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Les aliments comme médicaments

Les aliments comme médicaments

La nutrition a toujours été le composant essentiel de la stratégie ayurvédique, et elle reste l’outil le plus utile pour vous maintenir en bonne santé. L’ayurvéda, comme d’autres médecines traditionnelles, s’appuie sur le type corporel d’une personne pour la soigner, ainsi que sur l’aptitude naturelle du corps à surmonter la maladie. Minutieusement, les thérapeutes ont classifié les aliments, les herbes et les épices suivant les effets qu’ils auront sur la constitution de chacun. Le procédé consistant à associer un régime à une couleur constitue l’idée centrale du présent ouvrage. Une fois que vous connaître: votre type-couleur, vous saurez choisir les aliments qui lui correspondent. Vous apprendrez aussi à classer ceux-ci suivant leur saveur. Les anciens d’Orient ont en effet réparti les aliments en six groupes ou saveurs : sucré/doux, salé, acide/aigre, amer, astringent et épicé/âcre. Chez les Occidentaux, ce sont les trois premières qui prédominent. On les
retrouve dans notre alimentation moderne : les produits laitiers, la viande, les pâtisseries, et la plupart des assaisonnements et des édulcorants. Si nous consommons ces trois saveurs en excès, notre régime est déséquilibré. Les fruits, les légumes et de nombreuses herbes et épices culinaires contiennent les goûts amers, astringents et épicés, et il faut les introduire dans nos menus
quotidiens. Ce sont aussi les aliments les plus colorés, et ceux sur lesquels j’insisterai ici. Chaque type corporel aura une couleur spécifique. Les aliments de la catégorie que vous aurez déterminée contiennent les phytochimiques susceptibles de vous soigner – ceux qui correspondent précisément à votre constitution.
Par de simples modulations, vous diversifierez mieux votre alimentation. Par exemple, la plupart des gens prêtèrent la laitue iceberg, qui est douce, aux salades plus foncées ou plus amères comme l’arugula, le pissenlit, l’endive ou la romaine. Et pourtant, ces variétés amères contiennent une gamme plus large de phytochimiques aux propriétés curatives. Votre alimentation journalière pourra se révéler plus saine si vous opérez des choix plus avertis, grâce aux conseils que renferme cet ouvrage. Il existe aussi des aliments a priori bons pour la santé, mais que nous ne considérons pas comme spécialement sains – le chocolat, par exemple. Le cacao pur est amer et contient de puissants antioxydants.

Toutefois, on ajoute généralement à ce principe amer du beurre de cacao, du sucre et des produits laitiers qui constituent à eux seuls la quasi-totalité du poids de cette friandise- En conséquence, manger du chocolat enrichi de tous ces ingrédients ne vous fera aucun bien. Cependant, si vous ne pouvez pas vous en passer, je vous suggère de le choisir le plus pur possible, et aussi noir et amer que ce que votre langue peut supporter. Mieux encore, choisir les herbes et les aliments amers qui correspondent à votre couleur renforcera votre capacité digestive.

Les aliments astringents sont connus pour leur « morsure » particulière. On trouve les principes de cette saveur dans la peau de presque tous les fruits – les pommes, le raisin, les baies, les mangues, les pêches et les cerises – dont la chair a pourtant un goût sucré. Les légumes astringents, comme les fruits cités plus haut, ont souvent un arrière-goût amer lorsqu’on les mâche, ce qui ne leur vaut aucune popularité chez les Américains ! Certes, il- risquent d’agresser un peu nos papilles, mais ils possèdent de puissantes propriétés médicinales qui contribuent, entre autres, à resserrer les tissus, à résorber les œdèmes et à renforcer les vaisseaux sanguins.
Les aliments épicés ou acres sont aromatiques. Nous éprouvons ce goût autant avec notre nez qu’avec nos papilles. L’agréable arôme des clous de girofle, de la cannelle, du curry, de la moutarde et du piment nous est familier. Les algues, les artichauts, les betteraves, les poivrons, les oignons, les radis, le cresson et les navets sont des légumes épicés. Le goût puissant de l’oignon et de l’ail est encore plus vif lorsque ceux-ci sont coupés ou hachés. Les aliments épicés activent les enzymes de
désintoxication dans notre corps, qui chassent les toxines de notre système et neutralisent les radicaux libres.

