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Les prémices

Les prémices 300x225 - Les prémices

Probablement inspirés par la médecine hindoue, Hippocrate (460-377 av. J.-C.) et ses disciples considéraient le corps humain comme un tout et traitaient la maladie sans la détacher de la globalité de l’organisme. Il leur était inconcevable de soigner un membre malade sans traiter le corps entier du patient ni prendre en considération ses habitudes alimentaires et l’environnement dans lequel il vivait.
« Laissez la nourriture être votre médecine, et la médecine, la base de votre nourriture. • Lorsque Hippocrate prononça ces paroles, choisir ses aliments selon leurs propriétés curatives spécifiques se pratiquait déjà depuis près de deux mille ans. Lui-même et ses prédécesseurs s’étonnaient de notre penchant à isoler certains corps chimiques alimentaires aptes à combattre les affections, pour les ajouter à des aliments sans aucun rapport, laissant ainsi entrer dans notre mode de vie les aliments fonctionnels ! Selon eux, tous les aliments étaient fonctionnels, car ils contenaient naturellement
les éléments capables d’infléchir le cours du mal.
Choisir la nourriture la mieux adaptée à l’individu constituait déjà, à l’époque, la toute première application de la médecine diététique. Voyons à présent comment les anciens adaptaient à chaque individu des aliments-couleur appropriés à sa physiologie, selon son « type corporel ».

Les caroténoïdes agissent en équipe

Les caroténoïdes agissent en équipe 300x200 - Les caroténoïdes agissent en équipe

Alors que les différentes formes chimiques des caroténoïdes ont des activités biologiques distinctes,
ceux-ci semblent agir en équipe. C’est ainsi que les chercheurs du National Cancer Institute ont découvert que les supplémentations de bêta-carotène ne prévenaient pas le cancer du poumon chez les fumeurs. Lors des études qui avaient démontré les effets préventifs de cette substance sur le cancer, on avait utilisé des aliments riches en caroténoïdes au lieu de suppléments. Voilà donc pourquoi vous devez « manger vos couleurs » ! Vous pouvez, bien sûr, ajouter avec moderation à vos aliments des compléments minéraux et vitaminiques, mais ceux-ci ne remplaceront pas un bon régime. De façon naturelle, tous les fruits et les légumes riches en caroténoïdes contiennent plusieurs de ces phytochimiques colorés, qui sont indispensables à votre existence. Pour mieux comprendre leur action, les chercheurs se sont penchés en premier lieu sur leurs propriétés antioxydantes.

Les fruits rouges

Les fruits rouges 300x142 - Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter conserver et cuisiner ces aliments4 - Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les aliments fauves constituent une nourriture de base. Vous pouvez les stocker en assez grande quantité afin d’en avoir tout un choix. Une exception, bien sûr : le pain frais. Les céréales méritent qu’on leur accorde un soin particulier. Il y a des années de cela, on ôtait systématiquement le son et les germes du grain, pour le conserver plus longtemps. Aujourd’hui, cette pratique ayant été abandonnée, si vous achetez de la farine ou des graines complètes, il vous faudra les utiliser sans trop attendre. La durée de conservation dépendra de l’endroit où vous vivez et où vous stockez vos réserves. Si vous disposez d’une pièce fraîche ou d’un cellier, ces aliments – tien-
dront – plus longtemps.
N’utilisez pas de céréales ou de farines qui ne vous semblent plus fraîches ou commencent à prendre une légère odeur de noisette. Le moyen le plus sûr de stocker ces aliments sera de les garder au réfrigérateur ou au congélateur. Les céréales complètes et les pâtes peuvent être bouillies, cuites à la vapeur, mijotées ou ajoutées à des soupes avant la fin du temps de cuisson. Suivez le mode
d’emploi écrit sur l’emballage et ne « surcuisez » pas ces aliments. Le couscous n’a pas besoin d’être cuit ; il suffit île l’imbiber d’eau bouillante et de le laisser reposer quelques minutes. Le boulgour, qui n’est autre que du blé complet concassé, peut être cuit à la vapeur ou mangé cru après avoir gonflé plusieurs heures dans de l’eau fraîche. Une fois essoré, il sera dégusté tiède, ou
froid en salade ; il fera, par exemple, une excellente base de taboulé. Les légumineuses sont une autre affaire. Leur temps de cuisson varie de une à trois heures. Elles sont prêtes à la consommation si elles sont tendres lorsque vous y piquez la pointe d’une fourchette. Les pois cassés et les
lentilles cuisent environ en une heure, alors qu’il en faudra trois au pois chiche. Le dhal indien peut se cuire assez rapidement, si vous achetez la variété cassée, et il doit rester ferme sous la dent lorsqu’il est cuit.

