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Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

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La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur2 300x225 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Vous avez compris pourquoi il est essentiel d’inclure des légumes crucifères dans votre programme de régime quotidien. Mais lesquels sont les plus appropriés pour votre organisme ?

Les types Kapha
Les légumes verts sont l’idéal pour vous. Les meilleurs sont les vert foncé ou les bleu-vert. Tous les crucifères sont aussi excellents : la moutarde, les radis et le radis noir vous aideront à maintenir un bon équilibre biologique. Vous pouvez manger ces légumes crus ou cuits a la vapeur.

Vos couleurs principales
Légumes crucifères : brocoli, chou chinois, chou de Bruxelles, chou (blanc, rouge, vert), chou-fleur, chou frisé, chou-rave et navet. Moutardes : arugula, graines de moutarde (noires, jaunes), daikon, radis noir, feuilles de moutarde, radis, wasabi (pâte verte très relevée qui accompagne les sushis) et cresson.

Vos couleurs complémentaires
Légumes crucifères : tous ceux des couleurs principales.
Moutardes : idem.

Vos couleurs antagonistes
Légumes crucifères : rutabaga.
Moutardes : aucune.

Les types Pitta

La plupart des crucifères leur conviendront, excepté quelques moutardes trop relevées pour eux ; les douces seront donc mieux tolérées. Ils devront éviter des aliments comme la choucroute, non seulement parce qu’elle contient de la tyramine qui augmente la tension, mais parce qu’elle est vinaigrée et salée.

Vos couleurs principales
Légumes crucifères : brocoli, chou chinois, brocoli chinois, chou-fleur et chou frisé.
Moutardes : arugula, cresson.

Vos couleurs complémentaires
Légumes crucifères : chou-rave et rutabaga.
Moutardes : daikon et feuilles de moutarde.

Vos couleurs antagonistes
Légumes crucifères : navet
Moutardes : graines noires et jaunes, radis noir, radis et wasabi.

Les types Vata

Certains légumes crucifères peuvent leur causer des gaz intestinaux. Les moutardes, pour la plupart, sont bien acceptées. Ils toléreront mieux tous ces aliments s’ils sont blanchis ou cuits à la vapeur.

Vos couleurs principales
Légumes crucifères : chou chinois.
Moutardes : graines noires et jaunes, graines de colza, daikon et cresson.

Vos couleurs complémentaires
Légumes crucifères : brocoli, brocoli chinois et chou frisé.
Moutardes : radis noir, feuilles de moutarde, radis et wasabi.

Vos couleurs antagonistes
Légumes crucifères : choux de Bruxelles, chou (vert, blanc et rouge), chou-fleur, rutabaga et navet.
Moutardes : arugula.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Kapha

Les légumes crucifères, l’asperge, l’ail et l’oignon constituent vos aliments principaux. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Types Pitta

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous car leur saveur est trop piquante. Vous pouvez tolérer ces légumes cuits, si vous en faites une consommation modérée. Evitez les suppléments de poudre d’ail. Vous pourrez, en revanche, utiliser des capsules d’huile d’ail.

Types Vata

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous non plus. Cependant, vous les tolérerez très bien s’ils sont cuits, à condition de ne pas en abuser. Vous pouvez aussi prendre des suppléments d’ail en poudre ou consommer les variétés recommandées aux types Pitta.
En plus des aliments évoqués plus haut, un bon nombre de légumes verts à feuilles, dont le chou frisé
et le pissenlit, contiennent des composés sulfureux qui constituent d’excellents agents préventifs de certaines maladies. L’asperge renferme aussi ces éléments, responsables de la forte odeur qui se dégage des urines lorsque l’on mange ce légume. A présent que nous avons examiné en détail ce que
la science nous apprend sur les trois principales couleurs d’aliments – le jaune, le rouge et le vert – passons maintenant aux couleurs complémentaires.

