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Les caroténoïdes agissent en équipe

Les caroténoïdes agissent en équipe 300x200 - Les caroténoïdes agissent en équipe

Alors que les différentes formes chimiques des caroténoïdes ont des activités biologiques distinctes,
ceux-ci semblent agir en équipe. C’est ainsi que les chercheurs du National Cancer Institute ont découvert que les supplémentations de bêta-carotène ne prévenaient pas le cancer du poumon chez les fumeurs. Lors des études qui avaient démontré les effets préventifs de cette substance sur le cancer, on avait utilisé des aliments riches en caroténoïdes au lieu de suppléments. Voilà donc pourquoi vous devez « manger vos couleurs » ! Vous pouvez, bien sûr, ajouter avec moderation à vos aliments des compléments minéraux et vitaminiques, mais ceux-ci ne remplaceront pas un bon régime. De façon naturelle, tous les fruits et les légumes riches en caroténoïdes contiennent plusieurs de ces phytochimiques colorés, qui sont indispensables à votre existence. Pour mieux comprendre leur action, les chercheurs se sont penchés en premier lieu sur leurs propriétés antioxydantes.

Que sont les caroténoïdes ?

Que sont les caroténoïdes 300x169 - Que sont les caroténoïdes ?

Les caroténoïdes sont des composés liposolubles, présents dans une grande variété de végétaux. Ils les protègent des méfaits du soleil et ont un pouvoir attractif sur les oiseaux et les insectes en vue de la pollinisation. Certains animaux, notamment les oiseaux au plumage jaune, rouge et vert, doivent leurs couleurs aux caroténoïdes présents dans leur nourriture. Les femelles semblent être attirées par les mâles aux couleurs les plus vives. Des études ont montré que ceux-ci bénéficiaient d’une meilleure alimentation, étaient plus sains et produisaient ainsi de meilleurs rejetons. Chez
les humains, les caroténoïdes biologiquement actifs que nous trouvons dans notre nourriture agissent de la même façon sur notre santé. Concentrés dans les enveloppes des cellules de notre corps et dans les composants internes de celles-ci, ils peuvent affecter la santé du corps tout entier. Selon les données du département américain de l’Agriculture, on aurait identifié près de six cents caroténoïdes différents, avec leurs métabolites. On en rencontre généralement cinquante à soixante dans l’alimentation moderne, et vingt-deux d’entre eux ont été décelés dans le sérum humain. Environ 10 % des caroténoïdes sont transformés dans l’organisme en vitamine A ou rétinol.

Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur 300x225 - Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Les caroténoïdes orange (alpha, bêta, gamma et zêta-carotène)

Ce sont les plus répandus dans la nature et ceux qui ont les activités les plus diverses dans le corps humain. Outre le fait qu’ils fournissent de la vitamine A (excepté le zêta-carotène), les caroténoïdes orange préviennent la dégradation des membranes biologiques en protégeant toutes les cellules et leurs composés intercellulaires. L’une des plus importantes structures cellulaires à bénéficier de leur action est l’ADN. Ces caroténoïdes empêchent en effet les radicaux libres de
pénétrer dans les cellules, et ils protègent la molécule d’ADN. L’ADN porte nos empreintes génétiques et fournit aux autres molécules de l’organisme les instructions spécifiques pour la construction du système biologique. De ce fait, la moindre altération de la structure de l’ADN produit des « molécules folles » qui ne fonctionnent plus correctement et qui finissent par causer des dommages graves.
Les carotènes augmentent aussi la production cellulaire de protéines qui restaurent les molécules d’ADN oxydées. Les caroténoïdes rouges font souvent équipe avec les caroténoïdes orange pour accroître les effets antioxydants, et la plupart des fruits et des légumes rouges contiennent un nombre élevé de caroténoïdes orange. Les compléments alimentaires composés d’un mélange de caroténoïdes rouges et orange protégeront plus efficacement les molécules d’ADN, tout en aidant
à réparer celles qui auront été endommagées. Ces effets semblent être encore accrus lorsque l’on ajoute à ces suppléments du zinc et de la nicotinamide (vitamine B3). Les caroténoïdes orange préviennent le cancer. Ils agissent de plusieurs manières, l’une d’elles étant d’améliorer le procédé de communication d’une cellule à l’autre. Ce sont les protéines de la membrane qui régulent ces échanges intercellulaires, et elles sont encodées par des gènes. Des gènes défectueux ou altérés engendrent la prolifération de cellules cancéreuses. Ainsi, en préservant l’intégrité des communica-
tions intercellulaires, les caroténoïdes apportent une contribution majeure à la prévention du cancer.
Les cellules qui ont perdu leur capacité à communiquer se détruiront d’elles-mêmes. Ce procédé d’autodestruction – l’apoptose – est l’un des moyens les plus efficaces pour le corps de se débarrasser des cellules vieilles ou inefficaces. Une substance, la canthaxanthine, déclenche le phénomène d’apoptose dans les cultures de cellules cancéreuses humaines, et elle pourrait avoir des effets similaires in vivo. Naturellement présente dans les caroténoïdes orange, la canthaxanthine représente donc un avantage de plus à l’absorption de ces aliments. En revanche, les suppléments de canthaxanthine seule ne sont pas à recommander car ils peuvent causer des dommages chez les individus
dont le foie est fragile.
L’alpha-carotène peut constituer un meilleur agent préventif du cancer que le bêta-carotène. Des chercheurs japonais ont comparé l’impact de ces deux caroténoïdes orange sur trois types de cancer – foie, poumon et peau -, et l’alpha-carotène s’avérait plus efficace. Plus tard, des chercheurs italiens ont confirmé ces découvertes à propos du cancer cutané. De telles études soulignent à nouveau l’importance d’absorber des aliments contenant naturellement une grande variété de
caroténoïdes.
Les caroténoïdes orange protègent l’organisme contre les maladies cardio-vasculaires de plusieurs
façons. A Atlanta, les chercheurs du Centre national pour la prévention des maladies chroniques ont testé, sur 11 327 hommes et femmes, l’efficacité des vitamines et des caroténoïdes dans le traitement de l’angine pulmonaire. Ils ont ainsi découvert que les caroténoïdes orange entraînaient une diminution des risques d’angine.
Les caroténoïdes rouges et orange minimisent les méfaits du soleil sur la peau. Toutefois, l’usage du bêta-carotène (ou de tout autre caroténoïde) seul ne protège pas autant qu’un mélange de caroténoïdes rouges et orange. L’ajout de vitamine E réduirait les dommages causés par les UV. Tant que cela n’a pas été prouvé avec certitude, il est préférable d’absorber ces phytochimiques sous forme de fruits et de légumes plutôt que de s’en remettre à des compléments alimentaires.