Votre sens gustarif vous aidera au premier chef à identifier les aliments qui sont le mieux adaptés à votre type. Les Vata choisiront de la nourriture salée, sucrée ou acide. Les Pitta choisiront une alimentation sucrée, amère ou astringente, dont les fruits rouges ou violet, et les légumes riches en polyphénols. Les Kapha choisiront des aliments acides, astringents et épicés, dont les légumes crucifères et les salades à feuilles sombres. Vous trouverez plus de détails sur les goût» adaptés à
votre type dans les chapitres suivants. L’utilisation du goût est un concept facile à saisir et cela vous permettra d’être en phase avec votre organisme. Mieux vous saurez interpréter les signes de votre corps, plus vous parviendrez à le maintenir en forme.
Les types corporels régulent toutes nos fonctions physiologiques. Même si un seul type aura tendance à prédominer – votre couleur -, les deux autres seront aussi présents dans une moindre mesure. Votre palette personnelle vous fournira les aliments appropriés à votre couleur, ainsi que d’autres, qui les compléteront.
Vous apprendrez à savoir quand vos couleurs sont déséquilibrées, et vous serez capable de rétablir cet équilibre avec une nourriture et des suppléments adaptés. Nous revenons ainsi au commencement : ce que la nature a voulu. Garder le corps en harmonie avec son environnement est le principe central des praticiens ayurvédiques. Ils ont toujours accordé une importance primordiale à la constitution physique, et ils s’efforcent de traiter leurs patients sans agresser leur type corporel de base. Cet ouvrage incarne l’esprit de l’ayurvéda en vous enseignant comment maintenir votre organisme dans un équilibre harmonieux et modifier vos habitudes alimentaires, afin de soutenir le rythme de la vie moderne.

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

Les aliments fauves constituent une nourriture de base. Vous pouvez les stocker en assez grande quantité afin d’en avoir tout un choix. Une exception, bien sûr : le pain frais. Les céréales méritent qu’on leur accorde un soin particulier. Il y a des années de cela, on ôtait systématiquement le son et les germes du grain, pour le conserver plus longtemps. Aujourd’hui, cette pratique ayant été abandonnée, si vous achetez de la farine ou des graines complètes, il vous faudra les utiliser sans trop attendre. La durée de conservation dépendra de l’endroit où vous vivez et où vous stockez vos réserves. Si vous disposez d’une pièce fraîche ou d’un cellier, ces aliments – tien-
dront – plus longtemps.
N’utilisez pas de céréales ou de farines qui ne vous semblent plus fraîches ou commencent à prendre une légère odeur de noisette. Le moyen le plus sûr de stocker ces aliments sera de les garder au réfrigérateur ou au congélateur. Les céréales complètes et les pâtes peuvent être bouillies, cuites à la vapeur, mijotées ou ajoutées à des soupes avant la fin du temps de cuisson. Suivez le mode
d’emploi écrit sur l’emballage et ne « surcuisez » pas ces aliments. Le couscous n’a pas besoin d’être cuit ; il suffit île l’imbiber d’eau bouillante et de le laisser reposer quelques minutes. Le boulgour, qui n’est autre que du blé complet concassé, peut être cuit à la vapeur ou mangé cru après avoir gonflé plusieurs heures dans de l’eau fraîche. Une fois essoré, il sera dégusté tiède, ou
froid en salade ; il fera, par exemple, une excellente base de taboulé. Les légumineuses sont une autre affaire. Leur temps de cuisson varie de une à trois heures. Elles sont prêtes à la consommation si elles sont tendres lorsque vous y piquez la pointe d’une fourchette. Les pois cassés et les
lentilles cuisent environ en une heure, alors qu’il en faudra trois au pois chiche. Le dhal indien peut se cuire assez rapidement, si vous achetez la variété cassée, et il doit rester ferme sous la dent lorsqu’il est cuit.

Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

Famille des brassicacées les crucifères et les moutardes

La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Les saveurs des aliments

Les saveurs des aliments

L’âcreté

Les saveurs acres ou piquantes sont les meilleures pour les types Kapha. Les goûts de tous les bulbes, les tubercules et les racines son acres. De même que les épices aromatiques telles que la cannelle, le clou de girofle, le poivre de Cayenne, le romarin et le thym. Les Kapha sont le seul type à pouvoir manger de l’ail et de l’oignon cru. Les légumes acres tels que les choux de Bruxelles, le chou, le chou-fleur et le chou frisé vous sont particulièrement recommandés. Les saveurs piquantes sont légères, sèches et échauffantes – tout ce qui vous convient. Elles augmentent votre désir de bouger, de rechercher de gens intéressants et une vie plus excitante.

L’amertume

Les saveurs amères sont celles que l’on trouve dans les légumes feuillus et les germes des graines, qui favorisent la digestion. Elles sont légères et soulagent l’impression de lourdeur que vous ressentez dès que vous mangez quelque chose. La meilleure herbe amère et digestive pour un type Kapha est le fenugrec, que vous pourrez boire en infusion ou ajouter à vos aliments. C’est l’un des composants de base de la poudre de curry, auquel on aura additionné du curcuma, du gingembre,
du cumin, du fenouil et de la coriandre. Usez et abusez du curry, en choisissant des mélanges qui sont piquants et incluent du poivre rouge et noir. La poudre de curry combine idéalement les saveurs amères et relevées.

L’astringence

Les saveurs astringentes sont importantes pour les types Kapha. La plupart des légumes sont astringents ou piquants, et c’est la raison pour laquelle ils constituent vos aliments principaux. Les saveurs astringentes complètent les saveurs relevées en favorisant la circulation des fluides dans le sang et les vaisseaux lymphatiques. Les aliments qui les renferment sont connus pour consolider le système cardio-vasculaire. Les baies rouges, bleues, violettes et noires, les cerises, la peau des pommes et du raisin contiennent de puissants phytonutriments qui préviennent l’oxydation et les lésions des parois artérielles dues au cholestérol LDL. Les légumineuses tels le soja et le trèfle rouge contiennent des isoflavones également connues pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Beaucoup de fruits sont trop sucrés pour les types Kapha, et ceux-ci dépendent moins des céréales et des graines que les Vata ou les Pitta. Les produits laitiers ne leur sont pas très indiqués, pas plus que les glaces ou les aliments très froids.