Comment agissent ces composés

Comment agissent ces composés 300x196 - Comment agissent ces composés

La consommation de légumes crucifières n’est pas sans rapport avec une diminution des cancers liés aux hormones, et de certains cancers des organes, dont celui de la vessie. Des chercheurs du département santé de l’université d’Harvard ont mené une grande enquête impliquant 47 909 hommes pour déterminer l’incidence d’un régime alimentaire spécifique sur la survenue d’un cancer de la vessie. Pendant cette période, 252 cas de cancer sont apparus parmi les sujets testés. Des analyses statistiques ont montré une corrélation entre la consommation de légumes crucifères et les effets protecteurs sur la vessie. Parmi les crucifères, le brocoli et le chou semblent offrir la meilleure protection contre le cancer de cet organe, et l’on constate sans surprise qu’ils ont la teneur la plus forte en glucosinolates. Pourtant, l’effet préventif anticancéreux des brocolis et du chou-fleur peut varier considérablement suivant la durée de stockage et les conditions de culture de ces légumes. Les scientifiques tentent de pallier ces variations, notamment en testant la consommation de germes de crucifères. Une équipe de recherche de l’université John Hopkins a découvert que des germes de brocoli et de chou-fleur âgés de trois jours seulement contenaient un taux de glucosinolates de 10 a 100 fois plus élevé que celui des plantes matures. Les légumes crucifères contiennent également un
autre puissant phytochimique protecteur : le calcium D-glucarate qui est converti dans le corps en D-glucarolactone, agent inhibiteur du cancer du sein. Des médecins du M.D. Anderson Cancer Center, à
Houston, ont découvert que des femmes souffrant d’un cancer du sein avaient un taux de glucarate beaucoup plus bas que les femmes saines. Cette équipe médicale a ainsi suggéré d’administrer à ces patientes des suppléments de calcium D-glucarate durant leur traitement, car en dehors du fait que cette substance aidait à prévenir le cancer du sein, elle pouvait aussi augmenter l’efficacité de la chimiothérapie. Ce progrès, considérable pour la recherche, l’était aussi pour des milliers de femmes a risque ou qui luttaient contre cette maladie.
Les isothiocyanates constituent également un produit unique de bio-transformation du sulphorafane. un
glucosinolate dérivé de la glucoraphaninc. Surtout concentrés dans le chou, les graines et les feuilles de moutarde, ils semblent prévenir le cancer du poumon et de l’œsophage chez les fumeurs. Plusieurs équipes de recherche issues de différentes universités américaines ont rendu compte de résultats similaires, prouvant ainsi de façon certaine les effets préventifs des légumes crucifères et de leurs phytochimiques.
Ces composés soufrés semblent aussi inciter les cellules cancéreuses à s’autodétruire, un processus connu sous l’appellation de « mort programmée des cellules > ou a pop rose. De nombreuses autres études ont montré que les isothiocyanates sont efficaces contre les cancers de l’intestin, des voies respiratoires, de l’estomac, du rectum et du côlon. L’indole-3-carbinol (I3C) est un autre agent pré-
ventif majeur du cancer, qui se trouve concentré dans le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou et le chou frisé.
Des chercheurs de l’université de Berkeley, sous la houlette du Dr Gary Fîrestone, ont réalisé plusieurs études sur les effets de PI3C, et, plus parriculièrement, une thérapie combinée avec un remède utilisé contre le cancer du sein, le tamoxifène. Selon le Dr Firestone, cette synergie médicamenteuse devait bloquer la croissance des cellules cancéreuses. Mais, si I’I3C sous forme de remède donnait de bons résultats, l’BC sous forme alimentaire allait-il être aussi efficace ?
Une équipe de scientifiques de l’Institut pour la recherche hormonale, à New York, a alors réalisé sur soixante femmes en bonne santé une étude s’étalant sur trois mois. Après avoir séparé les femmes en trois groupes, ils ont donné au premier un régime contenant 400 mg d’13C par jour ; au second, un régime riche en fibres dosé à 20 g par jour ; et, au troisième, un régime placebo afin d’avoir un point de comparaison. Les femmes ayant bénéficié du régime 13C ont manifesté une nette augmentation du métabolite œstrogène protecteur contre le cancer, le 2-hydroxyestrone (2-OH El), alors que les régimes des deux autres groupes n’ont apporté aucune différence significative. Il est clairement démontré par ces multiples expériences que la consommation de légumes crucifères stimule la production de métabolites œstrogènes protecteurs et diminue de façon significative les risques de
cancer du sein.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts1 300x200 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Peler ou couper un oignon peut provoquer une irritation des membranes muqueuses (des yeux, notamment) car le produit chimique (appelé propanethial-S-oxyde) qui se dégage alors se change en acide sulfurique au contact de l’air et provoque une sensation de brûlure. Il est donc conseillé de peler et couper ce légume sous un filet d’eau courante. Les oignons plus doux comme le Vidalia, le Maui ou l’oignon rouge ne contiennent pas assez de cet oxyde pour causer de problèmes. Absorbés crus, l’oignon et l’ail peuvent être à l’origine d’irritations gastriques et de flatulences sur certains sujets sensibles. La cuisson élimine ces problèmes. Les éventuels effets secondaires de l’ail cru peuvent se traduire par une haleine agressive, des odeurs corporelles et des irritations de la peau. En outre, il est déconseillé de mélanger l’ail avec des substances anticoagulantes ou destinées à faire baisser la tension, car il peut en renforcer les effets. L’haleine forte est le résultat d’une réaction chimique entre plusieurs phytochimiques (des sulfites d’allyle et des composés de sélénium) dont les effets disparaissent au bout de trois ou quatre heures. Deux terpènes anticancéreux ont aussi été détectés dans l’haleine « aillée », le limonène et le mène, qui, eux, sont sans odeur.
L’oignon, l’échalote, le poireau et la ciboulette ont, quant à eux, des taux de sulfite assez bas, qui les font paraître moins agressifs ; mais ils garderont malgré tout une odeur et un goût particulier pendant un minimum de temps, s’ils sont mangés crus. Pour pallier le problème de la forte haleine et de l’arrière-goût laissés par l’oignon et l’ail, les herboristes suggèrent de mâcher du persil cru.

