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Acheter, conserver et cuisiner ces aliments

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La digestion et l’assimilation de caroténoïdes non cuits sont en partie bloquées par d’autres compo-
sants contenus dans les aliments. Pour améliorer leur absorption, il est donc conseillé de les cuire, de les réduire en purée ou en jus. Les scientifiques ont noté que l’absorption des caroténoïdes alimentaires peut être très lente. Pour les tomates crues, par exemple, elle ne se fera qu’à 2 %. En revanche, si on les cuit, elle passera à 50 %. Couper les légumes ou les réduire en purée améliore aussi l’absorption des carotènes par l’organisme. Une équipe de recherche a même remarqué que le taux plasmatique du lycopène augmentait lorsque les personnes testées buvaient celui-ci sous forme chaude.
Notons qu’il est possible d’élever la * température » de digestion des caroténoïdes et d’autres aliments en y ajoutant des épices telles que le poivre noir ou le piment de Cayenne. Nous en reparlerons largement dans les programmes de régime de la troisième partie de ce livre.
La présence d’huiles et d’acides biliaires dans les intestins pendant l’ingestion des caroténoïdes peut aussi aider à leur absorption, car ce sont ces substances qui véhiculent les carotènes au travers des membranes intestinales. C’est pour cette raison que l’on trouve des suppléments alimentaires de caroténoïdes sous forme de capsules d’huile.

Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

Famille des brassicacées les crucifères et les moutardes 300x160 - Famille des brassicacées : les crucifères et les moutardes

La racine latine crucifer signifie « qui porte une croix ». Elle désigne clairement les fleurs de la famille des brassicacées dont les pétales, au nombre de quatre, sont disposés en croix. Vous connaissez peut-être ainsi la moutarde sauvage, qui pousse le long des routes, avec ses fleurettes jaunes ou blanches.
Tous les légumes crucifères sont caractérisés par un parfum puissant et acre, qui s’accentue lorsqu’on les cuit ou qu’on les hache. Cela est dû à la myrosine, une enzyme qui désagrège les composés sulfureux de la plante. Les brassicacées peuvent être divisées en deux groupes : les crucifères et les moutardes. Voici une liste des légumes de chaque catégorie :

Légumes crucifères

Brocoli
Chou chinois
Chou de Bruxelles
Chou (blanc, rouge)
Chou-fleur
Chou frisé
Chou-rave
Cresson
Navet
Rutabaga

Moutardes

Alliaire
Arugula
Canota (graine de colza)
Daikon (radis chinois)
Feuilles de moutarde
Graine de moutarde noire
Radis
Radis noir
Wasabi

Les légumes crucifères représentent la quintessence des phytochimiques, car ils enrayent beaucoup de maladies et n’ont aucun effet secondaire. Dans la nature, les composés sulfureux protègent les plantes qui les renferment ; le puissant goût amer qu’ils dégagent est un obstacle efficace contre les champignons, les insectes ou les herbivores qui voudraient s’y attaquer. Il n’est pas donc surprenant que ces aliments aient la même action protectrice sur les humains. Deux des plus importants éléments parmi les brassicacées (les glucobrassicines et les glucoraphanines) se décomposent en une variété d’autres composés sulfureux actifs, que l’on appelle des bitransformateurs. Le processus de biotransformation commence dès que les cellules de la plante sont broyées, hachées ou cuites. Il en résulte une famille de composés odorants appelés les glucosinolates.
Les glucosinolates sont présents dans tous les crucifères, avec une concentration plus forte dans le chou et le chou-fleur, et plus légère dans le brocoli et le chou de Bruxelles. Les crucifères comprennent environ douze glucosinolates différents, qui seront chacun transformés en produits finaux essentiels. Ce sont ces produits de bio-transformation – plutôt que les glucosinolates euxmêmes – qui sont à l’origine des bienfaits chimiothérapiques de cette classe de légumes.

