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Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur 300x225 - Fonctions des caroténoïdes selon leur couleur

Les caroténoïdes orange (alpha, bêta, gamma et zêta-carotène)

Ce sont les plus répandus dans la nature et ceux qui ont les activités les plus diverses dans le corps humain. Outre le fait qu’ils fournissent de la vitamine A (excepté le zêta-carotène), les caroténoïdes orange préviennent la dégradation des membranes biologiques en protégeant toutes les cellules et leurs composés intercellulaires. L’une des plus importantes structures cellulaires à bénéficier de leur action est l’ADN. Ces caroténoïdes empêchent en effet les radicaux libres de
pénétrer dans les cellules, et ils protègent la molécule d’ADN. L’ADN porte nos empreintes génétiques et fournit aux autres molécules de l’organisme les instructions spécifiques pour la construction du système biologique. De ce fait, la moindre altération de la structure de l’ADN produit des « molécules folles » qui ne fonctionnent plus correctement et qui finissent par causer des dommages graves.
Les carotènes augmentent aussi la production cellulaire de protéines qui restaurent les molécules d’ADN oxydées. Les caroténoïdes rouges font souvent équipe avec les caroténoïdes orange pour accroître les effets antioxydants, et la plupart des fruits et des légumes rouges contiennent un nombre élevé de caroténoïdes orange. Les compléments alimentaires composés d’un mélange de caroténoïdes rouges et orange protégeront plus efficacement les molécules d’ADN, tout en aidant
à réparer celles qui auront été endommagées. Ces effets semblent être encore accrus lorsque l’on ajoute à ces suppléments du zinc et de la nicotinamide (vitamine B3). Les caroténoïdes orange préviennent le cancer. Ils agissent de plusieurs manières, l’une d’elles étant d’améliorer le procédé de communication d’une cellule à l’autre. Ce sont les protéines de la membrane qui régulent ces échanges intercellulaires, et elles sont encodées par des gènes. Des gènes défectueux ou altérés engendrent la prolifération de cellules cancéreuses. Ainsi, en préservant l’intégrité des communica-
tions intercellulaires, les caroténoïdes apportent une contribution majeure à la prévention du cancer.
Les cellules qui ont perdu leur capacité à communiquer se détruiront d’elles-mêmes. Ce procédé d’autodestruction – l’apoptose – est l’un des moyens les plus efficaces pour le corps de se débarrasser des cellules vieilles ou inefficaces. Une substance, la canthaxanthine, déclenche le phénomène d’apoptose dans les cultures de cellules cancéreuses humaines, et elle pourrait avoir des effets similaires in vivo. Naturellement présente dans les caroténoïdes orange, la canthaxanthine représente donc un avantage de plus à l’absorption de ces aliments. En revanche, les suppléments de canthaxanthine seule ne sont pas à recommander car ils peuvent causer des dommages chez les individus
dont le foie est fragile.
L’alpha-carotène peut constituer un meilleur agent préventif du cancer que le bêta-carotène. Des chercheurs japonais ont comparé l’impact de ces deux caroténoïdes orange sur trois types de cancer – foie, poumon et peau -, et l’alpha-carotène s’avérait plus efficace. Plus tard, des chercheurs italiens ont confirmé ces découvertes à propos du cancer cutané. De telles études soulignent à nouveau l’importance d’absorber des aliments contenant naturellement une grande variété de
caroténoïdes.
Les caroténoïdes orange protègent l’organisme contre les maladies cardio-vasculaires de plusieurs
façons. A Atlanta, les chercheurs du Centre national pour la prévention des maladies chroniques ont testé, sur 11 327 hommes et femmes, l’efficacité des vitamines et des caroténoïdes dans le traitement de l’angine pulmonaire. Ils ont ainsi découvert que les caroténoïdes orange entraînaient une diminution des risques d’angine.
Les caroténoïdes rouges et orange minimisent les méfaits du soleil sur la peau. Toutefois, l’usage du bêta-carotène (ou de tout autre caroténoïde) seul ne protège pas autant qu’un mélange de caroténoïdes rouges et orange. L’ajout de vitamine E réduirait les dommages causés par les UV. Tant que cela n’a pas été prouvé avec certitude, il est préférable d’absorber ces phytochimiques sous forme de fruits et de légumes plutôt que de s’en remettre à des compléments alimentaires.

