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Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères 300x203 - Les phytochimiques dans les aliments verts crucifères

Paul Talalay et ses confrères de l’université John Hopkins, à Baltimore, analysent depuis des années les propriétés des légumes crucifères. Le brocoli, le chou, le chou-fleur et le chou de Bruxelles sont des exemples de crucifères. Ils appartiennent à la famille des brassicacées, qui comprend aussi la moutarde et sa graine.
Malheureusement, les légumes de ce groupe ne connaissent pas un franc succès auprès des consommateurs, à cause de leur goût assez fort et de l’odeur qu’ils dégagent à la cuisson. Auprès des chercheurs, un autre groupe partage la vedette avec les brassicacées : celui des légumes sulfureux, de la famille des liliacécs, qui comprend l’asperge, l’ail et l’oignon. L’ail est un des aliments médicinaux les plus anciens et les plus vénérés. Les oignons, les poireaux, les échalotes et la ciboulette ont aussi leur part de gloire. Le point commun de tous ces légumes – et l’origine de leur odeur – est le soufre qu’ils contiennent. Chacun d’eux, qu’ils appartiennent à un groupe ou à un autre, a une teneur spécifique en composés sulfureux et a donc une action particulière sur notre santé.

Pourquoi les composés sulfureux sont importants

Ils transforment de façon efficace les toxines et les autres produits chimiques qui pénètrent dans le corps. Une fois installés dans les tissus de l’organisme, ceux-ci donnent naissance à des métabolites qui peuvent s’avérer dangereux s’ils ne sont pas éliminés, précisément par les composés sulfureux.
Les enzymes sulfureuses transforment aussi les toxines apportées par l’environnement, les médica-
ments et les produits chimiques présents dans la nourriture et les boissons. Ces substances portent le nom de xénobiotiques, ce qui signifie éléments étrangers au corps. Voyons comment chacun de ces légumes sulfureux est apte à vous protéger des maladies, et quels sont les plus appropriés à votre type corporel.

Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Effets secondaires éventuels des aliments blancs 300x131 - Effets secondaires éventuels des aliments blancs

Les huiles

Les huiles d’amande, de noix et d’arachide peuvent causer des réactions allergiques. On ne peut pas cuisiner avec de l’huile de lin car elle se décompose à la chaleur. D’autre part, les huiles, à poids égal, sont deux fois plus caloriques que les hydrates de carbone et les protéines.

Les poissons

Certaines personnes sont allergiques au poisson, particulièrement aux fruits de mer, et doivent donc les éviter. Il faut aussi se méfier de l’origine de certains poissons car les eaux d’où ils proviennent peuvent être polluées. Les femmes enceintes ou qui allaitent doivent faire tout spécialement attention car ces produits toxiques peuvent pénétrer le placenta et le lait maternel.

Les laitages et les œufs

Les produits laitiers que l’on trouve dans le commerce peuvent contenir une hormone bovine de croissance, la BGH, qui se trouve naturellement chez la vache en période de lactation. Néanmoins, beaucoup de fermiers ajoutent cette hormone à la nourriture de leurs vaches afin d’augmenter leur production de lait. Tous les laits biologiques sont sans BGH ajoutée. Comme je l’ai expliqué, les laitages fermentes sont beaucoup plus sains. Les œufs, outre leur lutéine, sont aussi une très bonne source de DHA et de vitamine E, s’ils proviennent de poules convenablement nourries.

Les volailles

De nombreux magasins proposent aujourd’hui des poulets élevés en liberté, qui sont un peu moins gras. Si vous surveillez votre poids, ôtez la peau.