Digestion et élimination

Digestion et élimination1 300x200 - Digestion et élimination

Les types Kapha ont un métabolisme lent. Ils sont du genre à prendre du poids rien qu’en regardant de la nourriture, et il ne leur en faut pas beaucoup pour les satisfaire. Manger des aliments qui ne leur conviennent pas les rend lourds et léthargiques dès la fin du repas, si bien qu’ils n’ont alors qu’une seule envie : s’offrir une petite sieste. Des problèmes digestifs survenant souvent dans les minutes qui suivent le repas, les Kapha sont facilement sujets à des troubles tels que l’anorexie, la
boulimie et l’obésité.
Ils peuvent aussi jeûner sans difficulté, ce qui est un excellent moyen de se débarrasser des toxines et de ne pas se jeter sur le premier aliment venu. Lorsque vous vous mettez à la diète, n’hésitez pas à boire des boissons vertes qui aideront à vous purifier l’organisme. Les Kapha ont un transit intestinal assez régulier, en général. Néanmoins, si vous vous sentez constipé, c’est que vous n’avez pas consommé les aliments adaptés à votre constitution et que vous n’avez pas attendu d’avoir vraiment faim pour manger.
Lorsque les types Kapha sont en bonne santé, ils ont un appétit stable, à la différence des Vata chez qui il peut varier d’un jour à l’autre, et des Pitta qui deviennent irritables quand ils ne mangent pas à temps. Leurs fonctions digestives, en revanche, ne sont pas aussi bonnes que pour les Pitta, ce qui les oblige à faire plus attention au choix de leurs aliments. D’autre part, ils ont des besoins moins importants que les autres types : un repas principal et un autre, plus léger, dans la journée peut leur suffire à rester énergique et en bonne santé. Si vous êtes de ce type et que vous n’avez jamais faim, sauter un repas ne vous fera pas de mal. Mais si, dans ce cas, vous décidez de ne manger qu’un « petit quelque chose », veillez à garder les légumes et à faire plutôt l’impasse sur la viande et les pommes de terre, par exemple. Quoi qu’il en soit, ne vous récompensez pas de vous être serré la ceinture en vous précipitant sur un dessert ! Puisque le risque d’être en surpoids vous empoisonne la vie en permanence, penchons-nous tout de suite sur ce problème.

La prise de poids

L’obésité est courante chez les Kapha. Nous allons donc parler d’une stratégie d’alimentation à adopter pour vous maintenir à un poids idéal. Les types Kapha peuvent se contenter de peu de
nourriture, et il est toujours étonnant de constater à quel point ils peuvent se passer de manger sans perdre un seul misérable kilo… pour parvenir même à en gagner, parfois. Cela est dû en grande partie à leurs sens du goût et de l’odorat qui sont peu développés. Le grignotage ne les aide pas beaucoup non plus.
Vous devez donc apprendre a honorer votre corps avec ce que vous mangez. Avant de mettre quelque
chose dans votre bouche, posez-vous la question de savoir si votre organisme en a vraiment besoin. Si ce n’est pas le cas, choisissez un autre aliment qui sera bon pour vous. Une bonne alimentation et un contrôle effectif de son poids relèvent d’une pratique au jour le jour. Si vous ressentez l’envie de manger entre les repas, essayez d’abord de boire un verre d’eau de source. Car il peut s’agir tout simplement d’un besoin d’eau que vous interprétez comme un signe de manque alimentaire. Si vous avez vraiment faim, l’eau ne vous satisfera pas et vous pourrez alors grignoter des légumes ou des fruits, frais ou secs. Une jeune carotte, une pomme ou quelques abricots secs feront parfaitement l’affaire.
Avant de vous mettre à table, Buvez un grand verre d’eau à température ambiante, puis rassasiez-vous normalement et levez-vous dès que vous avez terminé. Rester devant des aliments qui s’offrent à vous est la pire des stratégies. Lorsque vous vous servez, imaginez que votre assiette est destinée à un enfant.
Quand il vous arrive de dîner au restaurant, les portions que l’on vous sert dépassent souvent vos besoins réels. Prenez donc l’habitude de laisser dans votre assiette un quart de ce qui s’y trouve, à moins que les portions ne soient vraiment petites. Nous sommes tous tentés de manger le plus possible parce que nous avons payé ce repas et que l’idée nous répugne de voir ces restes de nourriture partir à la poubelle. Ceci est spécialement vrai pour les types Kapha, qui ont une forte tendance à accumuler l’argent et les biens. Cependant, le prix à payer est celui Je votre santé. Mâcher et avaler lentement aide à déclencher une réaction de satiété et vous mangerez naturellement moins. D’autre part, dès que vous avez terminé, éloignez-vous de la table, si c’est possible. Mieux encore, sorte: voua promener. Voyez ensuite comment vous vous sentez. Si vous avez encore faim au moins une heure après avoir achevé votre repas, vous pouvez toujours compléter par un peu des restes que vous aurez gardés au réfrigérateur. Si vous vous couchez en vous sentant l’estomac creux, vous perdrez du poids, à condition de n’avoir pas « dévoré » dans la journée. Par ailleurs, adhérez strictement à votre programme de menus quotidiens. Ces habitudes constituent un excellent exercice mental. Les
commentaires les plus frappants que j’ai pu entendre de la part de personnes en surpoids étaient de cet ordre : – Je ne me sens jamais rassasié en quittant la table. – Ou : – Dans ma tête, je suis gros et je le resterai.
Donc, ce que je mange maintenant ne change rien. » Ce qui prouve que le mental joue un rôle essentiel dans le besoin de gratifications ou d’excuses après avoir mangé. Les types Kapha tendent à chercher une consolation dans la nourriture lorsqu’ils s’ennuient, se sentent stressés, seuls ou malheureux. Il n’est donc pas surprenant que les sucreries et les snacks en tout genre constituent le choix alimentaire le plus répandu de notre époque. Nous nous créons un besoin physiologique de ces – substituts de réconfort Ce sont là les pires aliments pour les types Kapha, et le meilleur moyen de
prendre du poids rapidement. Les snacks sont pleins de sel, de sucre et de graisse. Comme vous le verrez un peu plus loin dans ce chapitre, ce sont précisément les saveurs que vous devez éviter.
À la place, ajoutez à votre nourriture des épices relevées. Vous pouvez utiliser le poivre noir à volonté mais faites l’impasse sur le sel car il stimule la rétention d’eau.
Vos aliments principaux sont les légumes verts acres et piquants. Vous devrez éviter néanmoins les graines qui gardent l’eau comme le blé, le riz sucré, la bouillie d’avoine, ainsi que les fruits et les jus sucrés, et les légumes féculents. Contentez-vous de la partie feuillue et aérienne des plantes, et des graines desséchantes comme le seigle ou le sarrasin.
Efforcez-vous de penser « vert » lorsque vous faites votre marché ou votre cuisine. Et oubliez les sauces épaisses ainsi que les aliments frits ou sucrés.