Les caroténoïdes jaunes/verts (lutéine, zéaxanthine, cryptoxanthine alpha et bêta)

Aux Etats-Unis, la DMLA (dégénérescence maculage liée à l’âge) représente la cause principale de
cécité. La macula est une tache d’un jaune intense, située au centre de la rétine, qui concentre la lumière reçue par l’œil. Des analyses de cette tache ont montré qu’elle était hautement pigmentée de deux caroténoïdes jaunes : la zéaxanthine et, à un moindre degré, la lutéine, dont la puissance est presque cent fois plus élevée que celle des autres caroténoïdes contenus dans les tissus du corps humain. Par ailleurs, l’autopsie d’un oeil atteint de DMLA a montré que celui-ci contenait 30 % de zéaxanthine et de lutéine en moins qu’un oeil sain. On pense donc que ces pigments jaunes absorbent et réduisent l’intensité du bleu-violet sur la rétine, offrant ainsi une protection efficace des cellules de la macula. Dans le cristallin, la lutéine et la zéaxanthine empêchent la photo-oxydation et contribuent à prévenir la formation de la cataracte. Ce sont les seuls caroténoïdes présents dans l’oeil, et on pense qu’ils jouent un rôle prépondérant dans la prévention de la cataracte, la dégénérescence maculaire et, peut-être, d’autres troubles dégénératifs de la rétine. On sait depuis un certain temps que les personnes qui mangent des légumes vert foncé tels que les épinards ou le chou frisé augmentent leur taux de lutéine et de zéaxanthine, et se protègent ainsi de la DMLA.
De récentes analyses ont fait apparaître que, si les légumes vert foncé constituent une bonne source de lutéine, ils contiennent très peu de zéaxanthine, élément qui semble pourtant jouer un rôle majeur dans la prévention de ces maladies oculaires. Une équipe de chercheurs britanniques a analysé la teneur en lutéine et en zéaxanthine du jaune d’eeuf et de trente-trois fruits et légumes différents. Ils ont découvert que les aliments jaunes, jaunes/verts et orange forment les sources les plus riches de ces deux composants, qui euxmêmes représentent entre 40 et 50 % de la totalité des caroténoïdes contenus dans ces aliments. La liste de ceux-ci étant : le jaune d’oeuf, le maïs, le kiwi, les poi-
vrons orange, le raisin, les épinards, le jus d’orange, les courgettes et toute autre espèce de courge. Puisque, dans l’oeil, la zéaxanthine est plus concentrée que la lutéine, plus on mangera de couleurs vives, mieux on sera protégé contre les affections oculaites. La cataracte, responsable pour moitié des 30 à 50 millions de cas de cécité actuellement diagnostiqués, est un problème mondial. Elle se rencontre très fréquemment chez les hommes et femmes de plus de soixante-quinze ans, et, aux États-Unis, 7 personnes sur 8 en sont affligées. Cependant, vous pouvez augmenter vos chances d’éviter cette maladie en mangeant au moins trois fois par jour l’un de ces produits riches en lutéine et en zéaxanthine. Des chercheurs de l’université de Harvard peuvent l’affirmer après avoir analysé les résultats de deux vastes études épidémtologiques auxquelles avaient participé 110000 volontaires. Une équipe de chercheurs de l’université de Boston a examiné de près les caroténoïdes, la vitamine C et la vitamine E, et leur incidence sur la cataracte. Sans surprise, on a décou-
vert que ceux qui avaient mangé ces fruits et ces légumes moins de trois fois par jour avaient dans leur organisme un taux moindre de caroténoïdes et de vitamines, et étaient davantage sujets à la cataracte. Au cours de recherches ultérieures, la même équipe à étudié les effets d’une alimentation riche en caroténoïdes, en vue de prévenir aussi bien la cataracte que la DMLA. Ils ont beaucoup insisté -ur les bienfaits que pouvait apporter la consommation de caroténoïdes, plus particulièrement les xanthophyllcs telles que la lutéine et la zéaxanthine, les meilleurs agents protecteur contre ces maladies. Beaucoup d’aliments riches en xanthophylles sont une excellente source de vitamine C, que certaines des études mentionnées plus haut ont identifiée comme étant un élément majeur dans la
prévention de la cataracte.
La lutéine s’est aussi révélée très efficace dans la prévention du cancer. Dans un article publié en février 2000 dans l’Ameriain Journal of Clmkal Nutrition, Martha Slattery et ses confrères de l’université de médecine de l’Utah ont démontré que les personnes dont le régime contenait des fruits et des légumes riches en lutéine présentaient 17 % de moins de cas de cancer du côlon. Comparée aux autres caroténoïdes, dont l’alpha-carotène, le bêta-carotène, le lycopène, la zéaxanthine et la bêta-cryptoxanthine, c’est encore la lutéine qui offrait la meilleure protection. Les sources les plus riches de lutéine identifiées par le Dr Slattery et son équipe étaient le chou frisé, les épinards, le brocoli, la laitue, les tomates, les oranges et le jus d’orange, le céleri et les haricots verts. En revanche, ces chercheurs n’ont pas associé la consommation d’aliments riches en bêta-carotène comme les abricots, les carottes, les mangues, les melons, les pêches, les nectarines et le potiron, avec la prévention du cancer.