Les viandes

Le bœuf a un taux élevé de graisses saturées et, bien qu’il apporte de l’acide linoléique conjugué, il est préférable de limiter sa consommation à deux ou trois fois par mois. La consommation du porc aussi ne devrait être qu’occasionnelle, car c’est la viande la moins profitable pour la santé. D’autre part, elle peut causer des allergies chez les personnes sensibles. L’agneau n’est pas à bannir totalement, mais il contient aussi beaucoup de graisses. Le gibier, le bison et l’autruche sont de bonnes viandes que vous pouvez manger plusieurs fois par mois, si le plan de régime de votre couleur vous le permet. La couche noire qui apparaît sur les viandes très grillées contient des aminés hétérocycliqucs (AHC) susceptibles d’augmenter les risques de cancer du côlon. Il existe plusieurs façons de réduire la formation de ces substances ou de diminuer leur toxicité. En retournant la viande toutes les minutes, elle cuit plus vite et les AHC n’ont pas le temps de se former.
Lorsque la viande est marinée dans des composés phénoliques comme le vin rouge, les cerises ou des
herbes comme le romarin, le thym et le poivre, on échappe aux AHC. Le curcuma est aussi connu pour
protéger contre le cancer du côlon. Ainsi, vous pouvez manger des viandes grillées et éviter la formation dangereuse d’AHC en prenant des précautions simples.

Une sélection d’aliments Combinés

Une sélection daliments Combinés 300x199 - Une sélection d'aliments Combinés

Il vous faut maintenant une liste personnalisée pour faire votre marché d’aliments, boissons, épices et condiments. La liste ci-dessous peut convenir à tous les types. Ces aliments ne perturberont aucune couleur mais ils ne sont pas aussi thérapeutiques que ceux qui sont cités spécifiquement pour les types Vata, Pitta et Kapha. Vous pouvez les considérer comme des aliments « sûrs » car ils pourront être servis à votre famille ou vos invités. Les fruits et légumes frais constitueront l’un de vos meilleurs investissements nutritionnels. Vous pouvez en remplir votre frigo et économiser ainsi sur les viandes et les laitages. Faites l’impasse sur les pâtisseries, les snacks et les produits tout faits, et dirigez-vous plutôt vers les rayonnages des céréales, pâtes, farines, légumineuses, épices et huiles de qualité supérieure. Finissez par les laitages frais et un peu de poisson ou de volaille.

Les fruits

On ne mange pas assez de fruits, en général. Veillez à prendre au moins un fruit ou un grand verre de jus de fruits par jour. La vitamine C et les autres phyto-chimiques hydrosolubles de ces aliments purifient le système digestif, aussi est-il conseillé d’en manger chaque jour. Certaines personnes trouvent plus facile de s’assurer une ration correcte par semaine en observant une «journée fruits», lorsque leur programme en prévoit des portions importantes. Les minéraux et les caroténoïdes fournis par les fruits sont aussi stockés d’un jour sur l’autre. Il est préférable de manger des fruits de saison, cultivés localement, si possible. Dans les endroits où ces aliments ne sont pas disponibles à certaines saisons, les produits congelés feront un substitut acceptable. N’hésitez pas à varier vos choix, et essayez les jus d’abricot, de poire et de fruits tropicaux vendus en bouteille. Lisez bien les étiquettes pour vous assurez qu’il s’agit de jus sans sucre ajouté.

Les aliments fauves

Ce groupe est très important. Cependant ces aliments-couleur sont considérés comme des couleurs
complémentaires afin d’insister plutôt sur les fruits et les légumes de couleur vive. Ils arrivent néanmoins en deuxième place dans votre programme de menus. Ces aliments fournissent un riche assortiment de phytochimiques, surtout s’ils ne sont pas traités. Malheureusement, la plupart des gens se reposent trop sur des aliments fauves qui ont été débarrassés de beaucoup de leurs nutriments, puis mélangés à du sucre, des graisses et des colorants artificiels. Les produits cuits, comme les chips, crackers et autres snacks tombent dans cette catégorie. Nous voyons aussi apparaître sur le marché des produits fauves enrichis de phytochimiques et classés comme aliments diététiques. Il est donc préférable de vous en tenir aux variétés de graines, de pâtes et de farines complètes, de riz blanc et brun, de haricots, de pois et de lentilles. Ces aliments sont une véritable mine
de phytochimiques naturels, et leur prix de revient est nettement plus bas que tous les produits préparés.

