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Les céréales complètes et la prévention des maladies

Les céréales complètes et la prévention des maladies 300x203 - Les céréales complètes et la prévention des maladies

Maladies cardio-vasculaires

Deux grandes études sont en cours sur le rôle des régimes dans l’incidence des maladies. Les chercheurs, qui analysent l’action protectrice des graines complètes sur les maladies cardio-vasculaires et les attaques, ont ainsi découvert que les hommes qui mangeaient le moins d’aliments complets risquaient davantage l’infarctus. De plus, les crises cardiaques qui se sont révé-
lées fatales ont toutes été liées à une alimentation pauvre en fibres. Les femmes qui consommaient un ou deux aliments complets par jour présentaient moins de risques cardio-vasculaires que celles qui en mangeaient peu ou pas du tout.

Diabète

Manger des céréales complètes aide aussi à réduire les risques de diabète de type 2. Au cours d’une érude de six ans, réalisée sur 35 988 femmes âgées, celles qui avaient absorbé le plus de céréales complètes montraient moins de risque d’avoir ce type de diabète. Ceci permettant de conclure que ces aliments riches en fibres protègent efficacement les femmes âgées contre cette maladie.

Cancer du côlon

Il n’est pas encore clairement démontré que la consommation de graines complètes réduit les risques
de cancer du côlon. Les chercheurs sont persuadés que les fibres constituent des agents aptes à le prévenir. En augmentant la masse fécale, les fibres incitent les musdes du côlon à travailler afin de les expulser efficacement, ce qui empêche les produits secondaires toxiques de s’infiltrer dans notre organisme. Le meilleur conseil que Ton pourra ainsi donner aux personnes soucieuses de leur santé sera de consommer plusieurs fois par jour des céréales complètes ainsi que des fruits et des légumes. D’autres études basées sur ce genre de régimes ont prouvé les effets protecteurs de ces aliments contre le cancer du côlon.

Cancer du sein

À Besançon, des chercheurs qui ont étudié l’impact de certains régimes sur le cancer du sein ont noté une sérieuse diminution de la fréquence de cette maladie chez les femmes qui prenaient des céréales complètes, de l’ail et de l’oignon. Après la ménopause, le fait de suivre un régime pauvre en graisses saturées et d’augmenter leur consommation de graisses insaturées constituait un avantage supplémentaire. Les nutritionnistes continuent d’insister sur l’importance d’accroître votre consommation de céréales complètes, de fruits et de légumes pour retarder ou même empêcher plusieurs maladies chroniques. Si vous prenez soin de choisir des aliments qui sont vos couleurs, vous pouvez même augmenter les effets bénéfiques des fibres. Remplacez sans hésiter le pain blanc par du pain complet, le sucre raffiné par du sucre roux, et, bien sûr, nourrissez-vous de céréales complètes.
Quoi qu’il en soit, la communauté scientifique continue ses recherches pour déterminer et expliquer quels phytochimiques protègent de telle ou telle maladie.

Effets secondaires éventuels des aliments verts

Effets secondaires éventuels des aliments verts1 300x200 - Effets secondaires éventuels des aliments verts

Peler ou couper un oignon peut provoquer une irritation des membranes muqueuses (des yeux, notamment) car le produit chimique (appelé propanethial-S-oxyde) qui se dégage alors se change en acide sulfurique au contact de l’air et provoque une sensation de brûlure. Il est donc conseillé de peler et couper ce légume sous un filet d’eau courante. Les oignons plus doux comme le Vidalia, le Maui ou l’oignon rouge ne contiennent pas assez de cet oxyde pour causer de problèmes. Absorbés crus, l’oignon et l’ail peuvent être à l’origine d’irritations gastriques et de flatulences sur certains sujets sensibles. La cuisson élimine ces problèmes. Les éventuels effets secondaires de l’ail cru peuvent se traduire par une haleine agressive, des odeurs corporelles et des irritations de la peau. En outre, il est déconseillé de mélanger l’ail avec des substances anticoagulantes ou destinées à faire baisser la tension, car il peut en renforcer les effets. L’haleine forte est le résultat d’une réaction chimique entre plusieurs phytochimiques (des sulfites d’allyle et des composés de sélénium) dont les effets disparaissent au bout de trois ou quatre heures. Deux terpènes anticancéreux ont aussi été détectés dans l’haleine « aillée », le limonène et le mène, qui, eux, sont sans odeur.
L’oignon, l’échalote, le poireau et la ciboulette ont, quant à eux, des taux de sulfite assez bas, qui les font paraître moins agressifs ; mais ils garderont malgré tout une odeur et un goût particulier pendant un minimum de temps, s’ils sont mangés crus. Pour pallier le problème de la forte haleine et de l’arrière-goût laissés par l’oignon et l’ail, les herboristes suggèrent de mâcher du persil cru.