Les caroténoïdes rouges (lycopène et astaxanthine)

Ce sont des caroténoïdes sans provitamine A, avec un fort pouvoir antioxydant. Le lycopène représente
50 % de tous les caroténoïdes contenus dans le sérum humain, et il est concentré dans les testicules, tes glandes surrénales et la prostate. Une étude comparative a fait ressortir que le lycopène se trouvait en concentration plus forte de 20 % dans les glandes surrénales et dans la prostate que dans les tissus adipeux. En outre, des équipes de recherche du monde entier ont démontré que le lycopène était bien absorbé et actif dans les tissus. La consommation quotidienne de lycopène est liée à la réduction de risques de plusieurs cancers, dont celui de la prostate. En 1982, une équipe de chercheurs de l’université de médecine de Chicago a analysé des échantillons de plasma prélevés sur des hommes en bonne santé, a l’occasion d’une vaste étude portant sur les antioxydants. Le lycopène s’est avéré être le seul antioxydant présent, avec une teneur nettement plus basse chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate que chez les sujets sains. Les chercheurs en ont conclu que te fait de manger des aliments riches en lycopène – la tomate et ses produits dérivés, par exemple – concourait à diminuer fortement les risques de cancer de la prostate, du poumon et de l’estomac, ou à limiter leur progression. Le lycopène peut diminuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du
sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas.
On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde. Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses (60 mg/jour) de suppléments de lycopène. Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en ou à limiter leur progression. Le lycopène peut dimi-
nuer la fréquence d’apparition d’autres cancers : du sein, du cerveau, du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, de la gorge, du rectum et du pancréas. On sait aussi que le lycopène peut prévenir certaines affections chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires. La lipoprotéine à faible densité (LDL) peut constituer le cholestérol que l’on qualifie de « mauvais », principalement parce qu’il a un effet oxydant sur les parois artérielles. Ce qui mène inévitablement à la formation de lésions, dans lesquelles viendront s’accumuler du calcium et d’autres matières minérales, pour y former des plaques. Encombrés, les vaisseaux restreignent de plus en plus le passage du sang. Dans le cceur, la circulation peut alors se trouver si réduite que cela donnera lieu à des crises cardiaques. Lors d’une grande étude européenne, où l’on comparait les taux de caroténoïdes chez des patients de six pays différents, on a découvert que le lycopène était la substance qui protégeait le plus efficacement contre les infarctus du myocarde.
Le cholestérol LDL contient un large pourcentage de composés graisseux qui sont facilement oxydés par
les radicaux libres, et il est en grande partie responsable de la formation de plaques dans les artères. Plus encore que le lycopène, le bêta-carotène sera apte a stopper l’oxydation due au LDL. On a cependant découvert que le lycopène pouvait faire baisser le taux de LDL et celui du cholestérol total. Au cours d’une étude, la production de cholestérol d’un individu a pu être diminuée de 14 %, mais il a fallu, pour obtenir ce résultat, que le patient absorbe durant trois mois de fortes doses
(60 mg/jour) de suppléments de lycopène.
Le lycopène est le pigment rouge qui confère leur couleur aux tomates et à d’autres fruits et légumes
rouges. Les tomates sont les plus riches en lycopène, mais le melon, la pastèque et les oranges sanguines en contiennent aussi une bonne quantité. Quand les tomates sont cuites ou réduites en purée, la structure du lycopène se modifie, et il devient plus efficace. Les lycopènes issus de graines de tomates se sont aussi révélés très efficaces. Les types Rouge, à qui il est déconseillé de manger des tomates ou leurs dérivés, peuvent prendre des suppléments de lycopène. L’astaxanthine pourrait bien être le caroténoïde le plus significatif à avoir été « découvert » au XXIe siècle.
C’est un pigment rouge que l’on trouve concentré dans certaines créatures aquatiques. Présente dans le phytoplancton, le zooplancton, les animaux marins, les poissons et certains oiseaux d’eau, l’astaxanthine est le plus puissant caroténoïde antioxydant connu. Ce qui a incité des chercheurs a supposer que la haute concentration d’astaxanthine dans les plantes et les animaux aquatiques les protégerait des radiations UV, au cours de leur croissance, et quand ils nagent ou se nourrissent
près de la surface de l’eau. On décèle l’astaxanthine chez ces animaux à la couleur rouge de leur chair (le saumon, la truite, le crabe, la crevette) ou de leur plumage (les flamants roses). Les oiseaux d’eaux concentrent aussi de l’astaxanthine dans leurs yeux, pour protéger leur rétine contre les rayons UV, que la réverbération de l’eau intensifie. Puisque ta plupart des animaux et des plantes que nous absorbons sont issus de la terre, la quantité d’astaxanthine normalement pré-
