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Les saveurs à éviter

Les saveurs à éviter 300x225 - Les saveurs à éviter

L’amertume et l’astringence

Évitez les aliments amers ou astringents, et choisissez soigneusement ceux qui font partie des saveurs acres. Une consommation excessive de ces aliments risque d’augmenter les flatulences, de troubler votre sommeil, de vous causer stress, nervosité et anxiété, et parfois des maux de tête.
Les aliments amers ou astringents comprennent l’arugula, le chou frisé, le pissenlit, l’aubergine, l’endive, les épinards, les germes, l’orge et la plupart des légumineuses. Certains d’entre eux se trouvent dans la liste des aliments à éviter, d’autres feront partie des aliments à consommer sans abus, c’est-à-dire que vous pourrez en manger à l’occasion ou pour vous rééquilibrer lorsque vous êtes malade. Vous verrez que presque tous les fruits sont bons pour les Vata parce qu’aucun d’eux n’est amer ou astringent. Une trop grande consommation d’aliments astringents augmente le dessèchement, crée des distensions abdominales et favorise la constipation. Les aliments amers augmentent les gaz intestinaux, et causent des maux de tête et des raideurs articulaires.

L’âcreté

Les aliments acres ont un goût puissant que vous pouvez ne pas aimer. En font partie les choux de
Bruxelles, le chou, le chou-fleur, les petits pois, le chou frisé, l’ail cru et l’oignon. Vous pouvez en manger occasionnellement, surtout s’ils sont bien cuits. D’un autre côté, les légumes crucifères et sulfureux moins acres, comme l’artichaut, l’asperge, le chou chinois, le brocoli, le radis noir et le cresson sont bons pour votre type. Les épices et les herbes acres peuvent aider à équilibrer les types Vata, bien qu’il soit préférable d’en manger en petites quantités. Par exemple, ajouter du curcuma aux aliments stimulera la digestion même si cette épice est un peu relevée et amère.

Votre programme saisonnier

Votre programme saisonnier2 300x188 - Votre programme saisonnier

Entre l’humidité de la fin de l’hiver et la venue du pollen, le printemps représente un gros challenge pour vous. Cette saison est celle des allergies et la période de l’année comportant le plus de changements. Si vous êtes sujet au rhume des foins, vous éprouvez sans doute le besoin de faire de l’exercice car vous êtes empoisonné par des problèmes respiratoires et vous vous sentez congestionné. Vous pourrez réduire ces symptômes si vous adhérez strictement à votre programme nutritionnel.
Le printemps est la saison de l’amour, et l’amour est l’un des plus grands attributs des types Kapha. Assurez-vous en premier lieu de vous aimer vous-même et préparez votre corps pour les mois à venir. Une fois l’hiver passé, vous pouvez le nettoyer, le débarrasser des toxines qui se sont accumulées tout au long de la saison froide.

Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments1 300x293 - Les saveurs des aliments

L’âcreté

Les saveurs acres ou piquantes sont les meilleures pour les types Kapha. Les goûts de tous les bulbes, les tubercules et les racines son acres. De même que les épices aromatiques telles que la cannelle, le clou de girofle, le poivre de Cayenne, le romarin et le thym. Les Kapha sont le seul type à pouvoir manger de l’ail et de l’oignon cru. Les légumes acres tels que les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur et le chou frisé vous sont particulièrement recommandés. Les saveurs piquantes sont légères, sèches et échauffantes – tout ce qui vous convient. Elles augmentent votre désir de bouger, de rechercher de gens intéressants et une vie plus excitante.

L’amertume

Les saveurs amères sont celles que l’on trouve dans les légumes feuillus et les germes des graines, qui favorisent la digestion. Elles sont légères et soulagent l’impression de lourdeur que vous ressentez dès que vous mangez quelque chose. La meilleure herbe amère et digestive pour un type Kapha est le fenugrec, que vous pourrez boire en infusion ou ajouter à vos aliments. C’est l’un des composants de base de la poudre de curry, auquel on aura additionné du curcuma, du gingembre,
du cumin, du fenouil et de la coriandre. Usez et abusez du curry, en choisissant des mélanges qui sont piquants et incluent du poivre rouge et noir. La poudre de curry combine idéalement les saveurs amères et relevées.

