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Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments1 300x293 - Les saveurs des aliments

L’âcreté

Les saveurs acres ou piquantes sont les meilleures pour les types Kapha. Les goûts de tous les bulbes, les tubercules et les racines son acres. De même que les épices aromatiques telles que la cannelle, le clou de girofle, le poivre de Cayenne, le romarin et le thym. Les Kapha sont le seul type à pouvoir manger de l’ail et de l’oignon cru. Les légumes acres tels que les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur et le chou frisé vous sont particulièrement recommandés. Les saveurs piquantes sont légères, sèches et échauffantes – tout ce qui vous convient. Elles augmentent votre désir de bouger, de rechercher de gens intéressants et une vie plus excitante.

L’amertume

Les saveurs amères sont celles que l’on trouve dans les légumes feuillus et les germes des graines, qui favorisent la digestion. Elles sont légères et soulagent l’impression de lourdeur que vous ressentez dès que vous mangez quelque chose. La meilleure herbe amère et digestive pour un type Kapha est le fenugrec, que vous pourrez boire en infusion ou ajouter à vos aliments. C’est l’un des composants de base de la poudre de curry, auquel on aura additionné du curcuma, du gingembre,
du cumin, du fenouil et de la coriandre. Usez et abusez du curry, en choisissant des mélanges qui sont piquants et incluent du poivre rouge et noir. La poudre de curry combine idéalement les saveurs amères et relevées.

L’astringence

Les saveurs astringentes sont importantes pour les types Kapha. La plupart des légumes sont astringents ou piquants, et c’est la raison pour laquelle ils constituent vos aliments principaux. Les saveurs astringentes complètent les saveurs relevées en favorisant la circulation des fluides dans le sang et les vaisseaux lymphatiques. Les aliments qui les renferment sont connus pour consolider le système cardio-vasculaire. Les baies rouges, bleues, violettes et noires, les cerises, la peau des pommes et du raisin contiennent de puissants phytonutriments qui préviennent l’oxydation et les lésions des parois artérielles dues au cholestérol LDL. Les légumineuses tels le soja et le trèfle rouge contiennent des isoflavones également connues pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Beaucoup de fruits sont trop sucrés pour les types Kapha, et ceux-ci dépendent moins des céréales et des graines que les Vata ou les Pitta. Les produits laitiers ne leur sont pas très indiqués, pas plus que les glaces ou les aliments très froids.

Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement ?

Un régime riche en fibres est il bénéfique rapidement 300x138 - Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement ?

Une étude a prouvé que le fait de passer à une alimentation riche en phytochimiques s’avérait efficace
en moins de quatre semaines, même pour les personnes qui montraient des risques de maladies cardio-vasculaires. Des femmes qui avaient une hyperlipidémie (cholestérol et taux élevé de graisses dans le sang) ont suivi un régime composé de céréales complètes et de fruits et légumes. A la fin des quatre semaines, les sujets ont montré une franche diminution de leur cholestérol total (13 %) et de leur LDL (16 %). De plus, le taux de leurs enzymes antioxydantes s’est trouvé réduit respectivement de 69 et 35 %. Ce qui signifie que les phytochimiques ont si bien stimulé leurs capacités antioxydantes que l’organisme n’avait plus besoin de libérer autant d’enzymes protectrices. Les résultats ont aussi montré une nette amélioration du transit intestinal.

L’impact des fibres sur l’appétit et le choix des aliments

Limpact des fibres sur lappétit et le choix des aliments 300x209 - L'impact des fibres sur l'appétit et le choix des aliments

