vous pouvez consommer toutes les sortes de graines excepté les jaunes : le maïs, le millet et le quinoa. Le sarrasin et le seigle sont trop forts pour vous, et il serait bon de ne pas abuser du riz. Il en cxiMe d’ailleurs plusieurs variétés, qu’il est conseillé de consommer en alternance (voir leur liste au chapitre 8, et la façon de les cuisiner). Toutes les légumineuses vous sont permises, sauf les lentilles rouges. Ajoutez, par exemple, des haricots à vos salades ou à vos plats de légumes. Ces aliments contenant des phytochimiques excellents pour les types Pitta, il ne faut surtout pas hésiter à les incorporer à la plupart de vos repas.
Les céréales sèches ou cuites vous conviennent bien et constituent un petit déjeuner rapide et nourrissant. Du pain complet fera aussi parfaitement l’affaire, mais faites en sorte de manger aussi un fruit rouge durant ce repas. Pour les en-cas, les fruits, les légumes et les graines conviendront très bien, ainsi que les chips et les crackers, à condition qu’ils soient sans sel ajouté.
Portez plutôt votre choix sur des chips de riz, de légumes ou d’algues, et sur du pain sans levain comme les galettes suédoises.

Les aliments blanc: huile, poisson, laitages, ceufs, viande et graines

Les types Pitta ne peuvent pas consommer d’huile aussi facilement que les Vata, mais certaines d’entre elles sont cependant essentielles à une peau saine et à un bon état cardio-vasculaire. Votre régime largement basé sur les grains et les légumineuses vous fournira de généreuses doses d’acides gras oméga-6, et les huiles de poisson vous apporteront les oméga-3 tout aussi importants pour votre organisme. Vous en profiterez en même temps pour éliminer peu à peu les graisses saturées et trans, qui interfèrent avec la capacité de votre corps à métaboliser ces oméga-6 et 3. Remplacez toutes les
matières grasses hydrogénées (margarine, assaisonnement, produits frits), ainsi que les graisses provenant du lait, du bœuf et du porc, par des huiles végétales et de poisson. Les graines de coquelicot et de noix de coco agrémenteront beaucoup de vos plats, et n’oubliez pas d’ajouter des châtaignes d’eau à vos fritures.
Les laitages, dont le lait, les fromages tendres, le beurre, ta crème, et les pâtes de fromage sont très bons pour les types Pitta. Choisissez des produits maigres ou allégés en graisse, et bio si possible. Vous pouvez aussi consommer tous les yaourts que vous désirez, surtout avec des fruits. C’est le seul laitage fermenté qui soit bon pour les Pitta, ceci parce que les bactéries lactiques transforment elles-mêmes le lait plutôt que d’avoir recours à un produit chimique. Recherchez si possible les yaourts à ferments vivants, dont les « bonnes » bactéries aideront à la digestion. Ils remplaceront parfaitement la crème fraîche pour vos sauces et accompagnements.
Les types Pitta trouveront des protéines supplémentaires dans les blancs d’œufs, qui leur serviront à faire des omelettes, ou qu’ils mangeront durs. S’il y a des types Vata dans votre famille, vous pouvez leur donner sans problème les jaunes d’oeuf restants. Dans le cas où vous consommez ces jaunes – saupoudrés sur des plats au four ou sur des salades, après les avoir écrasés à la fourchette -, vous en amoindrirez les effets négatifs en y ajoutant du curcuma.