Les caroténoïdes jaunes/verts (lutéine, zéaxanthine, cryptoxanthine alpha et bêta)

Aux Etats-Unis, la DMLA (dégénérescence maculage liée à l’âge) représente la cause principale de
cécité. La macula est une tache d’un jaune intense, située au centre de la rétine, qui concentre la lumière reçue par l’œil. Des analyses de cette tache ont montré qu’elle était hautement pigmentée de deux caroténoïdes jaunes : la zéaxanthine et, à un moindre degré, la lutéine, dont la puissance est presque cent fois plus élevée que celle des autres caroténoïdes contenus dans les tissus du corps humain. Par ailleurs, l’autopsie d’un oeil atteint de DMLA a montré que celui-ci contenait 30 % de zéaxanthine et de lutéine en moins qu’un oeil sain. On pense donc que ces pigments jaunes absorbent et réduisent l’intensité du bleu-violet sur la rétine, offrant ainsi une protection efficace des cellules de la macula. Dans le cristallin, la lutéine et la zéaxanthine empêchent la photo-oxydation et contribuent à prévenir la formation de la cataracte. Ce sont les seuls caroténoïdes présents dans l’oeil, et on pense qu’ils jouent un rôle prépondérant dans la prévention de la cataracte, la dégénérescence maculaire et, peut-être, d’autres troubles dégénératifs de la rétine. On sait depuis un certain temps que les personnes qui mangent des légumes vert foncé tels que les épinards ou le chou frisé augmentent leur taux de lutéine et de zéaxanthine, et se protègent ainsi de la DMLA.
De récentes analyses ont fait apparaître que, si les légumes vert foncé constituent une bonne source de lutéine, ils contiennent très peu de zéaxanthine, élément qui semble pourtant jouer un rôle majeur dans la prévention de ces maladies oculaires. Une équipe de chercheurs britanniques a analysé la teneur en lutéine et en zéaxanthine du jaune d’eeuf et de trente-trois fruits et légumes différents. Ils ont découvert que les aliments jaunes, jaunes/verts et orange forment les sources les plus riches de ces deux composants, qui euxmêmes représentent entre 40 et 50 % de la totalité des caroténoïdes contenus dans ces aliments. La liste de ceux-ci étant : le jaune d’oeuf, le maïs, le kiwi, les poi-
vrons orange, le raisin, les épinards, le jus d’orange, les courgettes et toute autre espèce de courge. Puisque, dans l’oeil, la zéaxanthine est plus concentrée que la lutéine, plus on mangera de couleurs vives, mieux on sera protégé contre les affections oculaites. La cataracte, responsable pour moitié des 30 à 50 millions de cas de cécité actuellement diagnostiqués, est un problème mondial. Elle se rencontre très fréquemment chez les hommes et femmes de plus de soixante-quinze ans, et, aux États-Unis, 7 personnes sur 8 en sont affligées. Cependant, vous pouvez augmenter vos chances d’éviter cette maladie en mangeant au moins trois fois par jour l’un de ces produits riches en lutéine et en zéaxanthine. Des chercheurs de l’université de Harvard peuvent l’affirmer après avoir analysé les résultats de deux vastes études épidémtologiques auxquelles avaient participé 110000 volontaires. Une équipe de chercheurs de l’université de Boston a examiné de près les caroténoïdes, la vitamine C et la vitamine E, et leur incidence sur la cataracte. Sans surprise, on a décou-
vert que ceux qui avaient mangé ces fruits et ces légumes moins de trois fois par jour avaient dans leur organisme un taux moindre de caroténoïdes et de vitamines, et étaient davantage sujets à la cataracte. Au cours de recherches ultérieures, la même équipe à étudié les effets d’une alimentation riche en caroténoïdes, en vue de prévenir aussi bien la cataracte que la DMLA. Ils ont beaucoup insisté -ur les bienfaits que pouvait apporter la consommation de caroténoïdes, plus particulièrement les xanthophyllcs telles que la lutéine et la zéaxanthine, les meilleurs agents protecteur contre ces maladies. Beaucoup d’aliments riches en xanthophylles sont une excellente source de vitamine C, que certaines des études mentionnées plus haut ont identifiée comme étant un élément majeur dans la
prévention de la cataracte.
La lutéine s’est aussi révélée très efficace dans la prévention du cancer. Dans un article publié en février 2000 dans l’Ameriain Journal of Clmkal Nutrition, Martha Slattery et ses confrères de l’université de médecine de l’Utah ont démontré que les personnes dont le régime contenait des fruits et des légumes riches en lutéine présentaient 17 % de moins de cas de cancer du côlon. Comparée aux autres caroténoïdes, dont l’alpha-carotène, le bêta-carotène, le lycopène, la zéaxanthine et la bêta-cryptoxanthine, c’est encore la lutéine qui offrait la meilleure protection. Les sources les plus riches de lutéine identifiées par le Dr Slattery et son équipe étaient le chou frisé, les épinards, le brocoli, la laitue, les tomates, les oranges et le jus d’orange, le céleri et les haricots verts. En revanche, ces chercheurs n’ont pas associé la consommation d’aliments riches en bêta-carotène comme les abricots, les carottes, les mangues, les melons, les pêches, les nectarines et le potiron, avec la prévention du cancer.