Au petit déjeumer, la plupart des gens prennent au moins un aliment sous forme de graines, complètes ou non. Des chercheurs suédois ont découvert qu’un petit déjeuner riche en fibres constitue un atout diététique et nutritionnel, car il empêche les « creux » d’avant le déjeuner et évite de se jeter sur celui-ci quand arrive l’heure de la pause. La libération d’hydrates de carbone et leur transformation en glucose expliquent pourquoi les céréales complètes réduisent l’appétit de façon efficace. Les céréales complètes ont un index de glycémie bas, ce dernier indiquant la vitesse à laquelle les ali-
ments riches en hydrates de carbone vont augmenter le taux de glucose dans le sang et déclencher ainsi la production d’insuline. Nous parlerons de ce sujet un peu plus loin dans ce chapitre. Des scientifiques australiens ont réalisé une étude afin de déterminer quel genre de petit déjeuner s’avérait le plus consistant pour tenir une matinée entière. Ils ont donné aux personnes testées un repas soit riche en graisses, soit riche en fibres, soit pauvre en fibres, chacun d’eux contenant le même nombre de calories. Apparemment, les sujets qui avaient absorbé le repas riche en fibres se sont plaints du manque de goût des aliments, alors que ceux à qui l’on avait proposé un repas riche en graisses en ont apprécié la texture crémeuse. Mais ils en ont payé le prix lors du déjeuner. Ayant faim, ils ont choisi des aliments plus riches en graisses que leurs homologues chez qui les fibres du petit déjeuner avaient réduit l’appétit. On a aussi testé chez ces personnes leur état de vigilance durant la matinée. Ceux qui avaient mangé le repas riche en fibres ont montré un niveau d’attention plus élevé et soutenu que les autres participants.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts1 300x200 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Peler ou couper un oignon peut provoquer une irritation des membranes muqueuses (des yeux, notamment) car le produit chimique (appelé propanethial-S-oxyde) qui se dégage alors se change en acide sulfurique au contact de l’air et provoque une sensation de brûlure. Il est donc conseillé de peler et couper ce légume sous un filet d’eau courante. Les oignons plus doux comme le Vidalia, le Maui ou l’oignon rouge ne contiennent pas assez de cet oxyde pour causer de problèmes. Absorbés crus, l’oignon et l’ail peuvent être à l’origine d’irritations gastriques et de flatulences sur certains sujets sensibles. La cuisson élimine ces problèmes. Les éventuels effets secondaires de l’ail cru peuvent se traduire par une haleine agressive, des odeurs corporelles et des irritations de la peau. En outre, il est déconseillé de mélanger l’ail avec des substances anticoagulantes ou destinées à faire baisser la tension, car il peut en renforcer les effets. L’haleine forte est le résultat d’une réaction chimique entre plusieurs phytochimiques (des sulfites d’allyle et des composés de sélénium) dont les effets disparaissent au bout de trois ou quatre heures. Deux terpènes anticancéreux ont aussi été détectés dans l’haleine « aillée », le limonène et le mène, qui, eux, sont sans odeur.
L’oignon, l’échalote, le poireau et la ciboulette ont, quant à eux, des taux de sulfite assez bas, qui les font paraître moins agressifs ; mais ils garderont malgré tout une odeur et un goût particulier pendant un minimum de temps, s’ils sont mangés crus. Pour pallier le problème de la forte haleine et de l’arrière-goût laissés par l’oignon et l’ail, les herboristes suggèrent de mâcher du persil cru.

Interactions médicamenteuses éventuelles

Comme nous l’avons vu, l’ail a une action antiagrégante sur les plaquettes. Il peut donc accentuer l’effet inhibiteur de certains remèdes sur ces plaquettes, utilisés dans le traitement des crampes à répétition ou comme anticoagulants pour prévenir les attaques cérébrales. Ainsi est-il déconseillé aux personnes traitées avec ce genre de médicaments d’absorber des suppléments de poudre d’ail, ou d’en manger plus d’une gousse par jour.