Les aliments blancs

Les laitages, le lait de vache, le babeurre et le fromage sont source d’allergies pour certaines personnes. En revanche, le lait et le fromage de chèvre ou de brebis ne semblent pas causer d’ennuis majeurs. Si vous êtes du type Combiné, il vous faudra évaluer les effets des laitages sur vous. Prise de poids, congestion et problèmes de sinus peuvent résulter de la consommation de ces aliments.
Les produits naturellement fermentes tels que le fromage blanc, le kéfir (yaourt liquide) et le yaourt conviennent à tous les types. La crème et le babeurre, plus acides, ne font pas de bons substituts. Cherchez plutôt des laitages contenant des ferments vivants, pauvres en graisses et non sucrés. La plupart des kéfirs sont aromatisés aux fruits, sans sucre et donc bons pour vous. Vous pouvez ajouter au fromage blanc et au yaourt vos propres fruits ou légumes. Vous absorberez tout le calcium qu’il vous faut en mangeant les légumes de votre programme de menus. Le lait de soja contient autant de calcium que le lait de vache et peut aisément le remplacer. Pour beaucoup de gens, les suppléments alimentaires qui combinent calcium et magnésium représentent une bonne alternative.
Vous avez pu remarquer que, dans le Régime Arc-en-ciel, je n’encourage personne à manger de la viande
rouge, et cela correspond aux conseils de nombreux nutritionnistes. Vous pouvez toutefois en manger à certaines occasions, surtout si vous choisissez des morceaux maigres que vous ferez griller sur le barbecue ou au four.