Les caroténoïdes rouges (lycopène et astaxanthine)

Ce sont des caroténoïdes sans provitamine A, avec un fort pouvoir antioxydant. Le lycopène représente
50 % de tous les caroténoïdes contenus dans le sérum humain, et il est concentré dans les testicules, tes glandes surrénales et la prostate. Une étude comparative a fait ressortir que le lycopène se trouvait en concentration plus forte de 20 % dans les glandes surrénales et dans la prostate que dans les tissus adipeux. En outre, des équipes de recherche du monde entier ont démontré que le lycopène était bien absorbé et actif dans les tissus. La consommation quotidienne de lycopène est liée à la réduction de risques de plusieurs cancers, dont celui de la prostate. En 1982, une équipe de chercheurs de l’université de médecine de Chicago a analysé des échantillons de plasma prélevés sur des hommes en bonne santé, a l’occasion d’une vaste étude portant sur les antioxydants. Le lycopène s’est avéré être le seul antioxydant présent, avec une teneur nettement plus basse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate que chez les sujets sains. Les chercheurs en ont conclu que te fait de manger des aliments riches en lycopène – la tomate et ses produits dérivés, par exemple – concourait à diminuer fortement les risques de cancer de la prostate, du poumon et de l’estomac, ou à limiter leur progression. Le lycopène peut diminuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du
sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas.
On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde. Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses (60 mg/jour) de suppléments de lycopène. Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en ou à limiter leur progression. Le lycopène peut dimi-
nuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas. On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde.
Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par
les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses
(60 mg/jour) de suppléments de lycopène.
Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes
rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en contiennent aussi une bonne quantité. Quand les tomates sont cuites ou réduites en purée, la structure du lycopène se modifie, et il devient plus efficace. Les lycopènes issus de graines de tomates se sont aussi révélés très efficaces. Les types Rouge, à qui il est déconseillé de manger des tomates ou leurs dérivés, peuvent prendre des suppléments de lycopène. L’astaxanthine pourrait bien être le caroténoïde le plus significatif à avoir été « découvert » au XXIe siècle.
C’est un pigment rouge que l’on trouve concentré dans certaines créatures aquatiques. Présente dans le phytoplancton, le zooplancton, les animaux marins, les poissons et certains oiseaux d’eau, l’astaxanthine est le plus puissant caroténoïde antioxydant connu. Ce qui a incité des chercheurs a supposer que la haute concentration d’astaxanthine dans les plantes et les animaux aquatiques les protégerait des radiations UV, au cours de leur croissance, et quand ils nagent ou se nourrissent
près de la surface de l’eau. On décèle l’astaxanthine chez ces animaux à la couleur rouge de leur chair (le saumon, la truite, le crabe, la crevette) ou de leur plumage (les flamants roses). Les oiseaux d’eaux concentrent aussi de l’astaxanthine dans leurs yeux, pour protéger leur rétine contre les rayons UV, que la réverbération de l’eau intensifie. Puisque ta plupart des animaux et des plantes que nous absorbons sont issus de la terre, la quantité d’astaxanthine normalement pré-
sente dans notre corps est minime.
Des scientifiques ont estimé que l’astaxanthine avait dix fois plus d’impact que les autres caroténoïdes sur les radicaux libres, et se montrait même cent fois plus efficace que la vitamine E. Ce qui a conduit le Dr Wataru Miki, professeur à l’institut de recherches bio-organiques d’Osaka, au Japon, à surnommer cette substance la > super vitamine E >. Un aspect particulièrement étonnant de la puissance de l’astaxanthine réside dans le fait qu’elle s’installe dans la membrane cellulaire en – enjambant – l’espace intramembranaire pour se fixer des deux côtés de la paroi. Dans cette position,
elle est prête à piéger le moindre radical libre qui l’approche, de l’intérieur ou de l’extérieur. Une fois pris au piège, les radicaux libres sont incorporés à la structure chimique de l’astaxanthine, qui ne se détachera que lorsqu’un autre antioxydant approprié sera disponible. Le pont membranaire ainsi formé par l’astaxanthine a un autre avantage : celui d’offrir une plus grande
stabilité à la membrane tout entière.
Comme ses cousins caroténoïdes, l’astaxanthine est un agent anticancéreux grâce à ses propriétés antioxydantes et à son interaction avec les protéines et les lipides. Lors d’une étude comparative sur les effets anti-cancéreux de l’astaxanthine, de la canthaxanthine et du bêta-carotène, l’astaxanthine s’est avérée le caroténoïde le plus apte a limiter le nombre des tumeurs mam-
maires survenues chez la souris. Plus les doses étaient élevées, meilleurs étaient les résultats. Plusieurs autres études ont contribué à déterminer les effets anticancéreux de l’astaxanthine, cette substance empêchant l’oxydation des lipides des membranes cellulaires et des fluides corporels.
Le système immunitaire est un réseau régulateur très élaboré qui protège l’organisme contre les agents infectieux, les tumeurs et les réactions auto-immunes excessives. L’astaxanthine semble être un agent anti-inflammatoire plus efficace que les autres caroténoïdes. Après plusieurs années de recherche sur la façon dont l’astaxanthine activait le processus immunitaire, les scientifiques de la faculté de médecine du Minnesota ont déterminé que cette substance ne provoquait pas réellement une modulation immunitaire par le biais des caroténoïdes mais, plutôt, qu’elle augmentait la produc-
tion de cellules thymiques et d’anticorps. Des chercheurs japonais ont ajouté que l’astaxanthine stimulait sensiblement la fabrication de cytokîne par les cellulesthymiques, les cytokines étant des protéines qui activent d’autres cellules immunitaires et optimisent les réactions immunitaires.
Le Dr Curt Malmsten et ses confrères suédois ont découvert que l’astaxanthine pouvait tripler la force et l’endutancc de jeunes athlètes sains, à qui on en avait distribué au moins 4 mg par jour. L’exercice augmente le métabolisme et fabrique un grand nombre de radicaux libres – en sous-produits naturels – qui, en s’accumulant, fatiguent les muscles et, donc, diminuent les capacités physiques. En éliminant rapidement ces radicaux libres, l’astaxanthine augmente la résistance du
sportif.
Les propriétés fabuleuses de l’astaxanthine en font une arme de choix contre le vieillissement. L’astaxanthine et, a un degré moindre, les autres caroténoïdes et la vitamine E, protègent de l’oxydation les lipides (les acides gras) des membranes cellulaires. En comparant la capacité de certains caroténoïdes à anéantir les radicaux libres, des chercheurs danois ont montré que, plus un caroténoïde était stable, plus il empêchait l’oxydation des lipides. Dans cette étude, l’astaxanthine, le plus stable des caroténoïdes, était donc celui qui avait le plus de chances d’inhiber les attaques des radicaux libres. D’autre part, des scientifiques japonais sont parvenus à démontrer que l’astaxanthine protégeait les membranes mitochondriales du foie chez le rat 100 à
500 fois plus efficacement que la vitamine E. L’astaxanthine est une molécule relativement petite,
et liposoluble, comme les autres caroténoïdes. Cependant, elle diflère de ceux-ci en ce sens qu’elle a des propriétés hydrophiles qui lui permettent d’expulser les radicaux libres hors de notre organisme. Elle a aussi le pouvoir de traverser la barrière hautement sélective du cerveau, où elle agit alors comme l’antioxydant cérébral le plus efficace. Une action essentielle cat les lésions dues à l’oxydation sont en grande partie responsables de la dégénérescence des cellules cérébrales.
Par ailleurs, l’astaxanthine étant bien absorbée par les tissus des yeux, très sensibles aux rayons lumineux, elle aidera d’autant mieux à prévenir la photo-oxydation. Ce qui expliquerait pourquoi les oiseaux d’eau concentrent dans leurs yeux ce puissant caroténoïde.
L’astaxanthine joue donc un rôle crucial dans le traitement des maladies des yeux, du cerveau et du système nerveux.