Les fruits rouges

Les fruits rouges

Des chercheursde la Northwestern University Médical School ont découvert que l’acide ellagique rencontré dans les fruits rouges pouvait déjouer les effets du cancer de plusieurs manières, et cela, grâce à sa structure chimique unique. Étudions les plus extraordinaires de ces fruits et baies et la façon dont agissent leurs phytochimtques. Le jus de canneberge est une boisson très populaire aux Etats-Unis et, comme d’autres jus de baies, il contient un taux élevé d’acides organiques, particulièrement quinique, malique et citrique. Ces acides, ainsi que d’autres composés phénoliques appelés anthocyanines ont une puissante action antioxydante et sont présents dans tous les fruits rouges. Ces derniers constituent par ailleurs une excellente source de fibres, qui sont nécessaires au bon transit intestinal et qui ont la propriété de ralentir la libération des fructoses pendant
la digestion, action qui aide à maintenir dans le sang une teneur en glucose constante. Voici donc une raison majeure de manger des fruits plutôt que de se contenter de boire leur jus. La canneberge et son jus connaissent aussi de plus en plus de succès auprès des consommateurs pour prévenir les infections urinaires. Lors de la première étude mondiale destinée à étudier les propriétés antibactériennes du jus de canneberge, à laquelle participaient 153 femmes âgées, on a donné à boire à la moitié de ces personnes 33 cl de jus de canneberge, tous les jours pendant six mois. L’autre moitié a absorbé une boisson en ayant le goût et l’apparence et contenant autant de vitamine C, mais ne comportant pas un gramme de ce fruit. Celles qui ont bu le vrai jus de canneberge ont vu le nombre Je bactéries contenues dans leurs urines se réduire de 58 %. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que l’acidité de la canneberge et sa haute teneur en vitamine C étaient responsables de son action antibactérienne. Cette théorie s’appuyait sur cette observation : lorsque l’on faisait boire à un individu des jus acides tels que ceux de la canneberge, de l’orange ou de l’ananas, son acidité urinairc augmentait et, dans le même temps, le nombre de bactéries diminuait. Absorber un supplément de jus de canneberge ou de vitamine C avait aussi pour effet d’élever le taux d’acidité dans les urines. Cependant, il manquait une pièce au puzzle car seul le jus de canneberge avait pour effet de prévenir l’infection urinaire. On a finalement découvert que la canneberge empêchait les bactéries
d’adhérer aux cellules tapissant la vessie. Plusieurs équipes scientifiques ont ensuite suggéré l’idée que le fait de sucrer le jus de ce fruit pouvait interférer avec ses propriétés antiadhésives. En conséquence, le jus de canneberge non sucré ou les suppléments de canneberge sans adjonction de sucre se révèlent plus efficaces pour traiter les infections urinaires chroniques que les cocktails vendus dans le commerce.
La canneberge, en fruit ou sous forme de jus, empêche également les bactéries de la bouche d’adhérer
à la plaque dentaire, et limite ainsi la formation de caries. Une étude montre une réduction de 58 % de l’adhérence de ces germes, après un traitement avec du jus de canneberge concentré non sucré. La canneberge pourrait aussi avoir une action anticancéreuse. En 2000, lors de la conférence annuelle de
biologie expérimentale à San Diego, le Dr Najla Guthrie, de l’université de Western Ontario, a établi
un lien entre l’évolution du cancer du sein et la consommation de canneberge. Des souris avaient en
effet développé des tumeurs plus petites et moins nombreuses que leurs compagnes qui n’en avaient pas
absorbé. Le Dr Guthrie et son équipe ont aussi montré que les composés polyphénoliques Je la canneberge, de certaines autres baies et du raisin, prévenaient d’autres genres de cancers sur des cellules humaines in vitro.
La grenade e>t un aliment qui se mange dans le monde entier et que l’on utilise pour équilibrer les hormones. On sait aujourd’hui que ce fruit contient deux formes d’oestrogène : l’œstrone et l’cestradîol. Le succès que connaît la grenade dans les pays du Proche-Orient a poussé les scientifiques à observer l’action de ses phytochimiques. Deux études, lancées en 2000, ont cherché à montrer que les composants de la grenade prévenaient la formation de plaques dans les artères.
Des chercheurs du centre médical Rambam d’Haïfa, en Israël, ont donné du jus de grenade pendant quatorze semaines à un groupe d’individus. Durant cette période, ils ont évalué les divers facteurs de risque de plaques artérielles et ont constaté une baisse significative du LDL fesponsable de ces plaques, ainsi que l’augmentation d’une activité antioxydante contre ce cholestérol. Dans la seconde étude, un autre groupe de chercheurs du même centre médical a utilisé des jus de grenade fermentes et enrichis d’un concentré de composés phénoliques extraits des pépins de ce fruit. Ce qui a donné un – vin de grenade -, qu’ils ont testé afin d’estimer ses pouvoirs antioxydants et anti-inflammatoires. Les scientifiques israéliens ont été particulièrement surpris de constater l’efficacité des composants de la grenade. Deux de ces phytochimiques ont été largement étudiés pour leur aptitude à arrêter la production d’ekosanoïdes pro-inflammatoires. Les eicosanoïdes proviennent des acides gras essentiels et sont de remarquables médiateurs anti-inflammatoires. Les phénols de la grenade apparaissent aussi efficaces que les polyphénols du thé, et plus efficaces que ceux du vin rouge, dans leur action anti-inflammatoire et antioxydante sur les acides gras des membranes. Cette étude
est particulièrement intéressante en ce qui concerne la prévention de l’athérosclérose au Proche-Orient, où les grenades font partie intégrante de l’alimentation. U-s pommes concluent dan- les p,iv> occidentaux une source importante de polyphénols protecteurs. On peut en consommer tout au long de Tannée, et leur chair juteuse est chargée d’acides malique, ellagique, caféique, chlorogénique ou coumarique, des phénols qui préviennent toutes sortes de maladies. En général, une pomme de taille moyenne contient approximativement 290 mg de composés phénoliques.
La peau de la pomme est bourrée de phytochimiques bénéfiques pour notre santé. La pomme contient aussi des fibres qui offrent une protection contre le cancer du côlon. Le Dr Marian Eberhardt et ses confrères de l’université Cornell ont constaté que les morceaux avec peau ralentissaient de 43 % la croissance des tumeurs du côlon, alors que les extraits sans peau ne provoquaient qu’un ralentissement de 29 %. Dans les tumeurs du foie, la croissance a diminué de 57 % avec l’extrait de pomme et sa peau, et de 40 % seulement avec l’extrait sans sa peau. Les pommes semblent tout autant garder à distance les affections pulmonaires. C’est du moins ce qu’il est ressorti d’une étude s’étalant sur cinq ans, réalisée sur 2 512 personnes. Au cours de ces tests, des chercheurs gallois ont mesuré l’état des poumons de ces hommes. Ils ont conclu que le fait de manger des fruits «durs»,
spécialement des pommes, plusieurs fois par semaine, contribuait à conserver un bon fonctionnement des poumons et à en prévenir les maladies. Ils ont aussi montré que la seule absorption de fruits « mous », comme les agrumes, ou de légumes n’apportait pas une protection aussi efficace.