Les saveurs à éviter

Les saveurs à éviter 300x225 - Les saveurs à éviter

L’amertume et l’astringence

Évitez les aliments amers ou astringents, et choisissez soigneusement ceux qui font partie des saveurs acres. Une consommation excessive de ces aliments risque d’augmenter les flatulences, de troubler votre sommeil, de vous causer stress, nervosité et anxiété, et parfois des maux de tête.
Les aliments amers ou astringents comprennent l’arugula, le chou frisé, le pissenlit, l’aubergine, l’endive, les épinards, les germes, l’orge et la plupart des légumineuses. Certains d’entre eux se trouvent dans la liste des aliments à éviter, d’autres feront partie des aliments à consommer sans abus, c’est-à-dire que vous pourrez en manger à l’occasion ou pour vous rééquilibrer lorsque vous êtes malade. Vous verrez que presque tous les fruits sont bons pour les Vata parce qu’aucun d’eux n’est amer ou astringent. Une trop grande consommation d’aliments astringents augmente le dessèchement, crée des distensions abdominales et favorise la constipation. Les aliments amers augmentent les gaz intestinaux, et causent des maux de tête et des raideurs articulaires.

L’âcreté

Les aliments acres ont un goût puissant que vous pouvez ne pas aimer. En font partie les choux de
Bruxelles, le chou, le chou-fleur, les petits pois, le chou frisé, l’ail cru et l’oignon. Vous pouvez en manger occasionnellement, surtout s’ils sont bien cuits. D’un autre côté, les légumes crucifères et sulfureux moins acres, comme l’artichaut, l’asperge, le chou chinois, le brocoli, le radis noir et le cresson sont bons pour votre type. Les épices et les herbes acres peuvent aider à équilibrer les types Vata, bien qu’il soit préférable d’en manger en petites quantités. Par exemple, ajouter du curcuma aux aliments stimulera la digestion même si cette épice est un peu relevée et amère.