Interactions médicamenteuses éventuelles

Comme nous l’avons vu, l’ail a une action antiagrégante sur les plaquettes. Il peut donc accentuer l’effet inhibiteur de certains remèdes sur ces plaquettes, utilisés dans le traitement des crampes à répétition ou comme anticoagulants pour prévenir les attaques cérébrales. Ainsi est-il déconseillé aux personnes traitées avec ce genre de médicaments d’absorber des suppléments de poudre d’ail, ou d’en manger plus d’une gousse par jour.

Les phytostérols

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Les stérols des plantes (phytostérols) se trouvent dans certaines graines, dans les noix, les noisettes, les amandes, les cacahuètes, les pépins et les grains, le soja, les pois frais ou secs, les pois cassés et les cœurs de palmier. Ils constituent des phytochimiques uniques en leur genre, en ce sens qu’ils ont une structure similaire à celle du cholestérol. Grâce à cette propriété, ils entrent en compétition avec celui-ci au niveau de l’absorption par le côlon, ce qui réduit le cholestérol total du corps sans les effets secondaires des médicaments habituellement utilisés pour cela. Des phytostérols sont, par exemple, ajoutés à la margarine, faisant de ce produit un aliment diététique approuvé par la Food and Drug Administration (FDA). La prise quotidienne de phytostérols est estimée a 180 mg aux Etats-Unis, alors qu’elle tourne autour de 400 mg au Japon, grâce aux aliments a base de soja. Le lien entre les phytostérols et la diminution du cholestérol a été établi en 1984, lors dune étude réalisée à Los Angeles, sur un groupe de fidèles appartenant à une église adventiste. La plupart d’entre eux étaient végétariens (aucune consommation de viande) ou strictement végétaliens (aucune consommation de produit animal, donc aucun cholestérol), ces deux régimes contenant moins de cholestérol et plus de phytostérols que celui de l’Américain moyen. Le rapport
du phytostérol sur le cholestérol dans le sang des participants servait à indiquer leur principal facteur de risques de maladie cardio-vasculaire. Selon les chercheurs, ce n’est pas la quantité du cholestérol total consommé qui représente le plus grand danger, mais son rapport avec les phytostérols. Ainsi, plus ce rapport est élevé, mieux c’est. Sans surprise, les végétaliens ont obtenu le rapport le plus haut, 16/1, suivis par les végétariens avec 3,26/1. Les adventistes
non-végétariens ont obtenu une proportion de 0,98/1, les non-adventistes se retrouvant avec le rapport le plus faible, 0,49/1. Depuis, de nombreuses études ont confirmé la relation entre la prise de phytostérols et le métabolisme du cholestérol. Un récent compte-rendu sur seize études cliniques a
montré que les phytostérols diminuaient le cholestérol total d’environ 10 %, et le LDL d’environ 13 %. Et cela sans aucun des effets secondaires causés par la plupart des médicaments anticholestérol classiques. Vous trouverez ci-dessous un tableau présentant la liste des divers phytostérols contenus dans les céréales.

Liste des divers phytostérols contenus dans les céréales

Il apparaît que le riz contient une plus grande variété de phytostérols que les autres aliments fauves. Ceci explique que votre plan de régime doit comporter davantage de riz, particulièrement le riz complet. Cette graine élève moins le taux de glucose sanguin que la pomme de terre, et, si elle est complète, s’avère plus nourrissante que les pâtes. Il existe de nombreuses sortes de riz, qui vous offrent un choix intéressant. Le tableau suivant vous propose différentes variétés de riz, leur goût, et la façon de les consommer.

Les différentes variétés de riz

Groin rond: grains parfumés qui s’agglutinent après cuisson. A utiliser quand on aime le riz collant

Grain moyen : tendre et légèrement collant après cuisson. Idéal pour les ragoûts et la farce. Fait une excellente farine de pâtisserie.