Les aliments or

Les boissons, les condiments et les épices sont précieux. Vous les utilisez en petites quantités et ils modifient la nature de ce que vous mangez. Les épices piquantes et relevées comme le gingembre, le poivre de Cayenne, la moutarde et le poivre stimulent la digestion et les métabolismes lents. Ces propriétés bénéfiques font d’elles des aliments thermogéniques. Pour cette raison, ces épices sont très utilisées dans les régimes destinés à la perte de poids. Les infusions et les boissons que vous trouverez dans ce tableau contiennent des phytochimiques qui vous calment, vous réveillent, stimulent votre digestion ou aident à détoxiquer votre organisme. Elles constituent une part très importante de votre programme. Si certaines vous paraissent totalement inconnues, je vous suggère de les essayer ; vous risquez d’être agréablement surpris.
Vous trouverez aussi dans ce tableau des édulcorants naturels qui sont nettement meilleurs pour vous que le sucre blanc. Vous avez sans doute remarqué que de plus en plus de produits sont sucrés avec du jus de fruits concentré, du sirop de malt, de la mélasse ou du sucre d’érable. D’autre part, beaucoup de supermarchés proposent aujourd’hui du sucre non raffiné.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments5 300x169 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les huiles ont tendance à rancir rapidement, surtout les plus insaturées comme l’huile de lin, de chanvre, de graine de potiron et de germe de blé. Il est préférable de les stocker au froid et à l’abri de la lumière. Vous pouvez conserver les huiles monoinsaturées comme l’huile de colza et d’olive en petites quantités dans un placard frais, pour un usage rapide, et garder le reste dans le réfrigérateur. L’huile d’olive est riche en caroténoïdes, et les meilleurs marques la commercialisent
dans une bouteille de verre sombre. Viandes, poissons et volailles devraient être achetés le jour de leur découpe. Assurez-vous de l’origine du poisson et de la volaille que vous choisissez, car ils s’abîment plus vite que la viande rouge. Les poissons ne doivent pas sentir fort ; les volailles doivent avoir une peau blanche et claire – excepté les poulets nourris au carotène, qui auront alors un aspect jaune – et leur graisse doit être d’une couleur pâle et crémeuse. Réfrigérez ces aliments dès que possible et mangez-les au cours des deux jours qui suivent leur achat. Si vous avez des restes, emballez-les soigneusement et gardez-les au froid. Prévoyez de consommer la viande surgelée
dans le mois qui suit sa date de congélation, sauf si vous achetez des produits déjà surgelés. Conservez alors ceux-ci à une température constante tournant autour de – 18°. Les laitages et les oeufs comportent une date sur l’emballage. Consultez-la lorsque vous en achetez. Encore une fois, placez ces produits au réfrigérateur le plus tôt possible après l’achat.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts1 300x200 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Peler ou couper un oignon peut provoquer une irritation des membranes muqueuses (des yeux, notamment) car le produit chimique (appelé propanethial-S-oxyde) qui se dégage alors se change en acide sulfurique au contact de l’air et provoque une sensation de brûlure. Il est donc conseillé de peler et couper ce légume sous un filet d’eau courante. Les oignons plus doux comme le Vidalia, le Maui ou l’oignon rouge ne contiennent pas assez de cet oxyde pour causer de problèmes. Absorbés crus, l’oignon et l’ail peuvent être à l’origine d’irritations gastriques et de flatulences sur certains sujets sensibles. La cuisson élimine ces problèmes. Les éventuels effets secondaires de l’ail cru peuvent se traduire par une haleine agressive, des odeurs corporelles et des irritations de la peau. En outre, il est déconseillé de mélanger l’ail avec des substances anticoagulantes ou destinées à faire baisser la tension, car il peut en renforcer les effets. L’haleine forte est le résultat d’une réaction chimique entre plusieurs phytochimiques (des sulfites d’allyle et des composés de sélénium) dont les effets disparaissent au bout de trois ou quatre heures. Deux terpènes anticancéreux ont aussi été détectés dans l’haleine « aillée », le limonène et le mène, qui, eux, sont sans odeur.
L’oignon, l’échalote, le poireau et la ciboulette ont, quant à eux, des taux de sulfite assez bas, qui les font paraître moins agressifs ; mais ils garderont malgré tout une odeur et un goût particulier pendant un minimum de temps, s’ils sont mangés crus. Pour pallier le problème de la forte haleine et de l’arrière-goût laissés par l’oignon et l’ail, les herboristes suggèrent de mâcher du persil cru.

Interactions médicamenteuses éventuelles

Comme nous l’avons vu, l’ail a une action antiagrégante sur les plaquettes. Il peut donc accentuer l’effet inhibiteur de certains remèdes sur ces plaquettes, utilisés dans le traitement des crampes à répétition ou comme anticoagulants pour prévenir les attaques cérébrales. Ainsi est-il déconseillé aux personnes traitées avec ce genre de médicaments d’absorber des suppléments de poudre d’ail, ou d’en manger plus d’une gousse par jour.

Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Quels aliments sont vos aliments couleur 300x198 - Quels aliments sont vos aliments-couleur ?

Voici les groupes de fruits et de légumes riches en caroténoïdes correspondant à votre type corporel.

Type Vata

Les caroténoïdes sont votre famille. À quelques exceptions près, vous pouvez tous les manger. Vos couleurs principales Fruits et légumes orange/jaunes : abricot, banane, melon, carotte, pamplemousse, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, papaye, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo, potiron, patate douce, mandarine et courge. Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : pamplemousse rose, poivron rouge, tomate (cuite), saumon, crevettes.
Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, avocat, haricots verts, brocoli, chou frisé (cuit), maïs, salade verte, laitue iceberg, melon d’Espagne, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Tomate crue, poivron vert, choux de Bruxelles, chouvert, chou-fleur, petits pois.

