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Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones de puissants œstrogènes 300x171 - Les isoflavones : de puissants œstrogènes

Les isoflavones forment un groupe à part, et leurs effets sur l’organisme se distinguent totalement de ceux des autres flavonoïdes. Elles se concentrent dans les légumineuses, principalement le soja, mais on les trouve aussi dans la luzerne, le trèfle rouge, le persil, la réglisse et les céréales. Le soja a retenu l’attention de la communauté scientifique pour sa capacité à prévenir les mala-
dies cardiaques et le cancer, et soulager les symptômes menstruels et ménopausiques. C’est un aliment primordial pour les types Pitta, et tout aussi excellent pour les autres types. Les effets des isoflavones sur l’organisme sont uniques. En s’accrochant aux récepteurs hormonaux des tissus mammaires et prostatiques, elles empêchent la fixation des hormones responsables du cancer. Ce phé-
nomène permet aussi aux isoflavones d’imiter l’action des œstrogènes. Chez les femmes ménopausées, les isoflavones limitent les bouffées de chaleur, aident à prévenir l’ostéoporose et peuvent aussi retarder d’autres signes de vieillissement. Chez les femmes souffrant de syndrome prémenstruel, les isoflavones ont une action apaisante et aident à maintenir un bon équilibre hormonal.
Nous allons maintenant établir un tableau des composés phénoliques et des aliments qui les contiennent, et préciser la façon dont ils agissent.

Couleur et chimie des caroténoïdes

Couleur et chimie des caroténoïdes 300x100 - Couleur et chimie des caroténoïdes

Les caroténoïdes peuvent être regroupé par couleur : orange, jaune/vert, et rouge. Les caroténoïdes orange sont les plus connus, le principal étant le bêta-carotène, présent dans la plupart des fruits et des légumes orange, avec l’alpha-carotène et le gammacarotène. Ce sont les seuls caroténoïdes que le corps transforme en vitamine A. Le bêta-carotène est la principale source de vitamine, mais l’alpha et le gamma en produisent aussi une bonne quantité. Les caroténoïdes se présentent sous des formes chi-
miques variées, qui déterminent leur activité biologique. Et, bien que leur action biochimique soit de plus en plus étudiée, il reste encore beaucoup à apprendre sur leur fonctionnement. Voici maintenant certaines des particularités découvertes sur les caroténoïdes.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Kapha

Les légumes crucifères, l’asperge, l’ail et l’oignon constituent vos aliments principaux. Vous pouvez les manger crus ou cuits.

Types Pitta

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous car leur saveur est trop piquante. Vous pouvez tolérer ces légumes cuits, si vous en faites une consommation modérée. Evitez les suppléments de poudre d’ail. Vous pourrez, en revanche, utiliser des capsules d’huile d’ail.

Types Vata

L’ail et l’oignon crus ne sont pas bons pour vous non plus. Cependant, vous les tolérerez très bien s’ils sont cuits, à condition de ne pas en abuser. Vous pouvez aussi prendre des suppléments d’ail en poudre ou consommer les variétés recommandées aux types Pitta.
En plus des aliments évoqués plus haut, un bon nombre de légumes verts à feuilles, dont le chou frisé
et le pissenlit, contiennent des composés sulfureux qui constituent d’excellents agents préventifs de certaines maladies. L’asperge renferme aussi ces éléments, responsables de la forte odeur qui se dégage des urines lorsque l’on mange ce légume. A présent que nous avons examiné en détail ce que
la science nous apprend sur les trois principales couleurs d’aliments – le jaune, le rouge et le vert – passons maintenant aux couleurs complémentaires.

Activité des caroténoïdes

Activité des caroténoïdes 300x164 - Activité des caroténoïdes

Les caroténïdes piègent les radicaux libres et les empêchent d’attaquer les acides gras contenus dans les membranes cellulaires et dans les fluides du corps. Après avoir mis au jour les activités antioxydantes des caroténoïdes, les chercheurs ont estimé que, puisque le bêta-carotène était la provitamine la plus active, elle devait aussi constituer l’antioxydant le plus actif. Dans de nombreux tissus, toutefois, la puissance du bêta-carotène en tant qu’agent antioxydant se voit
dépassée par d’autres caroténoïdes comme le lycopène et l’astaxanthine, qui sont plus aptes à piéger les radicaux libres contenant de l’oxygène ; ces derniers pouvant interagir avec les acides gras insaturés des membranes cellulaires et des composés intercellulaires. Ils peuvent également attaquer n’importe quel acide gras circulant dans le sang, la lymphe et les fluides des tissus. En volant des électrons aux acides gras, les radicaux libres en font des molécules instables et génèrent une
chaîne d’oxydation capable de détruire un grand nombre de cellules. Les lésions occasionnées par l’oxy-
dation sont considérées comme la principale cause de vieillissement accéléré, de cancer et de nombreuses autres maladies chroniques.