Composition nutritionnelle de votre programme de régime

Composition nutritionnelle de votre programme de régime 300x169 - Composition nutritionnelle de votre programme de régime

Imaginez que toute votre nourriture de la journée soit arrangée en une grande assiette. A quoi ressemblerait-elle ? Un tiers serait occupé par vos couleurs principales : des fruits et des légumes jaunes, orange, rouges et verts. Les deux autres tiers seraient remplis par vos couleurs complémentaires, un tiers par les produits fauves, l’autre tiers par les produits blancs. Vous pouvez, bien sûr, choisir de consommer tel ou tel aliment à n’importe quelle heure de la matinée ou de l’après-midi. Gardez juste en tête ce que vous avez mangé en début et en milieu de journée, par exemple, afin d’équilibrer, à l’heure du dîner, la consommation de vos couleurs. Au début, vous allez sans doute trouver que vous n’avez plus beaucoup de choix pour le soir mais, avec la pratique, vous vous adapterez et vous saurez choisir le moment idéal pour manger tous les aliments prévus dans votre programme. A présent, il faut établir votre programme de régime quotidien, répartir vos couleurs principales et complémentaires parmi les six groupes d’aliments : graines, légumes, fruits, laitages, viandes et huiles, il faut aussi maintenir une proportion correcte entre les pourcentages d’hydrates de carbone, les protéines et les matières grasses. Ces proportions différent, bien sûr, suivant chaque type corporel. Pour les Vata, les pourcentages seront les suivants : hydrates de carbone, 50%; protéines, 20 % ; matières grasses, 30 %.
La répartition des aliments dans un programme de régime est récapitulée page suivante. Une tasse contient environ 250 ml.

Plan de repas

Le nombre de calories que vous devriez absorber dépend de ces facteurs :
• Votre silhouette – fine, moyenne ou large
• Votre poids et votre taille
• Vos activités physiques
• Votre âge
• Votre index de masse corporelle
Si vous savez combien de calories vous devez absorber, vous pouvez vous référer directement au
tableau ci-dessus.
Les Jaunes typiques ont un index de masse corporelle plutôt bas, et une ossature fine.

La température des aliments

La température des aliments1 300x113 - La température des aliments

Les types Pitta ayant une constitution chaude, ils ont tendance à transpirer facilement pour se rafraîchir. En conséquence, il sera préférable de consommer les aliments froids ou tièdes. Vous avez peut-être remarqué que le seul fait de manger vous donnait chaud. Et, si vous absorbez de la nourriture épicée, votre corps s’échauffera encore davantage. Puisque votre digestion est bonne, en général, et que vous n’avez aucunement besoin de la stimuler, évitez les épices relevées telles que le poivre de Cayenne, le gingembre ou l’ail. Choisir les bons aliments, les manger frais et ne pas en abuser sera le seul moyen de réduire la chaleur que votre corps génère pendant la digestion. En revanche, manger des
aliments tels que la viande rouge augmente les brûlures d’estomac et peut vous causer des reflux gastriques, des excès d’acidité et des douleurs d’estomac.

Votre programme quotidien

Votre programme quotidien1 300x200 - Votre programme quotidien

Tous les types corporels ont des biorythmes quotidiens. Ce sont les moments où les différents processus métaboliques sont à leur maximum. La production d’hormones, la résistance immunitaire et même la synthèse de l’ADN suivent un schéma de synchronisation. Pour les Pitta, la période où le rythme circadien est le plus bas et le stress le plus élevé se situe entre 10 heures du matin et 2 heures de l’après-midi. Vous vous rendre: compte que, bien que cela se passe en plein jour et lorsque vous êtes tout à fait réveillé, vous vous sentez énervé et irrité ou, au contraire, comme vidé de votre énergie. Il est donc conseillé, si possible, de prévoir pendant ce temps des activités plus tranquilles. Prendre le temps d’avaler un repas substantiel au milieu de la journée est donc primordial. Beaucoup de types Pitta trouveront que c’est le moment idéal pour faire un peu de sport. Toutefois, si c’est votre cas, buvez beaucoup d’eau, d’infusions ou de jus de fruits, et veille: à manger quelque chose avant de reprendre le travail. L’autre période éprouvante de la journée se situera entre 10 heures du soir et 2 heures du matin. Certains types Pitta ont souvent l’impression de se sentir redémarrer après 10 heures et sont alors prêts à veiller jusqu’à minuit et plus tard. Si c’est votre cas, résistez à cette habitude car cela risque d’avoir un impact négatif sur votre santé.
Commencez votre soirée, après dîner, en écoutant de la musique douce, en lisant ou en regardant des
émissions non violentes à la télévision. Si vous vous sentez une petite faim avant d’aller au lit, vous pouvez vous offrir un fruit et, à quelques rares occasions, une part de sorbet ou de glace de bonne qualité. Les types Pitta dorment généralement bien quand ils sont en équilibre, et se sentent en forme le lendemain matin après six à sept heures de sommeil. Levez-vous tôt et accordez-vous le temps d’un petit déjeuner léger avant de sortir. Le meilleur moment pour faire un peu d’exer-
cice sera la fin d’après-midi (avant 7 heures du soir) ou en milieu de journée. Faire du sport en soirée risque d’augmenter votre taux d’adrénaline, ce qui, à coup sûr, vous empêchera de dormir.
Les types Pitta fonctionnent mieux en suivant un programme précis. Même si vous avez une excellente
mémoire, n’essayez pas de garder en tête tout ce que vous avez prévu d’accomplir dans la journée :
dressez-en la liste, cela vous évitera du stress et vous permettra de vous concentrer sur votre travail. Prenez aussi le temps de faire une pause, sans être obligé d’accomplir au dernier moment ce que vous n’avez pas pu faire dans la journée. Mieux vous serez organisé, plus cela vous facilitera la vie. Apprenez à déléguer, aussi ; votre emploi du temps n’en sera que plus allégé.