Votre programme quotidien

Votre programme quotidien 300x207 - Votre programme quotidien

Le lever et le coucher

La plupart des gens se sentent mieux s’ils se lèvent à 6 heures du matin et se couchent aux environ de 10 heures du soir. Il nous faut en général sept à huit heures de sommeil par nuit pour que notre organisme « récupère » du stress de la journée. Si vous veillez après 22 heures, vous entrez dans
la période où votre Pitta est le plus vulnérable. Entre ce moment et 2 heures du matin, vous pouvez aussi ressentir un coup de fouet qui vous poussera à travailler ou à vous occuper au lieu de dormir. Toutefois, prendre l’habitude de veiller tard risque de déstabiliser votre élément Pitta et de vous créer des complications gastriques, de vous rendre agressif et mal dans votre peau.
Si vous avez un métier qui vous oblige à travailler de nuit, il vous faudra ignorer le mécanisme de vos biorythmes car c’est le système hormonal qui détermine l’heure de votre sommeil. La mélatonine est un neurotransmetteur synthétisé par la glande pinéale (l’épiphyse) en réponse à la baisse de lumière captée par la rétine. Cette hormone provoque en nous un effet de sommeil et donne le signal à d’autres hormones de reposer notre organisme pendant que nous dormons.

L’exercice

Essayez de trouver le moment idéal pour faire un peu d’exercice et que cela devienne une habitude quotidienne. Si votre endurance est faible, faites un peu de gymnastique méditative comme le tai-chi, le yoga ou le chi-gong. Un peu de natation ou de marche sera tout aussi excellent pour vous. À mesure que votre résistance à l’effort augmentera, l’exercice que vous pratiquerez se fera plus long et plus puissant. L’aérobic a hautes doses doit en revanche être réservée à ceux qui ont une très bonne endurance.

Les moments de détente

Veillez chaque jour à vous consacrer un peu de temps. Faites-vous couler un bain chaud parfumé aux
herbes ou installez-vous tranquillement pour lire, méditer ou laisser votre esprit vagabonder. Offrez-vous un massage ou une séance de sauna, ou promenez-vous dans un endroit paisible et agréable. Quel que soit votre emploi du temps, veillez 5 ce que cela devienne une habitude quotidienne.

Votre programme saisonnier

Lorsque votre organisme est en équilibre, les saisons ont peu d’impact sur votre état physique. Si vous sentez qu’une période particulière représente un challenge pour vous, adoptez alors le programme de repas préconisé pour le type dont c’est la mauvaise saison. Votre élément Vata sera assez éprouvé durant la fin de l’été et les premières semaines de l’automne. Cette période variera selon l’endroit où vous habitez mais, au moment où les feuilles changent de couleur et où le vent commence à souffler, les Vata ont tendance à être déstabilisés. Votre élément Pitta sera plutôt secoué pendant les mois chauds d’été car les types Pitta incarnent la chaleur.
Le Kapha, quant à lui, sera plus éprouvé par le temps froid et humide de la fin de l’hiver et le renouveau dû au printemps.

Âge et activité physique

ge et activité physique1 300x199 - Âge et activité physique

Avec l’âge, le niveau d’activité physique ralentit naturellement, et nous avons donc besoin de moins de calories. Certains nutritionnistes calculent cette diminution du besoin journalier de calories par tranches d’une dizaine d’années. Cependant, si nous maintenons notre niveau d’activité, nous n’avons pas besoin de tenir compte du vieillissement. Vous trouverez sur mon site comment déterminer le nombre idéal de calories à absorber quotidiennement suivant votre niveau d’activité. Pour comptabiliser les calories dans votre programme de régime, sachez que tous les légumes féculents ont la même composition nutritionnelle que les grains et sont répertoriés dans le même groupe. Si vous décidez de déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour. A présent, nous allons étudier le plan de menus quotidiens pour une femme de type Combiné. Comme pour les hommes, ce programme maintient un rapport correct entre les pourcentages de calories des hydrates de carbone, des protéines et des graisses. Pour les femmes, la proportion sera de 55 % pour les glucides, 20 % pour les protides et 25 % pour les lipides.