La pyramide de l’alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de l'alimentation traditionnelle méditerranéenne

La pyramide de l'alimentation

Le cancer

Une alimentation riche en viande, avec peu ou pas de poisson, peut représenter un réel risque. Des chercheurs ont découvert qu’il existait une incidence nettement plus forte de cancer du sein chez les femmes qui mangeaient au moins une fois par semaine des viandes traitées telles que de la charcuterie, des hot dogs et du bacon. Les chercheurs en ont conclu que c’était le genre de graisse qui avait un impact sur la prévention du cancer, et non la quantité. Des études réalisées dans vingt-quatre pays européens confirment que le fait de manger du poisson ou de prendre des suppléments d’huiles de poisson pouvait prévenir les cancers du sein et du côlon.

Réactions immunitaires et inflammations

Plusieurs recherches pratiquées sur les animaux ont établi que l’oméga-3 présent dans les huiles de poisson pouvait augmenter les réactions immunitaires. D’autre part, des tests cliniques sur l’homme ont prouvé les effets thérapeutiques des huiles oméga-3 dans le traitement d’une inflammation aiguë ou chronique, et dans celui de troubles auto-immunitaires comme l’arthrite rhumatoïde résultant d’une réaction immunitaire inappropriée. L’oméga-3 s’avère également très efficace pour éviter le rejet de greffes.

Arthrite rhumatoïde

Selon une récente étude comparative, l’absorption d’huiles de poisson par des personnes souffrant d’arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant Arthrite rhumatoïde a révélé chez celles-ci une amélioration bien plus nette que chez les patients ayant absorbé des capsules d’huile de maïs. Les chercheurs avaient utilisé comme indicateur la raideur matinale du corps et les douleurs des articulations. Juste avant le début de ces tests, ces personnes avaient arrêté la prise d’anti-inflammatoires, que l’on avait remplacés par des
acides gras essentiels.

La sclérose en plaques

C’est une maladie chronique lente qui se manifeste par la désagrégation des couches de myéline protégeant le cerveau et les nerfs. Cette affection met en jeu le système immunitaire et, bien qu’on ne sache pas si cela est dû à un réel dysfonctionnement de ce système, le fait de tempérer les réactions immunitaires avec de l’oméga-3 a montré des résultats positifs. Lors d’une étude de six mois, on a administré à des patients atteints de sclérose en plaques des suppléments d’oméga-3 en capsules (3 g par jour). Les chercheurs ont alors découvert une diminution de l’activité proinflammatoire, accompagnée d’un effet de soulagement qui s’est prolongé tout au long du test.
Ajouter de l’huile de lin et de colza à votre alimentation, et manger du poisson deux ou trois fois par semaine tout en réduisant les graisses animales saturées, constitue un moyen simple de vous maintenir en bonne santé. En revanche, si vous absorbez des suppléments pour traiter un problème spécifique, demandez l’avis de votre médecin.