Comment agissent ces composés

Comment agissent ces composés 300x196 - Comment agissent ces composés

La consommation de légumes crucifières n’est pas sans rapport avec une diminution des cancers liés aux hormones, et de certains cancers des organes, dont celui de la vessie. Des chercheurs du département santé de l’université d’Harvard ont mené une grande enquête impliquant 47 909 hommes pour déterminer l’incidence d’un régime alimentaire spécifique sur la survenue d’un cancer de la vessie. Pendant cette période, 252 cas de cancer sont apparus parmi les sujets testés. Des analyses statistiques ont montré une corrélation entre la consommation de légumes crucifères et les effets protecteurs sur la vessie. Parmi les crucifères, le brocoli et le chou semblent offrir la meilleure protection contre le cancer de cet organe, et l’on constate sans surprise qu’ils ont la teneur la plus forte en glucosinolates. Pourtant, l’effet préventif anticancéreux des brocolis et du chou-fleur peut varier considérablement suivant la durée de stockage et les conditions de culture de ces légumes. Les scientifiques tentent de pallier ces variations, notamment en testant la consommation de germes de crucifères. Une équipe de recherche de l’université John Hopkins a découvert que des germes de brocoli et de chou-fleur âgés de trois jours seulement contenaient un taux de glucosinolates de 10 a 100 fois plus élevé que celui des plantes matures. Les légumes crucifères contiennent également un
autre puissant phytochimique protecteur : le calcium D-glucarate qui est converti dans le corps en D-glucarolactone, agent inhibiteur du cancer du sein. Des médecins du M.D. Anderson Cancer Center, à
Houston, ont découvert que des femmes souffrant d’un cancer du sein avaient un taux de glucarate beaucoup plus bas que les femmes saines. Cette équipe médicale a ainsi suggéré d’administrer à ces patientes des suppléments de calcium D-glucarate durant leur traitement, car en dehors du fait que cette substance aidait à prévenir le cancer du sein, elle pouvait aussi augmenter l’efficacité de la chimiothérapie. Ce progrès, considérable pour la recherche, l’était aussi pour des milliers de femmes a risque ou qui luttaient contre cette maladie.
Les isothiocyanates constituent également un produit unique de bio-transformation du sulphorafane. un
glucosinolate dérivé de la glucoraphaninc. Surtout concentrés dans le chou, les graines et les feuilles de moutarde, ils semblent prévenir le cancer du poumon et de l’œsophage chez les fumeurs. Plusieurs équipes de recherche issues de différentes universités américaines ont rendu compte de résultats similaires, prouvant ainsi de façon certaine les effets préventifs des légumes crucifères et de leurs phytochimiques.
Ces composés soufrés semblent aussi inciter les cellules cancéreuses à s’autodétruire, un processus connu sous l’appellation de « mort programmée des cellules > ou a pop rose. De nombreuses autres études ont montré que les isothiocyanates sont efficaces contre les cancers de l’intestin, des voies respiratoires, de l’estomac, du rectum et du côlon. L’indole-3-carbinol (I3C) est un autre agent pré-
ventif majeur du cancer, qui se trouve concentré dans le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou et le chou frisé.
Des chercheurs de l’université de Berkeley, sous la houlette du Dr Gary Fîrestone, ont réalisé plusieurs études sur les effets de PI3C, et, plus parriculièrement, une thérapie combinée avec un remède utilisé contre le cancer du sein, le tamoxifène. Selon le Dr Firestone, cette synergie médicamenteuse devait bloquer la croissance des cellules cancéreuses. Mais, si I’I3C sous forme de remède donnait de bons résultats, l’BC sous forme alimentaire allait-il être aussi efficace ?
Une équipe de scientifiques de l’Institut pour la recherche hormonale, à New York, a alors réalisé sur soixante femmes en bonne santé une étude s’étalant sur trois mois. Après avoir séparé les femmes en trois groupes, ils ont donné au premier un régime contenant 400 mg d’13C par jour ; au second, un régime riche en fibres dosé à 20 g par jour ; et, au troisième, un régime placebo afin d’avoir un point de comparaison. Les femmes ayant bénéficié du régime 13C ont manifesté une nette augmentation du métabolite œstrogène protecteur contre le cancer, le 2-hydroxyestrone (2-OH El), alors que les régimes des deux autres groupes n’ont apporté aucune différence significative. Il est clairement démontré par ces multiples expériences que la consommation de légumes crucifères stimule la production de métabolites œstrogènes protecteurs et diminue de façon significative les risques de
cancer du sein.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments1 300x127 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Il est conseillé d’acheter les fruits frais de saison même si on peut trouver des pommes, des poires et des agrumes tout au long de Tannée. La saison des baies est plus courte, mais il est alors possible de les acheter congelées ou sous forme de jus. Lorsque vous choisissez des fruits frais, prenez ceux
qui sont mûrs mais pas mous. La plupart des fruits sont acheminés non mûrs pour éviter de les taler, et vous aurez peut-être à les entreposer dans un récipient avec des bananes et des pommes pour les faire mûrir. Ces dernières produisent en effet un gaz qui fait mûrir poires, kiwis et fruits tropicaux. N’y ajoutez pas d’agrumes car ils moisiront. Mettez plutôt ceux-ci dans une pièce fraîche, et mangez-les peu de temps après les avoir achetés. Evitez de les placer dans le réfrigérateur qui, en absorbant l’humidité des fruits, en gâtera le goût. Certaines personnes achètent en hiver des caisses entières d’oranges et les conservent parfaitement pendant plusieurs semaines dans une cave fraîche.