sente dans notre corps est minime.
Des scientifiques ont estimé que l’astaxanthine avait dix fois plus d’impact que les autres caroténoïdes sur les radicaux libres, et se montrait même cent fois plus efficace que la vitamine E. Ce qui a conduit le Dr Wataru Miki, professeur à l’institut de recherches bio-organiques d’Osaka, au Japon, à surnommer cette substance la > super vitamine E >. Un aspect particulièrement étonnant de la puissance de l’astaxanthine réside dans le fait qu’elle s’installe dans la membrane cellulaire en – enjambant – l’espace intramembranaire pour se fixer des deux côtés de la paroi. Dans cette position,
elle est prête à piéger le moindre radical libre qui l’approche, de l’intérieur ou de l’extérieur. Une fois pris au piège, les radicaux libres sont incorporés à la structure chimique de l’astaxanthine, qui ne se détachera que lorsqu’un autre antioxydant approprié sera disponible. Le pont membranaire ainsi formé par l’astaxanthine a un autre avantage : celui d’offrir une plus grande
stabilité à la membrane tout entière.
Comme ses cousins caroténoïdes, l’astaxanthine est un agent anticancéreux grâce à ses propriétés antioxydantes et à son interaction avec les protéines et les lipides. Lors d’une étude comparative sur les effets anti-cancéreux de l’astaxanthine, de la canthaxanthine et du bêta-carotène, l’astaxanthine s’est avérée le caroténoïde le plus apte a limiter le nombre des tumeurs mam-
maires survenues chez la souris. Plus les doses étaient élevées, meilleurs étaient les résultats. Plusieurs autres études ont contribué à déterminer les effets anticancéreux de l’astaxanthine, cette substance empêchant l’oxydation des lipides des membranes cellulaires et des fluides corporels.
Le système immunitaire est un réseau régulateur très élaboré qui protège l’organisme contre les agents infectieux, les tumeurs et les réactions auto-immunes excessives. L’astaxanthine semble être un agent anti-inflammatoire plus efficace que les autres caroténoïdes. Après plusieurs années de recherche sur la façon dont l’astaxanthine activait le processus immunitaire, les scientifiques de la faculté de médecine du Minnesota ont déterminé que cette substance ne provoquait pas réellement une modulation immunitaire par le biais des caroténoïdes mais, plutôt, qu’elle augmentait la produc-
tion de cellules thymiques et d’anticorps. Des chercheurs japonais ont ajouté que l’astaxanthine stimulait sensiblement la fabrication de cytokîne par les cellulesthymiques, les cytokines étant des protéines qui activent d’autres cellules immunitaires et optimisent les réactions immunitaires.
Le Dr Curt Malmsten et ses confrères suédois ont découvert que l’astaxanthine pouvait tripler la force et l’endutancc de jeunes athlètes sains, à qui on en avait distribué au moins 4 mg par jour. L’exercice augmente le métabolisme et fabrique un grand nombre de radicaux libres – en sous-produits naturels – qui, en s’accumulant, fatiguent les muscles et, donc, diminuent les capacités physiques. En éliminant rapidement ces radicaux libres, l’astaxanthine augmente la résistance du
sportif.
Les propriétés fabuleuses de l’astaxanthine en font une arme de choix contre le vieillissement. L’astaxanthine et, a un degré moindre, les autres caroténoïdes et la vitamine E, protègent de l’oxydation les lipides (les acides gras) des membranes cellulaires. En comparant la capacité de certains caroténoïdes à anéantir les radicaux libres, des chercheurs danois ont montré que, plus un caroténoïde était stable, plus il empêchait l’oxydation des lipides. Dans cette étude, l’astaxanthine, le plus stable des caroténoïdes, était donc celui qui avait le plus de chances d’inhiber les attaques des radicaux libres. D’autre part, des scientifiques japonais sont parvenus à démontrer que l’astaxanthine protégeait les membranes mitochondriales du foie chez le rat 100 à
500 fois plus efficacement que la vitamine E. L’astaxanthine est une molécule relativement petite,
et liposoluble, comme les autres caroténoïdes. Cependant, elle diflère de ceux-ci en ce sens qu’elle a des propriétés hydrophiles qui lui permettent d’expulser les radicaux libres hors de notre organisme. Elle a aussi le pouvoir de traverser la barrière hautement sélective du cerveau, où elle agit alors comme l’antioxydant cérébral le plus efficace. Une action essentielle cat les lésions dues à l’oxydation sont en grande partie responsables de la dégénérescence des cellules cérébrales.
Par ailleurs, l’astaxanthine étant bien absorbée par les tissus des yeux, très sensibles aux rayons lumineux, elle aidera d’autant mieux à prévenir la photo-oxydation. Ce qui expliquerait pourquoi les oiseaux d’eau concentrent dans leurs yeux ce puissant caroténoïde.
L’astaxanthine joue donc un rôle crucial dans le traitement des maladies des yeux, du cerveau et du système nerveux.