Type Pitta

Tous les caroténoïdes sont excellents pour vous. Vous en éviterez toutefois quelques-uns, peu nombreux au demeurant.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, melon, carotte, citron, citron vert, mangue, melon d’eau, orange, fruit de la Passion, poivron jaune et orange, potiron, patate douce, poire et mandarine. Fruits et légumes rouges : pamplemousse rose, prune, grenade, trévise, poivron rouge et pastèque. Fruits et légumes jaunes/verts : avocat, asperge, brocoli, choux de Bruxelles, chou vert, chou frisé, maïs, haricots verts, salade verte, melon d’Espagne, kiwi, gombo, petits pois, épinards et navet.

Vos couleurs antagonistes

Banane, papaye, pêche, tomate cuite et crue, piment.

Types Kapha

La plupart des aliments riches en caroténoïdes sont très bons pour vous, excepté les fruits et légumes qui contiennent beaucoup d’eau ou de sucre.

Vos couleurs complémentaires

Fruits et légumes jaunes/orange : abricot, carotte, citron, citron vert, mangue, fruit de la Passion, pêche, prune, orange, poivron jaune et orange, pomélo et mandarine.
Fruits et légumes rouges, poissons et fruits de mer à chair rouge : poivron rouge, piment rouge, tomate (crue), saumon et fruits de mer. Fruits et légumes jaunes/verts : asperge, haricots verts, brocoli, chou frisé, maïs, kiwi, salade verte, laitue, gombo, épinards, courgette et navet.

Vos couleurs antagonistes

Avocat, banane, pamplemousse, melon, papaye, prune, potiron, patate douce, tomate (cuite) et courge.
Les aliments riches en caroténoïdes sont des antioxydants indispensables au bon fonctionnement de
l’organisme, qui protègent les acides gras du corps. A présent, nous allons évoquer un autre groupe
d’antioxydants essentiels : ceux qui protègent les fluides corporels tels que le sang, la lymphe et les fluides des tissus. Les antioxydants contenus dans ces aliments agissent en tandem avec les caroténoïdes pour éliminer les radicaux libres de notre corps.

Les fruits rouges

Les fruits rouges 300x142 - Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments 300x200 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

La digestion et l’assimilation de caroténoïdes non cuits sont en partie bloquées par d’autres compo-
sants contenus dans les aliments. Pour améliorer leur absorption, il est donc conseillé de les cuire, de les réduire en purée ou en jus. Les scientifiques ont noté que l’absorption des caroténoïdes alimentaires peut être très lente. Pour les tomates crues, par exemple, elle ne se fera qu’à 2 %. En revanche, si on les cuit, elle passera à 50 %. Couper les légumes ou les réduire en purée améliore aussi l’absorption des carotènes par l’organisme. Une équipe de recherche a même remarqué que le taux plasmatique du lycopène augmentait lorsque les personnes testées buvaient celui-ci sous forme chaude.
Notons qu’il est possible d’élever la * température » de digestion des caroténoïdes et d’autres aliments en y ajoutant des épices telles que le poivre noir ou le piment de Cayenne. Nous en reparlerons largement dans les programmes de régime de la troisième partie de ce livre.
La présence d’huiles et d’acides biliaires dans les intestins pendant l’ingestion des caroténoïdes peut aussi aider à leur absorption, car ce sont ces substances qui véhiculent les carotènes au travers des membranes intestinales. C’est pour cette raison que l’on trouve des suppléments alimentaires de caroténoïdes sous forme de capsules d’huile.

Saveurs à éviter

Saveurs à éviter 300x196 - Saveurs à éviter

Le sucré

On le trouve dans les fruits comme l’avocat, la banane, la noix de coco, les dattes, les figues, la papaye, l’ananas et les prunes. Les jus de fruits tropicaux et le jus de carotte sont trop sucrés pour les Kapha, mais le jus d’orange n’est pas contre-indiqué. Les graines et les légumes racines sont également sucrés, à cause de leur haute teneur en hydrates de carbone. En conséquence, les types Kapha ne peuvent pas en manger autant que les Pirta ou les Vata. Toutefois, les graines qui sont de
consistance plus sèche, comme le sarrasin, le maïs, le millet, l’avoine et le son d’avoine sont les mieux indiquées pour eux. Vous devrez cependant éviter les pains à base de blé.