Les aliments or : boissons, condiments et épices

Les types Pitta peuvent consommer toutes les boissons naturellement sucrées telles que les jus de pomme et de raisin. Les infusions sont essentielles au bon fonctionnement de votre organisme car elles ont un effet calmant (camomille, eau de mélisse) ou stimulant (hibiscus, menthe poivrée). Les infusions énergisantes comme le gingembre ou le ginseng sont trop relevées pour les types Pitta et devraient être réservées pour les moment où votre élément vert est en déséquilibre. Vous ne verrez aucune boisson alcoolisée répertoriée dans le tableau ci-dessous car elles sont trop échauffantes. L’alcool entraîne la chaleur corporelle vers la surface, réduisant ainsi l’énergie digestive et augmentant l’acidité gastrique. Chez les types Pitta, l’alcool a un puissant effet sur le système nerveux central et peut entraîner agressivité, confusion et perte de lucidité. L’alcool agit également sur la tension et peut souvent être cause d’arythmie cardiaque. Des herbes comme la coriandre, le basilic, l’aneth et la menthe seront essentielles aux types Pitta qui doivent éviter le sel. Vous apprendrez à les utiliser de plus en plus lorsqu’elles commenceront à remplacer le sel dans vos plats. Le poivre noir est excellent pour la digestion mais il ne faut pas en abuser non plus. Trop de poivre peut en effet échauffer votre système, et il faudra éviter le Cayenne en particulier. Vous pouvez vous offrir à l’occasion un bon chili, à condition d’utiliser du piment doux et d’en rehausser la saveur avec du cumin, de la coriandre et du persil.
Une autre épice très bénéfique aux types Pitta est le curcuma, un élément de la poudre de curry. Elle doit sa couleur jaune aux caroténoïdes qu’elle contient et a le pouvoir de combattre l’oxydation des graisses et donc le cholestérol LDL, principal responsable des lésions du système cardio-vasculaire.

Une sélection d’aliments Vata

Une sélection d'aliments Vata

Maintenant, il vous faut une liste personnalisée pour Tachât de vos aliments, boissons, épices et condiments. Ce tableau les répertorie par couleur, en ajoutant quelques commentaires de cuisson.

Les légumes

Votre sélection d’aliments comprend des légumes de toutes les couleurs – jaunes, rouges, orange et verts. La colonne Suggestions est un guide pour vous aider à cuisiner ces légumes. En général, les aliments cuits ou chauds iront mieux aux types Vata, car la cuisson « casse » la cellulose et d’autres composés végétaux qui, s’ils sont crus, interfèrent avec l’absorption des nutriments. Prenez soin d’ajouter sur votre liste de commissions les épices et les condiments de votre couleur, afin de stimuler la digestion et l’absorption de ces légumes.

Aliments Veta

Les fruits

Les types Vata peuvent manger presque tous les fruits frais. Cependant, certains devront être pelés, et d’autres cuits avant d être consommés. Si vous aimez les fruits secs, trempez-les afin de les adoucir, ce qui en améliorera la digestion. Vous pouvez aussi ajouter des tranches de pomme crue dans un pot de fruits secs pour les ramollir. Les raisins secs, la canneberge sèche ou les cerises sèches agrémentent parfaitement les céréales cuites telles que les flocons d’avoine, crème de blé, ou riz. Si vous avez des problèmes de digestion, mangez les fruits en dehors des repas.

Fruits veta

Les aliments fauves: céréales, grains, pain et légumineuses

Vous pouvez déguster une grande variété de grains et de céréales, les seules à éviter étant le sarrasin et le seigle ; les autres seront bonnes pour vous à condition qu’elles ne soient pas trop croquantes. Si vous voulez vraiment manger des céréales sèches, ajoutez-y un peu de lait tiède et de cannelle pour les ramollir. La cannelle et le gingembre ont un pouvoir assouplissant sur les aliments fauves, ce qui en améliore la digestion. Certains des grains cités seront mangés sous forme de céréales, ou cuits à la vapeur et servis avec des légumes et des aliments protéines tels que le poisson.
D’autres, comme le blé, peuvent être mangés sous forme de grains et aussi sous forme de farine dans la pâtisserie. Les types Vata sont sévèrement limités dans le choix des légumineuses, car elles favorisent les flatulences. Si vous en prévoyez pour un repas, assurez-vous de bien les cuire et ajoutez-y des herbes telles que l’asa fœtida, le carvi ou l’estragon, qui, lors de la cuisson, «< cassent » les sucres responsables de gaz. Les aliments blancs : laitages, huile, poisson, œufs, viande, graines