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes - Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

En général, les gens tolèrent bien la plupart des caroténoïdes. Néanmoins, les carottes ayant une teneur élevée en sucre, il est recommandé aux diabétiques de les éviter. Dans Tayurvéda, le diabète est considéré comme un trouble du genre Kapha, et les carottes sont contre-indiquées aux types Kapha car elles sont trop sucrées et lourdes à digérer.
Quant aux types Vata, les poivrons jaunes, orange, rouges et violets leur sont autorisés alors que ces variétés sont plus sucrées que les vertes. Les poivrons verts leur sont en revanche déconseillés car ils peuvent être source de flatulences. Si vous êtes du type Vata, vous devrez vous assurer néanmoins que les poivrons autres que verts sont bons pour vous. Les piments rouges, trop piquants pour les types
Pitta, doivent être évités, tout autant que les tomates crues ou cuites car elles provoquent de l’acidité dans le système digestif. Contrairement à une idée très répandue, les tomates engendient des troubles pour tous les types corporels. Les Vata peuvent les manger cuites seulement, et, pour les Kapha, ce sera l’opposé.
Vous pouvez en consommer en petites quantités en été mais mieux vaut les éviter durant les autres mois de l’année, surtout si vous êtes du type Pitta. Toutefois, étant donné les nombreux bienfaits du lycopène, vous pouvez absorber ce caroténoïde sous forme de suppléments alimentaires.
Le jus de pamplemousse présente un problème délicat, en ce sens qu’il interfère avec plusieurs médi-
caments. Ce fruit contient en effet une substance susceptible de bloquer une des enzymes aidant à transformer les médicaments dans le foie. Par conséquent, ceux-ci peuvent s’accumuler dans cet organe de façon dangereuse. Le jus de pamplemousse augmente en outre les irritations gastriques dues à l’aspirine ou aux anti-inflammatoires. Voici une liste des médicaments que vous ne devez pas associer avec le jus de ce fruit :

• les antihistaminiques
• les anticoagulants
• l’aspirine et les anti-inflammatoires
• les benzodiazépines
• les anticalciques
• la ciclosporine
• la théophylline.

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes 300x196 - Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments2 300x199 - Les saveurs des aliments

Le sucré

C’est la plus nourrissante des saveurs. Elle contribue au fonctionnement digestif du pancréas, qui sécrète plusieurs enzymes digcstives. Lorsque le pancréas est affaibli, ces enzymes sont fabriquées en nombre réduit et les aliments sont incorrectement digérés. Les particules restantes peuvent alors se frayer un chemin dans la circulation sanguine, et votre « équipe de surveillance immunitaire » va se mobiliser pour attaquer et détruire ces éléments étrangers. Ceci va déclencher une cascade de phénomènes qui conduiront à tout un tas de symptômes allergiques.
Les aliments sucrés sont bons pour le pancréas seulement s’ils proviennent d’hydrates de carbone
complexes. Consommer trop de nourriture sucrée risque de mener à un autre problème pancréatique, lié
au contrôle des sucres sanguins. Le pancréas sécrète en effet une hormone cruciale, l’insuline, qui régule l’acheminement du sucre a travers le sang vers les cellules, où il est transformé en énergie. Une sécrétion trop forte ou trop faible de cette insuline peut provoquer des résultats désastreux en déstabilisant l’équilibre du sucre entre le sang et les tissus. Les personnes dont le taux de sucres sanguins est déséquilibré – soit trop haut, soit trop bas – doivent être extrêmement vigilantes quant
à la nourriture qu’elles absorbent. Elles ne doivent choisir que des hydrates de carbone complexes, et éviter la plupart des fruits, des jus de fruits et des édulcorants.
En bref, elles doivent suivre un programme de nutrition Kapha, et il n’est guère surprenant que te diabète (taux de sucres sanguins élevé) soit classé dans la médecine ayurvédique comme une pathologie Kapha.