Interactions médicamenteuses éventuelles

Comme nous l’avons vu, l’ail a une action antiagrégante sur les plaquettes. Il peut donc accentuer l’effet inhibiteur de certains remèdes sur ces plaquettes, utilisés dans le traitement des crampes à répétition ou comme anticoagulants pour prévenir les attaques cérébrales. Ainsi est-il déconseillé aux personnes traitées avec ce genre de médicaments d’absorber des suppléments de poudre d’ail, ou d’en manger plus d’une gousse par jour.

Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères 300x203 - Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Paul Talalay et ses confrères de l’université John Hopkins, à Baltimore, analysent depuis des années les propriétés des légumes crucifères. Le brocoli, le chou, le chou-fleur et le chou de Bruxelles sont des exemples de crucifères. Ils appartiennent à la famille des brassicacées, qui comprend aussi la moutarde et sa graine.
Malheureusement, les légumes de ce groupe ne connaissent pas un franc succès auprès des consommateurs, à cause de leur goût assez fort et de l’odeur qu’ils dégagent à la cuisson. Auprès des chercheurs, un autre groupe partage la vedette avec les brassicacées : celui des légumes sulfureux, de la famille des liliacécs, qui comprend l’asperge, l’ail et l’oignon. L’ail est un des aliments médicinaux les plus anciens et les plus vénérés. Les oignons, les poireaux, les échalotes et la ciboulette ont aussi leur part de gloire. Le point commun de tous ces légumes – et l’origine de leur odeur – est le soufre qu’ils contiennent. Chacun d’eux, qu’ils appartiennent à un groupe ou à un autre, a une teneur spécifique en composés sulfureux et a donc une action particulière sur notre santé.