L’astringence

Les saveurs astringentes sont importantes pour les types Kapha. La plupart des légumes sont astringents ou piquants, et c’est la raison pour laquelle ils constituent vos aliments principaux. Les saveurs astringentes complètent les saveurs relevées en favorisant la circulation des fluides dans le sang et les vaisseaux lymphatiques. Les aliments qui les renferment sont connus pour consolider le système cardio-vasculaire. Les baies rouges, bleues, violettes et noires, les cerises, la peau des pommes et du raisin contiennent de puissants phytonutriments qui préviennent l’oxydation et les lésions des parois artérielles dues au cholestérol LDL. Les légumineuses tels le soja et le trèfle rouge contiennent des isoflavones également connues pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Beaucoup de fruits sont trop sucrés pour les types Kapha, et ceux-ci dépendent moins des céréales et des graines que les Vata ou les Pitta. Les produits laitiers ne leur sont pas très indiqués, pas plus que les glaces ou les aliments très froids.

Sauces et condiments

Sauces et condiments 300x225 - Sauces et condiments

Ajoutées aux sauces que vous pourrez préparer vous-même, les épices du tableau ci-dessus vous aide-
ront à mieux tolérer les aliments « hors couleur » que vous risquez de rencontrer. Par exemple, les Vata ont du mal à digérer le chou vert ; le fait d’ajouter de la sauce de prune, du vinaigre ou du ketchup à du chou cuit à la vapeur vous évitera d’avoir des gaz. Les Vata peuvent aussi améliorer leur digestion de légumes et légumineuses en y ajoutant, pendant la cuisson, des graines de carvi ou de fenouil. Le chou à l’aigre-douce est nettement meilleur pour les types Vata, et les Pitta le toléreront tout aussi bien, surtout s’ils choisissent du chou rouge au lieu du vert. Les Kapha, quant à eux, peuvent en apprécier n’importe quelle sorte. Toutefois, les plats à l’aigre-douce ne leur conviendront pas car ils ne tolèrent ni le vinaigre ni le sucre. Le tableau suivant dresse une liste des sauces et condiments les plus connus, en précisant lesquels sont utilisables par chacun des types. D’un point de vue nutritionnel, les condiments offrent peu de bienfaits et sont à utiliser à l’occasion.
Il est nettement préférable d’utiliser des épices et des herbes pour donner de la saveur aux aliments plutôt que d’y ajouter des condiments. La plupart de ceux qui sont cités plus haut contiennent des additifs, des sucres et d’autres ingrédients qui les rendent inappropriés à un usage quotidien. Quant au ketchup, autant choisir des marques sans sucre et avec un minimum de sel. En achetant de la mayonnaise, évitez celles qui sont fabriquées avec de l’huile de colza. Il en existe aussi sans
œufs, et peu salées. On peut trouver tous ces condiments faits à partir d’ingrédients biologiques.

Menus quotidiens pour les types Combinés

Menus quotidiens pour les types Combinés 300x203 - Menus quotidiens pour les types Combinés

Idéalment, vous devriez prendre un repas principal et deux plus légers dans une journée, en choisissant
vous-même lequel des trois sera le plus important. Vous trouverez peut-être plus facile de l’alterner avec les deux autres ; par exemple, si vous prenez un repas consistant tard le soir, vous n’aurez peut-être pas faim jusqu’au déjeuner du lendemain. Beaucoup de gens se sentent mieux s’ils prennent un
dîner léger. Vous remarquerez que je ne préconise aucun dessert dans mes programmes de menus car
j’estime qu’ils sont à réserver pour des occasions spéciales seulement. Il est préférable, en effet, de s’en passer après un repas consistant.
Je vous conseille de garder sur votre lieu de travail quelques sachets d’infusions, que vous pourrez
consommer aux alentours de 4 heures de l’après-midi. Faites alors une petite pause. Le thé au ginseng vous donnera du pep ; les ginsengs coréen et chinois vous revigoreront, tandis que le Sibérien et l’Américain vous déstresseront. Si vous ne connaissez pas le ginseng, essayez-le en choisissant un thé de qualité supérieure car les composants actifs en seront mieux équilibrés. Évitez les boissons pétillantes car elles peuvent contenir un taux élevé de sucre ou d’édulcorants artificiels, et de phosphates- Ces derniers interfèrent en effet avec l’absorption de calcium. D’autre part, ces boissons sont acides et affaiblissent la digestion. Plan de menu standard avec quelques options
Ce plan de repas vous donne droit à 2 000 calories. Vous pouvez ajuster ce taux en fonction du programme que vous suivez (celui des femmes ou celui des hommes) et du nombre de calories que vous devez absorber.