L’acidité

On la trouve dans les fruits acides comme les agrumes, dans le vinaigre, et dans les conserves à la saumure ou au vinaigre. Selon l’ayurvéda, cette saveur constitue un excellent soutien du foie. Cet organe transforme en effet tout ce que vous mangez, buvez et respirez, y compris les toxines. De puissantes enzymes désagrègent ces composés toxiques afin qu’ils soient éliminés en toute sécurité de votre corps. Les aliments acides riches en vitamine C fournissent au foie une protection antioxydante et aident à ce processus de détoxication et à la conversion du cholestérol en acides biliaires.
Le foie produit de la bile, un agent émulsifiant qui transforme les lipides alimentaires en acides gras avant qu’ils ne soient désagrégés par les lipases (enzymes chargées d’hydrolyser les graisses). Les acides biliaires facilitent aussi l’absorption des graisses par le système lymphatique. La bile est une substance extrêmement amère, de couleur jaune verdâtre, qui est concentrée dans la vésicule biliaire et libérée lorsque des aliments gras pénètrent dans le duodénum.

Le salé

Les sels naturels sont composés non seulement de sodium mais de plusieurs minéraux, et se trouvent dans tous les légumes et les fruits. Les sources alimentaires les plus concentrées en sel naturel sont les algues et les poissons de mer. Ces minéraux sont essentiels pour les reins et maintiennent la stabilité des fluides corporels. En salant plus que de raison nos aliments, nous absorbons trop de sodium, créant ainsi un déséquilibre entre celui-ci et les autres minéraux essentiels. Trop de
sodium empêche les reins de maintenir une bonne stabilité entre les fluides. Ainsi, l’usage régulier du sel de table est-il une cause majeure de la rétention d’eau chez certaines personnes fragiles.
La consommation d’aliments riches en minéraux, tels ceux mentionnés plus haut, et le fait de remplacer le sel par des condiments naturellement salés doivent aider à recouvrer une fonction rénale normale. Le sel de mer sera donc un meilleur choix que le sel de table, le sodium restant malgré tout son principal composé. Une sauce de soja constitue un substitut de sel acceptable. Si vous avez tendance à faire de la rétention d’eau, évitez tous les sels, même celui de mer, et méfiez-vous des condiments tels que les olives, les légumes en saumure, les mélanges d’épices et les bouillons.

L’acreté

Les saveurs piquantes sont bonnes pour les poumons car elles sont aromatiques et aident à éliminer l’humidité des voies respiratoires. Les légumes crucifères, l’ail et les salades au goût piquant sont des aliments qui décongestionnent les poumons. Parmi les épices au goût piquant, on trouve la cannelle, le quatre-épîces, le clou de girofle, le gingembre, le poivre noir, l’anis, le laurier,
le poivre de Cayenne, la noix de muscade, l’origan, le persil, le romarin, l’estragon, le curcuma et le thym.
Toutes ces épices ont un effet échauffant sur le corps, et beaucoup de gens aiment les ajouter à leurs aliments quand il fait froid dehors. La saison hivernale éprouve le système respiratoire,
et une des façons pour l’organisme de lui résister est d’accentuer notre besoin d’aliments épicés. Satisfaire ce besoin contribue à éviter les infections respiratoircs dues au froid. Les nourritures piquantes étant, par ailleurs, naturellement desséchantes, elles paraissent moins tentantes durant la saison chaude.

L’amertume

Cette saveur est celle que nous trouvons le moins souvent dans nos aliments. Le pissenlit, le chou frisé, l’endive et les germes sont amers, de même que la peau des agrumes. Les herbes amères telles que la gentiane sont traditionnellement utilisées pour atténuer les brûlures d’estomac, rafraîchir le corps et diminuer les inflammations. Par leur effet tonifiant, elles aident a la digestion et l’assimilation. Dans la médecine ayurvédique, les herbes amères sont considérées comme des toniques cardiaques. Puisque, dans le monde entier, un cœur et un système cardio-vasculaire sains dépendent
d’un bon métabolisme des graisses, l’emploi thérapeutique que font les Occidentaux et les Orientaux de cette saveur est très similaire. L’amertume se retrouve communément dans les aliments qui ont soit une saveur piquante, soit une saveur astringente, cela formant une synergie naturelle.