Types corporels et couleurs

Types corporels et couleurs 300x200 - Types corporels et couleurs

Ceci est un livre sur la couleur – la vôtre et celle des aliments que vous devriez manger. L’ayurvéda nous fournit un système de couleurs basé sur notre type corporel. J’ai donc choisi d’utiliser la couleur pour identifier les types corporels. Celle-ci vous aidera à vous reporter facilement à votre type, et à associer ce système ayurvédique à notre mentalité occidentale, surtout en ce qui concerne les composants phytochimiques des aliments. En connaissant votre couleur, vous saurez l’assortir à celle des aliments qui vous sont adaptés, et absorber ainsi les phytochimiques dont vous aurez le plus besoin pour vous maintenir en bon équilibre. C’est l’idée fondamentale du Régime Arc-en-ciel.
La couleur du Vata, jaune pâle, est fortement liée à ses attributs de légèreté, de sécheresse et de mobilité.
La couleur rouge nous donne l’image mentale du feu, de sa chaleur et de son intensité, les attributs du Pitta. Le vert/bleu sera celle de l’eau, l’élément associé au Kapha, et donc la couleur idéale pour ce type.

Vata = Jaune
Pitta = Rouge
Kapha = Vert

Maintenant, voyons pourquoi un changement de régime s’avère la façon la plus efficace et la plus facile de rester en bonne santé ; et pourquoi le régime est le facteur qui peut être le plus aisément contrôlé ou adapté, dans le traitement de chaque individu.

Questionnaire

Questionnaire 300x225 - Questionnaire

Caracténstufues physiques :

1. Ce qui décrit le mieux mon aspect physique :

a. une silhouette moyenne
b. une silhouette large
C. une silhouette fine

2. Mon corps est généralement :

a. bien proportionné
b. massif
c. mal proportionné (jambes ou bras trop courts ou trop longs par rapport au tronc)

3. J’ai :

a. les épaules et les hanches Je taille moyenne
b. les épaules et les hanches larges
C les épaules et les hanches étroites

4- Mon ossature est :

a. de taille normale, j’ai des articulations en proportion avec le reste de ma silhouette
b. épaisse et solide, avec des articulations larges
c. fine, mais avec des articulations larges et proéminentes (les jointures des doigts sont un bon
indicateur)

5. Ce qui décrit le mieux mes mains :

a. des doigts de taille moyenne
b. des doigts épais et courts
c des doigts longs et fuselés

6. Mes dents sont :

a. régulières et bien formées, mais sujettes aux caries
b. grandes, blanches et régulières, avec peu de caries
c. irrégulières et protubérantes, peut-être sensibles à la chaleur et au froid