• Petit déjeuner

1 tasse de muesli sans graisse ou 1 tasse 1/2 de
céréales cuites, ou 2 tasses de céréales sans sucre
(2 grains)
1 tasse de yaourt (1 laitage)
1/2 banane ou 1/2 tasse de baies (1 fruit)
1 grand verre de jus de tomate (1 légume)

• Déjeuner

2 tasses de mesclun (2 légume) avec 1 œuf dur
(1 viande)
2 c. à soupe de thon au naturel (2 viande)
1 tasse de légumes assortis : radis ou daikon, restes
de légumes du dîner (1 légume, si crus ; 2, si cuits)

• En-cas (matin ou après-midi)

1/4 de tasse de noix mélangées (2 graisse,
1 viande)
1/2 tasse de raisin (1 fruit)

• Dîner

Option 1 :
1 tasses de pâtes accompagnées d’arugula, fromage
de chèvre
1 tasse de salade : pommes, céleri, noix ou raisins
secs, accompagnés de yaourt et de jus de citron

Option 2 ;
2 tasses de poulet avec une sauce maigre
1 tasse de salade : mandarine, 1/4 de tasse de
pépins de grenade, sur un lit de feuilles amères,
accompagnés de yaourt et d’une sauce chutney.

Option 3 :
2 tasses de fruits de mer et de riz
1 tasse de légumes à la vapeur (oignons, carottes,
chou frisé, ail)
2 tasses de légumes mélangés : 1/2 tasse de
concombre, avocat, huile d’olive, vinaigre balsamique et poivre)
Je préfère utiliser des assaisonnements à base d’huile d’olive et de jus de citron. Vous pouvez alterner avec de l’huile de colza ou de lin. Le jus de citron, les vinaigres balsamique ou de riz sont plus doux que le vinaigre de vin. J’utilise du yaourt pour les assaisonnements crémeux en les aromatisant avec du radis noir, du poivre ou du chutney. Si vous faites des sauces au
fromage, choisissez de la feta ou du fromage de chèvre, qui conviennent à tous les types.

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes 300x196 - Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Digestion et élimination

Digestion et élimination1 300x94 - Digestion et élimination

Les types combinés ont en général une bonne digestion. Toutefois, des problèmes classiquement associés
aux autres types peuvent surgir. La difficulté d’avaler, les renvois et les gonflements sont des conditions typiques des Kapha. Et le fait de manger ne soulagera pas de ce genre d’indigestion ; il aggraverait plutôt les choses. Les brûlures d’estomac, les gargouillis et la gêne ressentie avant l’heure du repas sont typiques des Pitta.
Le fait de manger soulagera en revanche ceux qui souffrent de ces désagréments. Les gaz et les crampes sont classiques chez les types Vata et surviennent plusieurs heures après avoir mangé. Et, pour peu que vous ayez absorbé d’autres aliments avant l’arrivée de ces symptômes, il sera difficile d’en connaître la vraie cause.
Quels que soient vos ennuis de digestion, adopter le programme de nutrition approprié à votre couleur vous aidera à remédier à la situation.