Pourquoi les composés sulfureux sont importants

Ils transforment de façon efficace les toxines et les autres produits chimiques qui pénètrent dans le corps. Une fois installés dans les tissus de l’organisme, ceux-ci donnent naissance à des métabolites qui peuvent s’avérer dangereux s’ils ne sont pas éliminés, précisément par les composés sulfureux.
Les enzymes sulfureuses transforment aussi les toxines apportées par l’environnement, les médica-
ments et les produits chimiques présents dans la nourriture et les boissons. Ces substances portent le nom de xénobiotiques, ce qui signifie éléments étrangers au corps. Voyons comment chacun de ces légumes sulfureux est apte à vous protéger des maladies, et quels sont les plus appropriés à votre type corporel.

Composition nutritionnelle de votre programme de régime

Composition nutritionnelle de votre programme de régime1 300x169 - Composition nutritionnelle de votre programme de régime

Si vous deviez disposer sur une assiette votre nourriture d’une journée, elle ressemblerait au graphique ci-dessous. Elle serait composée pour moitié de fruits et de légumes verts – avec une nette majorité de ces derniers. 40 % seraient des aliments fauves : céréales, grains, légumineuses, et un peu de pain. Et les 10% restant seraient des aliments blancs : poisson, volaille, graines et huiles.

Programme de régime journalier Types Kapha

A présent, il faut établir le programme de vos menus quotidiens, en précisant les couleurs principales et complémentaires parmi les six groupes d’aliments : grains, légumes, fruits, laitages, viandes et huiles. Il est essentiel aussi de maintenir les proportions entre les pourcentages d’hydrates de carbone, de protéines et de graisses ; des proportions qui diffèrent avec chaque type corporel. Pour les Kapha, elles seront les suivants : 55 % de glucides, 22 % de protides, et 23 % de lipides.
Lorsque nous aurons réparti ces calories parmi les six groupes d’aliments, votre plan de régime ressemblera à ceci :

Plan de repas Kapha

Le nombre de calories que vous devriez absorber dépend de ces facteurs :
• Votre silhouette – fine, moyenne ou large
• Votre poids et votre taille
• Vos activités physiques
• Votre âge
• Votre index de masse corporelle

Si vous savez combien de calories vous devez absorber, vous pouvez vous référer directement au tableau ci-dessus.
En général, les types Kapha ont un index de masse corporelle plutôt élevé et une silhouette large. Avec l’âge, le niveau d’activité physique ralentit naturellement, et nous avons donc besoin de moins de calories. Certains nutritionnistes calculent cette diminution du besoin journalier de calories par tranches d’une dizaine d’années. Cependant, si nous maintenons notre niveau d’activité, nous n’avons pas besoin de tenir compte du vieillissement. Vous trouverez sur mon site comment déterminer le nombre idéal de calories à absorber quotidiennement suivant votre niveau d’activité.
Pour comptabiliser les calories dans votre programme de régime, sachez que tous les légumes féculents ont la même composition nutritionnclte que les grains et sont répertoriés dans le même groupe. Si vous décidez de déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour.
Maintenant que nous avons établi combien de portions d’aliments vous seront nécessaires, voyons comment planifier votre menu quotidien.

Menus quotidiens pour les types Kapha

Menus quotidiens pour les types Kapha 300x130 - Menus quotidiens pour les types Kapha