Âge et activité physique

Âge et activité physique

Avec l’âge, le niveau d’activité physique ralentit naturellement, et nous avons donc besoin de moins de calories. Certains nutritionnistes calculent cette diminution du besoin journalier de calories par tranches d’une dizaine d’années. Cependant, si nous maintenons notre niveau d’activité, nous n’avons pas besoin de tenir compte du vieillissement. Vous trouverez sur mon site comment déterminer le nombre idéal de calories à absorber quotidiennement suivant votre niveau d’activité. Pour comptabiliser les calories dans votre programme de régime, sachez que tous les légumes féculents ont la même composition nutritionnelle que les grains et sont répertoriés dans le même groupe. Si vous décidez de déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour. A présent, nous allons étudier le plan de menus quotidiens pour une femme de type Combiné. Comme pour les hommes, ce programme maintient un rapport correct entre les pourcentages de calories des hydrates de carbone, des protéines et des graisses. Pour les femmes, la proportion sera de 55 % pour les glucides, 20 % pour les protides et 25 % pour les lipides.

Plan de repas Combiné

Ce programme convient à une femme mesurant 1,65 m, pesant environ 60 kg et ayant une activité phy-
sique relativement basse. Par activité basse, j’entends un travail de bureau et de l’exercice deux ou trois fois par semaine. Le rapport taille/poids de cette femme atteint l’index de masse corporel idéal : 22. Celles qui sont enceintes devraient augmenter leur nombre de calories journalières de 20 % ; et celles qui allaitent de 30 %. Pour calculer votre besoin basique de calories, prenez en considération votre poids d’avant la grossesse. Si vous étiez en surpoids juste avant d’être enceinte, demandez conseil à votre médecin. Encore une fois, pour un calcul plus exact, si vous
décidez de déplacer un choix de légume dans la colonne « grains » parce que c’est un féculent, celui-ci remplacera donc une portion de grains, et il faudra ajouter un autre légume vert à votre ration du jour.
Maintenant que nous avons établi le nombre de rations nécessaire pour chaque aliment, voyons cornment vous pouvez planifier vos menus quotidiens.

Digestion et élimination

Digestion et élimination

Les problèmes digestifs des types Pitta résultent souvent de conflits lors des repas, moments au cours
desquels ils ont tendance à se lancer dans des discussions passionnées, qui finissent souvent par les
échauffer. D’où leurs ennuis gastriques. Si vous êtes un type Pitta, essayez de vous en tenir à des aliments à peu près neutres, qui passeront facilement votre système digestif. Il est conseillé aussi de vous détacher du stress de la matinée ou de la journée avant de passer à table. Prenez le temps d’apprécier les aliments qui se trouvent dans votre assiette, et savourez leurs arômes afin de stimuler votre sécrétion de sucs digestifs. Ecoutez de la musique douce ou entourez-vous de calme pendant que vous prenez votre déjeuner ou votre dîner ; une suggestion qui, si elle est judicieuse pour les types Vata et Kapha, est particulièrement importante pour les Pitta. Le fait de boire des boissons alcoolisées avant les repas vous causera à coup sûr des problèmes. Évitez donc entièrement l’alcool, ou
limitez-en votre consommation aux occasions spéciales.

Types corporels et couleurs

Types corporels et couleurs

Ceci est un livre sur la couleur – la vôtre et celle des aliments que vous devriez manger. L’ayurvéda nous fournit un système de couleurs basé sur notre type corporel. J’ai donc choisi d’utiliser la couleur pour identifier les types corporels. Celle-ci vous aidera à vous reporter facilement à votre type, et à associer ce système ayurvédique à notre mentalité occidentale, surtout en ce qui concerne les composants phytochimiques des aliments. En connaissant votre couleur, vous saurez l’assortir à celle des aliments qui vous sont adaptés, et absorber ainsi les phytochimiques dont vous aurez le plus besoin pour vous maintenir en bon équilibre. C’est l’idée fondamentale du Régime Arc-en-ciel.
La couleur du Vata, jaune pâle, est fortement liée à ses attributs de légèreté, de sécheresse et de mobilité.
La couleur rouge nous donne l’image mentale du feu, de sa chaleur et de son intensité, les attributs du Pitta. Le vert/bleu sera celle de l’eau, l’élément associé au Kapha, et donc la couleur idéale pour ce type.