Les bienfaits des œufs et des laitages

Les bienfaits des œufs et des laitages 300x152 - Les bienfaits des œufs et des laitages

Le jaune d’œuf est une excellente source du caroténoïde jaune, la lutéine, qui lui donne sa couleur. Sans surprise, c’est un aliment parfait pour les types Vata. Des études ont toutefois montré qu’une consommation quotidienne de jaune d’œuf augmentait sensiblement le taux de LDL. Des suppléments de lutéine (6 mg par jour) constitueraient une excellente façon de protéger la macula de vos yeux (voir chapitre 5).
D’autre part, l’absorption par l’organisme de vitamines liposolubles s’améliorera si on y associe des
graisses, mais il vaut mieux éviter d’ajouter celles-ci à votre alimentation si vous prenez des suppléments vitaminiques. Il suffit de les avaler avec un repas contenant un peu de matières grasses.
Le DHA, ou acide docosahexaénoïque, est l’acide gras à chaîne longue le plus important pour le cerveau, les yeux et le cœur. Dans le cerveau, le DHA est Hé aux lipides membranaires et participe étroitement à la communication entre les neurones. Dans les yeux, le DHA s’associe aux bâtonnets rétiniens et affecte certaines fonctions visuelles dont l’adaptation à l’obscurité. Dans le cœur, le DHA est situé dans les centres nerveux qui contrôlent les battements de ce muscle. Toutes ces propriétés font du DHA l’un des plus importants acides gras essentiels à la santé. Nous n’en absor-
bons pas beaucoup dans notre alimentation, mais il est possible d’en augmenter la dose en mangeant des œufs de poules nourries avec des algues riches en DHA. Un œuf contient 150 mg d’acide gras – et 20% de nos besoins journaliers en vitamine E -, ce qui équivaut à la quantité minimale de DHA que nous devrions ingérer chaque jour. On peut aussi trouver cet acide gras dans le poisson, les huiles de poisson et dans les algues marines. Les laitages fermentes comme le yaourt, le fromage blanc, le kéfii et le babeurre fournissent diverses variétés de lactobacilles et de bifidobactéries, bénéfi-
ques pour la santé. En plus de leur haute valeur nutritive, les laitages fermentes sont dotés de puissantes propriétés thérapeutiques. Aujourd’hui, nous profitons des bienfaits de ces laitages, mais il est toutefois conseillé de n’acheter que les produits contenant des cultures vivantes, ce qui doit être indiqué sur l’emballage. Selon les bactéries utilisées, les yaourts auront des saveurs différentes. Il est conseillé de choisir des laitages avec peu ou pas de matière grasse, et, de préférence, ceux qui ont des parfums et des colorants naturels. Tous les types peuvent consommer ces produits laitiers, les types Kapha devant néanmoins veiller à ne pas en abuser.
A présent, nous allons expliquer comment fonctionnent ces « bonnes » bactéries, et pourquoi il est bénéfique de manger des aliments fermentes. Les probiotiques sont des cultures de bactéries variées qui ont un impact positif sur le métabolisme cellulaire du côlon. Parmi celles-ci, on trouve plusieurs espèces de lactobacilles : Acidop/uius, Casei, Bulgaricus, Thermophilus et les sporogènes. Les cultures de lactobacilles ont le pouvoir de réduire les diarrhées dues à la « turista » des voyageurs, de parer aux intolérances au lactose, de réduire les mycoses, et d’éviter les effets
secondaires des antibiotiques.
La fonction de ces derniers étant de tuer toutes les bactéries, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, la flore intestinale est donc détruite en même temps que les bactéries pathogènes, et l’environnement du côlon s’en trouve sévèrement altéré. Les laitages fermentes sont donc un complément indispensable à tout traitement antibiotique, et permettent d’en renforcer les effets.