Le programme de menus pour les types Kapha prévoit un repas principal par jour. Vous êtes le seul des
trois types a pouvoir vous passer de petit déjeuner et continuer à fonctionner normalement. Il vous arrive peut-être de prendre une tartine de pain complet grillé – un muffin au maïs est préférable – avec une tasse de café (sans crème ni sucre) avant de partir travailler, et cela vous suffit en général. Veillez seulement à ne pas vous laisser tenter en chemin par un snack ou une pâtisserie telle qu’un beignet ou un cookie. Si vous craignez d’avoir faim avant l’heure du déjeuner, emportez avec vous quelques légumes crus. Vous pouvez aussi grignoter des graines grillées de tournesol, de soja ou de potiron. Les crackers de légumes ou de riz font également de bons en-cas pour les types Kapha.
Si possible, prévoyez un bon repas pour midi et un dîner plus léger. Puisque c’est difficile pour la plupart des gens qui travaillent, essayez de prendre au déjeuner une salade aux feuilles amères telle que l’arugula, la moutarde ou l’endive. Vous pouvez y ajouter des légumes crus comme le brocoli, le chou-fleur, les pois mange-tout et les carottes, plus quelques radis et croûtons pour en relever la saveur, avant d’assaisonner le tout avec un vinaigre balsamique. Ne lésinez pas non plus sur le poivre, mais évitez le sel que vous remplacerez par un mélange d’épices.
En fin d’après-midi, si vous avez besoin de vous revigorer, vous pouvez prendre une tasse de thé noir, ou une infusion au gingembre ou au ginseng. L’eau de source ou minérale vous est tout à fait indiquée, mais faites l’impasse sur les boissons gazeuses sucrées. S’il vous est possible de faire un peu d’exercice avant le dîner, c’est le moment idéal. Sinon, essayez de le faire entre 6 et 10 heures du soir, lorsque votre biorythme naturel est dans sa courbe descendante et que vous avez envie de vous affaler sur votre lit. Une courte promenade vous aidera à surmonter la fatigue que vous ressentez en général juste après avoir dîné. Cependant, une fois que vous aurez commencé à suivre votre programme de régime, vous verrez cette tendance s’atténuer.
Le repas du soir doit se composer en grande partie de légumes, spécialement des crucifères comme l’ail et l’oignon, auxquels vous pouvez ajouter des féculents et une portion de céréales complètes. Evitez de manger du bœuf, du porc et de l’agneau, sauf à de rares occasions. Les jours où vous n’absorbez aucun aliment animal, veillez à ajouter quelques légumineuses à votre repas. Du poisson ou de la volaille, deux ou trois fois par semaine, suffit à vous maintenir en bonne santé.
Limitez votre consommation de protéines animales à 170 g par jour. N’oubliez pas que vous pouvez manger de grandes quantités de légumes verts et que vos repas doivent êtres élaborés autour d’eux.
Note : Les exemples de menus suivants contiennent approximativement le nombre de calories normal pour
une femme (2 000). Les hommes du type Kapha suivent le même programme mais augmentent chaque portion
d’environ 20 %.

Plan de menus standard avec quelques options

• Petit déjeuner

1 petit muffin de maïs, ou 1 toast grillé, ou
1/2 toast accompagné de 60 g fromage blanc maigre (1 grains, 1/2 laitage)
1 tasse de café noir
1 verre de jus de fruits, ou 1/2 tasse de baies,
cerises ou raisin (1 fruit)

• Collation de la matinée

1/4 de tasse de graines de tournesol grillées (1 graisse)

• Déjeuner

2 tasses de salade amère (2 légume)
1 tasse de légumes crucifères, cuits à la vapeur ou
crus pour faire une salade (2 légume)
1/4 de tasse de graines de soja ou de croûtons grillés (1/2 grains ou 1 légumineuse)
Vinaigre balsamique, poivre noir et épices pour salade non salées

• Option pour le déjeuner

Ajoute: à votre salade 120 g de miettes de thon au naturel (4 poisson) ou un œuf dur écrasé
(1 œuf)

• En-cas

1 tasse d’infusion ou de thé glacé
1/2 tasse de baies ou de raisin (1 fruit)

• Dîner

2 tasses de légumes cuits (brocoli, carotte, chou-
fleur, poivron, oignon, ail) comprenant au moins
crois couleurs différentes. Assaisonnement :
citron, poivre, basilic, romarin, coriandre, persil,
origan ou paprika (4 légume)
En accompagnement : 1 tasse de haricots noirs,et 1 tasse de riz basmati brun aromatisé avec une
poudre de curry épicée (2 légumineuse, 2 grains)
2 tasses de roquette ou d’endive, avec 1/2 tasse de coeurs d’artichaut et 1/2 tasse de betteraves, le
tout arrosé d’un assaisonnement sans matière grasse : jus de citron, vinaigre balsamique ou de
riz brun, poivre, et 1/4 de tasse de croûtons sans graisse aromatisés à l’ail (1 légume 1/2, 1 grains,
1/2 grains)

Première option pour le dîner
Si vous n’avez pas mis de thon, de poulet ou d’œuf dans votre salade de midi, vous pouvez prendre
170 g de poisson ou de volaille au dîner. Eliminez l’accompagnement de riz et de légumineuses.