Température et texture des aliments

Température et texture des aliments 300x200 - Température et texture des aliments

Lorsque vous êtes en équilibre, vous pouvez manger des aliments à n’importe quelle température.
Mais, lorsqu’une de vos couleurs est en déséquilibre, votre nourriture doit être à la température qui convient à cette couleur. Par exemple, si votre Jaune est déstabilisé, vous mangerez en grande partie des aliments humides et chauds. Si c’est le Kapha qui est affaibli, vous mangerez des aliments secs et tièdes. Et, si c’est le Pitta qui se trouve en situation de dosha, vous prendrez des aliments frais et presque secs.

Activité des caroténoïdes

Activité des caroténoïdes 300x164 - Activité des caroténoïdes

Les caroténïdes piègent les radicaux libres et les empêchent d’attaquer les acides gras contenus dans les membranes cellulaires et dans les fluides du corps. Après avoir mis au jour les activités antioxydantes des caroténoïdes, les chercheurs ont estimé que, puisque le bêta-carotène était la provitamine la plus active, elle devait aussi constituer l’antioxydant le plus actif. Dans de nombreux tissus, toutefois, la puissance du bêta-carotène en tant qu’agent antioxydant se voit
dépassée par d’autres caroténoïdes comme le lycopène et l’astaxanthine, qui sont plus aptes à piéger les radicaux libres contenant de l’oxygène ; ces derniers pouvant interagir avec les acides gras insaturés des membranes cellulaires et des composés intercellulaires. Ils peuvent également attaquer n’importe quel acide gras circulant dans le sang, la lymphe et les fluides des tissus. En volant des électrons aux acides gras, les radicaux libres en font des molécules instables et génèrent une
chaîne d’oxydation capable de détruire un grand nombre de cellules. Les lésions occasionnées par l’oxy-
dation sont considérées comme la principale cause de vieillissement accéléré, de cancer et de nombreuses autres maladies chroniques.

Les six saveurs

Les six saveurs 300x227 - Les six saveurs

Le sucré

Les aliments sucrés sont considérés comme les plus nourrissants. Cela ne veut pas dire que manger des produits sucrés est une bonne chose, car ceux-ci sont énergiquement « froids » et créent des carences nutritionnelles. Ils ôtent du corps les vitamines et les minéraux essentiels dont nous avons précisément besoin pour assimiler les sucres. Par aliments sucrés, dans l’ayurvéda, nous entendons des hydrates de carbone complexes tels que les céréales complètes, le pain, les pâtes et le riz, qui contiennent ou sont enrichis des vitamines et minéraux essentiels à notre organisme. Ces aliments forment la base de la pyramide nutritionnclle de l’ayurvéda, exactement comme dans l’alimentation
occidentale. La plupart des fruits sont sucrés, ainsi qu’un certain nombre de légumes. Les produits laitiers, les graines, les fruits secs, les poissons d eau douce, la volaille et le bœuf sont aussi considérés comme des aliments sucrés.
Le sucre est la saveur que nous apprécions généralement le plus. Ce n’est pas un hasard si la plupart des snacks et des goûters en contiennent des quantités considérables. Manger un produit sucré satisfait notre faim immédiate, augmente notre énergie (du moins temporairement) et accroît le taux de substances chimiques calmantes dans le cerveau. Le Régime Arc-en-ciel reconnaît le besoin d’en-cas, spécialement pour certaines couleurs, et il nous fournit un grand choix d’aliments sucrés destinés à les remplacer. Les types Vata et Pitta tirent des bienfaits du sucre alors qu’un excès de ce produit déséquilibre les Kapha et conduit à des troubles graves, tels que l’obésité et le diabète.