Les types corporels et leur lien avec la nature

Les types corporels et leur lien avec la nature 300x210 - Les types corporels et leur lien avec la nature

Dans l’ayurvéda, les phénomènes physiques de l’univers, dont ses éléments naturels, sont associés aux
types corporels. Comme je le précisais au début de ce chapitre, les cinq éléments naturels, selon l’ayurvéda, sont la terre, l’eau, l’air, l’éther et le feu. D’après les lois physiques, la terre, l’eau et l’air incarnent les trois états chimiques de la matière. La terre, l’élément le plus solide, contient des molécules densément groupées – donc sources de puissance et d’énergie – mais avec peu
de mouvement. Les molécules de l’eau, moins serrées, possèdent davantage d’énergie cinétique. S’écoulant de façon fluide dans leur contenant, elles en prennent naturellement la forme. Les molécules d’air ou de gaz se meuvent librement et possèdent de ce fait encore plus d’énergie cinétique. Elles flottent d’un endroit à un autre et n’ont aucune forme visible ou spécifique. Ce qui a conduit les premiers savants à soutenir que les molécules d’air n’avaient pas ou peu de substance. Maintenant, qu’en est-il des deux autres éléments, le feu et l’éther ? Le feu est une énergie pure de transformation, qui peut changer des solides en liquides et des liquides en gaz. L’énergie du feu, comme on le sait, est très chaude et intense, caractéristiques qui s’exprimeront dans l’un des trois types corporels. L’éther représente le vide ou l’espace dans lequel les autres éléments sont libres d’évoluer. Il n’a ni substance, ni forme, ni énergie, mais il fournit un support invisible à l’expression naturelle. Les trois types corporels sont les expressions physiques de ces cinq éléments et des modèles servant à exprimer notre tempérament. Etes-vous de ces personnes ardentes (comme le feu) qui aiment faire les choses (transformer) ? Ou, êtes-vous de ceux qui préfèrent la stabilité (la terre) et qui bougent lentement, comme l’eau ? Êtes-vous encore du style créatif, « venteux », de ces natures emportées qui ont du mal à contenir leur enthousiasme naturel ? Nos spécificités physiques, émotionnelles et mentales sont l’expression des éléments associés à notre constitution. Ainsi, le type corporel comprend-il à la fois un élément naturel et une force universelle. En sanskrit, langue d’origine de l’ayurvéda, ces trois types sont appelés Vola, Pitta et Kapha. Les éléments et les forces qui leur sont associés sont : air/éther (création), feu/eau (transformation), et eau/terre (préservation).