Deuxième option pour le dîner
Une soupe de légumes peut remplacer ici l’accompagnement de légumes et de féculents. Vous prendrez alors 3 tasses de soupe, la salade verte et un peu de pain de seigle.
Vous vous demandez peut-être ce qu’il en est du calcium puisque le programme de régime des types
Kapha ne prévoit aucun laitage. Vous pouvez boire du lait de soja, qui a la même teneur en calcium que le lait de vache. Toutefois, notez que les légumes verts constituent aussi une excellente source de calcium et,
si vous suivez consciencieusement votre plan de régime, vous absorberez à la fois du calcium et du magnésium (que les laitages n’apportent pas).

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts 300x225 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Incidences sur la thyroïde

Les goitrigènes sont des composés naturellement présents dans les aliments, qui inhibent la synthèse des hormones thyroïdiennes. Les glucosinolates font partie de ce groupe. Toutefois, les goitrigènes alimentaires, que nous absorbons en mangeant des légumes crucifères, atteignent rarement dans le sang un niveau susceptible de nous causer des ennuis. Néanmoins, les individus qui présentent des problèmes de thyroïde ou qui souffrent d’une déficience en iode devraient se renseigner auprès de leur médecin afin de savoir quel genre de nourriture éviter. Les autres aliments contenant des goitrigènes sont le manioc, le sorgho, le maïs et le millet. C’est le manioc qui renferme le taux le plus élevé de goitrigènes, et les populations qui en consomment en grandes quantités ont appris à le tremper, le sécher et le réduire en poudre pour en éliminer les éléments nocifs pour la thyroïde.
Grossesse et allaitement
Je n oublierai jamais ma surprise lorsque, en changeant mon fils de trois mois, que j’allaitais, je trouvai sa couche souillée fortement empreinte d’une odeur tout à fait semblable à celle du chou trop cuit. J’étais une jeune maman, à l’époque, et, avec mon diplôme de biochimie, je croyais tout savoir. De surcroît, mon bébé se montrant grincheux ce matin-là, je finis par penser que tout cela était sans doute dû à mon repas de la veille : du chou. Je me vis ainsi forcée de reconnaître que les conseils « de bonne femme » des mères plus expérimentées que moi étaient loin d’être injustifiés.
Lors de recherches pratiquées sur les animaux, les scientifiques ont découvert que les glucosinolates issus des crucifères imprégnaient la barrière placentaire et les glandes mammaires, phénomène qui protégeait ainsi les petits de l’attaque de plusieurs cancers. Des recherches à l’université du Minnesota l’ont confirmé : les mères qui allaitent et qui mangent des légumes crucifères peuvent provoquer des coliques a leur bébé.
Cela veut-il dire que l’on ne doit pas absorber ce genre de légumes durant la grossesse ou l’allaitement ?
Non, bien entendu. Cela signifie simplement qu’une jeune mère devra suivre de plus près sa charte de couleurs, en apportant à son enfant les glucosinolates que son type corporel transforme le mieux. En ce qui me concerne, je n’aurais jamais dû manger de chou car je suis un type Vata Qaune) et que le chou vert n’est décidément pas ma couleur.

Interactions médicamenteuses

Les aliments fermentes, dont la choucroute, peuvent engendrer quelques problèmes chez les personnes souffrant d’allergies. La fermentation des crucifères produit en effet un taux élevé de tyramine, un neuropeptide qui augmente la tension et provoque des suées, des palpitations et des maux de tête chez les individus sensibles. La tyramine accentue aussi l’effet des inhibiteurs de monoamine-oxydase (MAO), comme la phénelzine, que l’on utilise dans le traitement de la dépression. L’îsoniazide renferme aussi quelques inhibiteurs de MAO (IMAO), et les patients qui prennent ces médicaments devraient éviter les aliments contenant de la tyramine.