L’acide

Le citron et le pamplemousse sont acides. Quoique plus sucrées, les oranges le sont aussi. Les laitages fermentes, dont le babeurre, le yaourt et le fromage blanc, sont des aliments au goût acide – ou aigre. Ces produits aigres sont bons pour les types Vata, et une petite quantité de fruits acides iront bien aux Kapha, qui seront malgré tout très limités quant aux laitages. Les Pitta, eux, devront éviter tout ce qui a un goût acide. Les aliments de ce groupe stimulent l’appétit en favo-
risant la sécrétion de salive et de sucs gastriques. Vous vous êtes d’ailleurs certainement senti saliver lorsque quelque chose d’acide vous est venu sur la langue.

Le salé

Voici une autre saveur qui nous est très familière. Les aliments naturellement salés tels que les algues sont utilisés traditionnellement pour purifier le corps et tonifier les glandes surrénales, les reins, la prostate et la thyroïde. Les algues marines contiennent aussi du potassium, de l’iode et d’autres minéraux qui aident à équilibrer la teneur en sodium. Les aliments naturellement salés n’ont rien à voir avec le sel tel que nous le connaissons et le consommons, une substance totalement purifiée et dénuée de ses éléments naturels et équilibrants. Les types Kapha, qui doivent normalement bannir le sel, peuvent néanmoins, et en toute tranquillité, manger du varech et d’autres algues marines.
Les aliments salés stimulent la digestion, et on les retrouve traditionnellement ajoutés à de nombreux plats asiatiques. Les Japonais font bon usage des propriétés digestives des algues en les combinant avec du ru, des légumes et du poisson pour la préparation des sushi. Ils utilisent aussi l’umehoshi, une petite prune noire et salée, comme condiment digestif ajouté aux mets plus lourds. Les cuisiniers asiatiques font aussi grand emploi de la sauce de soja, fabriquée à partir de
la graine fermentée, pour parfumer les aliments et les rendre plus digestes. Le sel naturel est également utilisé comme condiment. N’étant pas raffiné, il garde tous ses précieux minéraux.
Le sodium et le potassium actionnent des « pompes » capables de contrôler le flot des impulsions nerveuses et des mouvements moléculaires à travers les membranes. Pour un bon métabolisme, ils doivent tous deux être en parfait équilibre. Ainsi, lorsque nous mangeons des plats trop salés, nous stoppons la communication intercellulaire, ce qui a pour effet, entre autres, d’empêcher la circulation des fluides. Les reins ne pouvant plus accomplir leur travail de nettoyage, les fluides
retournent dans les tissus, créant une tension sur les vaisseaux sanguins et tous les organes. Ainsi, ne parvenant plus à se débarrasser de ses toxines, le corps ralentit ses fonctions, et nous tombons malade. D’un point de vue à la fois oriental et occidental, manger trop salé est mauvais pour l’organisme. Toutefois, ajouter des aliments naturellement salés aux programmes de régime des types Vata stimulera leur digestion souvent lente. Pour les Kapha qui sont sujets à la rétention d’eau, les saveurs salées ne doivent pas trop intervenir dans leurs menus. Les Pitta, quant à eux, devraient carrément éviter les aliments et les condiments salés car ils sont trop échauffants pour leur élément (le feu).