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Les aliments fonctionnels sont ils bons pour votre santé 300x206 - Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Êtes-vous sceptique à propos des bienfaits que peuvent apporter ces nouveaux aliments ? Offrent-ils de réels avantages pour la santé, comme le soutiennent la presse et la littérature scientifique ? Malheureusement, le fait d’ajouter un phytochimique à un aliment donné ne le rendra pas meilleur pour autant, surtout si cet ingrédient n’y est pas naturellement présent. Par exemple, des aliments malsains tels que les pommes chips, les crackers, les biscuits ou les friandises bénéficient d’un ajout de phytochimiques, car ils connaissent un succès énorme auprès des consommateurs. Une supplémentation ne couvrira pas pour autant leur déficit nutritionnel. En revanche, des aliments naturellement riches en phytochimiques seront bénéfiques à la santé car ils contiennent des groupes de nutriments qui se complètent mutuellement. C’est ce que la nature a voulu et c’est ce que les chercheurs ont pu découvrir
au cours de leurs études.
Les recherches qui tendent à mettre en évidence les attributs anticancéreux des caroténoïdes représentent un exemple frappant de ce que peut nous enseigner la nature. Le bêta-carotène, ce pigment orange que Ton trouve dans les fruits et les légumes, s’est révélé diminuer les risques de cancer du poumon. Cette faculté a été admise après plusieurs études, qui ont déterminé une corrélation inverse entre la consommation de fruits et de légumes orange et le cancer du poumon.
Lors des essais d’efficacité des caroténoïdes et du rétinol (étude CARET), on a administré un mélange
de bêta-carotène et de vitamine A à quarante mille individus. Bien qu’une quantité assez importante de bêta-carotène soit normalement convertie en vitamine A, les chercheurs pensaient que les effets protecteurs contre le cancer proviennent du carotène et non des vitamines qu’il produit. En ajoutant de la vitamine A, ils espéraient maintenir un haut niveau de bêta-carotène et contrecarrer ainsi sa conversion en vitamines.
Ces études furent arrêtées à la fin de 1995, après que l’on eut découvert que les suppléments vitaminiques semblaient n’apporter aucun bienfait, et risquaient même de s’avérer dangereux pour les participants. Finalement, les doses ingérées quotidiennement – 50 000 UI (unités internationales) de bêta-carotène, plus 25 000 unités de vitamine A – empêchaient d’autres caroténoïdes utiles de pénétrer dans les tissus des patients. D’autre part, de précédentes études avaient établi que les aliments riches en caroténoïdes contenaient un mélange de ces substances. En conséquence, les études du CARET avaient des chances d’être faussées dès le début puisque la prévention du cancer sem-
blait provenir finalement de plusieurs classes de produits naturels, et non d’une substance isolée. Le bêta-carotène ne constitue en effet qu’un seul élément de la classe des six cents caroténoïdes connus – aucun autre n’ayant été pris en compte par le CARET. De ces expériences, nous avons retenu que les aliments naturellement riches en une variété de phytochimiques paraissent bien plus efficaces que ceux auxquels on n’aura ajouté que l’une ou deux de ces substances. Vous pouvez consommer des aliments enrichis en phytochimiques tant que vous ne les substituez pas à un régime sain – de préférence celui qui convient à votre type.
Acheter des produits supplémentés de phytochimiques complique donc inutilement la vie et vous rend
dépendant des caprices du marché alimentaire. Connaissez-vous seulement les nutriments les mieux
adaptés à votre physiologie .’ Plus important encore : si vous vous fiez uniquement aux aliments fonctionnels pour prévenir les maladies, vous passerez à côté de la plupart des autres phytochimiques dont votre corps a réellement besoin.

Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Le rôle des caroténoïdes en résumé 300x225 - Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Les caroténoïdes sont des agents antioxydants et anticancéreux. En protégeant la cellule, ils veillent sur sa croissance et sa reproduction, et empêchent l’installation des tumeurs. Ils aident les cellules à commune quer entre elles. Ils stimulent la surveillance immunitaire, c’est-à-dire le système qui a pour rôle de détruire tout élément étranger et nocif, tel que les bactéries, les virus et les tumeurs. Les caroténoïdes nous aident ainsi à lutter contre le rhume, la grippe, les infections diverses. Ils nous protègent aussi de certains cancers en stimulant les gènes réparateurs d’ADN, en inhibant ceux qui sont cause du grossissement des tumeurs (les oncogènes), et en activant ceux qui empêchent la progression du cancer (les antimétastases). Les caroténoïdes ont aussi la faculté de diminuer les risques de maladie cardio-vasculaire, en ralentissant la formation des lésions vasculaires et en prévenant l’oxydation due au mauvais cholestérol LDL. Tout au long de l’année, la nature nous fournit des aliments riches en carotène, et il est étonnant de constater que les caroténoïdes nécessaires à notre type apparaissent pendant la saison au cours de laquelle notre santé est le plus durement mise à l’épreuve.

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