Famille des liliacées : l’oignon et l’ail

Famille des liliacées loignon et lail 300x157 - Famille des liliacées : l'oignon et l'ail

La famille des liliacées comprend notamment l’oignon, l’ail, la ciboulette, le poireau et l’échalote,
légumes connus pour leur goût très acre. Il suffit d’y planter la pointe d’un couteau pour déclencher une série de réactions dans le bulbe, qui dégage alors de puissants phytochimiques à l’odeur particulièrement forte.
Les composés sulfureux de l’ail et d’autres variétés de liliacées sont rapidement transformés (en six
secondes) lorsque le bulbe est coupé, écrasé ou cuit.

Les gousses, quand elles sont encore couvertes de leur membrane protectrice, ne sentent rien. Cependant, dès qu’on les pèle ou qu’on les coupe, elles dégagent, elles aussi, un gaz puissant que vos yeux et votre nez ont vite fait de détecter. Cela s’explique par le fait que les enzymes allinases de l’ail commencent à agir sur les composés sulfureux, en les transformant en une série de composés aptes à prévenir les maladies.
Tous les membres de la famille de l’oignon et de l’ail contiennent de l’alline et de l’allinase, avec des différences notables d’un légume à l’autre. Plus le bulbe est odorant, plus il contient de composés sulfureux – et plus ses propriétés médicinales seront importantes.

La famille de l’ail
Ail (Allium sativum)
Ail « Éléphant » {Allium ampeloprasum)
Ail sauvage (Allium ursinum)

La famille de l’oignon
Ciboulette (Allium schoenoprasum)
Échalote (Allium ascaionicum)
Oignon (Allium cepa)
Oignon vert (Allium ophioscorodon)
Poireau (Allium porrum)

Les principaux phytochimiques bio-sulfureux de l’ail et de l’oignon sont les thiosulfonates. D’autres
composés sulfureux tout aussi importants sont les gamma-glutamylcystéines, la scordinine, et plusieurs phytochimiques non sulfureux comme les stéroïdes, les triterpénoïdes, les flavonoïdes et les fructanes. L’ail est l’un des aliments médicinaux les plus étudiés pour les bienfaits largement reconnus qu’il apporte à l’organisme. Il contient approximativement quatre fois plus de composés sulfureux que le brocoli, et, depuis cinq mille ans, constitue un des principaux éléments des
nourritures européenne, asiatique et africaine. Même s’ils n’ont pas autant de vertus que l’ail, les oignons, eux aussi, agissent considérablement sur les maladies. L’ail et l’oignon sont utilisés à la fois comme aliment et comme remède, et l’on pense qu’ils sont tous les deux originaires d’Asie. D’anciens textes médicaux du Proche-Orient, de l’Inde et de la Chine font tous mention de l’utilisation de l’ail et de l’oignon dans le traitement de la mauvaise digestion, de la toux ou des
problèmes de peau. On a trouvé des traces d’ail dans la tombe du pharaon Toutankhamon (v. 1354-1346 av. J.-C). On dit aussi que les Hébreux ont découvert l’ail lors de leur exil en Egypte, et qu’ils en auraient emporté avec eux jusqu’au Sinaï et au-delà.
Peu à peu, l’ail a étendu sa popularité jusqu’au Croissant fertile, une zone de culture extrêmement riche, qui traverse Israël, la Jordanie, le Liban, la Turquie, la Syrie et l’Irak. Les conditions de culture idéales de ces régions produisent de l’ail de qualité supérieure. Sa production s’est ensuite étendue jusqu’à la Grèce et Rome, où, boudé par la haute classe à cause de son odeur forte, il n’a trouvé de consommateurs que chez le bas peuple et les soldats, ces derniers l’emportant avec eux dans
tous les pays d’Europe qu’ils partaient conquérir. Pendant ce temps, les Celtes faisaient déjà usage de l’ail : une variété à larges feuilles, l’ail sauvage, appelé Allium ursinum (ou ail de l’ours). Cette espèce est très répandue aujourd’hui en Allemagne et dans l’ouest de l’Europe.

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