L’astringence

Cest l’opposé de l’acidité. Lorsque vous mangez quelque chose d’acide, la salive vous vient aussitôt sur la langue. Mais, si vous absorbez un aliment astringent, vous avez l’impression que votre bouche se dessèche, au contraire. C’est ce que Ton ressent quand on mange des épinards, et cela est dû à l’acide oxalique qui émane de leurs feuilles. L’asperge est un autre légume astringent dont le goût reste fortement ancré sur nos papilles. Environ la moitié de la population transforme le composé astringent de l’asperge en un acide très odorant que Ton élimine avec l’urine. La médecine ayurvédique associe cette saveur avec le côlon, où la réabsorption des fluides est très impor-
tante. Cependant, les effets desséchants des herbes et aliments astringents peuvent être cause de constipation, plus spécialement chez les types Jaune. Nous allons maintenant établir à quel organe on peut associer chacune des six saveurs, en précisant les bien-faits qu’elles sont susceptibles d’apporter aux différents types corporels. Ceci vous fournira une référence pratique quant aux choix de ces saveurs lorsque vous aurez besoin de rééquilibrer l’une de vos couleurs.

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Les aliments fonctionnels sont ils bons pour votre santé 300x206 - Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Êtes-vous sceptique à propos des bienfaits que peuvent apporter ces nouveaux aliments ? Offrent-ils de réels avantages pour la santé, comme le soutiennent la presse et la littérature scientifique ? Malheureusement, le fait d’ajouter un phytochimique à un aliment donné ne le rendra pas meilleur pour autant, surtout si cet ingrédient n’y est pas naturellement présent. Par exemple, des aliments malsains tels que les pommes chips, les crackers, les biscuits ou les friandises bénéficient d’un ajout de phytochimiques, car ils connaissent un succès énorme auprès des consommateurs. Une supplémentation ne couvrira pas pour autant leur déficit nutritionnel. En revanche, des aliments naturellement riches en phytochimiques seront bénéfiques à la santé car ils contiennent des groupes de nutriments qui se complètent mutuellement. C’est ce que la nature a voulu et c’est ce que les chercheurs ont pu découvrir
au cours de leurs études.
Les recherches qui tendent à mettre en évidence les attributs anticancéreux des caroténoïdes représentent un exemple frappant de ce que peut nous enseigner la nature. Le bêta-carotène, ce pigment orange que Ton trouve dans les fruits et les légumes, s’est révélé diminuer les risques de cancer du poumon. Cette faculté a été admise après plusieurs études, qui ont déterminé une corrélation inverse entre la consommation de fruits et de légumes orange et le cancer du poumon.
Lors des essais d’efficacité des caroténoïdes et du rétinol (étude CARET), on a administré un mélange
de bêta-carotène et de vitamine A à quarante mille individus. Bien qu’une quantité assez importante de bêta-carotène soit normalement convertie en vitamine A, les chercheurs pensaient que les effets protecteurs contre le cancer proviennent du carotène et non des vitamines qu’il produit. En ajoutant de la vitamine A, ils espéraient maintenir un haut niveau de bêta-carotène et contrecarrer ainsi sa conversion en vitamines.
Ces études furent arrêtées à la fin de 1995, après que l’on eut découvert que les suppléments vitaminiques semblaient n’apporter aucun bienfait, et risquaient même de s’avérer dangereux pour les participants. Finalement, les doses ingérées quotidiennement – 50 000 UI (unités internationales) de bêta-carotène, plus 25 000 unités de vitamine A – empêchaient d’autres caroténoïdes utiles de pénétrer dans les tissus des patients. D’autre part, de précédentes études avaient établi que les aliments riches en caroténoïdes contenaient un mélange de ces substances. En conséquence, les études du CARET avaient des chances d’être faussées dès le début puisque la prévention du cancer sem-
blait provenir finalement de plusieurs classes de produits naturels, et non d’une substance isolée. Le bêta-carotène ne constitue en effet qu’un seul élément de la classe des six cents caroténoïdes connus – aucun autre n’ayant été pris en compte par le CARET. De ces expériences, nous avons retenu que les aliments naturellement riches en une variété de phytochimiques paraissent bien plus efficaces que ceux auxquels on n’aura ajouté que l’une ou deux de ces substances. Vous pouvez consommer des aliments enrichis en phytochimiques tant que vous ne les substituez pas à un régime sain – de préférence celui qui convient à votre type.
Acheter des produits supplémentés de phytochimiques complique donc inutilement la vie et vous rend
dépendant des caprices du marché alimentaire. Connaissez-vous seulement les nutriments les mieux
adaptés à votre physiologie .’ Plus important encore : si vous vous fiez uniquement aux aliments fonctionnels pour prévenir les maladies, vous passerez à côté de la plupart des autres phytochimiques dont votre corps a réellement besoin.