• Le Vata représente l’éther et l’air, et les caractéristiques de ce type sont puissamment associées à la notion que nous avons de ces éléments. Le Vata est une énergie cinétique, et les symptômes que l’on rencontre le plus souvent dans ce type sont ceux d’une nature « aérienne » ou « venteuse ». Les types Vata tendent à avoir des « vents internes » – qui s’expriment sous la forme de gaz intestinaux lorsqu’ils absorbent des aliments inadaptés. Ils sont aussi sensibles aux courants d’air, et souffrent souvent d’arthrite ou de raideur des articulations.

• Le Pitta est associé au feu et à l’eau. Ces individus retiennent la chaleur du corps, ont toujours soif, transpirent beaucoup et ont souvent trop chaud. Ils se plaignent d’ennuis gastriques, d’hyperacidité, et peuvent souffrir de brûlures en allant à la selle après avoir absorbé des aliments non adaptés à leur constitution. Les types Pitta ont une force transformatrice et savent passer des idées aux actes. Ils excellent dans l’art d’organiser et de diriger.

• Le Kapha incarne les éléments de la terre et de l’eau, un type qui aura à tendance à retenir les liquides, et sera donc sujet aux congestions dues à un excès de mucosités. Les types Kapha se meuvent lentement, ont un métabolisme lent et éprouvent des difficultés à maintenir un poids idéal. Ce sont des individus stables et équilibrés qui cherchent à préserver calme et tranquillité. Ils aiment nouer des relations à long terme et ont une influence stabilisante en société.

Chaque type corporel tendra vers un ensemble particulier de symptômes associés aux éléments qui lui sont propres. Les caractéristiques de chaque type seront étudiées en détail dans le chapitre 3. Vous les retrouverez, accompagnées de leurs symptômes, dans le questionnaire du chapitre 4, qui vous aidera à identifier votre type.

Que sont les caroténoïdes ?

Que sont les caroténoïdes 300x169 - Que sont les caroténoïdes ?

Les caroténoïdes sont des composés liposolubles, présents dans une grande variété de végétaux. Ils les protègent des méfaits du soleil et ont un pouvoir attractif sur les oiseaux et les insectes en vue de la pollinisation. Certains animaux, notamment les oiseaux au plumage jaune, rouge et vert, doivent leurs couleurs aux caroténoïdes présents dans leur nourriture. Les femelles semblent être attirées par les mâles aux couleurs les plus vives. Des études ont montré que ceux-ci bénéficiaient d’une meilleure alimentation, étaient plus sains et produisaient ainsi de meilleurs rejetons. Chez
les humains, les caroténoïdes biologiquement actifs que nous trouvons dans notre nourriture agissent de la même façon sur notre santé. Concentrés dans les enveloppes des cellules de notre corps et dans les composants internes de celles-ci, ils peuvent affecter la santé du corps tout entier. Selon les données du département américain de l’Agriculture, on aurait identifié près de six cents caroténoïdes différents, avec leurs métabolites. On en rencontre généralement cinquante à soixante dans l’alimentation moderne, et vingt-deux d’entre eux ont été décelés dans le sérum humain. Environ 10 % des caroténoïdes sont transformés dans l’organisme en vitamine A ou rétinol.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur1 300x169 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Types Pitta

Tous les fruits rouges, noirs et violets sont votre couleur. Toutefois, la plupart des légumes rouges comme les piments sont trop piquants, et l’aubergine est trop acre.

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, prunes, grenades, raisin, et leur jus.
Les orange : abricots, oranges, et leur jus.
Les jaunes : poires, citron.
Les verts : thé vert, tisanes, citron vert. Autres couleurs : tous les légumes sont essentiels
pour les Rouges.

Vos couleurs antagonistes

Les rouges : rhubarbe, vin rouge, tomates et leurs produits dérivés.
Les orange : pêches.
Les jaunes : pamplemousse.

Types Vata

Vos couleurs principales
Tous les fruits et les légumes rouges, orange, jaunes et verts.

Vos couleurs antagonistes
Aubergine, vin rouge.

Types Kapha

Vos couleurs principales
Les rouges : toutes les baies, cerises, vin rouge occasionnellement pendant les repas.
Les orange : abricots, pêches, oranges.
Les jaunes : poires, coings, citrons.
Les verts : raisin.