Activité des caroténoïdes

Activité des caroténoïdes 300x164 - Activité des caroténoïdes

Les caroténïdes piègent les radicaux libres et les empêchent d’attaquer les acides gras contenus dans les membranes cellulaires et dans les fluides du corps. Après avoir mis au jour les activités antioxydantes des caroténoïdes, les chercheurs ont estimé que, puisque le bêta-carotène était la provitamine la plus active, elle devait aussi constituer l’antioxydant le plus actif. Dans de nombreux tissus, toutefois, la puissance du bêta-carotène en tant qu’agent antioxydant se voit
dépassée par d’autres caroténoïdes comme le lycopène et l’astaxanthine, qui sont plus aptes à piéger les radicaux libres contenant de l’oxygène ; ces derniers pouvant interagir avec les acides gras insaturés des membranes cellulaires et des composés intercellulaires. Ils peuvent également attaquer n’importe quel acide gras circulant dans le sang, la lymphe et les fluides des tissus. En volant des électrons aux acides gras, les radicaux libres en font des molécules instables et génèrent une
chaîne d’oxydation capable de détruire un grand nombre de cellules. Les lésions occasionnées par l’oxy-
dation sont considérées comme la principale cause de vieillissement accéléré, de cancer et de nombreuses autres maladies chroniques.