Planification de vos repas et de votre programme quotidien

Planification de vos repas et de votre programme quotidien 300x200 - Planification de vos repas et de votre programme quotidien

Essayez de trouver le programme journalier le plus efficace pour vous. Etes-vous une personne qui se
réveille en pleine forme et prête à refaire le monde ? Le matin est-il pour vous la période la plus productive de la journée ? Une réponse positive à ces questions indique que vous devez avaler un petit déjeuner consistant. La matinée est aussi un bon moment pour faire de l’exercice, mais sans exagérer. Même si cela vous stimule sur le plan mental et physique, en faire trop risque de vous fatiguer inutilement. Les repas qui suivront devront consister en un déjeuner léger et un dîner
plus important.
Si vous êtes du genre à démarrer lentement le matin, vous n’avez peut-être pas besoin d’un gros petit
déjeuner, mais il vous faudra alors prévoir un repas de midi assez conséquent, en terminant la journée par un dîner léger. Si le fait de manger à midi des plats à base d’hydrates de carbone – pâtes ou riz – vous endort pour le reste de l’après-midi, passez à un repas riche en protéines avec une soupe de légumes ou une salade. Vous pourrez alors garder les hydrates de carbone pour le soir.
Mais, surtout, ne cherchez pas à faire des ajustements trop rapides et pensez sérieusement à ce que vous mettez dans votre bouche. Si vous êtes à l’écoute des signaux que vous lance votre corps, vous trouverez votre équilibre idéal. Et rappelez-vous que, si vous préparez une soupe ou un plat avec des produits étrangers à votre programme, ses effets bénéfiques seront neutralisés par les mauvais ingrédients qui auront cuit avec.
Commencez à effectuer les changements suggérés dans ce livre et efforcez-vous de vous y tenir chaque jour.
Vous en tirerez une énergie et une vitalité renforcées et, surtout, une protection considérable contre les maladies.

Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Le rôle des caroténoïdes en résumé 300x225 - Le rôle des caroténoïdes, en résumé

Les caroténoïdes sont des agents antioxydants et anticancéreux. En protégeant la cellule, ils veillent sur sa croissance et sa reproduction, et empêchent l’installation des tumeurs. Ils aident les cellules à commune quer entre elles. Ils stimulent la surveillance immunitaire, c’est-à-dire le système qui a pour rôle de détruire tout élément étranger et nocif, tel que les bactéries, les virus et les tumeurs. Les caroténoïdes nous aident ainsi à lutter contre le rhume, la grippe, les infections diverses. Ils nous protègent aussi de certains cancers en stimulant les gènes réparateurs d’ADN, en inhibant ceux qui sont cause du grossissement des tumeurs (les oncogènes), et en activant ceux qui empêchent la progression du cancer (les antimétastases). Les caroténoïdes ont aussi la faculté de diminuer les risques de maladie cardio-vasculaire, en ralentissant la formation des lésions vasculaires et en prévenant l’oxydation due au mauvais cholestérol LDL. Tout au long de l’année, la nature nous fournit des aliments riches en carotène, et il est étonnant de constater que les caroténoïdes nécessaires à notre type apparaissent pendant la saison au cours de laquelle notre santé est le plus durement mise à l’épreuve.

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