Les types Vata peuvent manger plus d’aliments blancs que les Kapha ou les Pitta. Les huiles aident à
lubrifier les peaux sèches et maintiennent l’intégrité des cellules et des tissus corporels. Elles sont anti-inflammatoires et contribuent à atténuer les effets de l’âge. Veillez à n’acheter que des huiles de qualité, qui n’ont subi qu’un traitement minimal. Stockez-en plusieurs variétés. Vous trouverez également une liste des huiles à choisir dans le tableau ci-dessous, que vous pourrez
utiliser selon les suggestions indiquées. Les poissons renferment des huiles excellentes pour la santé et devraient faire partie intégrante de votre régime. L’American Heart Association recommande
aujourd’hui de manger au moins deux fois par semaine du poisson – saumon, thon, cabillaud, truite ou hareng. Vous pouvez les cuire à la vapeur, au four, au gril, ou au court-bouillon. Evitez de les faire frire car cela désagrège les bonnes huiles et ajoute trop de mauvaises graisses à votre nourriture.
Choisissez de la volaille si possible maigre, et venant d’animaux élevés en liberté. Ils sont moins susceptibles d’avoir ingéré des antibiotiques, et ont peut-être reçu une nourriture plus variée. Le même critère s’applique aux œufs. Ils peuvent provenir de poules essentiellement nourries de produits organiques, élevées en liberté ou qui auront reçu des aliments riches en acides gras oméga-3. Quant aux produits laitiers, la plupart des magasins proposent maintenant des laitages biologiques. Ils sont issus de vaches ayant absorbé de la nourriture sans pesticides, hormones ni antibiotiques. Cer-
tains magasins proposent aussi de la viande provenant d’animaux nourris avec des aliments bio. Vous pouvez manger la plupart des fruits secs (noisettes, amandes, noix), sans en abuser. Les amandes
sont les meilleures pour vous, et vous pouvez en ôter la peau en les blanchissant dans de l’eau très chaude au préalable. Les cacahuètes étant des légumineuses, elles ne sont pas indiquées pour vous. Les noix crues sont préférables mais vous pouvez les manger – en petite quantité – grillées et légèrement salées. Mangez-en peu à la fois (pas de plus d’un quart de tasse) et mâchez-les bien. Si vous éprouvez des problèmes pour les digérer, evitez-les pendant quelques jours, et essayez de nouveau plus tard. Les noix et les graines sont une excellente source d’huiles saines, des fibres et de quelques protéines. Vous pouvez parsemer vos salades de graines de tournesol crues, au lieu des croûtons qui sont trop secs pour vous.

Les aliments or : boissons, condiments et épices

Je donne le nom d’or à ces aliments car ils ont une grande valeur nutritionnelle mais doivent être utilisés avec modération. Les types Jaune peuvent consommer toutes les boissons un peu inhabituelles telles que le lait de riz, de noix ou de grains, d’aloès, ainsi que tous les jus de fruits. Evitez les eaux gazeuses qui sont cause de flatulences. L’eau de source est excellente pour vous, ainsi que les thés et infusions cités ci-dessous. Les boissons contenant de la caféine vous rendent trop nerveux et distrait. Le café, même décaféiné, est trop amer pour vous. Si vous en consommez dès le matin, vous vous préparez des problèmes de digestion pour le reste de la journée. En revanche, si vous buvez un café de temps à autre, cela ne vous fera aucun mal ; mais n’en faites pas une habitude. Essayez plutôt pour votre petit déjeuner un thé au lait, du chocolat chaud ou une boisson au caroube.
Vous ne trouverez dans le tableau ci-dessous aucune boisson alcoolisée car elles ont un impact trop puissant sur le système nerveux. Elles peuvent être source de tachycardie, d’insomnie et de tension musculaire. Elles interfèrent également avec votre aptitude à vous concentrer en diminuant vos capacités mentales.
Les types Vata peuvent utiliser toutes les sortes d’épices qui stimulent la digestion. Vous les prendrez pour parfumer vos aliments ou pour équilibrer vos couleurs. Les poudres de piment et de curry sont des épices très populaires, dont on fait usage depuis des siècles pour améliorer la digestion et l’absorption des nutriments. Les épices très relevées agissent comme un coup de fouet dans l’organisme et favorisent la circulation sanguine vers les extrémités. Le gingembre a un pouvoir
clarifiant sur les voies respiratoires, et c’est un tonique excellent.

votre liste type

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