Plan de repas Combiné

Ce programme convient à une femme mesurant 1,65 m, pesant environ 60 kg et ayant une activité phy-
sique relativement basse. Par activité basse, j’entends un travail de bureau et de l’exercice deux ou trois fois par semaine. Le rapport taille/poids de cette femme atteint l’index de masse corporel idéal : 22. Celles qui sont enceintes devraient augmenter leur nombre de calories journalières de 20 % ; et celles qui allaitent de 30 %. Pour calculer votre besoin basique de calories, prenez en considération votre poids d’avant la grossesse. Si vous étiez en surpoids juste avant d’être enceinte, demandez conseil à votre médecin. Encore une fois, pour un calcul plus exact, si vous
décidez de déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour.
Maintenant que nous avons établi le nombre de rations nécessaire pour chaque aliment, voyons cornment vous pouvez planifier vos menus quotidiens.

Les attributs des types corporels

Les attributs des types corporels 300x202 - Les attributs des types corporels

Chaque type corporel possède des qualités inhérentes — ou attributs – qui le caractérisent et nous aideront plus tard à reconnaître lequel prédomine en nous. Les attributs sont des caractéristiques qui vont par paire : sec/mouillé, froid/chaud, rugueux/lisse, visqueux/clair, léger/lourd, mobile/stable, dur/doux, liquide/solide, et épais/fin. Vous trouverez des questions sur vos attributs dans le questionnaire concernant votre type corporel. Plus important encore, les attributs sont déterminants pour le traitement des différentes affections. Si vous avez froid, couvrez-vous. Si vous êtes sensible à l’air sec, hydratez-vous. Si vous avez des mucosités visqueuses, prenez des aliments et des herbes pour les clarifier et les éliminer. En nous familiarisant avec les attributs de tous les types, nous pouvons apprendre à reconnaître ce qui est en déséquilibre, et prendre les mesures pour y remédier avant que le problème ne s’aggrave. Beaucoup de gens savent reconnaître leurs points faibles. La fatigue digestive, les insomnies, les rhumes chroniques et la léthargie, désagréments qui nous empoisonnent souvent la vie, sont tous des symptômes de déséquilibre. Jusqu’ici, nous en ignorions les causes et ne savions pas comment les calmer. II y a aussi certains états qui ne
nous affectent que de temps à autre. En connaissant les attributs de votre type corporel, vous serez capable de choisir la stratégie appropriée pour les surmonter. Par exemple, vous pouvez être une personne Vata du type sec, sans pour cela éviter un rhume qui vous congestionnera les muqueuses. L’excès d’humidité étant un symptôme Kapha, vous adopterez un régime Kapha jusqu’à votre rétablissement. Vous restez du type Vata mais votre état est Kapha. La sagesse de l’ayurvéda vous apprendra comment surmonter vos gênes les plus courantes et équilibrer votre type corporel.

Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

Famille des brassicacées les crucifères et les moutardes 300x160 - Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Digestion et élimination

Digestion et élimination1 300x200 - Digestion et élimination

Les types Kapha ont un métabolisme lent. Ils sont du genre à prendre du poids rien qu’en regardant de la nourriture, et il ne leur en faut pas beaucoup pour les satisfaire. Manger des aliments qui ne leur conviennent pas les rend lourds et léthargiques dès la fin du repas, si bien qu’ils n’ont alors qu’une seule envie : s’offrir une petite sieste. Des problèmes digestifs survenant souvent dans les minutes qui suivent le repas, les Kapha sont facilement sujets à des troubles tels que l’anorexie, la
boulimie et l’obésité.
Ils peuvent aussi jeûner sans difficulté, ce qui est un excellent moyen de se débarrasser des toxines et de ne pas se jeter sur le premier aliment venu. Lorsque vous vous mettez à la diète, n’hésitez pas à boire des boissons vertes qui aideront à vous purifier l’organisme. Les Kapha ont un transit intestinal assez régulier, en général. Néanmoins, si vous vous sentez constipé, c’est que vous n’avez pas consommé les aliments adaptés à votre constitution et que vous n’avez pas attendu d’avoir vraiment faim pour manger.
Lorsque les types Kapha sont en bonne santé, ils ont un appétit stable, à la différence des Vata chez qui il peut varier d’un jour à l’autre, et des Pitta qui deviennent irritables quand ils ne mangent pas à temps. Leurs fonctions digestives, en revanche, ne sont pas aussi bonnes que pour les Pitta, ce qui les oblige à faire plus attention au choix de leurs aliments. D’autre part, ils ont des besoins moins importants que les autres types : un repas principal et un autre, plus léger, dans la journée peut leur suffire à rester énergique et en bonne santé. Si vous êtes de ce type et que vous n’avez jamais faim, sauter un repas ne vous fera pas de mal. Mais si, dans ce cas, vous décidez de ne manger qu’un « petit quelque chose », veillez à garder les légumes et à faire plutôt l’impasse sur la viande et les pommes de terre, par exemple. Quoi qu’il en soit, ne vous récompensez pas de vous être serré la ceinture en vous précipitant sur un dessert ! Puisque le risque d’être en surpoids vous empoisonne la vie en permanence, penchons-nous tout de suite sur ce problème.