Grain long : grains fins et légers qui restent séparés après cuisson. Parfaits pour le pilaf et les fritures.

Grain aromatique : longs grains parfumés, excellents pour les plats exotiques. Variétés californiennes similaires au basmati et au thaï. Superfines.

Riz à sushi : flaveur délicate. Humide et transparent après cuisson. Idéal pour les recettes asiatiques.

Riz arborio : grain « al dente » mais crémeux après cuisson. Idéal pour le risotto et la paella. Une variété italienne.

Riz wehani : naturellement parfumé. Grains ronds, qui se séparent bien après cuisson. Un délicieux riz rouge au goût profond.

Riz sauvage : grain exotique long et noir, qui s’allonge durant la cuisson. Goût de noisette, un must pour les gourmets.

Riz brun précuit : long grain de couleur brune. Pratique pour sa cuisson rapide (1/3 du temps normal).

Riz gluant : très doux et glutineux après cuisson. Excellent pour les recettes asiatiques, les crackers, les gâteaux de riz et les sauces.

Le riz brun demande quarante-cinq à cinquante minutes de cuisson, aussi est-il préférable de le faire
cuire à l’avance et de le garder au réfrigérateur ; il est possible de le conserver durant trois ou quatre jours.
Le riz est un plat facile à emporter avec vous pour la pause déjeuner, et vous pouvez le manger accompagné de légumes qui correspondent à votre couleur. Le riz rouge tient sa couleur d’une anthocyanine. Les anthocyanines, quelle que soit leur provenance, ont plusieurs propriétés protectrices, dont celle d’enrayer la croissance des tumeurs. Un groupe de scientifiques japonais a comparé, chez des souris à qui Ton avait injecté des cellules cancéreuses, les effets protecteurs du riz rouge et du riz blanc. Ils ont découvert que les animaux ayant mangé du riz rouge développaient des tumeurs moins nombreuses et plus petites que ceux à qui Ton avait donné du riz blanc, et que
leur durée de vie était nettement plus longue.
Il existe dans le riz plusieurs autres phytochimiques importants, dont deux hydrates de carbone, les oligosaccharides et les lignines.

Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments1 300x293 - Les saveurs des aliments

L’âcreté

Les saveurs acres ou piquantes sont les meilleures pour les types Kapha. Les goûts de tous les bulbes, les tubercules et les racines son acres. De même que les épices aromatiques telles que la cannelle, le clou de girofle, le poivre de Cayenne, le romarin et le thym. Les Kapha sont le seul type à pouvoir manger de l’ail et de l’oignon cru. Les légumes acres tels que les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur et le chou frisé vous sont particulièrement recommandés. Les saveurs piquantes sont légères, sèches et échauffantes – tout ce qui vous convient. Elles augmentent votre désir de bouger, de rechercher de gens intéressants et une vie plus excitante.

L’amertume

Les saveurs amères sont celles que l’on trouve dans les légumes feuillus et les germes des graines, qui favorisent la digestion. Elles sont légères et soulagent l’impression de lourdeur que vous ressentez dès que vous mangez quelque chose. La meilleure herbe amère et digestive pour un type Kapha est le fenugrec, que vous pourrez boire en infusion ou ajouter à vos aliments. C’est l’un des composants de base de la poudre de curry, auquel on aura additionné du curcuma, du gingembre,
du cumin, du fenouil et de la coriandre. Usez et abusez du curry, en choisissant des mélanges qui sont piquants et incluent du poivre rouge et noir. La poudre de curry combine idéalement les saveurs amères et relevées.

L’astringence

Les saveurs astringentes sont importantes pour les types Kapha. La plupart des légumes sont astringents ou piquants, et c’est la raison pour laquelle ils constituent vos aliments principaux. Les saveurs astringentes complètent les saveurs relevées en favorisant la circulation des fluides dans le sang et les vaisseaux lymphatiques. Les aliments qui les renferment sont connus pour consolider le système cardio-vasculaire. Les baies rouges, bleues, violettes et noires, les cerises, la peau des pommes et du raisin contiennent de puissants phytonutriments qui préviennent l’oxydation et les lésions des parois artérielles dues au cholestérol LDL. Les légumineuses tels le soja et le trèfle rouge contiennent des isoflavones également connues pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Beaucoup de fruits sont trop sucrés pour les types Kapha, et ceux-ci dépendent moins des céréales et des graines que les Vata ou les Pitta. Les produits laitiers ne leur sont pas très indiqués, pas plus que les glaces ou les aliments très froids.

Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement ?

Un régime riche en fibres est il bénéfique rapidement 300x138 - Un régime riche en fibres est-il bénéfique rapidement ?

Une étude a prouvé que le fait de passer à une alimentation riche en phytochimiques s’avérait efficace
en moins de quatre semaines, même pour les personnes qui montraient des risques de maladies cardio-vasculaires. Des femmes qui avaient une hyperlipidémie (cholestérol et taux élevé de graisses dans le sang) ont suivi un régime composé de céréales complètes et de fruits et légumes. A la fin des quatre semaines, les sujets ont montré une franche diminution de leur cholestérol total (13 %) et de leur LDL (16 %). De plus, le taux de leurs enzymes antioxydantes s’est trouvé réduit respectivement de 69 et 35 %. Ce qui signifie que les phytochimiques ont si bien stimulé leurs capacités antioxydantes que l’organisme n’avait plus besoin de libérer autant d’enzymes protectrices. Les résultats ont aussi montré une nette amélioration du transit intestinal.

L’impact des fibres sur l’appétit et le choix des aliments

Limpact des fibres sur lappétit et le choix des aliments 300x209 - L'impact des fibres sur l'appétit et le choix des aliments

Au petit déjeumer, la plupart des gens prennent au moins un aliment sous forme de graines, complètes ou non. Des chercheurs suédois ont découvert qu’un petit déjeuner riche en fibres constitue un atout diététique et nutritionnel, car il empêche les « creux » d’avant le déjeuner et évite de se jeter sur celui-ci quand arrive l’heure de la pause. La libération d’hydrates de carbone et leur transformation en glucose expliquent pourquoi les céréales complètes réduisent l’appétit de façon efficace. Les céréales complètes ont un index de glycémie bas, ce dernier indiquant la vitesse à laquelle les ali-
ments riches en hydrates de carbone vont augmenter le taux de glucose dans le sang et déclencher ainsi la production d’insuline. Nous parlerons de ce sujet un peu plus loin dans ce chapitre. Des scientifiques australiens ont réalisé une étude afin de déterminer quel genre de petit déjeuner s’avérait le plus consistant pour tenir une matinée entière. Ils ont donné aux personnes testées un repas soit riche en graisses, soit riche en fibres, soit pauvre en fibres, chacun d’eux contenant le même nombre de calories. Apparemment, les sujets qui avaient absorbé le repas riche en fibres se sont plaints du manque de goût des aliments, alors que ceux à qui l’on avait proposé un repas riche en graisses en ont apprécié la texture crémeuse. Mais ils en ont payé le prix lors du déjeuner. Ayant faim, ils ont choisi des aliments plus riches en graisses que leurs homologues chez qui les fibres du petit déjeuner avaient réduit l’appétit. On a aussi testé chez ces personnes leur état de vigilance durant la matinée. Ceux qui avaient mangé le repas riche en fibres ont montré un niveau d’attention plus élevé et soutenu que les autres participants.

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes - Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

En général, les gens tolèrent bien la plupart des caroténoïdes. Néanmoins, les carottes ayant une teneur élevée en sucre, il est recommandé aux diabétiques de les éviter. Dans Tayurvéda, le diabète est considéré comme un trouble du genre Kapha, et les carottes sont contre-indiquées aux types Kapha car elles sont trop sucrées et lourdes à digérer.
Quant aux types Vata, les poivrons jaunes, orange, rouges et violets leur sont autorisés alors que ces variétés sont plus sucrées que les vertes. Les poivrons verts leur sont en revanche déconseillés car ils peuvent être source de flatulences. Si vous êtes du type Vata, vous devrez vous assurer néanmoins que les poivrons autres que verts sont bons pour vous. Les piments rouges, trop piquants pour les types
Pitta, doivent être évités, tout autant que les tomates crues ou cuites car elles provoquent de l’acidité dans le système digestif. Contrairement à une idée très répandue, les tomates engendient des troubles pour tous les types corporels. Les Vata peuvent les manger cuites seulement, et, pour les Kapha, ce sera l’opposé.
Vous pouvez en consommer en petites quantités en été mais mieux vaut les éviter durant les autres mois de l’année, surtout si vous êtes du type Pitta. Toutefois, étant donné les nombreux bienfaits du lycopène, vous pouvez absorber ce caroténoïde sous forme de suppléments alimentaires.
Le jus de pamplemousse présente un problème délicat, en ce sens qu’il interfère avec plusieurs médi-
caments. Ce fruit contient en effet une substance susceptible de bloquer une des enzymes aidant à transformer les médicaments dans le foie. Par conséquent, ceux-ci peuvent s’accumuler dans cet organe de façon dangereuse. Le jus de pamplemousse augmente en outre les irritations gastriques dues à l’aspirine ou aux anti-inflammatoires. Voici une liste des médicaments que vous ne devez pas associer avec le jus de ce fruit :