L’âcreté

La plupart des gens ont une aversion pour cette saveur. C’est l’impression que vous ressentez lorsque
vous croquez dans une feuille d’artichaut cru, dans une asperge crue ou dans du chou-fleur, du chou de Bruxelles ou du radis noir. Vous éprouvez aussi cette sensation piquante avec du gingembre, de la moutarde, du curry et du piment en poudre, du fenugrec, du basilic ou du romarin. Les aliments piquants ayant un pouvoir extrêmement curatif, on en adoucira le goût relevé en les cuisant. Beaucoup des épices que nous aimons sont acres, et vous apprendrez à vous en servir pour rétablir votre couleur lorsqu’elle sera en déséquilibre.
Les aliments acres renferment les puissants phytochimiques dont nous avons parlé dans les chapitres précédents. Ils contiennent des composés organo-sulfureux (aliments verts) et des caroténoïdes (aliments jaunes).
Comme vous l’aurez deviné, ils sont excellents pour les types Kapha et, à un moindre degré, pour les Vata, et ce sont leurs phytochimiques qui leur procurent leur goût. En revanche, les épices acres sont trop fortes pour les Pitta, et certains aliments, dont la betterave, l’ail et l’aubergine, ne leur conviennent pas.
Les aliments acres ont des effets exactement opposés à ceux des aliments salés : ils régulent la circulation des fluides dans les tissus. En conséquence, ils sont parfaitement indiqués pour les types Kapha. D’autre part, ils ont un pouvoir décongestionnant au niveau de la tête et des voies respiratoires supérieures. L’impression « cotonneuse » qui accompagne souvent les rhumes ou les crises d’allergie peut être soulagée par des aliments piquants. Les Vata doivent cependant en user avec parcimonie car elles peuvent les rendre nerveux au point de les empêcher de dormir.
Les aliments verts les plus acres – les choux de Bruxelles, le chou-fleur et le chou – ont un effet similaire sur les Vata. Beaucoup de gens qui sont de ce type ont une aversion naturelle pour ces légumes.

L’amertume

Cette saveur est conseillée aux types Pitta, ainsi qu’aux Kapha à qui elle convient très bien. Les aliments amers tendent à fatiguer les Vata, qui deviennent agités et craintifs s’ils en consomment en trop grandes quantités. L’amertume est la sensation que vous obtenez lorsque vous mangez des légumes à longues feuilles tels que l’arugula, le chou frisé, l’endive ou l’épinard, surtout s’ils sont crus. Les épices amères comprennent le cumin, la coriandre, les graines de fenouil et l’estragon. Le chocolat non sucré, le café, le thé vert et le thé noir ont aussi un goût amer. Nous sommes naturellement attirés par ces aliments après un repas trop lourd. Toutefois, seuls les Kapha peuvent boire du café – sans en abuser, néanmoins. Le thé est bien toléré par les types Pitta et Kapha, tandis que le thé épicé sera meilleur pour les Vata.
Les boissons amères devraient être consommées après les repas car elles aident à digérer. De même, les herbes amères sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés digestives. Les toniques connus pour leur amertume contiennent, comme ingrédient principal, des herbes telles que la gentiane, le fenugrec et la menthe poivrée. Les types Pitta apprécieront tout spécialement ces boissons amères après les repas.

L’astringence

Lorsque nous goûtons un aliment acide, nous salivons et nous sécrétons des sucs gastriques. Avec
l’astringence, il se passe exactement le contraire : cette saveur a pour effet – saisissant – de diminuer la production de sucs et de salive. Les germes de luzerne, le brocoli et le trèfle rouge sont astringents. Nous aimons l’impression de croquant qu’ils produisent quand nous en parsemons les salades ou les sandwichs. Le céleri, le concombre, l’aubergine, la laitue, les champignons et
le soja sont des aliments astringents. Beaucoup de fruits le sont également, dont la pomme, l’avocat, les baies, la canncberge, le raisin, la poire, la pêche, le kaki et la grenade. Les herbes et les épices astringentes comprennent l’aneth, la marjolaine et l’origan. Plusieurs substances médicinales importantes sont astringentes, dont les extraits de pépins de raisin et d’écorce de pin, le resveratrol et l’aloès. Ces substances ont, entre autres qualités, une propriété anti-inflammatoire.
Ces aliments sont bons pour les types Pitta car l’astringence est traditionnellement utilisée pour purifier les fluides corporels – le sang, la lymphe et la sueur, lis ont aussi le pouvoir de prévenir les fuites capillaires et de cicatriser la peau et les muqueuses. Les phytochimiques présents dans les épices et les aliments astringents sont des antioxydants polyphénoliques, qui protègent le système cardio-vasculaire, améliorent la circulation, stimulent les réactions immunitaires et pré-
viennent certains types de cancer.
Les aliments astringents sont aussi bénéfiques aux types Kapha car ils réduisent l’humidité et augmentent la mobilité physique. Ce sont d’excellents expectorants, des antihistaminiques et des diurétiques. Sans surprise, ils peuvent causer des ennuis aux Vata s’ils en consomment en excès.

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