Les sucres

Les sucres blanc et brun ne sont pas recommandés aux types Kapha. En revanche, le miel non raffiné, le malt d’orge, le sirop d’érable naturel et les jus de fruits concentrés passeront bien, à condition de les consommer avec modération. L’amasake est un lait de riz sucré que l’on peut utiliser à la place d’autres édulcorants ou de produits laitiers. Le sucre de datte peut aussi avoir le même usage.

L’acide et le salé

On trouve ces saveurs dans la plupart des condiments, dont le lait de coco, le miso (pâte de graine de soja fermentée), les olives, le ketchup, la sauce de soja, le vinaigre et les laitages fermentes (yaourt, fromage blanc, kéfir). Ces aliments favorisent la rétention d’eau, la prise de poids et la tendance à la léthargie. Puisque les Kapha sont sensibles à ces problèmes, éviter les aliments salés et acides aidera à en atténuer les conséquences désagréables.

La pyramide de l’alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de lalimentation traditionnelle méditerranéenne 300x201 - La pyramide de l'alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de l'alimentation

Le cancer

Une alimentation riche en viande, avec peu ou pas de poisson, peut représenter un réel risque. Des chercheurs ont découvert qu’il existait une incidence nettement plus forte de cancer du sein chez les femmes qui mangeaient au moins une fois par semaine des viandes traitées telles que de la charcuterie, des hot dogs et du bacon. Les chercheurs en ont conclu que c’était le genre de graisse qui avait un impact sur la prévention du cancer, et non la quantité. Des études réalisées dans vingt-quatre pays européens confirment que le fait de manger du poisson ou de prendre des suppléments d’huiles de poisson pouvait prévenir les cancers du sein et du côlon.

Réactions immunitaires et inflammations

Plusieurs recherches pratiquées sur les animaux ont établi que l’oméga-3 présent dans les huiles de poisson pouvait augmenter les réactions immunitaires. D’autre part, des tests cliniques sur l’homme ont prouvé les effets thérapeutiques des huiles oméga-3 dans le traitement d’une inflammation aiguë ou chronique, et dans celui de troubles auto-immunitaires comme l’arthrite rhumatoïde résultant d’une réaction immunitaire inappropriée. L’oméga-3 s’avère également très efficace pour éviter le rejet de greffes.

Arthrite rhumatoïde

Selon une récente étude comparative, l’absorption d’huiles de poisson par des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant Arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant absorbé des capsules d’huile de maïs. Les chercheurs avaient utilisé comme indicateur la raideur matinale du corps et les douleurs des articulations. Juste avant le début de ces tests, ces personnes avaient arrêté la prise d’anti-inflammatoires, que l’on avait remplacés par des
acides gras essentiels.

La sclérose en plaques

C’est une maladie chronique lente qui se manifeste par la désagrégation des couches de myéline protégeant le cerveau et les nerfs. Cette affection met en jeu le système immunitaire et, bien qu’on ne sache pas si cela est dû à un réel dysfonctionnement de ce système, le fait de tempérer les réactions immunitaires avec de l’oméga-3 a montré des résultats positifs. Lors d’une étude de six mois, on a administré à des patients atteints de sclérose en plaques des suppléments d’oméga-3 en capsules (3 g par jour). Les chercheurs ont alors découvert une diminution de l’activité proinflammatoire, accompagnée d’un effet de soulagement qui s’est prolongé tout au long du test.
Ajouter de l’huile de lin et de colza à votre alimentation, et manger du poisson deux ou trois fois par semaine tout en réduisant les graisses animales saturées, constitue un moyen simple de vous maintenir en bonne santé. En revanche, si vous absorbez des suppléments pour traiter un problème spécifique, demandez l’avis de votre médecin.

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