Vos couleurs antagonistes
Les rouges : canneberge, rhubarbe, prunes.
Les jaunes : pamplemousse.
Les aliments rouges sont essentiels à tous les régimes.
Ils renferment certains composés parmi les plus puissants contre les radicaux libres, ainsi qu’un grand nombre d’agents thérapeutiques. En outre, plusieurs des phytochimiques présents dans les aliments rouges se retrouvent dans les légumes, ce qui fait de ces derniers des partenaires majeurs pour les types Pitta et Kapha.

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Les aliments fonctionnels sont ils bons pour votre santé 300x206 - Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Êtes-vous sceptique à propos des bienfaits que peuvent apporter ces nouveaux aliments ? Offrent-ils de réels avantages pour la santé, comme le soutiennent la presse et la littérature scientifique ? Malheureusement, le fait d’ajouter un phytochimique à un aliment donné ne le rendra pas meilleur pour autant, surtout si cet ingrédient n’y est pas naturellement présent. Par exemple, des aliments malsains tels que les pommes chips, les crackers, les biscuits ou les friandises bénéficient d’un ajout de phytochimiques, car ils connaissent un succès énorme auprès des consommateurs. Une supplémentation ne couvrira pas pour autant leur déficit nutritionnel. En revanche, des aliments naturellement riches en phytochimiques seront bénéfiques à la santé car ils contiennent des groupes de nutriments qui se complètent mutuellement. C’est ce que la nature a voulu et c’est ce que les chercheurs ont pu découvrir
au cours de leurs études.
Les recherches qui tendent à mettre en évidence les attributs anticancéreux des caroténoïdes représentent un exemple frappant de ce que peut nous enseigner la nature. Le bêta-carotène, ce pigment orange que Ton trouve dans les fruits et les légumes, s’est révélé diminuer les risques de cancer du poumon. Cette faculté a été admise après plusieurs études, qui ont déterminé une corrélation inverse entre la consommation de fruits et de légumes orange et le cancer du poumon.
Lors des essais d’efficacité des caroténoïdes et du rétinol (étude CARET), on a administré un mélange
de bêta-carotène et de vitamine A à quarante mille individus. Bien qu’une quantité assez importante de bêta-carotène soit normalement convertie en vitamine A, les chercheurs pensaient que les effets protecteurs contre le cancer proviennent du carotène et non des vitamines qu’il produit. En ajoutant de la vitamine A, ils espéraient maintenir un haut niveau de bêta-carotène et contrecarrer ainsi sa conversion en vitamines.
Ces études furent arrêtées à la fin de 1995, après que l’on eut découvert que les suppléments vitaminiques semblaient n’apporter aucun bienfait, et risquaient même de s’avérer dangereux pour les participants. Finalement, les doses ingérées quotidiennement – 50 000 UI (unités internationales) de bêta-carotène, plus 25 000 unités de vitamine A – empêchaient d’autres caroténoïdes utiles de pénétrer dans les tissus des patients. D’autre part, de précédentes études avaient établi que les aliments riches en caroténoïdes contenaient un mélange de ces substances. En conséquence, les études du CARET avaient des chances d’être faussées dès le début puisque la prévention du cancer sem-
blait provenir finalement de plusieurs classes de produits naturels, et non d’une substance isolée. Le bêta-carotène ne constitue en effet qu’un seul élément de la classe des six cents caroténoïdes connus – aucun autre n’ayant été pris en compte par le CARET. De ces expériences, nous avons retenu que les aliments naturellement riches en une variété de phytochimiques paraissent bien plus efficaces que ceux auxquels on n’aura ajouté que l’une ou deux de ces substances. Vous pouvez consommer des aliments enrichis en phytochimiques tant que vous ne les substituez pas à un régime sain – de préférence celui qui convient à votre type.
Acheter des produits supplémentés de phytochimiques complique donc inutilement la vie et vous rend
dépendant des caprices du marché alimentaire. Connaissez-vous seulement les nutriments les mieux
adaptés à votre physiologie .’ Plus important encore : si vous vous fiez uniquement aux aliments fonctionnels pour prévenir les maladies, vous passerez à côté de la plupart des autres phytochimiques dont votre corps a réellement besoin.

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