• les antihistaminiques
• les anticoagulants
• l’aspirine et les anti-inflammatoires
• les benzodiazépines
• les anticalciques
• la ciclosporine
• la théophylline.

Les flavonoïdes

Les flavonoïdes 300x196 - Les flavonoïdes

Ils forment une grande famille de composés polyphénoliques, présents dans les fruits, les légumes, les noix, les pépins, le vin et le thé. On a estimé qu’un régime occidental typique fournissait entre 100 et 1 000 mg de flavonoïdes par jour. Ces composés ont, par leur teneur et leur diversité, un impact si bénéfique sur la santé que certains chercheurs les considèrent comme des « modificateurs naturels de réponses « biologiques ». Les flavonoïdes influencent en effet la façon dont le corps répond aux agressions de l’environnement, et dont il altère la progression de la maladie. Parmi leurs activités majeures, on retiendra : le renforcernent du système immunitaire, la protection contre l’oxydation des acides gras, la prévention du cancer et des maladies cardiaques, la diminution des allergies, et la prévention des affections virales et microbiennes. En général, l’activité des flavonoïdes est optimisée par la vitamine C.

Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments2 300x199 - Les saveurs des aliments

Le sucré

C’est la plus nourrissante des saveurs. Elle contribue au fonctionnement digestif du pancréas, qui sécrète plusieurs enzymes digcstives. Lorsque le pancréas est affaibli, ces enzymes sont fabriquées en nombre réduit et les aliments sont incorrectement digérés. Les particules restantes peuvent alors se frayer un chemin dans la circulation sanguine, et votre « équipe de surveillance immunitaire » va se mobiliser pour attaquer et détruire ces éléments étrangers. Ceci va déclencher une cascade de phénomènes qui conduiront à tout un tas de symptômes allergiques.
Les aliments sucrés sont bons pour le pancréas seulement s’ils proviennent d’hydrates de carbone
complexes. Consommer trop de nourriture sucrée risque de mener à un autre problème pancréatique, lié
au contrôle des sucres sanguins. Le pancréas sécrète en effet une hormone cruciale, l’insuline, qui régule l’acheminement du sucre a travers le sang vers les cellules, où il est transformé en énergie. Une sécrétion trop forte ou trop faible de cette insuline peut provoquer des résultats désastreux en déstabilisant l’équilibre du sucre entre le sang et les tissus. Les personnes dont le taux de sucres sanguins est déséquilibré – soit trop haut, soit trop bas – doivent être extrêmement vigilantes quant
à la nourriture qu’elles absorbent. Elles ne doivent choisir que des hydrates de carbone complexes, et éviter la plupart des fruits, des jus de fruits et des édulcorants.
En bref, elles doivent suivre un programme de nutrition Kapha, et il n’est guère surprenant que te diabète (taux de sucres sanguins élevé) soit classé dans la médecine ayurvédique comme une pathologie Kapha.

L’acidité

On la trouve dans les fruits acides comme les agrumes, dans le vinaigre, et dans les conserves à la saumure ou au vinaigre. Selon l’ayurvéda, cette saveur constitue un excellent soutien du foie. Cet organe transforme en effet tout ce que vous mangez, buvez et respirez, y compris les toxines. De puissantes enzymes désagrègent ces composés toxiques afin qu’ils soient éliminés en toute sécurité de votre corps. Les aliments acides riches en vitamine C fournissent au foie une protection antioxydante et aident à ce processus de détoxication et à la conversion du cholestérol en acides biliaires.
Le foie produit de la bile, un agent émulsifiant qui transforme les lipides alimentaires en acides gras avant qu’ils ne soient désagrégés par les lipases (enzymes chargées d’hydrolyser les graisses). Les acides biliaires facilitent aussi l’absorption des graisses par le système lymphatique. La bile est une substance extrêmement amère, de couleur jaune verdâtre, qui est concentrée dans la vésicule biliaire et libérée lorsque des aliments gras pénètrent dans le duodénum.