7. Mes yeux sont :

a. de taille moyenne, bleu foncé, verts, gris ou noisette
b. grands et lumineux, bleu clair ou brun clair
c petits, bleu-gris, violets, brun foncé ou noirs

8. Mon regard est :

a. perçant, direct et intense
b. calme, expressif, amical
c. flou, fuyant

9. J’ai les yeux souvent :

a. rouges et brûlants
b. limpides mais irrités
c. irrités, avec le blanc grisâtre ou bleuâtre

10. Mon nez est :

a. long et droit, avec l’extrémité rouge
b. court et arrondi à l’extrémité
c. de taille moyenne, avec la cloison déviée

11. Ma peau est :

a. sensible et souvent irritée
b. grasse, qui bronze facilement
c. sèche, à tendance granuleuse

12. J’ai :

a. un teint rosé, des taches de son et des grains de beauté, une tendance à rougir facilement
b. un teint clair ou foncé, une peau épaisse et sans tache de son
c un teint foncé, une peau fine avec quelques grains de beauté

13. J’ai :

a. un menton fin, un cou de taille moyenne
b. un menton plein et arrondi, un cou épais (double menton)
c. un menton anguleux, trop petit ou trop grand par rapport à ma mâchoire, un cou long et mince

14. Mes cheveux sont :

a. roux, blond vénitien, bruns aux reflets acajou, prématurément gris, près ou en train de tomber
b. châtain clair, ou blonds sans reflets roux
c. brun foncé, ou noirs

15. L’aspect de mes cheveux :

a. ils sont fins et raides
b. ils sont gras, épais, ondulés et brillants
c ils sont fins, ternes, peut-être bouclés ou frisés

16. Ma voix et ma façon de parler :

a. je m’exprime de façon directe et d’une voix forte
b. je n’aime pas parler, je m’exprime avec prudence et de façon lente
c. j’aime parler, mais ma voix a tendance à s’affaiblir au bout d’un certain temps

Caractéristiques psychologiques :

1. Mon mental :

a. j’ai des opinions bien arrêtées et je ne déteste pas les affrontements
b. j’ai mes opinions mais je n’aime pas les affrontements
c. je suis lent à me faire une opinion et je n’aime pas les affrontements

2. Je suis :

a. impatient et sujet a l’emportement
b. accommodant et peu irritable
c anxieux, avec la crainte de l’échec

3. J’ai un caractère :
a. solide et énergique
b. calme, tranquille, stable
c. sensible, nerveux

4. Le côté positif de mon caractère :

a. j’ai l’esprit pratique
b. j’ai beaucoup de patience et de force d’Ame
c je m’adapte à toutes les situations

5. L’organisation de mon temps :

a. je suis plus efficace si j’établis un programme précis
b. j’établis un programme assez vague
c. je n’aime pas suivre de programme

6. Mes amitiés :

a. j’entretiens de bonnes amitiés avec mes collègues de travail
b. j’entretiens des amitiés durables, mais pas uniquement avec mes collègues de travail
c. j’ai du mal à entretenir des amitiés

7. Comment je réagis aux nouvelles informations :

a. j’apprends vite et j’ai une bonne mémoire
b. j’apprends plus lentement, mais je n’oublie rien
c. j’apprends très vite, mais j’ai du mal à me rappeler les choses

8. Ma meilleure façon d’enregistrer une information :

a. je me concentre intensément et sans difficulté sur le sujet qui m’intéresse
b. je reste sur un sujet jusqu’à ce que je le comprenne, et j’ai une assez bonne concentration
c. j’ai du mal à me concentrer, mon esprit est souvent distrait

9. Ma façon de travailler :
a. j’aime monter des projets et surveiller leur développement
b. j’aime mener des projets à bien, développer mon esprit de compétition
c. j’aime apprendre des choses nouvelles et formuler des théories

10. Mes habitudes budgétaires :
a. je surveille mes dépenses, sans sortir de mon budget, et j’aime marchander
b. je n’aime pas dépenser, je n’ai pas besoin de prévoir un budget
c. j’aime dépenser mais je n’aime pas prévoir de budget

Métabolisme :

1. Mon niveau d’énergie :

a. j’ai une bonne aptitude à l’exercice, et je sais mesurer mes forces
b. j’ai une grande résistance mais je dois me pousser à faire de l’exercice
c. j’aime faire de l’exercice mais je manque vite d’énergie

2. La coordination de mes mouvements :

a. j’ai des gestes ordonnés, réguliers et efficaces
b. j’ai des gestes ordonnés, lents et déterminés
c. j’ai des gestes plutôt désordonnés et assez rapides

3. Mon poids :

a. je prends facilement du poids, mais je peux le perdre aussi vite
b. je prends facilement du poids et j’ai du mal à le perdre
c je garde toujours le même poids

4- Si je prends du poids, où se logent les kilos superflus ?

a. ils se répartissent également sur tout mon corps
b. ils s’accumulent sur mes hanches et mes cuisses
c. ils ont tendance à s’accumuler sur mon ventre et autour de la ceinture

5. Mon niveau d’activité :

a. je suis modérément actif
b. je ne suis pas actif et j’ai une tendance à la léthargie
c. je suis très actif

6. Ma transpiration :

a. je transpire beaucoup même quand il fait froid
b. je transpire modérément et de façon régulière
c. il est rare que je transpire beaucoup

7. Mon sommeil :

a. j’ai le sommeil léger, je me rendors facilement si on me réveille, je me lève frais et dispos, et j’ai besoin de peu de sommeil
b. j’aime dormir, et je me réveille bien reposé quand j’ai eu assez de sommeil
c j’ai du mal à trouver le sommeil, j’ai du mal à me rendormir si on me réveille, et je me lève fatigué