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

Effets secondaires éventuels des aliments jaunes - Effets secondaires éventuels des aliments jaunes

En général, les gens tolèrent bien la plupart des caroténoïdes. Néanmoins, les carottes ayant une teneur élevée en sucre, il est recommandé aux diabétiques de les éviter. Dans Tayurvéda, le diabète est considéré comme un trouble du genre Kapha, et les carottes sont contre-indiquées aux types Kapha car elles sont trop sucrées et lourdes à digérer.
Quant aux types Vata, les poivrons jaunes, orange, rouges et violets leur sont autorisés alors que ces variétés sont plus sucrées que les vertes. Les poivrons verts leur sont en revanche déconseillés car ils peuvent être source de flatulences. Si vous êtes du type Vata, vous devrez vous assurer néanmoins que les poivrons autres que verts sont bons pour vous. Les piments rouges, trop piquants pour les types
Pitta, doivent être évités, tout autant que les tomates crues ou cuites car elles provoquent de l’acidité dans le système digestif. Contrairement à une idée très répandue, les tomates engendient des troubles pour tous les types corporels. Les Vata peuvent les manger cuites seulement, et, pour les Kapha, ce sera l’opposé.
Vous pouvez en consommer en petites quantités en été mais mieux vaut les éviter durant les autres mois de l’année, surtout si vous êtes du type Pitta. Toutefois, étant donné les nombreux bienfaits du lycopène, vous pouvez absorber ce caroténoïde sous forme de suppléments alimentaires.
Le jus de pamplemousse présente un problème délicat, en ce sens qu’il interfère avec plusieurs médi-
caments. Ce fruit contient en effet une substance susceptible de bloquer une des enzymes aidant à transformer les médicaments dans le foie. Par conséquent, ceux-ci peuvent s’accumuler dans cet organe de façon dangereuse. Le jus de pamplemousse augmente en outre les irritations gastriques dues à l’aspirine ou aux anti-inflammatoires. Voici une liste des médicaments que vous ne devez pas associer avec le jus de ce fruit :

• les antihistaminiques
• les anticoagulants
• l’aspirine et les anti-inflammatoires
• les benzodiazépines
• les anticalciques
• la ciclosporine
• la théophylline.

Les types corporels et leur lien avec la nature

Les types corporels et leur lien avec la nature 300x210 - Les types corporels et leur lien avec la nature

Dans l’ayurvéda, les phénomènes physiques de l’univers, dont ses éléments naturels, sont associés aux
types corporels. Comme je le précisais au début de ce chapitre, les cinq éléments naturels, selon l’ayurvéda, sont la terre, l’eau, l’air, l’éther et le feu. D’après les lois physiques, la terre, l’eau et l’air incarnent les trois états chimiques de la matière. La terre, l’élément le plus solide, contient des molécules densément groupées – donc sources de puissance et d’énergie – mais avec peu
de mouvement. Les molécules de l’eau, moins serrées, possèdent davantage d’énergie cinétique. S’écoulant de façon fluide dans leur contenant, elles en prennent naturellement la forme. Les molécules d’air ou de gaz se meuvent librement et possèdent de ce fait encore plus d’énergie cinétique. Elles flottent d’un endroit à un autre et n’ont aucune forme visible ou spécifique. Ce qui a conduit les premiers savants à soutenir que les molécules d’air n’avaient pas ou peu de substance. Maintenant, qu’en est-il des deux autres éléments, le feu et l’éther ? Le feu est une énergie pure de transformation, qui peut changer des solides en liquides et des liquides en gaz. L’énergie du feu, comme on le sait, est très chaude et intense, caractéristiques qui s’exprimeront dans l’un des trois types corporels. L’éther représente le vide ou l’espace dans lequel les autres éléments sont libres d’évoluer. Il n’a ni substance, ni forme, ni énergie, mais il fournit un support invisible à l’expression naturelle. Les trois types corporels sont les expressions physiques de ces cinq éléments et des modèles servant à exprimer notre tempérament. Etes-vous de ces personnes ardentes (comme le feu) qui aiment faire les choses (transformer) ? Ou, êtes-vous de ceux qui préfèrent la stabilité (la terre) et qui bougent lentement, comme l’eau ? Êtes-vous encore du style créatif, « venteux », de ces natures emportées qui ont du mal à contenir leur enthousiasme naturel ? Nos spécificités physiques, émotionnelles et mentales sont l’expression des éléments associés à notre constitution. Ainsi, le type corporel comprend-il à la fois un élément naturel et une force universelle. En sanskrit, langue d’origine de l’ayurvéda, ces trois types sont appelés Vola, Pitta et Kapha. Les éléments et les forces qui leur sont associés sont : air/éther (création), feu/eau (transformation), et eau/terre (préservation).