Vata = Jaune
Pitta = Rouge
Kapha = Vert

Maintenant, voyons pourquoi un changement de régime s’avère la façon la plus efficace et la plus facile de rester en bonne santé ; et pourquoi le régime est le facteur qui peut être le plus aisément contrôlé ou adapté, dans le traitement de chaque individu.

Quels sont vos aliments-couleur ?

Quels sont vos aliments-couleur

Les auments blancs sont complémentaires pour tous les types de couleur. Ils devraient tous être considérés comme des éléments ajoutés à votre plan de régime.

Types Vata

Vous pouvez manger a peu près tous les aliments de ce groupe, bien que certains soient meilleurs que
d’autres pour vous.

Huiles

De colza, d’amande, d’abricot, de noix de coco, d’onagre, de poisson, de lin, d’olive, d’arachide, de fleur de safran, de sésame, de tournesol, de noix et de germe de blé, de moutarde ou de poivre.
À éviter : Huile de maïs et de soja, margarine.

Laitages

Beurre, babeurre, crème, lait, fromage, yaourt, fromage blanc, ricotta, crème fraîche, beurre clarifié, kéfir, yaourt liquide.
A éviter : Crème glacée.

Poissons

Tous les poissons de mer et d’eau douce, thon.
A éviter : Fruits de mer.

Viandes

Bœuf, bison, autruche et gibier.
A éviter : Agneau, porc.

Volailles et ouefs

Poulet et dinde, canard, œufs et jaune d’œuf.
A éviter : la peau des volailles.

Types Pitta

Vous aurez moins de choix parmi les aliments blancs.
La viande est trop lourde et trop riche pour vous, et les poissons et les fruits de mer risquent de vous causer des allergies. Certaines huiles seront bonnes pour vous, ainsi que la plupart des laitages. Vous êtes le seul type à pouvoir tolérer un peu de glace de temps en temps.

Huiles

De poisson, de chanvre, d’avocat, de cassis, de noix de coco, d’onagre, d’olive, de soja, de tournesol, de noix, de germe de blé, et la margarine. A éviter : huile d’amande, d’abricot, de colza, de maïs, d’arachide, de safran, de sésame, de moutarde ou de poivre.

Laitages

Beurre, ricotta, fromage blanc, lait clarifié, crème, lait, yaourt, crème glacée.
A éviter : babeurre, fromage, kéfir et crème fraîche.

Poissons

Tous les poissons d’eau douce.
A éviter : les poissons de mer, les fruits de mer et les rollmops.

Viandes

Eviter toutes les viandes rouges.

Œufs et volailles

Poulet et dinde, surtout le blanc, blancs d’ceufs.
A éviter : les jaunes d’ceufs, le canard.

Types Kapha

Votre type est le plus limité en aliments blancs. La plupart des huiles et des laitages ne vous conviennent pas. Les poissons d’eau douce, les fruits de mer et les volailles restent le meilleur choix parmi les chairs animales. Beaucoup de types Kapha font des allergies au poisson et aux fruits de mer. Une fois que votre organisme aura trouvé son équilibre, vous pourrez sans doute mieux tolérer ces aliments. Vous pouvez néanmoins consommer de la volaille ou du poisson en petite quantité, deux ou trois fois par semaine. Le jaune d’œuf contient trop de cholestérol pour vous, mais le blanc
sera une excellente source de protéines.

Huiles

De cassis, de bourrache, de colza, de maïs, d’onagre, de poisson, de lin, de moutarde ou de poivre.
A éviter : huile d’amande, d’avocat, de noix de coco, de chanvre, d’olive, d’arachide, de fleur de safran, de sésame, de noix, de germe de blé, et la margarine.

Laitages

Produits fermentes, occasionnellement.
A éviter : tous les produits laitiers, tous les fromages.

Poissons

Fruits de mer et poissons d’eau douce.
A éviter : poisson de mer, hareng.

Viandes

Agneau.
A éviter : le bœuf, le porc, le gibier.

Volailks et œufs

Blancs d’ceufs, poulet, dinde, oie et gibier à plumes.
A éviter : le jaune d’oeuf, le canard.

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