8. Mes rêves :

a. ils sont très intenses, souvent violents et pleins de couleurs, je m’en souviens facilement
b. ils sont très agréables et tranquilles ; j’essaie rarement de m’en souvenir
c. ils sont très irréguliers, je peux m’y voir voler, et j’ai du mal à m’en souvenir

9. Si je suis une femme, mon cycle menstruel :

a. est régulier, long, avec de forts saignements
b. est régulier, avec des saignements léger– et pâles
c. est «régulier et léger

10. Mes syndromes prémenstruels :

a. j’ai de très légères crampes, un peu d’irritabilité
b. je n’ai aucune crampe, mais j’ai un peu de ballonnement et je fais de la rétention d’eau
c. j’ai de violentes crampes, et je souffre de nausées et de diarrhées

Appétit et digestion

1. Mon appétit :

a. j’ai un bon appétit et j’ai tendance à trop manger
b. j’aime manger mais je peux facilement sauter un repas
c. je me nourris plus ou moins suivant les jours, mais je me sens faible si je ne mange pas souvent

2. Mon petit déjeuner :

a. je me sens mieux avec un petit déjeuner léger
b. je peux sans problème me passer de petit déjeuner
c je me sens mieux quand j’ai avalé un solide petit déjeuner

3. M’arrive-t-il de jeûner ?

a. je peux jeûner, mais cela me rend irritable
b. jeûner ne me pose aucun problème
c. il m’est difficile de jeûner

4. Ma consommation de liquides :

a. je bois beaucoup
b. je bois très peu en général
c. je bois de façon très irrégulière

5. Mes habitudes alimentaires :

a. je mange vite et souvent plus que nécessaire
b. je mange lentement et de façon modérée
c. je mange avec un lance-pierre sans prendre le temps de finir mon assiette

6. Ma digestion :

a. je vais à la selle au moins une fois par jour
b. j’ai une bonne digestion et je vais régulièrement à la selle
c. j’altcme souvent entre la constipation et les selles très molles

7. Pendant la digestion, je ressens :

a. une gêne au niveau de l’estomac
b. une gêne en haut de l’abdomen, juste sous les côtes
c. une gêne au niveau du nombril et dans le basventre

8. La température de mes aliments :

a. j’aime boire frais, et manger chaud, mais pas brûlant
b. j’aime boire et manger aussi bien chaud que froid
c. je n’aime boire et manger que chaud

9. La fréquence Je mes urines :

a. elles sont très fréquentes
b. elles sont modérées
c. elles sont peu fréquentes, et j’ai tendance à me retenir

10. Quelle saison est la plus éprouvante pour moi î
a. l’été
b. l’hiver
c. l’automne

Carrière ;

11. Entourez les métiers qui s’apparentent au vôtre :

a. administrateur, directeur, président, dessinateur, architecte, ingénieur, chercheur, directeur artistique, acteur, médecin, journaliste, pilote, officier, banquier.
b. chef cuisinier, guérisseur, membre d’une police spéciale, comptable, technicien, programma-
teur, mécanicien, chet de production, danseur, négociateur, jardinier, décorateur, conseiller,
conservateur, attaché au service clientèle, vendeur, entrepreneur.
c. enseignant, philosophe, musicien, conférencier, policier, diplomate, conseiller politique, reli-
gieux, membre d’association caritative, inventeur, artiste, écrivain.

Condition physique:

12. Entourez les caractéristiques qui s’appliquent à votre état :

a. sujet aux ecchymoses, rythme cardiaque rapide ou ùrégulier, tension élevée, anémie, astigmatisme, cataracte, glaucome
b. infections respiratoires fréquentes, douleurs lombaires, sinusite chronique, grippes et rhumes fréquents, goût peu développé (agueusie)
c déchaussements dentaires, scoliose ou déformation osseuse, crampes fréquentes aux jambes ou aux pieds, raideur du cou et des épaules, nervosité importante

13. Entourez les maladies connues dans votre famille (mère, père, sœur, frère, grands-parents). Ces
affections peuvent se retrouver chez vous.

a. faiblesse cardiaque, hépatite, calculs biliaires, leucémie, cancer de la peau, acné, furoncles,
dermatite, affections oculaires, orgelets, conjonctivite, yeux * secs -, dépression
b. diabète, obésité, défaillances cardiaques congestives, emphysèmes, rhume des foins ou sinusite
chronique, pneumonies, ulcères gastriques, asthme
c allergies alimentaires, arthrite, maladies du côlon, diverticulite, cancer du côlon, syndrome
anxieux, maux de gorge, amygdalites, angines à streptocoques, hypertension, arythmie cardiaque, incontinence, troubles de l’érection, nombre de spermatozoïdes faible

Résultats :

Comptez le nombre de a, de b et de c que vous avez entourés.
Le total que vous aurez trouvé pour chacune des lettres vous indiquera votre couleur : a correspond à rouge (Pitta), b à vert (Kapha), et c à jaune (Vata). Le nombre le plus grand indiquera votre couleur principale. Une couleur peut prédominer ou, comme pour la plupart des gens, vous obtiendrez deux ou trois résultats d’une valeur assez proche. Ce sont les écarts entre ces valeurs qui vous indiqueront votre mélange personnel de couleurs. À présent que vous connaissez votre type corporel, passons à la deuxième partie, où vous apprendrez quels aliments correspondent à votre type. Nous allons vous
expliquer comment les phytochimiques de chacun des six groupes d’aliments agissent sur votre corps, et pourquoi ils sont nécessaires à votre organisme.