Le salé

Les sels naturels sont composés non seulement de sodium mais de plusieurs minéraux, et se trouvent dans tous les légumes et les fruits. Les sources alimentaires les plus concentrées en sel naturel sont les algues et les poissons de mer. Ces minéraux sont essentiels pour les reins et maintiennent la stabilité des fluides corporels. En salant plus que de raison nos aliments, nous absorbons trop de sodium, créant ainsi un déséquilibre entre celui-ci et les autres minéraux essentiels. Trop de
sodium empêche les reins de maintenir une bonne stabilité entre les fluides. Ainsi, l’usage régulier du sel de table est-il une cause majeure de la rétention d’eau chez certaines personnes fragiles.
La consommation d’aliments riches en minéraux, tels ceux mentionnés plus haut, et le fait de remplacer le sel par des condiments naturellement salés doivent aider à recouvrer une fonction rénale normale. Le sel de mer sera donc un meilleur choix que le sel de table, le sodium restant malgré tout son principal composé. Une sauce de soja constitue un substitut de sel acceptable. Si vous avez tendance à faire de la rétention d’eau, évitez tous les sels, même celui de mer, et méfiez-vous des condiments tels que les olives, les légumes en saumure, les mélanges d’épices et les bouillons.

L’acreté

Les saveurs piquantes sont bonnes pour les poumons car elles sont aromatiques et aident à éliminer l’humidité des voies respiratoires. Les légumes crucifères, l’ail et les salades au goût piquant sont des aliments qui décongestionnent les poumons. Parmi les épices au goût piquant, on trouve la cannelle, le quatre-épîces, le clou de girofle, le gingembre, le poivre noir, l’anis, le laurier,
le poivre de Cayenne, la noix de muscade, l’origan, le persil, le romarin, l’estragon, le curcuma et le thym.
Toutes ces épices ont un effet échauffant sur le corps, et beaucoup de gens aiment les ajouter à leurs aliments quand il fait froid dehors. La saison hivernale éprouve le système respiratoire,
et une des façons pour l’organisme de lui résister est d’accentuer notre besoin d’aliments épicés. Satisfaire ce besoin contribue à éviter les infections respiratoircs dues au froid. Les nourritures piquantes étant, par ailleurs, naturellement desséchantes, elles paraissent moins tentantes durant la saison chaude.

L’amertume

Cette saveur est celle que nous trouvons le moins souvent dans nos aliments. Le pissenlit, le chou frisé, l’endive et les germes sont amers, de même que la peau des agrumes. Les herbes amères telles que la gentiane sont traditionnellement utilisées pour atténuer les brûlures d’estomac, rafraîchir le corps et diminuer les inflammations. Par leur effet tonifiant, elles aident a la digestion et l’assimilation. Dans la médecine ayurvédique, les herbes amères sont considérées comme des toniques cardiaques. Puisque, dans le monde entier, un cœur et un système cardio-vasculaire sains dépendent
d’un bon métabolisme des graisses, l’emploi thérapeutique que font les Occidentaux et les Orientaux de cette saveur est très similaire. L’amertume se retrouve communément dans les aliments qui ont soit une saveur piquante, soit une saveur astringente, cela formant une synergie naturelle.

L’astringence

Cest l’opposé de l’acidité. Lorsque vous mangez quelque chose d’acide, la salive vous vient aussitôt sur la langue. Mais, si vous absorbez un aliment astringent, vous avez l’impression que votre bouche se dessèche, au contraire. C’est ce que Ton ressent quand on mange des épinards, et cela est dû à l’acide oxalique qui émane de leurs feuilles. L’asperge est un autre légume astringent dont le goût reste fortement ancré sur nos papilles. Environ la moitié de la population transforme le composé astringent de l’asperge en un acide très odorant que Ton élimine avec l’urine. La médecine ayurvédique associe cette saveur avec le côlon, où la réabsorption des fluides est très impor-
tante. Cependant, les effets desséchants des herbes et aliments astringents peuvent être cause de constipation, plus spécialement chez les types Jaune. Nous allons maintenant établir à quel organe on peut associer chacune des six saveurs, en précisant les bien-faits qu’elles sont susceptibles d’apporter aux différents types corporels. Ceci vous fournira une référence pratique quant aux choix de ces saveurs lorsque vous aurez besoin de rééquilibrer l’une de vos couleurs.

Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Les aliments fonctionnels sont ils bons pour votre santé 300x206 - Les aliments fonctionnels sont-ils bons pour votre santé ?

Êtes-vous sceptique à propos des bienfaits que peuvent apporter ces nouveaux aliments ? Offrent-ils de réels avantages pour la santé, comme le soutiennent la presse et la littérature scientifique ? Malheureusement, le fait d’ajouter un phytochimique à un aliment donné ne le rendra pas meilleur pour autant, surtout si cet ingrédient n’y est pas naturellement présent. Par exemple, des aliments malsains tels que les pommes chips, les crackers, les biscuits ou les friandises bénéficient d’un ajout de phytochimiques, car ils connaissent un succès énorme auprès des consommateurs. Une supplémentation ne couvrira pas pour autant leur déficit nutritionnel. En revanche, des aliments naturellement riches en phytochimiques seront bénéfiques à la santé car ils contiennent des groupes de nutriments qui se complètent mutuellement. C’est ce que la nature a voulu et c’est ce que les chercheurs ont pu découvrir
au cours de leurs études.
Les recherches qui tendent à mettre en évidence les attributs anticancéreux des caroténoïdes représentent un exemple frappant de ce que peut nous enseigner la nature. Le bêta-carotène, ce pigment orange que Ton trouve dans les fruits et les légumes, s’est révélé diminuer les risques de cancer du poumon. Cette faculté a été admise après plusieurs études, qui ont déterminé une corrélation inverse entre la consommation de fruits et de légumes orange et le cancer du poumon.
Lors des essais d’efficacité des caroténoïdes et du rétinol (étude CARET), on a administré un mélange
de bêta-carotène et de vitamine A à quarante mille individus. Bien qu’une quantité assez importante de bêta-carotène soit normalement convertie en vitamine A, les chercheurs pensaient que les effets protecteurs contre le cancer proviennent du carotène et non des vitamines qu’il produit. En ajoutant de la vitamine A, ils espéraient maintenir un haut niveau de bêta-carotène et contrecarrer ainsi sa conversion en vitamines.
Ces études furent arrêtées à la fin de 1995, après que l’on eut découvert que les suppléments vitaminiques semblaient n’apporter aucun bienfait, et risquaient même de s’avérer dangereux pour les participants. Finalement, les doses ingérées quotidiennement – 50 000 UI (unités internationales) de bêta-carotène, plus 25 000 unités de vitamine A – empêchaient d’autres caroténoïdes utiles de pénétrer dans les tissus des patients. D’autre part, de précédentes études avaient établi que les aliments riches en caroténoïdes contenaient un mélange de ces substances. En conséquence, les études du CARET avaient des chances d’être faussées dès le début puisque la prévention du cancer sem-
blait provenir finalement de plusieurs classes de produits naturels, et non d’une substance isolée. Le bêta-carotène ne constitue en effet qu’un seul élément de la classe des six cents caroténoïdes connus – aucun autre n’ayant été pris en compte par le CARET. De ces expériences, nous avons retenu que les aliments naturellement riches en une variété de phytochimiques paraissent bien plus efficaces que ceux auxquels on n’aura ajouté que l’une ou deux de ces substances. Vous pouvez consommer des aliments enrichis en phytochimiques tant que vous ne les substituez pas à un régime sain – de préférence celui qui convient à votre type.
Acheter des produits supplémentés de phytochimiques complique donc inutilement la vie et vous rend
dépendant des caprices du marché alimentaire. Connaissez-vous seulement les nutriments les mieux
adaptés à votre physiologie .’ Plus important encore : si vous vous fiez uniquement aux aliments fonctionnels pour prévenir les maladies, vous passerez à côté de la plupart des autres phytochimiques dont votre corps a réellement besoin.

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