• Le Vata représente l’éther et l’air, et les caractéristiques de ce type sont puissamment associées à la notion que nous avons de ces éléments. Le Vata est une énergie cinétique, et les symptômes que l’on rencontre le plus souvent dans ce type sont ceux d’une nature « aérienne » ou « venteuse ». Les types Vata tendent à avoir des « vents internes » – qui s’expriment sous la forme de gaz intestinaux lorsqu’ils absorbent des aliments inadaptés. Ils sont aussi sensibles aux courants d’air, et souffrent souvent d’arthrite ou de raideur des articulations.

• Le Pitta est associé au feu et à l’eau. Ces individus retiennent la chaleur du corps, ont toujours soif, transpirent beaucoup et ont souvent trop chaud. Ils se plaignent d’ennuis gastriques, d’hyperacidité, et peuvent souffrir de brûlures en allant à la selle après avoir absorbé des aliments non adaptés à leur constitution. Les types Pitta ont une force transformatrice et savent passer des idées aux actes. Ils excellent dans l’art d’organiser et de diriger.

• Le Kapha incarne les éléments de la terre et de l’eau, un type qui aura à tendance à retenir les liquides, et sera donc sujet aux congestions dues à un excès de mucosités. Les types Kapha se meuvent lentement, ont un métabolisme lent et éprouvent des difficultés à maintenir un poids idéal. Ce sont des individus stables et équilibrés qui cherchent à préserver calme et tranquillité. Ils aiment nouer des relations à long terme et ont une influence stabilisante en société.

Chaque type corporel tendra vers un ensemble particulier de symptômes associés aux éléments qui lui sont propres. Les caractéristiques de chaque type seront étudiées en détail dans le chapitre 3. Vous les retrouverez, accompagnées de leurs symptômes, dans le questionnaire du chapitre 4, qui vous aidera à identifier votre type.

Les aliments comme médicaments

Les aliments comme médicaments 300x208 - Les aliments comme médicaments

La nutrition a toujours été le composant essentiel de la stratégie ayurvédique, et elle reste l’outil le plus utile pour vous maintenir en bonne santé. L’ayurvéda, comme d’autres médecines traditionnelles, s’appuie sur le type corporel d’une personne pour la soigner, ainsi que sur l’aptitude naturelle du corps à surmonter la maladie. Minutieusement, les thérapeutes ont classifié les aliments, les herbes et les épices suivant les effets qu’ils auront sur la constitution de chacun. Le procédé consistant à associer un régime à une couleur constitue l’idée centrale du présent ouvrage. Une fois que vous connaître: votre type-couleur, vous saurez choisir les aliments qui lui correspondent. Vous apprendrez aussi à classer ceux-ci suivant leur saveur. Les anciens d’Orient ont en effet réparti les aliments en six groupes ou saveurs : sucré/doux, salé, acide/aigre, amer, astringent et épicé/âcre. Chez les Occidentaux, ce sont les trois premières qui prédominent. On les
retrouve dans notre alimentation moderne : les produits laitiers, la viande, les pâtisseries, et la plupart des assaisonnements et des édulcorants. Si nous consommons ces trois saveurs en excès, notre régime est déséquilibré. Les fruits, les légumes et de nombreuses herbes et épices culinaires contiennent les goûts amers, astringents et épicés, et il faut les introduire dans nos menus
quotidiens. Ce sont aussi les aliments les plus colorés, et ceux sur lesquels j’insisterai ici. Chaque type corporel aura une couleur spécifique. Les aliments de la catégorie que vous aurez déterminée contiennent les phytochimiques susceptibles de vous soigner – ceux qui correspondent précisément à votre constitution.
Par de simples modulations, vous diversifierez mieux votre alimentation. Par exemple, la plupart des gens prêtèrent la laitue iceberg, qui est douce, aux salades plus foncées ou plus amères comme l’arugula, le pissenlit, l’endive ou la romaine. Et pourtant, ces variétés amères contiennent une gamme plus large de phytochimiques aux propriétés curatives. Votre alimentation journalière pourra se révéler plus saine si vous opérez des choix plus avertis, grâce aux conseils que renferme cet ouvrage. Il existe aussi des aliments a priori bons pour la santé, mais que nous ne considérons pas comme spécialement sains – le chocolat, par exemple. Le cacao pur est amer et contient de puissants antioxydants.