La prise de poids

L’obésité est courante chez les Kapha. Nous allons donc parler d’une stratégie d’alimentation à adopter pour vous maintenir à un poids idéal. Les types Kapha peuvent se contenter de peu de
nourriture, et il est toujours étonnant de constater à quel point ils peuvent se passer de manger sans perdre un seul misérable kilo… pour parvenir même à en gagner, parfois. Cela est dû en grande partie à leurs sens du goût et de l’odorat qui sont peu développés. Le grignotage ne les aide pas beaucoup non plus.
Vous devez donc apprendre a honorer votre corps avec ce que vous mangez. Avant de mettre quelque
chose dans votre bouche, posez-vous la question de savoir si votre organisme en a vraiment besoin. Si ce n’est pas le cas, choisissez un autre aliment qui sera bon pour vous. Une bonne alimentation et un contrôle effectif de son poids relèvent d’une pratique au jour le jour. Si vous ressentez l’envie de manger entre les repas, essayez d’abord de boire un verre d’eau de source. Car il peut s’agir tout simplement d’un besoin d’eau que vous interprétez comme un signe de manque alimentaire. Si vous avez vraiment faim, l’eau ne vous satisfera pas et vous pourrez alors grignoter des légumes ou des fruits, frais ou secs. Une jeune carotte, une pomme ou quelques abricots secs feront parfaitement l’affaire.
Avant de vous mettre à table, Buvez un grand verre d’eau à température ambiante, puis rassasiez-vous normalement et levez-vous dès que vous avez terminé. Rester devant des aliments qui s’offrent à vous est la pire des stratégies. Lorsque vous vous servez, imaginez que votre assiette est destinée à un enfant.
Quand il vous arrive de dîner au restaurant, les portions que l’on vous sert dépassent souvent vos besoins réels. Prenez donc l’habitude de laisser dans votre assiette un quart de ce qui s’y trouve, à moins que les portions ne soient vraiment petites. Nous sommes tous tentés de manger le plus possible parce que nous avons payé ce repas et que l’idée nous répugne de voir ces restes de nourriture partir à la poubelle. Ceci est spécialement vrai pour les types Kapha, qui ont une forte tendance à accumuler l’argent et les biens. Cependant, le prix à payer est celui Je votre santé. Mâcher et avaler lentement aide à déclencher une réaction de satiété et vous mangerez naturellement moins. D’autre part, dès que vous avez terminé, éloignez-vous de la table, si c’est possible. Mieux encore, sorte: voua promener. Voyez ensuite comment vous vous sentez. Si vous avez encore faim au moins une heure après avoir achevé votre repas, vous pouvez toujours compléter par un peu des restes que vous aurez gardés au réfrigérateur. Si vous vous couchez en vous sentant l’estomac creux, vous perdrez du poids, à condition de n’avoir pas « dévoré » dans la journée. Par ailleurs, adhérez strictement à votre programme de menus quotidiens. Ces habitudes constituent un excellent exercice mental. Les
commentaires les plus frappants que j’ai pu entendre de la part de personnes en surpoids étaient de cet ordre : – Je ne me sens jamais rassasié en quittant la table. – Ou : – Dans ma tête, je suis gros et je le resterai.
Donc, ce que je mange maintenant ne change rien. » Ce qui prouve que le mental joue un rôle essentiel dans le besoin de gratifications ou d’excuses après avoir mangé. Les types Kapha tendent à chercher une consolation dans la nourriture lorsqu’ils s’ennuient, se sentent stressés, seuls ou malheureux. Il n’est donc pas surprenant que les sucreries et les snacks en tout genre constituent le choix alimentaire le plus répandu de notre époque. Nous nous créons un besoin physiologique de ces – substituts de réconfort Ce sont là les pires aliments pour les types Kapha, et le meilleur moyen de
prendre du poids rapidement. Les snacks sont pleins de sel, de sucre et de graisse. Comme vous le verrez un peu plus loin dans ce chapitre, ce sont précisément les saveurs que vous devez éviter.
À la place, ajoutez à votre nourriture des épices relevées. Vous pouvez utiliser le poivre noir à volonté mais faites l’impasse sur le sel car il stimule la rétention d’eau.
Vos aliments principaux sont les légumes verts acres et piquants. Vous devrez éviter néanmoins les graines qui gardent l’eau comme le blé, le riz sucré, la bouillie d’avoine, ainsi que les fruits et les jus sucrés, et les légumes féculents. Contentez-vous de la partie feuillue et aérienne des plantes, et des graines desséchantes comme le seigle ou le sarrasin.
Efforcez-vous de penser « vert » lorsque vous faites votre marché ou votre cuisine. Et oubliez les sauces épaisses ainsi que les aliments frits ou sucrés.