Comment agissent ces composés

Comment agissent ces composés 300x196 - Comment agissent ces composés

La consommation de légumes crucifières n’est pas sans rapport avec une diminution des cancers liés aux hormones, et de certains cancers des organes, dont celui de la vessie. Des chercheurs du département santé de l’université d’Harvard ont mené une grande enquête impliquant 47 909 hommes pour déterminer l’incidence d’un régime alimentaire spécifique sur la survenue d’un cancer de la vessie. Pendant cette période, 252 cas de cancer sont apparus parmi les sujets testés. Des analyses statistiques ont montré une corrélation entre la consommation de légumes crucifères et les effets protecteurs sur la vessie. Parmi les crucifères, le brocoli et le chou semblent offrir la meilleure protection contre le cancer de cet organe, et l’on constate sans surprise qu’ils ont la teneur la plus forte en glucosinolates. Pourtant, l’effet préventif anticancéreux des brocolis et du chou-fleur peut varier considérablement suivant la durée de stockage et les conditions de culture de ces légumes. Les scientifiques tentent de pallier ces variations, notamment en testant la consommation de germes de crucifères. Une équipe de recherche de l’université John Hopkins a découvert que des germes de brocoli et de chou-fleur âgés de trois jours seulement contenaient un taux de glucosinolates de 10 a 100 fois plus élevé que celui des plantes matures. Les légumes crucifères contiennent également un
autre puissant phytochimique protecteur : le calcium D-glucarate qui est converti dans le corps en D-glucarolactone, agent inhibiteur du cancer du sein. Des médecins du M.D. Anderson Cancer Center, à
Houston, ont découvert que des femmes souffrant d’un cancer du sein avaient un taux de glucarate beaucoup plus bas que les femmes saines. Cette équipe médicale a ainsi suggéré d’administrer à ces patientes des suppléments de calcium D-glucarate durant leur traitement, car en dehors du fait que cette substance aidait à prévenir le cancer du sein, elle pouvait aussi augmenter l’efficacité de la chimiothérapie. Ce progrès, considérable pour la recherche, l’était aussi pour des milliers de femmes a risque ou qui luttaient contre cette maladie.
Les isothiocyanates constituent également un produit unique de bio-transformation du sulphorafane. un
glucosinolate dérivé de la glucoraphaninc. Surtout concentrés dans le chou, les graines et les feuilles de moutarde, ils semblent prévenir le cancer du poumon et de l’œsophage chez les fumeurs. Plusieurs équipes de recherche issues de différentes universités américaines ont rendu compte de résultats similaires, prouvant ainsi de façon certaine les effets préventifs des légumes crucifères et de leurs phytochimiques.
Ces composés soufrés semblent aussi inciter les cellules cancéreuses à s’autodétruire, un processus connu sous l’appellation de « mort programmée des cellules > ou a pop rose. De nombreuses autres études ont montré que les isothiocyanates sont efficaces contre les cancers de l’intestin, des voies respiratoires, de l’estomac, du rectum et du côlon. L’indole-3-carbinol (I3C) est un autre agent pré-
ventif majeur du cancer, qui se trouve concentré dans le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou et le chou frisé.
Des chercheurs de l’université de Berkeley, sous la houlette du Dr Gary Fîrestone, ont réalisé plusieurs études sur les effets de PI3C, et, plus parriculièrement, une thérapie combinée avec un remède utilisé contre le cancer du sein, le tamoxifène. Selon le Dr Firestone, cette synergie médicamenteuse devait bloquer la croissance des cellules cancéreuses. Mais, si I’I3C sous forme de remède donnait de bons résultats, l’BC sous forme alimentaire allait-il être aussi efficace ?
Une équipe de scientifiques de l’Institut pour la recherche hormonale, à New York, a alors réalisé sur soixante femmes en bonne santé une étude s’étalant sur trois mois. Après avoir séparé les femmes en trois groupes, ils ont donné au premier un régime contenant 400 mg d’13C par jour ; au second, un régime riche en fibres dosé à 20 g par jour ; et, au troisième, un régime placebo afin d’avoir un point de comparaison. Les femmes ayant bénéficié du régime 13C ont manifesté une nette augmentation du métabolite œstrogène protecteur contre le cancer, le 2-hydroxyestrone (2-OH El), alors que les régimes des deux autres groupes n’ont apporté aucune différence significative. Il est clairement démontré par ces multiples expériences que la consommation de légumes crucifères stimule la production de métabolites œstrogènes protecteurs et diminue de façon significative les risques de
cancer du sein.

Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones de puissants œstrogènes 300x171 - Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones forment un groupe à part, et leurs effets sur l’organisme se distinguent totalement de ceux des autres flavonoïdes. Elles se concentrent dans les légumineuses, principalement le soja, mais on les trouve aussi dans la luzerne, le trèfle rouge, le persil, la réglisse et les céréales. Le soja a retenu l’attention de la communauté scientifique pour sa capacité à prévenir les mala-
dies cardiaques et le cancer, et soulager les symptômes menstruels et ménopausiques. C’est un aliment primordial pour les types Pitta, et tout aussi excellent pour les autres types. Les effets des isoflavones sur l’organisme sont uniques. En s’accrochant aux récepteurs hormonaux des tissus mammaires et prostatiques, elles empêchent la fixation des hormones responsables du cancer. Ce phé-
nomène permet aussi aux isoflavones d’imiter l’action des œstrogènes. Chez les femmes ménopausées, les isoflavones limitent les bouffées de chaleur, aident à prévenir l’ostéoporose et peuvent aussi retarder d’autres signes de vieillissement. Chez les femmes souffrant de syndrome prémenstruel, les isoflavones ont une action apaisante et aident à maintenir un bon équilibre hormonal.
Nous allons maintenant établir un tableau des composés phénoliques et des aliments qui les contiennent, et préciser la façon dont ils agissent.

Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les polyphénols simples les acides phénoliques 300x246 - Les polyphénols simples : les acides phénoliques

Les acides phénoliques se trouvent dans la plupart des fruits, légumes et herbes. Plusieurs de ces acides ont de très bonnes propriétés conservatrices dont l’essence de romarin, le thymol, l’acide cinnamique, l’eugénol, l’acide f>-coumarique et l’acide caféique. Le romarin est un remède traditionnel contre la colique et les dysménorrhées, et l’on a récemment découvert son utilité dans le traitement de l’asthme, des troubles spasmodiques, des ulcères peptiques, des inflammations et de l’athérosclérose. Il est aussi bien absorbé par la peau que par le tube digestif. Voici les plus importants acides
phénoliques que l’on trouve dans les baies, les agrumes, l’aubergine, la carotte, le brocoli, le chou, le persil, le concombre, la courge, l’igname, les graines complètes, les pépins et les herbes.

Les acides phénoliques sont d’excellents antioxydants. Certains préviennent l’oxydation due au choiestérol LDL, ainsi que l’athérosclérose. Il est aussi intéressant de noter la puissance de ces acides quand ils sont contenus dans les herbes et les épices. Achetez un pain au romarin : vous serez étonné de constater sa durée de fraîcheur ! Les acides férulique et isoférulique se trouvent aussi dans les céréales et les graines (voir chapitre 8), et les acides gallique, ellagique et vanillique jouent un rôle capital. Les phénols peuvent aider à prévenir le cancer en bloquant la formation de nitrosamine et en modifiant l’activité des enzymes. Les nitrosamines sont issues de nitrates et de nitrites alimentaires, et sont soupçonnées de favoriser le cancer. Les acides phénoliques aident aussi à prévenir le cancer en éliminant des minéraux oxydants comme le cuivre et le fer, et en détruisant les cellules cancéreuses. Cette activité est renforcée par la présence de la vitamine C. Les acides phénoliques présents dans les fruits et légumes, les pépins, les herbes et les céréales jouent donc un rôle crucial dans la protection du corps. Les fruits forment une source très riche d’acide ellagique, malique, caféique, chlorogénique et coumarique. Ceux qui contiennent ces produits sont souvent rouges, bleus ou violets – les couleurs recommandées aux types Pitta. Les céréales, les légumes, les herbes et les épices sont aussi de très bonnes sources d’acides phénoliques.
Voyons maintenant pourquoi les composés phénoliques des fruits rouges sont si bons pour les types Pitta.

Le programme du Régime Arc-en-ciel propose une alimentation mieux adaptée

Le programme du Régime Arc en ciel propose une alimentation mieux adaptée 300x206 - Le programme du Régime Arc-en-ciel propose une alimentation mieux adaptée

Vous n’avez pas besoin d’acheter des produits coûteux ni de lire des études scientifiques compliquées pour profiter des nombreux bienfaits des alicaments. Tout ce qu’il faut, c’est appliquer le programme alimentaire adapté que vous fournit le Régime Arc-en-ciel, à travers une façon unique et nouvelle de « penser » la nourriture.
Depuis des siècles, la nutrition fait partie intégrante de la médecine ; de tout temps, les guérisseurs ont associé des aliments à telle ou telle affection en fonction de la couleur du produit. Ils n’avaient pas les moyens de déterminer la nature chimique de ces aliments, pas plus qu’ils ne savaient comment ceux-ci agissaient sur l’organisme. Pourtant, leurs découvertes sont intégrées aujourd’hui par les scientifiques aux méthodes de recherche modernes. La couleur des aliments vous indique ce qui est bon pour votre physiologie propre et vous aide à prévenir les maladies les plus en rapport avec votre type. D’un point de vue scientifique, la couleur des aliments est révélatrice de leur teneur en phytochimiques, ainsi que le pressentaient les grands médecins du passé.

Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments couleur 300x225 - Quels sont vos aliments-couleur ?

Les aliments fauves sont complémentaires pour tous les types de couleur, et constituent une part importante de votre plan de régime quotidien. Ils contiennent de multiples phytochimiques protecteurs. Ils sont d’ailleurs si essentiels qu’ils forment la base de la pyramide alimentaire.

Types Pitta

Les aliments fauves sont très bons pour vous. Les seuls à éviter seront l’amarante, le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet, le quinoa et le seigle.

Types Kapha

Les légumineuses sont aussi très bonnes pour vous, excepté les graines de soja, les haricots rouges et les lentilles brunes. Vous apprécierez les dérivés du soja, en évitant la graine complète. Le tempeh ne vous est pas indiqué non plus. Les graines, les céréales et le pain sont bons pour vous, à l’exception du blé entier et de l’avoine, qui sont trop lourds, ainsi que les variétés de riz doux. Il est préférable d’alterner le riz blanc et le riz brun, un peu indigeste pour vous.

Types Vata

Le choix d’aliments fauves sera plus restreint pour vous. Vous pouvez manger toutes les graines, sauf le sarrasin, le maïs et sa farine, le millet et le seigle. Il vous faudra aussi éviter les céréales très sèches et croquantes, ainsi que les toasts secs et les croûtons grillés. Quant aux légumineuses, la plupart d’entre elles vous procureront des flatulences ; vous devrez donc les éviter. Les seules qui ne vous créeront pratiquement pas d’ennuis sont le haricot mungo, le tofu et le haricot dhal.

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