Toutefois, on ajoute généralement à ce principe amer du beurre de cacao, du sucre et des produits laitiers qui constituent à eux seuls la quasi-totalité du poids de cette friandise- En conséquence, manger du chocolat enrichi de tous ces ingrédients ne vous fera aucun bien. Cependant, si vous ne pouvez pas vous en passer, je vous suggère de le choisir le plus pur possible, et aussi noir et amer que ce que votre langue peut supporter. Mieux encore, choisir les herbes et les aliments amers qui correspondent à votre couleur renforcera votre capacité digestive.

Les aliments astringents sont connus pour leur « morsure » particulière. On trouve les principes de cette saveur dans la peau de presque tous les fruits – les pommes, le raisin, les baies, les mangues, les pêches et les cerises – dont la chair a pourtant un goût sucré. Les légumes astringents, comme les fruits cités plus haut, ont souvent un arrière-goût amer lorsqu’on les mâche, ce qui ne leur vaut aucune popularité chez les Américains ! Certes, il- risquent d’agresser un peu nos papilles, mais ils possèdent de puissantes propriétés médicinales qui contribuent, entre autres, à resserrer les tissus, à résorber les œdèmes et à renforcer les vaisseaux sanguins.
Les aliments épicés ou acres sont aromatiques. Nous éprouvons ce goût autant avec notre nez qu’avec nos papilles. L’agréable arôme des clous de girofle, de la cannelle, du curry, de la moutarde et du piment nous est familier. Les algues, les artichauts, les betteraves, les poivrons, les oignons, les radis, le cresson et les navets sont des légumes épicés. Le goût puissant de l’oignon et de l’ail est encore plus vif lorsque ceux-ci sont coupés ou hachés. Les aliments épicés activent les enzymes de
désintoxication dans notre corps, qui chassent les toxines de notre système et neutralisent les radicaux libres.

Votre sens gustarif vous aidera au premier chef à identifier les aliments qui sont le mieux adaptés à votre type. Les Vata choisiront de la nourriture salée, sucrée ou acide. Les Pitta choisiront une alimentation sucrée, amère ou astringente, dont les fruits rouges ou violet, et les légumes riches en polyphénols. Les Kapha choisiront des aliments acides, astringents et épicés, dont les légumes crucifères et les salades à feuilles sombres. Vous trouverez plus de détails sur les goût» adaptés à
votre type dans les chapitres suivants. L’utilisation du goût est un concept facile à saisir et cela vous permettra d’être en phase avec votre organisme. Mieux vous saurez interpréter les signes de votre corps, plus vous parviendrez à le maintenir en forme.
Les types corporels régulent toutes nos fonctions physiologiques. Même si un seul type aura tendance à prédominer – votre couleur -, les deux autres seront aussi présents dans une moindre mesure. Votre palette personnelle vous fournira les aliments appropriés à votre couleur, ainsi que d’autres, qui les compléteront.
Vous apprendrez à savoir quand vos couleurs sont déséquilibrées, et vous serez capable de rétablir cet équilibre avec une nourriture et des suppléments adaptés. Nous revenons ainsi au commencement : ce que la nature a voulu. Garder le corps en harmonie avec son environnement est le principe central des praticiens ayurvédiques. Ils ont toujours accordé une importance primordiale à la constitution physique, et ils s’efforcent de traiter leurs patients sans agresser leur type corporel de base. Cet ouvrage incarne l’esprit de l’ayurvéda en vous enseignant comment maintenir votre organisme dans un équilibre harmonieux et modifier vos habitudes alimentaires, afin de soutenir le rythme de la vie moderne.

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