La pyramide de l’alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de lalimentation traditionnelle méditerranéenne 300x201 - La pyramide de l'alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de l'alimentation

Le cancer

Une alimentation riche en viande, avec peu ou pas de poisson, peut représenter un réel risque. Des chercheurs ont découvert qu’il existait une incidence nettement plus forte de cancer du sein chez les femmes qui mangeaient au moins une fois par semaine des viandes traitées telles que de la charcuterie, des hot dogs et du bacon. Les chercheurs en ont conclu que c’était le genre de graisse qui avait un impact sur la prévention du cancer, et non la quantité. Des études réalisées dans vingt-quatre pays européens confirment que le fait de manger du poisson ou de prendre des suppléments d’huiles de poisson pouvait prévenir les cancers du sein et du côlon.

Réactions immunitaires et inflammations

Plusieurs recherches pratiquées sur les animaux ont établi que l’oméga-3 présent dans les huiles de poisson pouvait augmenter les réactions immunitaires. D’autre part, des tests cliniques sur l’homme ont prouvé les effets thérapeutiques des huiles oméga-3 dans le traitement d’une inflammation aiguë ou chronique, et dans celui de troubles auto-immunitaires comme l’arthrite rhumatoïde résultant d’une réaction immunitaire inappropriée. L’oméga-3 s’avère également très efficace pour éviter le rejet de greffes.

Arthrite rhumatoïde

Selon une récente étude comparative, l’absorption d’huiles de poisson par des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant Arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant absorbé des capsules d’huile de maïs. Les chercheurs avaient utilisé comme indicateur la raideur matinale du corps et les douleurs des articulations. Juste avant le début de ces tests, ces personnes avaient arrêté la prise d’anti-inflammatoires, que l’on avait remplacés par des
acides gras essentiels.

La sclérose en plaques

C’est une maladie chronique lente qui se manifeste par la désagrégation des couches de myéline protégeant le cerveau et les nerfs. Cette affection met en jeu le système immunitaire et, bien qu’on ne sache pas si cela est dû à un réel dysfonctionnement de ce système, le fait de tempérer les réactions immunitaires avec de l’oméga-3 a montré des résultats positifs. Lors d’une étude de six mois, on a administré à des patients atteints de sclérose en plaques des suppléments d’oméga-3 en capsules (3 g par jour). Les chercheurs ont alors découvert une diminution de l’activité proinflammatoire, accompagnée d’un effet de soulagement qui s’est prolongé tout au long du test.
Ajouter de l’huile de lin et de colza à votre alimentation, et manger du poisson deux ou trois fois par semaine tout en réduisant les graisses animales saturées, constitue un moyen simple de vous maintenir en bonne santé. En revanche, si vous absorbez des suppléments pour traiter un problème spécifique, demandez l’avis de votre médecin.

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